Le royaume du Cygne

La guerre menace toutes les frontières du royaume. Les jours passent et la famille royale semble s'affaiblir. Mais dans l'ombre se cache un autre héritier de la couronne
 
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 La route de la soie

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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: La route de la soie   Mer 26 Mai - 11:01

" Ils prirent des pierres et les jetérent à la tête du félon, tant et si bien qu'il fut enmuré au fond. Depuis ce jour nul ne s'approche plus du puits. On dit qu'il est ensorcelé. La nuit, s'en échappe une voix suppliante :

J'ai droit au bonheur! Délivre-moi que je trouve le bonheur!

Mais personne ne l'écoute. Les gens épouventés se bouchent les oreilles. N'est-il pas vrai que la voix des méchants se perd dans le désert ?"


La voix douce et chantante d'Asima s'étteignit et elle referma le livre intitulé "le puit des djinns". Son regard doré se posa sur Chiraz confortablement assise à coté d'elle. La djinnie et Asima partageaient même goût de la lecture et appréciaient de se les lire à voix haute pour ensuite en discuter. La quête du bonnheur était ce une chose si diffcile à trouver ? Aïcha, la nourice de la jeune fille qui surveillait sa protégée lui fit un signe autoritaire.

Asima comprit où elle voulait en venir. Ce matin le tailleur avait apporté des étoffes pour tailler de nouveaux vêtements à la fille du Vizir. Asima devait choisir. Mais celle-ci n'avait pas un goût particulier pour les vêtements aussi elle avait oublié. Elle se pencha sur une étoffe de soie lilas posée sur le sofas essayant de masquer une mimique ennuyée. S'emparrant du tissu elle en déroula une longueur qu'elle plaça contre sa joue.

- Qu'en pensez-vous Dame Chiraz ? Cela me scie t -il ?

La jeune fille se demanda briévement pourquoi son pére voulait qu'elle aie encore des nouveaux vêtements. Ses appartements en regrogeaient déjà!
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: La route de la soie   Mer 26 Mai - 20:08

Voilà comment se finisse la plupart des histoires où sont mêlés les djinni : plutôt mal. Violent dans leur colère, fourbe dans leurs ambitions, ce peuple fascine même les voisins qui les cottoient.

Durant un long moment Shereen avait écouté la douce Asima. L'une comme l'autre pouvait lire à voix haute pendant des heures sans se lasser. Il arrivait que des gens du palais passent pour écouter les conteuses aux voix de velour. Souvent c'était des enfants, moins pris que les adultes. Mais même seules elles se constituaient un bon public. Bercée par la voix d'Asima la djinna passait précautioneusenement de l'huile d'Argan sur sa chevelure, veillant à ne pas trop en mettre. L'odeur ainsi que la matière était des plus agréables, un parfum doux flottait autour du porteur.

Retour à la réalité, particulièrement pour Asima. Son père avait été bien gentil de lui faire venir des tissus mais elle ne s'y intéressait pas plus que cela. Ce devait être pour son prochain déménagement dans les terres du nord. Le tailleur connaissait même des spécialités du Roayme du Cygne.

On ressentait clairement que la future duchesse pensait perdre son temps. La djinna en rit doucement, sans se cacher des yeux d'Asima. Le choix de cette dernière se porta sur de la soie à la couleur bien florale.


« Qu'en pensez-vous Dame Shereen ? Cela me scie t -il ?
- On peut le dire. . . répondit-elle»


La conscernée s'approcha pour mieux la conseiller. De toutes celles qu'il y avait Asima n'avait pas choisie ce qui la valorisait le plus, d'ailleurs y avait-elle fait attention ? Shereen passa sa main sur les différentes textures, regardant les couleurs allant des plus chattoyantes au plus sobres. Elle prit l'étoffe de taffeta rouge foncé, presque brune, et une autre de brocart blanc crème.

« Celles-ci te mettront plus en valeur. Si tu utilisais la rouge comme pièce principale, la blanche pour varier, cela ferait un vêtement qui te conviendrait mieux tout en restant sobre. Le lilas te va bien également mais. . . il ne révèle pas tout tes charmes. »

Shereen ne vouvoyait que peu de monde, généralement ses aînés avec qui elle ne parlait pas trop. En revanche elle préservait une limite en appelant les gens par leur nom de famille. La djinna se tourna vers la nourrice :

« N'est-ce pas qu'elle est trop discrète ? »

Cette dernière sourit en guise de réponse. Malgré cela la sévérité ne s'en allait pas de son visage. Elle devait rester un bon cadre pour sa protégée.
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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: La route de la soie   Jeu 27 Mai - 8:13

La Djinna semblait trés amusée par la situation. Il est vrai que dans ce cas précis Asima devait faire penser à une poule qui aurait trouvé un couteau. Alors qu'il ne s'agissait que d'étoffes...En vérité la jeune fille ne comprenait pas que l'on accorde autant d'importance aux vêtements. Tant que rien n'était choquant tout allait bien n'est ce pas ? Asima était de bonne composition et comprenait qu'elle n'était pas forcément adroite et qu'elle pouvait prêter à rire. Elle sourit également à Chiraz.

« Celles-ci te mettront plus en valeur. Si tu utilisais la rouge comme pièce principale, la blanche pour varier, cela ferait un vêtement qui te conviendrait mieux tout en restant sobre. Le lilas te va bien également mais. . . il ne révèle pas tout tes charmes. »

Elle tenait dans ses mains l'étoffe de taffeta rouge foncé, presque brune, et une autre de brocart blanc crème. Asima tenta de s'y intéresser puisque sa co-lectrice prenait la peine de la conseiller. Mais ces couleurs ne lui plaisaient pas. L'une était trop triste et l'autre trop...lumineuse et salissante sans doute. Les deux mélangées ferait peut être un ensemble intéressant. Dame Chiraz était une spécialiste en la matiére. Aussi la jeune Asima acquiesca

- Vous avez sans doute raison...

La brune s'approcha d'un miroir en s'enveloppant des étoffes désignées pour juger de l'effet. Révéler ses charmes! Pour quoi faire ? Et puis des charmes il fallait en avoir. Une tête, deux jambes, deux bras...un corps de femme normal en somme, voilà ce qu'était Asima. La Djinna en revanche était à la fois piquante et fascinante. Elle attirait bien des regards. Ce qui devait être trés gênant!


« N'est-ce pas qu'elle est trop discrète ? »

La trés jeune Asima sentit ses joues s'empourprer

- C'est que...je n'aime pas être regardée comme une bête curieuse. Mais si au moins je savais pour quelle occasion sont ces nouveaux vêtements...

Elle réfléchit

- Et puis l'important nest ce pas l'âme plutôt que l'apparence ?
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: La route de la soie   Jeu 27 Mai - 17:37

La petite Asima se laissa plus faire qu'autre chose, et ce devait être le seul moment où ce fut le cas. On pouvait lui proposer des bijoux, des parfums, des coiffures, mais osez seulement lui recommander un livre bourrer de fautes et d'idioties, vous verrez comme c'est changeant.

Une fois encore Shereen ne pu se contenir et son sourire étira ses lèvres en voyant Asima rougir. Elle était souvent amusée de ceux qui étaient timides. Quand elle s'en rendait compte elle n'hésitait pas à taquiner la personne en question, mais même sans cela elle avait un don pour mettre les gens mal à l'aise. C'est ainsi que Nicolaï souffra à cause de Shereen, à peine consciente de la gêne qu'elle causa. Asima en avait peut-être une expérience, la djinna était parfois trop insouciante et agissait naturellement. On ne pouvait même pas reprocher à Shereen qu'elle nous embêtait !

La fille du vizir s'examinait dans le mirroir, essayant les couleurs que lui avait proposées Shereen.


« C'est que...je n'aime pas être regardée comme une bête curieuse. Mais si au moins je savais pour quelle occasion sont ces nouveaux vêtements... »

Elle fut surprise qu'Asima n'était pas au courant. Shereen pinça sa lèvre inférieure, ravivant encore plus la couleur rosée. Asima poursuivait son raisonnement de son côté :

« Et puis l'important n'est ce pas l'âme plutôt que l'apparence ? »

Elle aimait bien la façon de penser d'Asima. Elle la joint, se positionnant derrière elle pour ne pas lui faire de l'ombre.

« Tu n'as pas tord. L'apparence est quand même utile car elle protège l'âme. Prendre soin de soit peut aussi nous redonner confiance. »

Toujours aussi tactile et peu peureuse des réactions que peuvent avoir les autres, la djinna retira sa broche à cheveux pour la mettre dans ceux d'Asima, réhaussant sa coiffure et dégageant son regard.

« Tu n'es pas une bête curieuse. »

Elle finit en appuyant légèrement sur la colonne vertébrale afin que la jeune femme redresse son buste et adopte une posture plus fière.

« Tu es une femme belle et intelligente. C'est pour cela qu'on te regarde, par admiration. »

Les demandes en mariages ne justifiaient pas cela, car la plupart devait être comme tout mariages d'un intérêt politique qui ne la concernait qu'à moitié.

Il fallait quand même lui dire ce qui l'attendait. Reza la préviendrait le jour de son mariage si ça ne tenait qu'à lui ! Shereen n'allait pas laisser Asima comme une sotte godiche. Si le vizir ne lui disait rien, elle pouvait le faire. Elle se rappelait clairement la colère qui l'avait saisie lorsqu'elle apprit de la bouche du machiavélique papy qu'elle était fiancée.


« Ton père ne t'en dira sûrement rien, alors je vais m'en occuper, commença-t-elle calmement. Ce n'est pas le genre de nouvelles que l'on apprend tout les jours. . . tu es fiancée à l'héritier de Florissant. »

Comme elle n'avait pas froid aux yeux elle poursuivit :

« En réalité, j'aurai du être à ta place. Comme mon "instabilité" risquait de contraindre ce mariage, Reza t'a déisignée à ma place. »

Inutile de faire un roman là-dessus. Elle aurait fait énormément de dégâts si elle se serait mariée à Nicolaï, humain en plus donc à la longévité de vie plus courte. Elle aurait gardé le titre de duchesse et aurait fait des ravages, en plus de faire assassiner ses possibles enfants pour rester seule sur le trône et elle se serait vengée sur tout un peuple. Quoi ? Vous croyez que je plaisante ?
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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: La route de la soie   Ven 28 Mai - 8:09

Dame Chiraz expliqua à Asima pourquoi il était important de mettre son physique en valeur. Et la jeune-fille acquiesca. Les arguments de la djinnie étaient convaincants et elle se promit de faire un peu plus attention à son apparence maintenant. Jusqu'ici elle avait laissé sa camériste décider de de tout à sa place, peut être qu'à présent il lui faudrait se méler de cela. Son sourire s'illumina lorsque Chiraz planta sa broche dans la longue chevelure d'Asima et la fit se redresser.

« Tu es une femme belle et intelligente. C'est pour cela qu'on te regarde, par admiration. »

La main fine de la petite Asima se posa furtivement sur la broche qui était un ouvrage d'une grande finesse.

- Comme elle est jolie dame Chiraz! A t-elle une histoire ? D'où vient-elle ?

Finalement par le biais des interrogations de la fille du vizir (hp : la vizirette ? lol) et de la spontanéité de la djinnie Asima finit par apprendre la vérité. La vérité toute nue comme Chiraz avait l'heureuse habitude de l'énnoncer.

« Ton père ne t'en dira sûrement rien, alors je vais m'en occuper, commença-t-elle calmement. Ce n'est pas le genre de nouvelles que l'on apprend tout les jours. . . tu es fiancée à l'héritier de Florissant. »

Comme elle n'avait pas froid aux yeux elle poursuivit :

« En réalité, j'aurai du être à ta place. Comme mon "instabilité" risquait de contraindre ce mariage, Reza t'a déisignée à ma place. »

Dans un geste de réflexion qui lui était coutumier Asima passa sa main dans ses cheveux qui rencontrérent l'obstacle de la broche. Elle l'enleva la protégeant de l'écrin de ses mains et telle un rideau sombre et soyeux aux reflets bleutés sa chevelure retomba en cascade sur ses épaules.

Asima avait depuis longtemps balayé toute idée de Prince charmant. Elle avait été conçue, elevée pour devenir l'épouse de celui que son pére lui désignerait. Sachant cela il n'y avait pas matiére à rêver! Terminé la tranquilité, la sérénité! Elle allait devoir "faire le bonnheur d'un homme "qui se moquerait bien du sien! Il allait l'engrosser, elle allait se retrouver avec une ribambelle d'enfants et lorsqu'il serait lassé d'elle il la laisserait terminer sa vie dans un harem au milieu de maîtresses et épouses qui s'entredéchireaient pour obtenir le statut ô combien envié de "favorite"! Magnifique! Mais se rebeller était inutile, stupide. C'est l'esprit pratique devait l'emporter. La raison et certainement pas les sentiments. Elle releva la tête prit la parole d'une voix sure qu'elle ne se connaissait pas.

- Florissant, cette citadelle que l'on dit habitée par des barbares qui ne pensent qu'à guerroyer. Le climat y est rude.

Elle pivota sur ses talons et se tourna vers Aïcha

- Nourice, gentille nourice, je sais de quoi j'ai besoin à présent. Des manteaux, des chaussures solides pour parcourir les remparts, des robes, des châles un peu plus épais. Je veux que tous ces vêtements soient simples, pratiques mais non dénués de rafinement....et qu'ils me mettent en valeur. Pour les couleurs je veux ce qui me va bien de même que pour les bijoux.!

Aïcha acquiesca plutôt soulagée que sa protégée se mette enfin à réagir. Le regard doré discrétement souligné de kohl d'Asima se posa sur la djinnie.

- Dame Chiraz je vous remercie de votre franchise. Elle m'apporte beaucoup.

Asima prit délicatement la main droite de la djinnie et y glissa la broche.

- Vous semblez être trés instruite sur cette affaire. Voulez-vous bien être mon guide ?

Elle plongea son regard dans celui de Chiraz. Il n'y avait aucune trace de fureur ou de chagrin seulement de la résignation, du devoir à accomplir

- Comment est-il cet héritier de Florissant ? Jeune homme impulsif et arrogant ? Soumis ? stupide ? Intelligent ? Ou vieillard qui espére retouver une seconde jeunesse auprés d'une trop jeune épouse ? Qu'attend-on de moi ? Et savez-vous combien j'ai été vendue ? Quel sont les thermes du marché ?
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: La route de la soie   Jeu 3 Juin - 11:23

Petite Asima, douce, innoffensive et gentille. Pour beaucoup elle était comme ça. Pour une personne sûre de rien et méfiante de tout telle que Shereen Asima n'était pas ainsi. Elle était un coffret à bijoux renfermant mille et un mystère. Ouvrez-le et laissez-vous surprendre. Aujourd'hui, la fille du vizir avait décidé de sortir du coffre secret une tiare en or surmontée de cornaline. Elle était entreprenante, sûre d'elle, savait ce qu'elle voulait et devait faire. Personne ne la voyait cette tiare magnifique, sauf si on avait les mêmes yeux que Shereen. Asima elle-même ne devait pas s'en douter. Les perles d'or serties sur les yeux de la jeune femme brillait d'un éclat différent. Habituellement on y connaissait celui d'Ara, la lumière savante, alors qu'en ce jour une lueur venait de s'installer aux côtés de la précédente.

Après avoir donné des ordres à la nourrice elle s'adressa à Shereen. Innexistante étaient les fois où on remerciait la djinna pour sa franchise. Bon, j'en fais un peu trop. Il y en a bien eues, seulement la plupart du temps on n'était pas vraiment satisfaits de la brusquerie quelle employait. Les tendances étaient moins radieuses vis à vis de ce trait de caractère.

La vizirette ( mignone appellation ^^ ) remit la broche à Shereen avec une nouvelle requête. Elle n'aimait pas ce regard sans pour autant le manifester. La résignation s'y lisait trop bien et pour un djinn c'était quelque chose d'horrible. Ils préféraient laisser ça aux autres.


« Comment est-il cet héritier de Florissant ? Jeune homme impulsif et arrogant ? Soumis ? stupide ? Intelligent ? Ou vieillard qui espére retouver une seconde jeunesse auprés d'une trop jeune épouse ? Qu'attend-on de moi ? Et savez-vous combien j'ai été vendue ? Quel sont les thermes du marché ? »

Shereen s'en alla vers la fenêtre, maintenant sans fermeté la main d'Asima. Elle prit place sur le rebord, regardant les jardins. Il y avait un bassin ovale non loin de l'entrée, recouvert de nénuphars. Le soleil caressaient les passants de sa chaleur foudroyantes, les jardiniers avaient la minutie des abeilles.

« Je n'en sais pas beaucoup à ce sujet. Sache seulement que ton père connaît tes qualités. Tu as du coûter cher à Florissant ! »

La djinna jouait avec sa broche dans les mains, retraçant les pierres qui l'ornaient. Elle se remémorait la discussion qu'elle avait eu avec Nicolaï. Le jugement devait être impartial.

« Il s'appelle Nicolaï KalonErc'h. Oh. . . il peut avoir l'air froid au début, mais il a bon fond. Il est comme toi ; prisonnier de ses responsabilités. Je ne peux pas prétendre le connaître et c'est bien le moindre de mes désirs, seulement tu peux me faire confiance si je te dis qu'il n'est pas mauvais. Quand à ce qu'on attend de toi, oublie. Tu es très bien en étant toi-même. »

Un compliment, une remarque pour renforcer son estime, ou tout simplement la vérité ? Shereen était sincère avec la petite Asima. Complètement. Elle ne trichait pas avec des sous-entendus, ses paroles étaient nues. Une façon de faire peu appréciée de tous mais plaisait à la fille du vizir.
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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: La route de la soie   Jeu 3 Juin - 14:53

Asima écouta attentivement les paroles de le Djina. Sheren ne se cachait pas sous de faux-semblants. Elle n'avait pas sursauté et reprit Asima lorsque celle-ci s'était désignée comme de la marchandise, un objet que l'on avait vendu. Parce que c'était la réalité et qu'elle avait suffisament d'esprit pratique pour le reconnaitre. La vérité était une vertu mais parfois elle pouvait faire mal, heurter. Pour l'heure Sheren était la seule dans l'entourage de la vizirette Very Happy qui ne lui cachait rien. Et cela lui faisait un bien fou. Asima avait l'impression en sachant à quoi s'attendre de pouvoir contrôler une infime et peut être insignifiante partie de son destin.


« Il s'appelle Nicolaï KalonErc'h. Oh. . . il peut avoir l'air froid au début, mais il a bon fond. Il est comme toi ; prisonnier de ses responsabilités. Je ne peux pas prétendre le connaître et c'est bien le moindre de mes désirs, seulement tu peux me faire confiance si je te dis qu'il n'est pas mauvais. Quand à ce qu'on attend de toi, oublie. Tu es très bien en étant toi-même.

Asima avait rejoint Chiraz sur le rebord de la fenêtre et s'était assise à coté d'elle. Toutefois le fait que l'on attende juste qu'elle reste elle-même effrayait la jeune fille. Elle n'avait aucune direction à suivre, comment faire ? Elle contempla Chiraz qui jouait avec la broche

- Puisqu'il n'est pas mauvais ce Nicolaï dame Chiraz, pourquoi refusez-vous de le connaître d'avantage et de vous unir à lui ? Il semble être un époux tout à fait acceptable

Asima avait employé le terme "refuser" car elle se doutait que la belle djinna avait fait ce qu'il falait pour que ce mariage prévu pour elle au départ n'aie pas lieu, pour dégoûter le prétendant qui sait ?Ca ne pouvait pas être un coup du destin...
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: La route de la soie   Lun 7 Juin - 20:27

« Puisqu'il n'est pas mauvais ce Nicolaï dame Chiraz, pourquoi refusez-vous de le connaître d'avantage et de vous unir à lui ? Il semble être un époux tout à fait acceptable. »

On pouvait en citer des qualités à la vizirette. Particulière était celle de poser les bonnes questions alias les questions auquelles on ne s'attend pas. Chiraz regardait toujours la broche dans ses mains, puis releva la tête pour voir les yeux d'or d'Asima. Innocence limpide, sans arrières pensées. Si différente des femmes du harem. . . elle hésitait malgré cela à parler. Répondre à cette question était pour la djinna partager un peu d'elle-même. Plus que tout cela l'incitait à se regarder en face, sans mensonge, s'analyser et se dire la vérité.

« Le mariage est une prison. Dire ça à une future mariée n'est pas vraiment encourageant, seulement c'est ainsi que je vois les choses. Avoir une famille, s'en occuper, être duchesse qui plus est, sont des entraves à la liberté. Il y a encore d'autres raisons. . . »

Chiraz passa celle de la température, elle était si logique et détestait se rappeler à quoi elle ressemblait là-bas, ce qui est en somme normal pour un djinn. Elle fut une petite nature faible sous le joug du climat. . . quelle honte !

Une visions fit ses joues rosirent et elle quitta soudainement le regard d'Asima pour l'étendue céleste. A la pensée de Fafnir, Chiraz se sentie à nouveau perdue. C'était si impossible ! Répondant à la fois pour elle-même et la vizirette, elle dit ces mots :


« Je n'ai jamais aimé. C'est comme si je n'étais pas faite pour ça. »

Les paroles pouvaient sembler triste, le regard lointain de la djinna également. Dans son coeur pourtant elle n'avait pas mal, il n'y avait pas l'once d'un regret.

« J'ai oublié les bras de ma mère ainsi que les cadeaux de mon père, jusqu'à leurs visages. Aucune forme d'amour fais partie de ma connaissance. »

Ses yeux d'ambre se posèrent avec douceur dans ceux d'Asima.

« Reza aussi était contre ce mariage. Sans lui je serais toujours fiancée au duc héritier. Il m'aime beaucoup. Tu es sa fille, alors tu peux me le dire : crois-tu que je sois digne de cet amour ? demanda sérieusement Chiraz. »

D'habitude elle se débrouillait pour que la conversation ne tourne pas autour d'elle. Seulement elle était curieuse et elle disposait d'une personne éclairée sous la main. Elle était également curieuse de la perception que les gens avaient d'elle.

Après une question telle que celle-ci, Chiraz était consciente qu'Asima ne pouvait qu'être honnête malgré que la vizirette pouvait aussi s'énerver ou se vexer. Elle ne la connaissait pas assez bien pour prévoir ses actions.
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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: La route de la soie   Mar 8 Juin - 8:55

Asima découvrait en Sheren une fragilité qu'elle n'avait pas soupçonné jusqu'ici. Et cela la bouleversait et la rassurait en même temps. La belle djinna était plus humaine qu'elle ne voulait bien se l'avouer et se posait de nombreuses questions. Questions auxquelles Asima aurait bien aimé pouvoir répondre. Mais sa jeunesse et son inexpérence n'aideraient en rien Chiraz elle en avait peur.


« Le mariage est une prison. Dire ça à une future mariée n'est pas vraiment encourageant, seulement c'est ainsi que je vois les choses. Avoir une famille, s'en occuper, être duchesse qui plus est, sont des entraves à la liberté. Il y a encore d'autres raisons. . . »

Elle sourit à ces propos. Une prison n'était une prison que pour celui qui le souhaitait. S'occuper d'une famille et de son rang amenait à une autre forme de liberté. Mais cela faisait peur. C'était tellement lourd à porter!

- Pensez à toutes les belles choses que vous pourriez acomplir Dame Chiraz...

Mais la djinnie devait d'abord se trouver elle même avant de passer à cette étape. Asima elle même ne savait pas si elle était préte. Tout juste conditionnée. Elle eut envie de prendre Chiraz dans ses bras pour la réconforter comme pouvait le faire sa mére lorsqu'elle séchait ses pleurs d'enfants. Mais cette attitude aurait peut être était prise comme une offense. La vizirette se contenta donc de préter une oreille attentive à Chiraz.

« Reza aussi était contre ce mariage. Sans lui je serais toujours fiancée au duc héritier. Il m'aime beaucoup. Tu es sa fille, alors tu peux me le dire : crois-tu que je sois digne de cet amour ? demanda sérieusement Chiraz. »

Asima scrutta l'horizon cherchant une réponse qui pourrait aider Chiraz. Oui son pére l'aimait mais d'un amour fasciné, curieux. Et il aimait Dounia comme sa femme, comme une femme que l'on pouvait épouser, avec laquelle on pouvait construire. Et l'un des deux était plus durable et solide que l'autre.

- Je crois qu'il faut formuler la question autrement. Avez-vous envie d'un tel amour Dame Chiraz ? Vous seule pouvez sonder votre coeur et connaitre la réponse.

Elle remonta ses genoux sous son menton et les enserra de ses bras comme elle aimait si souvent le faire

- La vie est faite pour deux et l'amour n'a pas qu'un visage. Simplement je pense que vous n'avez pas encore rencontré celui qui vous convient. Cela viendra en son temps. Si vous étiez dénuée d'amour vous ne vous poseriez pas toutes ces questions. Et vous n'auriez pas eu la sagesse de refuser ce mariage.

Sagesse qu'Asima ne possédait pas.
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: La route de la soie   Mer 9 Juin - 17:11

« Pensez à toutes les belles choses que vous pourriez acomplir Dame Chiraz... »

La djinna comprenait très bien ces paroles et les pensées qui avaient mené Asima à les prononcer.
C'est une belle chose d'avoir une famille, après une seconde réflexion elle pouvait le concevoir. Seulement cela restait des responsabilités dont elle ne désirait pas s'encombrer. Il fallait en plus, comme le pensait sa jeune interlocutrice à cet instant, qu'elle se trouve elle-même.

A la question de Chiraz, la vizirette observa à son tour le paysage. Trouvant une réponse pas forcément convenable pour ceux qui n'aimaient pas réfléchir.


« Je crois qu'il faut formuler la question autrement. Avez-vous envie d'un tel amour Dame Chiraz ? Vous seule pouvez sonder votre coeur et connaitre la réponse. »

Asima s'installa plus confortablement avant de poursuivre.

« La vie est faite pour deux et l'amour n'a pas qu'un visage. Simplement je pense que vous n'avez pas encore rencontré celui qui vous convient. Cela viendra en son temps. Si vous étiez dénuée d'amour vous ne vous poseriez pas toutes ces questions. Et vous n'auriez pas eu la sagesse de refuser ce mariage. »

Un des signes qui trahissaient la nervosité de Chiraz : son impossibilité à rester trop longtemps sans rien faire. La broche ne l'amusait plus alors elle se leva sur le bord de la fenêtre, se tenant dans l'encadrement, travaillant les dires de son interlocutrice parellement à ce que pouvait être une chute libre.

« L'amour qu'on me donne est mérité. Non pas pour ce que je suis. Juste pour ce que les gens voient de moi. De ce point de vue-là je mérite d'être aimée.
Ce que tu as dit est très intéressant, malgré que cela porte à réflexion.
»


Elle balança sa tête en arrière, toujours retenue par ses bras. La crinière noire fut prise dans les fillets du vent.

« Toi tu vois plus que les images que les autres te renvoient. Asima, te rappelles-tu de l'elfe ( Ourm ) que j'ai fait entré ici ? Il sait lire dans les coeurs. J'ai parfois l'impressions que tu fais la même chose sans le savoir. »

Sans le dire la djinna se méfiait toujours lorsqu'elle avait l'impression qu'on pouvait voir son coeur. Elle se rétractait un peu au début. Elle le fut avec Ourm, avant elle l'était au début. Sa nature sauvage faisait qu'on ne s'en rendait pas compte, même les esprits les plus fins pouvaient s'y tromper. S'adossant à l'encadrement, elle reprit la parole :

« Tu m'as demandé si la broche avait une histoire tout à l'heure. Jadis elle ornait la chevelure d'une courtisane ( femme du harem ). Il en était éperduement amoureux et partit voir son père afin de demander la main de la belle. C'est en pleine journée, content de retrouver sa fiancée, qu'il la surprit dans les bras d'un amant. Fou de colère il les maudit et les firent aller nus sur la place du marcher. Désormais seul dans son lit il vit une boîte qui ne lui appartenait pas. Il l'ouvrit pour en découvrir la broche et le poème qu'il se jura de brûler. Le hasard fit qu'il m'entendit réciter ce même poème d'amour. Pourquoi me l'a-t-il donner je n'en sais rien. A dire vrai, je viens d'inventer une partie de l'histoire. »

Qui le veut tentera de dénouer le vrai du faux. Aujourd'hui encore Chiraz ignorait pourquoi il lui avait offert cette broche et ne se questionnait pas davantage là-dessus. Elle ne savait même pas qui était ce soldat, n'ayant pas retenu son nom ou son visage. Elle avait rencontré beaucoup de monde dans sa vie. Jettant un regard circulaire à l'intérieur de la pièce la djinna demanda à la toute gentille Asima :

« Il n'y a personne. On sort ? »

Où ça ? Chiraz elle-même ne saurait le dire. Quelque part dans le monde pourrait bien être une réponse.
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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: La route de la soie   Jeu 10 Juin - 15:01

Dame Chiraz était un peu agitée. Mais depuis le temps qu'elles étaient immobiles c'était logique. Sans parler du fait que le sujet de conversation avait dérivé sur des sentiments assez personnels, presque intimes. Cela mettait terriblement male à l'aise. Asima avait l'impression d'avoir forcé l'entrée d'un jardin secret. Elle s'inquiéta un peu lorsque Chiraz lui dit qu'elle donnait l'impression de lire dans les coeurs. Seuls les Dieux ou les non-humains pouvaient lire dans les coeurs n'est ce pas ? Alors cela relevait de l'anormalité. Asima était anormale et probablement effrayante du coup.

« Tu m'as demandé si la broche avait une histoire tout à l'heure. Jadis elle ornait la chevelure d'une courtisane ( femme du harem ). Il en était éperduement amoureux et partit voir son père afin de demander la main de la belle. C'est en pleine journée, content de retrouver sa fiancée, qu'il la surprit dans les bras d'un amant. Fou de colère il les maudit et les firent aller nus sur la place du marcher. Désormais seul dans son lit il vit une boîte qui ne lui appartenait pas. Il l'ouvrit pour en découvrir la broche et le poème qu'il se jura de brûler. Le hasard fit qu'il m'entendit réciter ce même poème d'amour. Pourquoi me l'a-t-il donner je n'en sais rien. A dire vrai, je viens d'inventer une partie de l'histoire. »

La jeune fille n'était pas un détecteur de mensonge ambulant. Peu importe que cette histoire soit vraie ou fausse puisque c'était une histoire. Tout ce qui comptait c'était que...

- C'est joli! Je ne regarderais plus cette broche avec les mêmes yeux à présent. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi les histoires mettent toujours en avant les travers humains les plus répugnants et stupides. Le mensonge, la jalousie, la tromperie...le crime même. Nous sommes les premiers à subir les conséquences de notre bêtise poutant.

Aprés avoir regardé un peu partout la djinnie demanda

« Il n'y a personne. On sort ? »

Ce à quoi la jeune fille acquiesca promptement

- On sort!

Et dehors tant qu'à faire. Asima espérait bien profiter du doux climat de Tal'SheK avant de partir pour les contrées barbare ou le corps devait être en permanence glacé. A peine eut-elle tourner la poignée de la porte qu'une ombre sauta sur la tête de Chiraz et s'emparra de la fameuse broche. En un élait elle sauta sur les épaules d'Asima avec de ptits cris. Deux mains poilues cachérent les yeux de la vizirette qui manqua perdre l'équilibre.

- Kassnoizett petit chenapan inutile de te cacher je sais que c'est toi et j'ai vu ce que tu as fait!
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: La route de la soie   Lun 14 Juin - 18:08

« C'est joli! Je ne regarderais plus cette broche avec les mêmes yeux à présent. Ce que je ne comprends pas c'est pourquoi les histoires mettent toujours en avant les travers humains les plus répugnants et stupides. Le mensonge, la jalousie, la tromperie...le crime même. Nous sommes les premiers à subir les conséquences de notre bêtise poutant. »

Asima n'avait pas tord du tout. Les êtres doués de conscience sont parfois bien surprenants !

« Ca aurait pu être le cadeau d'une grand-mère qui m'aurait confondue avec sa fille défunte, c'est vrai. Parfois la beauté du bonheur ne demeure qu'un espoir alors que la réalité pessimiste nous soulage par une vérité. Sinon ça allimente les commérages mais laissons cela aux gens de basse ignorance. »

Prétentieuse la djinna ? Pas pour un sous. Les rumeurs peuvent avoir leur utilité en ce monde. Par contre y participer et chercher la notoriété ainsi que la reconnaissance par les derniers ragots est pitoyable, donc destiné aux idiots.

La vizirette ne se posa pas la question de fois au sujet de leur sortie, la réponse positive fut immédiate. Tellement qu'elle faillit sortir en oubliant la discrétion ! Le hasard fit qu'un intrus furtif vint dérober le fameux bijoux pour libérer la chevelure de la djinna et l'offrir à sa maîtresse. Cette dernière le gronda gentiment tandis que Chiraz riait. Elle conclut :


« Garde-la. Après tout aujourd'hui est la seule fois où je l'ai utilisée et elle aurait finit dans les oubliettes de ma boîte à bijoux. Kassnoizett sait ce qui te va en plus. »

Elle prit la tête du trio avec quelques consignes.

« Tu m'as l'air intrépide Asima, Kassnoizett est plus du genre inconsciente. J'ai une idée de l'endroit qu'on ira visiter mais nous avons intérêt à être discrets. On va d'abord chercher de quoi nous couvrir. »


Le singe ne comprenait peut-être pas ce que disait Chiraz mais il était déjà bien calme !

Ils quittèrent la pièce tout les trois se dirigeant dans la chambre de la djinna. Les couleurs chaudes agrémentées de doré étaient les maîtresses. Elle sortit de sa penderie des voiles et des tuniques marrons, puis ouvrit son coffre pour s'emprare de quelques stylets simplement décorés d'arabesques florales. Elle lança l'un d'eux à Asima.

« Ce n'est pas une initiation au crime néanmoins tu devrais être armée, on ne sait jamais, expliqua-t-elle. Nous irons dans des quartiers peu fréquentables, j'ai quelques trucs à chercher. Dès que j'aurai fini on ira où tu le désires. »

Une preuve de plus que Chiraz oubliait de temps à autre ce que pouvait penser les gens. Elle prenait des directives que pas tout le monde voulait suivre de façon trop impulsive. Elle se dévêtit de son caftan sans trop de pudeur pour mettre la tunique pas très jolie sur son corps et se camoufler le visage et les cheveux par les voiles. Se souvenant que la vizirette n'avait pas l'habitude de sortir, surtout dans les mauvais quartiers, la djinna lui dit en souriant :

« Tu n'as pas peur j'espère ? On ne va pas non plus se procurer des marchandises douteuses. »
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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: La route de la soie   Ven 18 Juin - 13:17

Asima gratouilla affectueusement la tête du petit singe qui lui tendait la broche avec fiéreté comme si c'était lui même qui lui faisait ce cadeau

- Merci dame Chiraz. Elle me fera penser à vous et Tal'Shek lorsque je serais à Florissant.

Elle rit

- Merci pour ce présent Lord Kassnoizett!

L'annimal entoura de ses bras le cou de la jeune fille. Pendu à son cou il ne bougerait presque plus.

« Tu m'as l'air intrépide Asima, Kassnoizett est plus du genre inconsciente. J'ai une idée de l'endroit qu'on ira visiter mais nous avons intérêt à être discrets. On va d'abord chercher de quoi nous couvrir. »

Intriguée Asima suivit la djinnie dans sa chambre et fut trés surprise de le voir prendre des vêtements ordinaires et lui tendre des stylets. Par tous les Dieux qu'allaient -ils faire ? Etait ce illégal ? Asima avait passé l'âge de se laisser entraîner dans des bêtises. Mais elle savait Chirraz incapable de l'exposer ouvertement à quelque chose de mal.

- Les quartiers mal-famés ? Drôle d'endroit...

Mais c'était certainement la derniére chance qu'Asima avait de voir un jour l'envers du décor de Tal'Shek. Alors autant la saisir! Elle se couvrit d'une pelise trés ordinaire et arrangea le stylet dans ses cheveux en songeant qu'avec ce genre d'arme, au mieux elle arriverait à crever les yeux d'un éventuel assaillant....Par les dieux ce serait horrible! Pourvu que tout aille bien.

- Lorsque mes parents l'apprendront ils seront furieux!

C'était un simple constat. Asima n'aimait pas désobéir. Mais n'allait elle pas bientôt se marier pour faire plaisir à ses parents ? Elle pouvait bien se permettre une petite sortie aprés tout.

Tu n'as pas peur j'espère ? On ne va pas non plus se procurer des marchandises douteuses.

Asima répondti quasiment du tac au tac

- Oh si j'ai bien peur! Je ne suis jamais sortie! Mais qu'avez-vous besoin d'aller chercher dans un pareil endroit dame Chiraz ?
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: La route de la soie   Lun 6 Sep - 15:07

Chiraz rit en entendant Asima prévenir la réaction de ses parents. Dounia allait mettre la djinna en morceau si elle venait à l'apprendre ! Quand à Reza. . . euh non en fait, Reza se contenterait de la réprimander. Il n'empêche que Chiraz avait un argument imparable : elle était la meilleure garde du corps qu'Asima puisse avoir.

Après réflexion, elle préférait ne pas se justifier. Clamer partout qu'elle avait gagner en puissance la lui ferait perdre, certains voudront peut-être l'écraser. La prudence ( et surtout la partanoïa ) était sa meilleure amie, du moins le croyait-elle.
La vizirette était aussi franche que la djinna. Plus douce, mais pas moins honnête. Il y avait une grande différence entre leur façon de parler. Si Asima avouait à quelqu'un qu'il était moche, les oisaux chanteront pour la soutenir et sa voix semblera bienveillante. Et Chiraz ? Rions un peu ! Le silence se fait, ses yeux d'ambres n'offrent pas de compassion. Une sorcière qui parle, voilà ce qu'on entend ! Mais revenons en à la petite gazelle, qui sans mentir déclara :


« Oh si j'ai bien peur! Je ne suis jamais sortie! Mais qu'avez-vous besoin d'aller chercher dans un pareil endroit dame Chiraz ? »

Premièrement hésitante, elle se tut, sans pour autant quitter du regard les yeux dorés d'Asima. Le primate les observait curieusement, comme en proie à la confidance qui allait se faire. Pour la première depuis la nuit des temps, Shereen, allait partager un secret. Oui, un secret. Ce trésor a bien de la valeur quand il n'est pas partagé, mais laissez-le à une seule personne de confiance et il il en gagnera bien plus.

« Je n'aime pas les gens trop curieux, tu le sais, répondit-elle. Et je ne mêle personne à mes affaires. Si tu avais été quelqu'un d'autre, je ne t'aurais pas proposé mieux qu'une promenade dans les jardins. »

Ca y est, la djinna emplissait la pièce d'une présence inquiétante, comme elle sait si bien le faire. Un fautif aurait craqué. Asima non. Bien que ni l'une ni l'autre n'avaient aborder le sujet de leur relation, des accords tacitent s'étaient entreposés. Ainsi, la vizirette savait que Chiraz n'aimait pas qu'on la questionne, que si elle lui parlait c'est qu'à ses yeux, elle en valait la peine. En échange, Chiraz s'efforçait de lui rendre une aussi bonne compagnie et ne l'embêtait pas avec les manières stupides que devaient avoir deux dames se devaient d'entretenir. Aujourd'hui, elle invitait d'une certaine façon à voir un autre visage d'elle même, de Tal'Shek, mais également de repousser les limites qui lui ont été posées. Peut-être qu'Asima se découvrirait un autre visage elle aussi ? Pour calmer l'atmosphère tendue qu'elle avait installer, la djinna sourit avant de reprendre :

« Seulement toi, tu n'est pas de ces bourges qui aiment se vanter. Et il faut reconnaître que je t'aime bien.
« Il y a une vieille femme qui cherche un héritier. Elle connaissait mon père pour avoir travaillé avec lui et je fais quelques achats chez elle. Et puis c'est le "jour". . . et je serais presque en retard. Les gamins doivent guetter mon arrivée ! »


Shereen recommanda à Asima de cacher Kassnoizette, promettant qu'elle expliquerait le reste en chemin.
Il est vrai que pour l'instant, hériter d'une femme qui vivait dans un taudis et rendre visité à des enfants n'avait pas de sens !
Plutôt que de passer par un endroit farfelus et faire des acrobaties en tout genre, il n'avait suffit aux deux jeunes femmes que de se joindre à la masse des blanchisseurs et blanchisseuses qui s'en allaient au fleuve. Certaines étaient voilées, d'autres pas du tout, mais il était impossible de reconnaître les nobles mêlées aux domestiques.


_____________

La chaleur sous les vêtements n'étaient supportables pour les humains habituellement, mais cela n'empêcha pas le groupe de rire, plaisanter et discuter. Ils ne semblaient pas avoir remarqué Asima et Shereen, ou pensaient-ils que c'étaient des nouvelles très pudiques. Par respect, ils les regardaient à peine pour voir si elles suivaient la route. Un instant leur attention fut détournée, et les deux belles s'étaient volatilisées pour un autre chemin. Chiraz profita de leur solitude pour expliquer :

« Habituellement, je fais mes courses ce jour-là chez la vieille Cypris. Elle est gentille et grincheuse, mais aussi très triste de la misère qui l'entoure. C'est aussi cette misère qui lui fait garder l'anonymat. Je lui rapporte toujours de quoi manger sainement, ce qui a attiré les enfants du coin, du coup mon sac s'allourdit chaque fois un peu plus, et elle rit. »

Il n'est pas né, celui qui saisira la djinna. Sans coeur, bien que consciente du mal. Elle n'éprouverait pas de peine si l'un des gosses mourraient de faim. Qu'ils crèvent tous d'un coup, pas une larme ne coulerait. Seulement, elle avait les moyens de leur offrir un peu de nourriture, et si elle n'y remédiait pas elle serait en faute. Roh et puis, soyons francs : en aidant les enfants, les voleurs et autres agresseurs la respectent, du coup ça lui fait moins d'ennuis. Voilà la principale raison de sa gentillesse.
En revanche, Chiraz ne dit rien de l'héritage de la vieille. Cela, elle préférait le garder pour elle, du moins pour l'instant. Rien était sûr et il y avait tant de choses à régler !

La ville était très bruyante par son activité. Les porteurs d'eau se disputaient avec ceux qui les bousculaient trop, les marchant vantaient la qualité de leur produit, leur provenance. L'odeur la plus persistante était celle des épices, mais le fleuristes se démarquait également.
Elle chargea Asima d'aller chercher des gateaux ainsi que des galettes de miel, quand à elle, elle s'occupa du pain, des légumes, des feuilles de thé et un peu de viande. Les marchands devinaient son identité, se demandant de quelle famille elle pouvait être, seulement jamais il n'osait la questionner. Du côté d'Asima, toutes nouvelles, quelques magouilleurs essayaient peut-être de l'arnaquer, ou la taquinait-elle.


« Tu t'es en bien sortie ? se renseigna la djinna, souriante. »

Plus on s'éloignait des beaux étalages de soieries et bijoux, plus on approchaient des rues sentant la pisse et la viande avariée. Quelques mandiants, des murs prêts à céders, une dispute de vieillards. Rien de beau. Mais cela cessa à l'arrivée des demoiselles, chargée d'un assez gros baluchon qu'elles portaient à deux. On reconnaissait " la fille de Cypris ", mais qui était la seconde ? Sa petite soeur, sa cousine ? On ne voyait que leurs yeux, ambre et or, beaux et saisissants, mais c'était suffisant pour se faire une idée de la personne. Les enfants les avaient même reconnus, il en sortait de toutes part avec des cris et des rires, une quinzaine s'agglutinant autour des demoiselles. Un garçon de 12ans arriva par derrière, à côté de Chiraz, et tous se calmèrent instantanément. Il se plaça devant la marmaille et ordonna de saluer, lui-même se joigna à eux. Tous dirent en choeur :

« Que la paix soit sur vous, grandes soeurs !
- Que les dieux vous bénissent ! répondit-elle, puis elle ouvrit le tissus d'où elle sortit quelques friandises. Allez, je sais pourquoi vous êtes là ! »


Mais aujourd'hui ils étaient timides. Ils lançaient de grands regards en direction d'Asima, quand une fillette, salle et vêtue de haillons comme les autres, osa demander à la vizirette :

« Comment tu t'appelles ?
- T'es la soeur de la dame shirin* ? s'empressa d'ajouter un garçonnet. »


Ils étaient calme pour une fois, la distribution se fasait plus facilement que d'habitude.

* Je devrais être accompagnée plus souvent. *

La djinna laissa Asima se présenter, sans intervenir. Elle avait bien l'habitude avec les enfants du palais qui venaient écouter leurs histoires, ceux-là, à part leur milieu, n'était pas différents et avaient un minimum de bonnes manières.


* Shirin : l'expression " c'est shirin " vient notament du Kurdistan. Quand on dit de quelque chose qu'il est " shirin ", c'est qu'il doux, agréable, sucré. Par exemple, passer un moment avec quelqu'un que l'on aime, " c'est shirin ".
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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: La route de la soie   Mar 19 Oct - 19:29

Il faisait une chaleur étouffante sous ces vêtements confectionnés de tissus grossiers et épais. Caché sous la pelisse de la vizirette Kassnoizett poussait quelques petits grognements mécontents qu'Asima essayait de faire passer pour des gargouillements de son ventre. Voilà qui était trés peu distingué! Mais la discrétion semblait être primordiale dans cette affaire. Asima essayait de trouver une explication logique et rationnelle à son acceptation de suivre Dame Chiraz dans cette étrange aventure. Mais rien de logique ou rationnelle ne lui vint. Chiraz était fascinante, mystérieuse et piquante. Hommes ou femmes avaient envie d'essayer de voir ce qui se cachait sous la carapace dure de la djinna. Asima elle faisait confiance tout simplement. Et elle ne voyait pas pourquoi il aurait dû en être autrement. Les deux femmes parvinrent à s'isoler des lessiveuses

« Habituellement, je fais mes courses ce jour-là chez la vieille Cypris. Elle est gentille et grincheuse, mais aussi très triste de la misère qui l'entoure. C'est aussi cette misère qui lui fait garder l'anonymat. Je lui rapporte toujours de quoi manger sainement, ce qui a attiré les enfants du coin, du coup mon sac s'allourdit chaque fois un peu plus, et elle rit. »

Soulagée la vizirette joignit son rire à celui de la djina. Chiraz avait bon coeur! Elle aidait des enfants et une veinérable dame.

- Je suis honorée que vous m'ayez choisie pour vous accompagner à accomplir une bonne action!

La ville était très bruyante par son activité. Les porteurs d'eau se disputaient avec ceux qui les bousculaient trop, les marchant vantaient la qualité de leur produit, leur provenance. L'odeur la plus persistante était celle des épices, mais le fleuristes se démarquait également. La vizirette ouvrait de grands yeux étonnés et cherchait à imprimer dans son esprit tout ce qu'elle voyait, entendait, sentait. Alors c'était ça le monde extérieur ? Par les dieux quel désordre! Chiraz lui demanda d'aller chercher quelques nourritures auprés des marchands...Bon...Asima avait bien quelques bijoux sur elle mais elle était bien ignorente de la valeur des choses. Aprés s'être faite accidentellement arrosée par un porteur d'eau qu'elle avait heurté, avoir appris des marchands que ce qu'elle touché était considéré comme vendu, elle revint vers Chiraz.

« Tu t'es en bien sortie ? se renseigna la djinna, souriante. »

La vizirette montra son panier de friandises

- Je l'ignore mais en tous cas j'ai les gâteaux! Par contre j'ai du me séparer d'un bracelet.

Elle en avait des coffrets entiers alors tant pis. Mais il faudrait absolument désormais qu'elle se rensienge sur le coût des choses. Les deux femmes continuérent leur progression. La puanteur était affreuse et Kassnoizett protesta. Des enfants s'agglutinérent autour d'elles.Un garçon de 12ans arriva par derrière, à côté de Chiraz, et tous se calmèrent instantanément. Il se plaça devant la marmaille et ordonna de saluer, lui-même se joigna à eux. Tous dirent en choeur :

« Que la paix soit sur vous, grandes soeurs !

- Que les dieux vous bénissent ! répondit-elle, puis elle ouvrit le tissus d'où elle sortit quelques friandises. Allez, je sais pourquoi vous êtes là ! »

Mais aujourd'hui ils étaient timides. Ils lançaient de grands regards en direction d'Asima, quand une fillette, salle et vêtue de haillons comme les autres, osa demander à la vizirette :

« Comment tu t'appelles ?
- T'es la soeur de la dame shirin* ? s'empressa d'ajouter un garçonnet. »


Asima sourit amusée

- Je m'apelle Asima. Et oui d'une certaine façon je suis une soeur de Shirin.

Soeurs pour faire les quatre cent coups en tous cas! Asima était partagée entre la crainte qu'elle éprouvait à faire une bêtise que ses parents n'apprécieraient pas et un certain goût pour l'avenutre qu'elle ne se connaissait pas. La discussion s'engagea avec les enfants et la vizirette prit bien soin de ne pas parler d'elle. Un enfant au bout de chaque main elle demanda à Chiraz

- Nous ne devions pas passer voir dame Cypris "soeurette" ?

Kassnoizett se décida à sortir sa tête de sa cache et à pousser des petits cris, ce qui étonna les enfants et les fit rire.

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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: La route de la soie   Mer 27 Oct - 22:29

Bien que l'expérience soit nouvelle, elle ne semblait pas déplaire à la vizirette. Peut-être que la ville la décevait, mais si ce fut le cas les enfants avaient du le lui faire oublier. S'agglutinant autour d'elle ils lui posaient des questions, toujours avec un certain respect. Lorsque cela s'apparentait à du harcellement, les plus grands remettaient de l'ordre, et le bazar revenait aussi vite. De son côté, Chiraz se faisait aider du pré-adolescent, Antar. Il faisait mine d'être le plus intelligent et le plus fort de tous pour impressionner la djinna, fier d'aider des nobles dames et de prouver son sens de la responsabilité. Pourtant il mourrait d'envie lui aussi de poser des questions à Asima.

Une fois les friandises distribuées, Asima, Antar et Chiraz soufflèrent un peu, le garçon mangeant un gateau au miel - il faisait comme si il discutait avec les grands. Deux enfants ne se défirent pas de suite de la vizirette alors que les autres se distrayaient avec Kassnoizette.


« Nous ne devions pas passer voir dame Cypris "soeurette" ? »

La brune aux yeux d'or semblait plus ravie que de coutume, ce qui était agréable à voir. La djinna acquiesça et s'emparait déjà d'autres provisions avant de se faire arrêter par Antar. Il était relativement grand pour son âge, seuls ses traits le trahissaient. Même ses muscles commençaient à se développer.

« Laisse, je vais le faire ! »

Il chargea le lourd bagage sur son dos sans attendre de réponse. De toute évidence, il était content de pouvoir les aider. Bien qu'il ne sache rien la djinna songeait à le faire entrer dans une des écoles nobles afin qu'il obtienne un rang respectable.

« Allons-y alors ! »

Les deux petits qui s'étaient attachés à Asima eurent du mal à s'en défaire, elle-même semblait déjà attachée à eux. Kassnoizette cessa de se donner en spectacle et ils marchèrent ainsi pendant quelques minutes. Arrivés devant une porte qui tenait péniblement sur ses gonds, Chiraz souffla à sa petite soeur :

« Cypris est une vieille grognasse mais elle est genti. . .
- Je t'entends mon p'tit ! l'interrompit une voix quelque peux chevrotante. Je t'ai dit cent fois que je n'ai pas besoin de tout ça ! »


Une vieille aux cheveux parcourus de gris venaient de derrière la petite troupe, se frayant un passage au travers. Ses habits n'étaient pas des plus riches, en revanche il suffisait de voir son visage pour y découvrir une beauté particulière. Il lui manquait bien quelques dents et elle était aussi fripée qu'un pruneau, mais elle était une personne vénérable et énergique. La porte ouverte elle ordonna proposa d'entrer, montrant quelques coussins affaissés devant une table de bois très simple. Des tentures tenaient lieu de fenêtres, quand à la cuisine elle était très sommaires, munies de quelques ustensiles seulement. Si l'endroit était pauvre, il ne manquait pas de propreté. Sur des étagères étaient entreposés un grand nombre de plantes séchées ainsi que d'animaux morts, ou autre choses servants à la préparation de potions ou bien des soupes.

Après s'être lavés les mains, le garçon mit la table tandis que Chiraz fit chauffer de l'eau et prépara une pâte pour faire des galettes. Parfaitement, elle aidait au repas. Les femmes de haut rang n'y étaient pas habituées, Asima ignorait peut-être ces arts.


« Je peux encore le faire toute seule par les dieux ! maugréa la vieille, alors que deux de ses invités s'amusaient discrètement. Et toi, qui t'es encore ? ajouta-t-elle pour la vizirette. »

Une fois qu'elle se fut présentée, Cypris transperça de son regard celui d'Asima et s'assit en face d'elle. Antar s'en alla discrètement après les avoir salués et que Chiraz l'eût remercié. De son côté, elle ne cessait de pétrir la pâte et de surveiller le four.

« Cette folle de Shereen n'amène jamais personne, et la fois où elle le fait c'est pour enlever la fille chérie du vizir ! Demain elle m'amènera la princesse - quittant la plaisanterie elle reprit : sois la bienvenue ma fille. »

La djinna revint servir le thé sans tenir compte des remarques précédemment prononcées. Elle s'assit à côté d'Asima en attendant que les galettes terminent leur cuissons.

« Tu vois, même quand elle plaisante on ne s'en rend pas compte, taquina-t-elle. »

Pendant un temps elles prirent le thé, la vieille et la djinna se chamaillant de temps à autres. Cypris ne disait rien, son cœur en revanche accueillit facilement la douce présence d'Asima.
Il passa un moment comme ça, jusqu'à ce que la discussion ne devienne plus sérieuse. . .
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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: La route de la soie   Mar 9 Nov - 13:00

« Cette folle de Shereen n'amène jamais personne, et la fois où elle le fait c'est pour enlever la fille chérie du vizir ! Demain elle m'amènera la princesse - quittant la plaisanterie elle reprit : sois la bienvenue ma fille. »

- Je vous remercie de votre hospitalité Dame Cypris!

Asima sourit amusée. Elle aimait bien la vieille dame un peu grincheuse. Chiraz servit le thé puis s'assit à coté d'elle. C'eétait incroyable de voir le changement de la djinnie. Elle paraissait plus épanouie ici qu'au palais. Peut être parcequ'ici elle n'avait pas à se méfier.

« Tu vois, même quand elle plaisante on ne s'en rend pas compte, taquina-t-elle. »

Les trois femmes se mirent à rire. Asima but son thé jusqu'à la derniére goute, en les écoutant se taquiner puis dans un rituel familier fit pivoter par trois fois la tasse sur elle-même et se pencha pour regarder les formes qu'elle obtenait au fond. Selon ce que l'on voyait l'avenir pouvait être lu. Mais sachant que chacun voyait des choses différentes cela ne servait en réalité à rien. C'était juste amusant, traditionnel. cypris demanda alors

- Que dis ta tasse ma fille ?

Asima reposa l'objet, son petit nez en éveil et sourit

- Eh bien elle me dit que les galettes sont prêtes!

Comme Chiraz allait se lever pour aller les retirer du four, Asima lui dit

- Grande soeur je peux y aller pour toi si tu veux. Profite de prendre un peu de repos.

La vizirette se firigea vers le four et aprés s'être brûlée et avoir poussé quelques cris surpris revint s'asseoir en disposant les galettes sur la table.

- Elles ont l'air délicieuse! Dame Cyrpis dites-moi avez vous des pouvoirs magiques ? Les enfants le pensent.

Comme tous les Kalliorniens la vizirette croyait en la magie et le mystique. Ces sujets n'étaient pas tabous ici. Mais rares étaient ceux qui parvenaient à l'exercer. Mais Chiraz elle même n'était pas un être doué de magie ?

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