Le royaume du Cygne

La guerre menace toutes les frontières du royaume. Les jours passent et la famille royale semble s'affaiblir. Mais dans l'ombre se cache un autre héritier de la couronne
 
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 Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]

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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Jeu 3 Juin - 8:37

La Mer d’Or était calme. Pour le capitaine du Rascasse, c’était une bonne journée en perspective. Leurs cales étaient déjà pleines de trésor ramené du Sultanat de Kaliorn par le navire qu’il venait de prendre d’assaut. Des soieries, des bijoux, des parfums et des jeunes femmes fraîches et terrifiée par les hommes portant la livrée des Hilvaris.

En effet, malgré le déclin de l’ancienne famille ducale, Selig faisait partit de ces hommes qui voguait sous leur étendras et suivait les ordres qu’on lui donnait.


« Capitaine. Voiles cygnacs nord nord est. »

Des voiles ? A ce cap ? Selig se mit à trépigner d’impatience. Etant donné leur position, ces navires ne pouvaient venir que d’un seul endroit : Florissant. L’un des duchés qui avait causé la perte de ses maîtres. Quel serait sa récompense lorsque les Hilvaris apprendraient qu’il avait non seulement prit plusieurs navires marchand du Sultanat, mais également détruit des navires de la flotte ducale nu Nord.

Pour une bonne journée, c’était vraiment une bonne journée.

« Capitaine, il faut faire demi tour, s’écria le marin qui, du haut du mat, observait les navires. »

« Quoi ? »

« On ne peut pas gagner ? »

Selig se promis de donner à ce matelot la correction qu’il méritait dés qu’il serait redescendu de son perchoir. Le Rascasse était l’un des plus puissant navire de guerre dont disposait la flotte de Sibelis. Rien à voir avec ces petites coques ne noix de Florissant. Si les estariens faisaient preuve d’un véritable géni pour manœuvrer leur lourde cavalerie, se n’était pas le cas pour se qui était de leurs navires. Pourquoi partir aussi rapidement.

Son second de pont parut rapidement approuver se que disait le guetteur et lui tendit sa longue vue.

Selig ne fut pas capable de retenir un juron lorsqu’il aperçut se qui avançait droit sur eux.

Se n’était pas un, mais sept navires portant les armes de Florissant. Et pas des navires marchand. Là, on parlait de véritables navires de guerres.


« Cap à l’ouest, hurla Selig. Dépêchez vous. »

En effet, contre un ou deux navires de la flotte ducale de Florissant, peut-être auraient-ils put gagner et remporter un important butin. Mais pas contre sept navires. C’était beaucoup trop.

Les pirates s’éloignèrent donc aussi vite que possible de l’imposante flottille qui mettait cap plein sud, vers Tal’Shek.


* * *

Quelle vision étrange pour les kaliorniens.

Ils attendaient la visite d’un personnage important du duché de Florissant avec qui le sultan voulait s’allier. Mais pour la plupart d’entre eux, Florissant était une terre peuplée de barbares. Sans doute s’attendaient-ils à voir arriver des drakars Nordiques.

Au lieu de cela, sept navires aux voiles d’une blanc éclatant et ornée d’un grand dragon bleu s’aventurèrent dans le port. Et que dire du son des trente cors d’argent qui raisonnèrent dans la ville. Nul n’ignorait plus que quelque chose se passait à présent.

Six des navires mirent en panne au milieu du port. Le septième continua son chemin. Il était plus gros que les autres et, chose étrange, se n’était pas la même bannière qui ornait son mat principale. Alors que celle des six autres navires reprenait le motif du dragon déjà présent sur leurs voiles, celui-ci arborait fièrement une bannière blanche barrée de deux lignes bleue parallèles.

Seul ce navire accosta. Le quai avait été dégagé par la garde portuaire. Car si la plupart des kaliorniens n’avaient pas encore comprit se qui se passait, d’autre avait parfaitement reconnu les bannières de Florissant et saisit que le Régent de la Citadelle venait d’arriver.

La scène finie de convaincre les habitants de la ville qu’ils recevaient un ôte de marque lorsqu’une colonne d’Aswarans quitta le Palais de Jade et se rendit au port.

Ils se positionnèrent sur le quai pour en garder l’accès. Leur officier s’approcha de l’embarcation.


« Nous demandons l’autorisation de mettre le pied en terre de Kaliorn, cria quelqu’un à l’intérieur du navire. »

Cette question n’était sans doute pas dans les habitudes des kaliorniens, mais elle faisait intégralement partit de la tradition cygnac. On n’entrait pas chez les gens sans y avoir été invité. Cela révélait d’un manque complet de savoir vivre.

A peine l’ordre donné, une passerelle fut passée sur le quai et un homme apparut. Il avait les traits sec et sévères d’un officier haut gradé qui avait fait toute sa carrière à la force de son bras. Il descendit sur le quai et, rigide comme un morceau de bois, se mit à aboyer des ordres.

Obéissant avec le stoïcisme qui faisait toute leur réputation, une cohorte complète de soldats de l’armée ducale de Florissant quitta le navire pour prendre position sur le quai. Ils étaient éblouissant dans leurs armures de fer blanc parfaitement lustré. Leurs casques resplendissaient au soleil comme s’ils étaient vêtus de diamant.

Sur tout leurs larges bouclier, ce même motif se répétait encore et encore : un grand dragon azur sur fond blanc.

En ordre de marche, les quarante soldats de l’armée ducale s’étaient tournés vers la passerelle comme s’ils attendaient quelqu’un.


« COHORTE, SALUEZ LE DUC !!! »

L’ordre raisonna dans le port et aussitôt, les soldats se raidirent. Les lances toutes pointées vers le ciel dans un ordre parfait, ils fixaient droit devant eux.

Les kaliorniens qui assistaient à la scène s’attendaient certainement à beaucoup de chose. Mais sûrement pas à se qui arriva. Monté sur un destrier d’un noir d’ébène, un jeune homme d’à peine une vingtaine d’année passa du navire à la passerelle suivit de prêt par six chevalier qui, lance au poing semblait interdire à quiconque de s’approcher du jeune homme.

L’officier des Aswarans s’approcha du jeune cavalier.


« Régent Nicolaï KalonErc’h, interrogea-t-il ? »

Le jeune homme hocha la tête.

« Nous sommes attendu par le Sultan. »

L’officier hocha la tête.

« Nous ne vous attendions pas avant une semaine seigneur KalonErc’h. »

« Certains événements à la Citadelle ont dut précipiter mon départ. Je m’en excuserais auprès du Sultan. »

L’officier salua le jeune chevalier.

« Nous vous escorterons jusqu’au Palais de Jade. »

Il échangea quelques mots avec ses hommes, puis ils prirent place. Nicolaï fit de même avec l’officier de l’armée ducale.

Le cortège prit la route juste après que les soldats de Florissant aient lancé vers le ciel comme une prière :


« Puisse l’hiver être long et la neige tomber drue. »

* * *

« Il fait trop chaud, se plaignit Arzhul. »

« Tu l’a déjà dit, rétorqua Nicolaï. »

« Je meurt de soif. »

« Ça aussi tu l’as déjà dit. »

« Je suis fatigué. »

« Tu radote décidément. »

En effet, il faisait chaud. Très chaud même. Mais c’était ainsi à Kaliorn. Il faisait chaud. Après une courte entrevue avec le Sultan, Nicolaï et toute son escorte avait été conduit dans une aile du palais qui leur était réservée. Là, ils s’étaient débarrassé de leurs lourdes armures qui se prêtait assez peux au climat du Sultana pour revêtir des vêtements plus léger qu’ils avaient emporté avec eux où d’autre habits qu’on avait mit à leur disposition.

Pour sa part, Nicolaï était en train d’enfiler un caftan noir brodé de complexes motifs bleu nuit avec l’aide d’une jeune habilleuse du palais. Un des nombreux domestiques qu’on avait mit à sa disposition. Il fallait bien avouer qu’il aurait été proprement incapable d’enfiler correctement ce vêtement sans son aide.


« Et pourquoi tu enfile ce truc. Un estarien c’est en armure qu’il présente le mieux. »

Nicolaï soupira. En effet, les estariens avaient cette particularité de porter presque en toute occasion leur cuirasse. C’était en partit se qui faisait leur réputation guerrière. Ça et l’amour absolu que les chevaliers portaient à leur Faneras. Le jeune Régent de la Citadelle avait d’ailleurs quitté la sienne.

« C’est ta rencontre avec cette fille qui t’inquiète ? »

Nicolaï ne répondit rien. Tâtant le tissus de sa manche d’un air pensif. C’était de la soie d’une qualité exceptionnelle. Mais ça, il le savait depuis longtemps.

Oui, la rencontre avec Asima l’inquiétait. Il n’avait aucun moyen de se représenter à quoi cette jeune femme pouvait bien ressembler. Elle était certainement belle. Les quelques bribes de paroles qu’il avait réussi à extorquer à l’habilleuse ou aux autres serviteurs était qu’elle avait hérité de la beauté de sa mère et avait des yeux magnifiques.

A quoi ressemblerait leur première conversation ?

Un homme chauve et à l’allure musculeuse frappa à la porte, puis entra.

Il s’inclina devant le jeune homme.


« Monseigneur, je suis chargé de vous conduire au harem. La demoiselle Ben Ehsan vous y attend. »

La gorge un peut serrée, Nicolaï suivit l’eunuque à travers le couloirs du palais jusqu’à arriver à une grade porte gardée par deux géants à l’air très peut aimable qui tout deux avaient les mains croisée sur les plus grands cimeterres que Nicolaï ait jamais vu.

Son guide lui fit signe de le suivre et le jeune homme pénétra dans le harem.

Comment décrire l’ambiance qui y régnait ? Pour un cygnac, cela paraissait improbable qu’un tel lieu puisse exister. Des femmes de tout âge se détendait dans une vaste pièce organisée autour d’une fontaine. Certaines dormaient à moitié sur des cousins, caressant distraitement des chats aux poils incroyablement long. D’autres s’amusaient en jouant à différents jeux. Certaines chantaient ou jouait doucement de la musique. Quelques fillettes courraient derrière de petits chatons ou d’autres jeunes animaux.

En tout cas, Nicolaï ne passa pas inaperçus. S’il l’avait espéré, tout cela s’effaça lorsque l’eunuque poussa un cri :


« Nicolaï KalonErc’h, Régent de la Citadelle, Chevalier de l’Epée, héritier du trône d’Estaroth. »

Pour la discrétion, c’était manqué. Une bonne cinquantaine de paires d’yeux se tournèrent dans sa direction.

Comment c’étaient-elles imaginer l’héritier de Florissant ? Un homme taillé pour la guerre qui ressemblait plus à une Nordique qu’à autre chose ? En tout cas, toutes furent démenties. On aurait put prendre Nicolaï pour un kaliornien avec son caftan s’il n’avait pas cette pâleur incompatible avec le soleil de Kaliorn. Quoi qu’Asima ait put imaginer sur son futur époux, elle l’avait sous les yeux.

Mais pour Nicolaï, un double problème se posait. Premièrement, il devait être le seul homme non castré à l’exception du Sultan à être entré ici depuis bien longtemps et du coup, la majorité des jeunes femmes présentes le regardait comme une panthère affamée regarde un morceau de viande. Le deuxième problème était d’un tout autre ordre.

Asima pouvait se cacher indéfiniment parmi elle, il serait bien incapable de la reconnaître.

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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Jeu 3 Juin - 13:32

Aprés des heures de recherches infructueuses dans la gigantesque bibliothéque du palais Asima avait finit par trouver ce qu'elle espérait : un livre intitulé "Si Florissant m'était conté". Les livres, précieux alliés de la fille du Vizir, l'avait aidé à se préparer à sa rencontre avec son futur époux. Asima savait qu'elle serait observée, jugée. Et il ne pouvait pas être question de passer pour une sotte. Alors elle avait préparé cet entretien comme un examen, potassant sans relâche, lisant à s'en crever les yeux tout ce qu'elle pouvait trouver sur Florissant . La petite Asima ne voulait pas faire honte à son pére et sa famille. C'était la seule raison qui la poussait à tant de minutie. Car pour le fiancé, que ce soit celui ci ou un autre...Toutefois il lui fallait reconnaitre que Chiraz avait brossé un portrait trés séduisant de ce Nicolaï KalonErc’h. Mais Asima préférait ne pas trop s'y attarder de peur d'être déçue et de décevoir aussi.

Pourtant, malgré tout ce conditionnement il y avait une épreuve à laquelle elle n'avait pas songé et qui lui tombait dessus avec la férocité d'un tigre sur une antilope : l'attaque en masse des épingles!


Des épingles que les habilleuses et coiffeuses glissaient partout dans la chevelure ébéne d'Asima, la robe à la mode Florissante que l'on cousait sur elle. Des épingles qui piquaient attrocement sa peau soyeuse. Mais la jeune-fille n'avait pas émit la moindre plainte. En revanche lorsque sa camériste tira d'un coup sec sur les liens de son corsage qui l'étoufférent presque elle ne put retenir un léger cri de surprise. Asima avait l'habitude de porter des vêtements rafinés mais confortables et de laisser ses cheveux flotter librement. Le changement n'était pas des plus simples à gérer. Intérieurement elle maudissait ces satanées épingles! La mére d'Asima entra dans la piéce et frappa des mains pour rappeler les servantes à l'ordre

- Allons! On ne la torture pas on la marie!

Asima qui s'était parfaitement contenue jusque là ne put s'empêcher de murmurer

- Pour l'instant je ne vois pas la différence.

Dounia fit tourner Asima sur elle même

- Ma lune tu es toujours aussi belle!

Asima sourit gentiement à sa mére avant de poser un baiser sur sa joue. Elle repensa au proverbe Kaliornien"Aux yeux d'une mére, l'enfant qu'elle a mis au monde même si il ressemble a un singe est une gazelle".

Asima ignorait quel jour Nicolaï KalonErc’h se présenterait au palais. En attendant il lui fallait s'habituer à ses nouveaux vêtements et extérioriser ce qu'elle ressentait de la seule maniére qu'elle connaissait. En chantant dans le harem. Sa harpe de bois précieux posée sur son épaule mince la voix cristaline de la jeune fille entonnait

On se retrouve un jour ou l'autre
Sur le chemin de quelq'un d'autre
La peur au ventre le coeur à nu
De se perdre une fois de plus
Mais on avance l'un envers l'autre
Devant l'inconnu
Bien sur tremblants de faire une faute
Un geste imprévu...



lorsque l’eunuque poussa un cri :

« Nicolaï KalonErc’h, Régent de la Citadelle, Chevalier de l’Epée, héritier du trône d’Estaroth.

Le "clong" sonore d'une harpe rencontrant abruptement le sol se fit entendre derriére la foule des femmes qui entouraient le jeune homme et le dévisageait avec une curiosité mélangé de voracité. Asima était prise de cours! Elle serra contre son coeur le livre "Si Florissant m'était conté" telle une bouée de secours, une antiséche, une révision de derniére minute avant le grand saut. Puis ellese leva et s'appocha à son tour de Nicolaï. La foule s'écarta sur son passage car la rumeur des fiançailles entre les deux jeunes gens s'étaient répandue comme une traînée de poudre. Les présentes savaient de quoi il était question. Le silence s'était installé. Seul le froissement de la robe de velours turquoise ornés de liserets dorés d'Asima venait le rompre. La jeune fille inclina légérement sa tête en avant. Ses cheveux retenus par une résille de fil d'or ne lui tombérent pas sur le visage pour une fois. Puis elle exécuta une grâcieuse révérence et pronnonça de sa voix douce le salut traditonnel de Kaliorn

- Ya ahlane! La paix soit sur vous Régent!!

Le regard doré de la fille du Vizir rencontra pour la premiére fois les yeux argentés de Nicolaï et ce qu'elle crut y lire la bouleversa : de la tristesse, de la détermination, de la curiosité...son visage fin et ivoire était encadré de boucles brunes. Ils se ressemblaient un peu non ? Elle ne savait pas...Asima n'était pas habituée aux hommes et tout ceci était trés embarassant. Elle n'ut pas ne temps de s'interroger d'avantage. Les cris des femmes, leur youyou et leurs féliitations emplirent le silence et les deux jeunes-gens furent entraînés dans un mouvement de foule qu'ils étaient incapables de maitriser "Asima il est à croquer ta fiancé" "Régent, laissez Asima je ferais une bien meilleure épouse qu'elle". Des éclat de voix fusaient de partout dans un vacarme épouvantable, Asima en perdit son précieux livre!!.Elle eut un mouvement de recul et rencontra la poignée d'une porte. Elle pouvait fuire loin de tout cela si elle le souhaitait. Lorsque Nicolaï balotté de femme en femme tel l'article de choix qu'il était passa devant elle, elle lui saisit la main et l'entraîna derriére cette porte. Le souffle court, haletante, elle s'adossa à la porte. Des méches rebelles n'avaient pas supporté les asauts féminins et étaient sortis de la résille. La jeune fille pose une main sur son coeur qui battait à la chamade.

- Pardonnez ma brusquerie Régent.

Devant eux s'ouvrait un jardin aux couleurs magnifiques et aux aromâtes enivrants. Et derriére on entendait encore les ris des femmes du harem. Fallait il y retourner ? Asima ne savait pas trop quelle conduite adopter
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Jeu 3 Juin - 21:03

Nicolaï se sentit mal à l’aise de manière très rapide. Toute ces femmes qui l’entouraient et le regardait comme un morceau de viande. Il avait l’impression de pouvoir lire dans leur pensées. Une couronne. Elle voyait en lui une jolie couronne d’argent.

Il ne se sentait pas bien du tout. Etre l’objet des convoitises de toutes ces femmes le mettait particulièrement mal à l’aise. Etre le centre de l’attention ne le dérangeait pas. Il savait comment se comporter dans ce cas là. Mais être le centre de CETTE attention, s’était différent.

Elle s’écartère pourtant au passage d’une femme bien plus jeune que la plupart d’entre elle. D’environ son âge, elle serait contre elle un livre sur lequel Nicolaï parvint à lire le titre. "Si Florissant m'était conté". Le jeune homme aurait en temps normal légèrement souris. Connaître Florissant par ce livre n’était pas forcément la meilleur solution. La raison était simple en effet : cet ouvrage relatait les légendes du duché. Pas vraiment son histoire si on exceptait le récit de l’épopée d’Estaroth.

Mais là, le jeune homme ne fit pas la moindre remarque ni la moindre réflexion. La raison était tout à fait simple. Personne ici n’avait la moindre raison de se renseigner sur Florissant. Sauf quelqu’un qui y vivrait bientôt.

Alors c’était elle Asima.

Elle était belle. Mais quelque chose l’embêtait. Si se n’était pas le fait qu’elle portait des vêtements cygnacs, il lui aurait bien retiré cette chose qu’elle avait dans les cheveux. Ces derniers devaient être bien plus beau lorsqu’ils étaient libre. C’était assez étrange d’ailleurs ces vêtements cygnacs. Lui s’était habillé comme un kaliornien et elle, comme une cygnac.

Elle le salua respectueusement, mais Nicolaï n’eu pas le temps de répondre que les femmes du harem commencèrent à gronder et à parler. L’agitation se fit et avant d’avoir eu le temps de comprendre se qui se passait, Nicolaï passait de femmes en femmes. Certaines félicitait Asima pour la beauté de son promis, mais la plupart demandait au dit promis de les choisir elle plutôt que la jeune femme. Complètement déboussolé, Nicolaï passait de femme en femme sans vraiment comprendre se qu’il lui arrivait. Il avait l’impression d’être la poupée de chiffon que se disputent une bande de gamine.

Heureusement pour lui, une gamine visiblement plus forte que les autres réussi à le tirer de cette mêlée et à refermer la porte d’un petit jardin avant que les femmes du harem n’ait put s’emparer à nouveau de leur proie.

Asima s’approcha de lui, la main sur la poitrine pour faire cesser les battements affolé de son cœur. Certains de ses cheveux étaient sortit de sous sa résille. Cela conforta Nicolaï dans son idée. Ce truc n’avait rien à faire sur la tête de la jeune femme.


- Pardonnez ma brusquerie Régent.

Nicolaï resta un instant interdit avant de se rendre comte que c’était à lui qu’elle parlait.

« Régent est un peut trop cérémonieux au vu des circonstance non ? Tu es Asima, c’est bien ça ? La fille du vizir Ben Ehsan. »

Il y eu un moment de silence. Puis, Nicolaï se tourna vers la jeune femme qui se tenait prêt de lui, ne sachant visiblement pas quoi faire.

« Appel moi Nicolaï tout simplement. Pas de Régent ou de seigneur s’il te plait. Euh… pardonne moi mais… »

Approchant doucement la main du visage de la jeune femme, Nicolaï défit définitivement la résille, laissant tomber les longs cheveux sombres d’Asima.

« C’est beaucoup mieux ainsi je trouve. Peut-être souhaite tu te changer. Ta tenue est à la mode cygnac, mais elle ne doit pas être bien confortable pour toi. Surtout en se qui concerne le corset. Je n’ai jamais comprit l’utilité de tels instruments de torture. »

Il regarda un instant vers la porte par laquelle Asima l’avait fait échapper à une horde de furie.

« Je suppose qu’il serait mieux de les semer si on veux pouvoir faire plus ample connaissance. Je ne connais pas du tout le palais. Accepte-tu de me servir de guide ? A moins bien entendu que tu ne préfers retourner là-bas ou les attendre ici. »

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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Ven 4 Juin - 9:59

Asima pensa briévement à son livre qui lui avait été arraché. Il devait se trouver dans un piteux état à présent.

« Régent est un peut trop cérémonieux au vu des circonstance non ? Tu es Asima, c’est bien ça ? La fille du vizir Ben Ehsan. »

Toujours adossée à la porte la jeune fille hocha affirmativement la tête. Quand à ce qui était trop cérémonieux ou non elle n'en avait plus la moindre idée. Elle n'avait certainement pas prévu de se retrouver dans cette situation. En quelques minutes tout avait basculé!

« Appel moi Nicolaï tout simplement. Pas de Régent ou de seigneur s’il te plait. Euh… pardonne moi mais… »

Nicolaï approcha sa main pour défaire complétement la résille. Asima qui n'avait pas l'habitude d'une telle proximité manqua avoir un léger mouvement de recul. Mais elle se surprit à recevoir le geste de son fiancé comme une caresse aussi douce et légére qu'une aile de papillon. Enfin libres ses cheveux retombérent en cascades à son grand soulagement. Elle porta la main à sa tête pour en retirer une bonne fois pour toute ces maudites épingles qui restaient accrochées.

« C’est beaucoup mieux ainsi je trouve. Peut-être souhaite tu te changer. Ta tenue est à la mode cygnac, mais elle ne doit pas être bien confortable pour toi. Surtout en se qui concerne le corset. Je n’ai jamais comprit l’utilité de tels instruments de torture. »

Il était vrament gentil et comprehensif. Elle eut un sourire amusé en voyant que de son côté il était habillé à la mode Kaliornienne. Ils avaient eu la même idée. Mais lui ne semblait pas embarasser par ses vêtements contrairement à elle

- Apparament dans ton pays plus une femme a la taille petite et mieux elle est considérée d'où les corsets trés serrés...Mais tu vois juste c'est un véritable instrument de torture je ne comprends pas comment elles font.

Elle sourit

- Peut être qu'elles ont appris à ne plus respirer! Quant à me changer ce serait bien volontiers. Mais je n'ai pas de tenue de rechange sur moi et nous sommes bien loin de mes appartements.

Et accessoirement se changer devant un homme ne se faisait pas. Même si il était le fiancé. N'est ce pas ?

« Je suppose qu’il serait mieux de les semer si on veux pouvoir faire plus ample connaissance. Je ne connais pas du tout le palais. Accepte-tu de me servir de guide ? A moins bien entendu que tu ne préfers retourner là-bas ou les attendre ici. »

A l'idée de retourner se jetter dans la fausse aux tigresses Asima dut faire une drôle de tête. Elle regarda de tous les côtés à la recherche d'une idée.

- Te servir de guide ? Avec plaisir....je te demande juste quelques instants et je suis à toi

Elle alla s'emparer d'un sécateur que le jardinier avait dû laisser là et disparu derriére un grand arbre. A l'abris des regards, elle ota sa robe et attaqua les lacets du corset au sécateur. Car seule elle ne serait jamais parvenu à les dénouer. Elle respira à nouveau lorsque celui-ci tomba lourdement à ses pieds dans un bruit mat. Elle se dépécha de remettre sa robe et de retourner vers Nicolaï se sentant beaucoup plus libre de ses mouvements.

- J'ai peut être une idée...sais-tu ramer Nicolaï ?

Elle l'entraina à pas préssés vers un petit lac artificiel dont le centre était occupé par une petite île. Une barque mouillait tranquillement sur le bord. Elle expliqua

- Personne ne viendra nous chercher au milieu du lac...je l'espére

Asima sentit une vague de timdité la submerger et ses joues s'empourprérent. Elle ne s'était jamais retrouvé seule avec un homme autre qu'un eunuque ou de sa famille. Afin de masquer son embarras elle se pencha pour commencer à mettre l'embarcation à l'eau.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Ven 4 Juin - 20:21

Asima paraissait être une jeune femme très aimable et gentille. Peut-être un peut timide. Mais qui ne le serais pas dans cette situation ?

- Te servir de guide ? Avec plaisir....je te demande juste quelques instants et je suis à toi

Le jeune homme la vit s’armer un sécateur qu’un jardinié avait laissé trainer dans les parages, puis disparaitre derrière un arbre.

* Non, elle ne vas quant même pas faire ça, se dit le jeune homme. *

Inccapable de bouger ne serai-ce qu’un orteil, Nicolaï fixait l’arbre sans pouvoir croire à se qu’il entendait.

Un frolement de tissus. Puis, quelques claquements secs du sécateur. Un bruit sourd qui s’accompagna bien vite d’un soupir de soulagement. Asima ne tarda pas à réapparaître, visiblement plus libre qu’avant dans ses mouvements.

Et bien si, elle l’avait fait. Elle s’en était prit à son corset à coup de sécateur. Nicolaï ne put retenir un léger éclat de rire en s’imaginant la tête que ferait les caméristes et couturières en voyant le fameux corset qu’elles avaient passé des jours et des jours à reproduire massacré sans pitié à grands cou de sécateur. Elles n’allaient certainement pas trouver ça très drôle.

Et Nicolaï doutait que Douina, la mère d’Asima trouve cela amusant aussi. Mais la jeune femme avait agit avec une telle spontanéité qu’il ne pouvait s’empêcher de s’en amuser.


- J'ai peut être une idée...sais-tu ramer Nicolaï ?

« Je peux toujours essayer, dit le jeune homme. »

Il ne tarda pas à comprendre. Il y avait une petite île au milieu de ce lac artificiel.

- Personne ne viendra nous chercher au milieu du lac...je l'espére

Asima parut prise d’un soudain accès de timidité. Afin de cacher son accès de timidité, elle fit tout se qu’elle pouvait pour mettre le petit navire à flot. Nicolaï ne tarda pas à aller l’aider. Une fois dans le navire, le jeune homme se rendit rapidement compte qu’il était moins facile de manœuvrer cette fichue coque ne noix qu’il le pensais.

* Allez, un petit coup à droite… Non, pas autant à droite. A gauche à gauche. Mais C’est pas possible. Je veux pas tourner en rond. Foutu truc. Tu veux pas avancer droit un peut pour changer ?*

Bref. Au bout d’une bonne dizaines de minutes de pur galère pour Nicolaï, ils finirent par arriver sur cette île ( mais qui était l’idiot qui l’avait mise aussi loin ?). le jeune homme quitta rapidement l’embarcation et la tira sur la petite plage. Si ce machin repartait, ils auraient bien l’air bête. Le jeune homme aida ensuite Asima à descendre de l’embarcation.

« Et maintenant, demanda-t-il lui-même un peut timide. »

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Lun 7 Juin - 7:29

Asima ne put s'empêcher de rire en voyant Nicolaï galérer avec les rames. Elle lui aurait bien proposé de l'aider ou de prendre sa place mais le résultat en aurait été plus désastreux. Tant bien que mal ils parvinrent à atteindre la minuscule île dont on devait faire le tour en dix minutes si on prenait son temps. Asima releva un epu sa jupe et s'appuya sur la main que lui offrait Nicolaï pour gagner la plage.

« Et maintenant, demanda-t-il lui-même un peut timide. »

Et maintenenant ? Elle ne savait pas. Pas plus que lui, sûrement moins d'ailleurs. Il avait émit le souhait de trouver un endroit calme dans lequel ils pourraient faire connaissance et parler à loisir c'était chose faite à présent. La petite Asima mit sa main en vsiére pour observer l'horizon. Les reflets du soleil tintaient d'or les eaux transparentes du lac. Elle se prit à penser que lorsqu'ils retourneraient "à terre" leurs obligations se rappeleraient à eux de plein fouets et ils n'auraient pas l'occasion de parler seul à seul avant bien longtemps.

Elle s'assit sur le sable roux entourant ses genoux de ses bras et observa son futur mari. Que serait leur avenir ? S'entendraient-ils bien ? Serait-elle à la hauteur ? Son index fin dessina sur le sable des arabesques

- Nicolaï, j'ai entendu les femmes du harem dire que tu aurais du te présenter ici dans une semaine seulement. Est ce qu'il se passe quelque chose de grave à Florissant por que tu aies du avancer ton voyage ?

Asima ne connaissait que peu de choses du monde extérieur. Mais elle voulait être une bonne épouse et une bonne duchesse. Apporter à Nicolaï se dont il avait besoin pour avancer. Et pour cela elle devait en savoir plus sur Florissant et donc son fiancé.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Lun 7 Juin - 12:30

Nicolaï observa un moment Asima pendant qu’elle se mettait assise dans le sable et dessinait de petites arabesques du bout du doigt. C’était assez joli, mais le jeune homme savait également parfaitement que cette petite création ne serait qu’éphémère. Au premier coup de vent, elle s’envolerait et disparaîtrait. On pouvait juste en profiter tant que cela durerait.

C’était un peut comme ce moment qu’ils avaient la possibilité de partager ensemble. Il se passerait très certainement un moment avant qu’on ne les laisse seul à seul à nouveau.

Auraient-ils à nouveau cette chance avant leur nuit de noce ? Se n’était même pas certain. Il fallait donc profiter de ce répit avant qu’on vienne les chercher et qu’ils soient forcés de se séparer.


- Nicolaï, j'ai entendu les femmes du harem dire que tu aurais du te présenter ici dans une semaine seulement. Est ce qu'il se passe quelque chose de grave à Florissant pour que tu aies du avancer ton voyage ?

Il y avait bien une raison qui l’avait poussé à avancer la date de son arrivée. Certes, cela ne devait pas représenter grand-chose pour Asima, mais c’est vrai qu’il lui devait une petite explication. Son arrivée avait dut prendre la jeune femme de court.

Doucement, Nicolaï se mit lui aussi assis aux côté d’Asima.


« Pas grand-chose en fait. Tout du moins, pour le Sultanat… la tradition veux à Florissant que le duc mène lui-même l’armée ducale pendant plusieurs semaines au printemps. Mon père adoptif s’est plié à cette tradition. Mais cela c’est moins bien passé qu’auparavant. Il a été blessé par une javeline Nordique. C’est se qui m’a poussé à venir plus tôt. Mon père vieillit de jour en jour et il aimerait me savoir marier avant de mourir. Le fait de le savoir blesser m’a fait peur. C’est pour cela que j’ai hâté ma venue. »

Nicolaï prit une poignée de sable qu’il fit doucement passer d’une de ses mains à l’autre, regardant fixement sa paume où s’accumulaient les grains de sable.

Profiter du temps qu’ils avaient.


« Asima… est-ce que tu voudrais bien me parler de toi ? »

Nicolaï plongea ses yeux d’acier dans les prunelles dorer de la jeune kaliornienne. C'était étrange de voir quelqu'un au regard tout aussi captivant que le sien. étrange et pas désagréable.

« J’ai envi de te connaître. Nous devons nous marier, mais je veux apprendre tout se que je pourrais sur toi avant. Tu veux bien me parler de toi ? »

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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Mar 8 Juin - 8:01

Elle vit le jeune homme jouer avec le sable qui défilait inexorablement entre ses mains tel le temps...Insaisissable, irratrappable. Elle pensa percevoir que sous son explication qu'il tentait de banaliser, peut être par pudeur, qu'il était plutôt inquiet. Comment ne pas l'être d'ailleurs ? Nicolaï avait beaucoup à porter sur ses épaules. Mais il avait la carure nécessaire, elle en était persuadée.

- Je suis désolée pour ton pére! J'espére qu'il guérira vite! Et ce que tu décris comme n'étant pas grand chose me parait être la meilleure des raisons.

Elle sourit

- Que ne ferions-nous pas pour combler l'amour et les attentes de nos parents ?

On se mariait notament, on avait des enfants, on tentait de réussir socialement. Nicolaï et Asima n'en étaient-ils pas la preuve vivante ? Le jeune homme au regard argenté dégageait une aura fascinante et Asima fut légérement décontenancé lorsqu'il lui demanda de parler d'elle. C'était la chose la plus difficile à faire...Et puis qu'y avait-il de particulier à raconter ? Pourtant cette demande était logique, nécessaire et flatteuse tout à la fois.

- Je ne suis jamais sortie du palais. Une fois seulement, mon pére m'a enmené voir ses terres. C'est le seul entretien de plus de dix minutes que j'ai eu avec lui. Je ne le connais pas plus que cela. En revanche ma mére et moi sommes trés proches.

Elle cessa de dessiner sur le sable

- J'ai reçu je pense une éducation assez compléte et ma grande passion ce sont les livres. A défaut de ne pas pouvoir m'évader physiquement je puise en eux ce qui me manque. Cela n'est pas suffisant. Rien ne vaut de véritables expériences pour se forger le caractére et apprendre. Mais je n'aime pas désobéir et causer de la peine à mes proches. Alors je reste sage. Mais par les Dieux comme j'aimerais rien qu'une fois chevaucher sur les terres du Sultanat!

Elle marqua une pause songeuse

- J'apprécie beaucoup les parties d'échec, les jeux de stratégie. Je sais chanter, jouer danser et les animaux m'ont longtemps passionné. Il fut un temps où je recueillais tous ceux que je trouvais abandonnés. Mais j'ai du cesser rapidement. Les animaux ne sont rien ici. Ils n'ont pas d'âme. Alors quelqu'un qui les câline est mal vu, prit pour un fou. Mais j'ai tout de même pu garder Kassnoizet mon petit singe. Il fait beaucoup de bêtises mais est trés attachant. J'espére que tu m'autoriseras à l'emmener...sinon je le confierait à Chiraz. Je sais qu'elle saura en prendre soin.


Mais son petit compagnon lui manquerait...


- Comem tu le vois ma vie n'est pas trés intéressante. Et toi Nicolaï ? Tu veux bien me parler de toi ?
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Mar 8 Juin - 16:50

Nicolaï écoutait Asmia avec attention. Elle rêvait de chevaucher dans le Sultanat ? Il ne pourrait peut-être pas lui proposer cela, mais il se jura de partir chevaucher avec elle lorsqu’ils seront à Florissant. Cela lui ferait certainement plaisir. Même si se ne seraient pas les paysages de son pays d’origine, une chevauchée à l’air libre restait tout de même une chevauchée. Les grandes plaines qui s’étendaient au nord de Florissant convenaient d’ailleurs tout à fait à un galop effréné.

En revanche, il eu un petit pincement au cœur lorsque la jeune femme lui parla de son singe qu’elle semblait beaucoup aimer. Peut-être devrait-elle s’en séparer. Oh, se n’était pas que l’animal dérangerait Nicolaï. Bien au contraire. Non, c’était plutôt que son petit singe risquait de très mal supporter le climat bien plus rude de Florissant. Et Nicolaï n’avait aucune envie de voir Asima pleurer sa mort des l’hivers venu. Dans cette optique, mieux valait peut-être laisser Kassnoizet aux soins de Chiraz.

Le jeune homme se promis de se renseigner rapidement sur le sujet afin de ne pas commettre d’erreur.


- Comme tu le vois ma vie n'est pas très intéressante. Et toi Nicolaï ? Tu veux bien me parler de toi ?

Au contraire, Nicolaï la trouvait vraiment intéressante. Cela lui permettait de connaître un peut mieux la personne à qui il allait se marier. C’était surtout tout les petits rien qui l’intéressait. Il voulait savoir quant elle avait perdu sa première dent, qu’est-ce qu’elle avait put faire comme bêtises quant elle était petite, quant est-ce qu’elle s’était sentie la plus ridicule. Toutes ces petites choses qui n’avaient certes pas de grande importance, mais qui faisaient qu’Asima était Asima.

« Je ne sais pas qui sont mes parents, avoua Nicolaï. Ma mère est morte quant j’étais tout petit. Je ne l’ai pas connue. Gwutha m’a adopté pour faire de moi son héritier. Je ne sais pas pourquoi, mais il l’a fait. J’ai commencé à apprendre mon futur métier. La politique, les armes, la stratégie. Cela laissait peut de place à autre chose qu’à l’étude. J’avais neuf ans quant il m’a adopté et tout se que les autres enfants de la noblesse avaient déjà apprit, je devais le savoir le plus vite possible. Et mieux qu’eux. »

Nicolaï souris légèrement.

« J’ai réussi ce paris. Je les aient tous dépassé et de loin. Sans me venter. Enfin bon, je suis devenu Chevalier de l’Epée et par là même, l’héritier désigné et légitime au trône ducal. Et c’est là que les choses sont devenues vraiment compliquées. Il fallait que je trouve une épouse. »

Nicolaï s’arrêta, marquant une pose au souvenir de Cyrielle encore vif dans sa mémoire. Il avait aimé la jeune femme de tout son cœur. Mais avec Asima, c’était encore différent. Lui qui pensait avoir découvert se qu’était l’amour voyait dans l’embryon de leur relation une nouvelle porte s’ouvrir.

Peut être découvrait-il enfin se qu’était l’amour. Il n’en savait rien. Nicolaï resta pensif un bon moment.


« Je ne suis pas doué pour ça, avoua-t-il finalement. Pas du tout même. »

Il ne savait plus quoi dire ni faire et triturait le sable de la plage tout en regardant dans les yeux d’or d’Asima, trop timide pour dire un mot de plus. Il espérait qu’elle pourrait trouver un sujet de conversations ou dire quelque chose sur laquelle il pourrait rebondir.

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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Mer 9 Juin - 17:46

Nicolaï était donc un enfant adopté qui avait du se battre pour mériter sa place. Il en était fier et il avait raison. Beaucoup de place pour le travail mais peu pour les loisirs et la détente. Asima se promit d'essayer de le distraire lorsqu'il en auraient l'occasion. La vie n'était pas faite que de travail même si celui-ci devait passer avant toute chose. Chevalier de l'épée! Cela laissait Asima rêveuse. Le titre était fort joli et lui faisait penser à des histoires de chevalerie qu'elle avait lu. Mais les histoires et la réalité n'étaient pas vraiment la même chose. Elle sourit gentiement quand il dit qu'il n'était pas doué. Pas doué pour faire la conversation à une femme qu'on le forçait à épouser ? Quoi de plus normal ? Mais elle espérait, elle croyait qu'entre eux il y aurait plus que cela. Et elle avait envie de tout savoir de lui, de sa vie, de son pays.

- Raconte-moi comment est Florissant! J'ai lu que pendant des mois la tempéraure baissait et que la terre se couvrait d'un fin duvet blanc ! Et puis...est ce que tu veux bien me dire si il y a des gens dont je dois me méfier ?

Elle rougit un peu

- Pardonne-moi d'être aussi ignorente. Tu dois me trouver bien bête.

A ce moment une petite musique s'éleva dans le ciel, un air de naï, venu d'on ne sait où. Elle tendit l'oreille scruta les bosquets et expliqua

- Il y a des années que joue cette musique et personne n'a jamais su d'où elle venait.

Les notes continuérent à s'égrener dans l'air.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Jeu 10 Juin - 13:51

- Raconte-moi comment est Florissant! J'ai lu que pendant des mois la tempéraure baissait et que la terre se couvrait d'un fin duvet blanc ! Et puis...est ce que tu veux bien me dire si il y a des gens dont je dois me méfier ?

Asima parut alors gênée de se qu’elle venait de dire et se mit à rougir. Elle avait l’air d’une enfant qu’on viens de prendre la main dans la boîte à gâteau. Il n’y avait pourtant pas de quoi avoir honte de se qu’elle disait. A vrai dire, Nicolaï devait à tout prix lui parler des certaines choses concernant Florissant qu’elle devrait savoir plus tard en tant que duchesse.

Et puis, sa curiosité était normale. Le jeune homme se doutait que son premier hiver à Florissant serait un moment amusant. Elle ne comprendrait certainement pas cette devise des gardes tout de suite : « Que l’hiver soit long. Que la neige tombe dru. » Sans doute aurait-elle plus froid qu’elle n’avait jamais eu. Mais cela lui plairait peut-être de voir Florissant disparaître sous la neige, se camouflant entièrement dans le paysage au point que seul les tois de tuiles bleu permettait de repérer la ville de loin.


- Pardonne-moi d'être aussi ignorente. Tu dois me trouver bien bête.

Non, pas ignorante. On ne peut pas dire que quelqu’un est ignorant lorsqu’il a passé sa vie dans une tour de cristal. En plus de cela, il était certainement aussi ignorant qu’elle si la conversation avait porté sur le Sultanat.

Il s’apprêtait à dire quelque chose lorsqu’une légère musique s’éleva dans les aires. Un air simple et il faut le dire, un peut niet. Le jeune homme tenta de savoir d’où pouvait provenir cet étrange musique. Mais il ne parvenait pas à trouver le musicien.

Asima ne tarda pas à lui donner une explication.


- Il y a des années que joue cette musique et personne n'a jamais su d'où elle venait.

Qui qu’il soit et où qu’il se cache, le musicien ne semblait pas avoir décidé de s’arrêter en si bon chemin et continuait à jouer doucement de sa musique.

Nicolaï regardait toujours un peut dans tout les sens dans l’espoir d’apercevoir enfin la personne qui jouait cette musique. Mais sans succès. Il ne tarda pas à arrêter ses recherches pour se concentrer sur Asima.

Les notes continuaient à couler dans l’air.


« Non. Pas ignorante. Cela m’étonnerais. J’étais tout aussi incapable de parler de Tal’Shek avant d’avoir aperçut la ville. »

Nicolaï marqua une courte pose.

« Florissant est une ville blanche. Entièrement blanche. A l’exemption des toits. Ils sont en tuile bleue. »

Le jeune homme attendit un moment.

« Et croyez moi. C’est plus qu’un simple petit duvet qui recouvre le duché pendant plusieurs mois. A certain endroits, il peut y avoir plus d’un mètre de neige. Parfois, il en tombe pendant des jours sans arrêt. C’est les moments les plus calmes de l’année. Les gens restent enfermé chez eux en attendant juste que la tempête se calme dehors. Il n’y a alors rien d’autre à faire qu’à attendre et profiter des moments qu’on passe ensemble. »

Il n’y avait pas à dire. L’hiver était la saison préférée des estariens.

« Mais se sera plus simple que je te parle de Florissant si tu me dit se que tu sais déjà. Et comme je ne veux pas monopoliser la parole, on vas faire quelque chose. Tu pose une question, je te répond et j’en pose une. Et ainsi de suite jusqu’à se qu’on sache plus quoi dire ou qu’on vienne nous chercher. Qu’est-ce que tu en dis ? Tu commence ? »

Arf. C'était nul. Il allait l'épouser et il ne savait même pas de quoi parler. Pathétique. Il n'hésitait pas à aller se heurter à un Favori sur un champ de bataille, mais devant Asima, il perdait tout ses moyens.

« Ce… mariage. Est-ce que tu pense… qu’un jour… nous arriverons à nous aimer ?... désolé. Je... »

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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Ven 11 Juin - 14:27

Une cité blanche aux tuiles bleus. Ce devait être bien joli et lumineux! Ce qui était étonnant c'était le choix des couleurs. En général celles-ci étaient plutôt adoptées dans le bâtiment pour s'isoler de la chaleur. Toutefois, dans la mesure ou pendant de longs mois Florissant était couvert de...Quoi déjà ? Neige...blanche le bleu devait être la seule chose qui ressortait. L'air de flute continuait mais Asima n'y prêtait plus attention. Elle aurait pu écouter parler Nicolaï pendant des heures. Il avait une façon de parler de son pays, de lui trés captivante. Elle s'imagiait déjà au coin du feu avec lui pendant qu'il faisait froid dehors à deviser...

« Mais se sera plus simple que je te parle de Florissant si tu me dit se que tu sais déjà. Et comme je ne veux pas monopoliser la parole, on vas faire quelque chose. Tu pose une question, je te répond et j’en pose une. Et ainsi de suite jusqu’à se qu’on sache plus quoi dire ou qu’on vienne nous chercher. Qu’est-ce que tu en dis ? Tu commence ? »

Ca aussi c'était amusant cette idée de "réglementer" une conversation toute simple. Mais pourquoi pas ? Elle acquiesca

- D'accord.

Et comme cétait elle qui devait commencer elle allait poser une question mais...

« Ce… mariage. Est-ce que tu pense… qu’un jour… nous arriverons à nous aimer ?... désolé. Je... »

Et ça c'était vraiment LA question qui les préoccupait. Mais depuis qu'ils étaient tous les deux, Asima avait la réponse.

- En tous cas moi je peux te dire maintenant que je serais comblée de vivre à tes côtés. Il y aura des hauts et des bas, nous ne serons pas toujours d'accord sur tout mais nous nous aimerons j'en suis persuadée...

C'était sans doute ridicule et un peu présomptueux

- C'est comme ça que je le ressens...ça ne s'explique pas. Et toi comment vois-tu les choses ?
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Sam 12 Juin - 11:13

- En tous cas moi je peux te dire maintenant que je serais comblée de vivre à tes côtés. Il y aura des hauts et des bas, nous ne serons pas toujours d'accord sur tout mais nous nous aimerons j'en suis persuadée...

Une authentique réponce de kaliornienne. Farahnaz elle-même n’aurait pas put dire mieux les choses. Une promesse que quoi qu’il arrive, elle serait heureuse à ses côtés. Une promesse de toujours le soutenir quoi qu’il arrive. D’une mannière détournée, Asima venait de prendre son rôle d’épouse modèle à ses côtés.

Nicolaï était un peut anxieu concernant ce rôle.

Asima n’allait certainement pas faire l’unanimité à Florissant et s’attirerait certainement l’annimosité de tout se qui portait un jupon dans la Citadelle. Après tout, quoi de plus normale. Elle avait la place dont toutes les cygnacs au nord du Mirat devaient lui envier. Elle allait être la future duchesse d’un des duchés les plus prestigieux de tout le royaume. Se n’était pas rien.

Aurait-elle les épaules pour pouvoir supporter cette charge ? Nicolaï l’espérait. Et en tout cas, il ferait tout son possible pour lui venir en aide. Il faudrait d’ailleurs pour cela qu’il parle avec le sultan et plusieurs servantes du palais. Si des kaliorniennes suivaient Asima à Florissant pour constituer une petite suite de servante, peut-être se sentirait-elle moins seule, moins déracinée.

Il ne voullait pas qu’elle se sente mal à l’aise. C’était un tout autre univers dans lequel elle allait être plongée. Cela pouvait être effrayant. Y plonger à plusieurs fait moins peur. Certes, il serait toujours là pour elle, mais il y avait des choses qu’une femme ne peut confier qu’à d’autres femmes.


- C'est comme ça que je le ressens...ça ne s'explique pas. Et toi comment vois-tu les choses ?

Nicolaï ne répondit pas tout de suite. Comment voyait-il les choses ? Difficile à dire. Un ange passa pendant qu’il réfléchissait à se qu’il allait dire. Mais finalement, le mieux était sans doute de tout dire clairement.

« J’ai peur, fini-t-il par dire. Peur que se que j’ai déjà vécu se reproduise. »

Il joua machinalement avec le sable. Il n’avait aucune envie de se replonger dans le souvenir de Cyrielle, mais il en avait trop dit pour s’arrêter maintenant. Et puis, autant qu’Asima apprenne cette histoire de sa bouche plutôt que d’entendre un jour qu’elle n’était qu’un substitut à Cyrielle (se qui était faux).

« Je suis tombé amoureux une fois, avoua le jeune homme. Une noble de Florissant. Mais… elle est morte. Une bête chute de cheval et elle s’est brisé la nuque sur une pierre… je… n’ai pas envi de revivre ça. »

Nicolaï regarda ses pieds, leur trouvant un soudain et inccroyable intérêt.

« J’ai peur de se qui pourrait t’arriver. J’ai peur d’aimer. Parce que si je t’aime et que je te perd… »

Il y eu un nouveau moment de silence pendant lequel Nicolaï continuait à fixer ses pieds. Il fini par en détacher son regard pour le poser sur Asima.

« Je ne sais pas si je crains ou si j’espère que nous nous aimerons. Mais… je crois que l’espoir est plus fort. »

Nicolaï tendit la main pour prendre celle d’Asima. Il caressa doucement la paume, les yeux fixé sur cette main fine et douce qu’il tenait. La musique de la flute continuait à s’égréner dans l’air.

« Oui. L’espoir est plus fort, fini-t-il par dire. »

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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Dim 13 Juin - 15:26

Asima écoutait attentivement Nicolaï essayant de découvrir en lui toujours plus, de le percevoir, le comprendre...et peut être trouver les mots qui pourraient l'apaiser. Il avait aimé et elle était morte. Il avait peur maintenant. Peur que cela se reproduise. Il était tourmenté. Asima était touchée qu'il se confie à elle. Elle y voyait une preuve de confiance qu'elle voulait mériter, nourire, grandire...comme leur couple. La musique continuait et elle avait sa main dans la sienne...elle frisonna légérement. Le contact était soyeux et la proximité nouvelle mais délicieuse. Malgré une légere
crainte qu'elle éprouvait encore elle ne chercha pas à échapper à l'étreinte de Nicolaï


- J'aimerais plus que tout te dire que rien de mal n'arrivera.

Elle sourit

- Que nous vivrons heureux pour toujours dans un monde rose et bleu et que nous ne connaitrons aucune peine, aucune séparation mais c'est impossible.

Elle retourna délicatement la main de Nicolaï et observa sa paume. Elle suivit avec son index quelques lignes de la main de son fiancé. Le naï s'était tu. Elle prit un air comique de voyante.

- Mais ce que je peux te prédire c'est que nous nous aimerons beaucoup et que nous ferons toujours de notre mieux. Et cela portera ses fruits...ah et aussi que demain il fera jour mais que tu seras trop anxieux pour avaler ton petit dêjeuner.

Elle rit un peu

- La peur est une bonne conseillére mais il ne faut pas trop l'écouter sans quoi nous n'avancerions jamais. Moi ce qui me fait peur c'est de ne pas être à la hauteur de ce qui m'attend...Mais je veux essayer et je veux y arriver. Je veux être fiére, maher toujours la tête haute. Je sais peu de choses mais j'apprends vite.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Lun 14 Juin - 5:52

Asim frissonna légèrement lorsqu’il lui prit la main. Mais elle ne chercha pas un seul moment à se dégager de cette douce étreinte. Elle paraissait même trouver ce contact agréable. Cette proximité ne semblait pas lui déplaire. Le chevalier se souvenait que Chiraz, lorsqu’elle était venu à la Citadelle n’avait que très peut apprécier de le toucher. Asima n’était pas dans ce même cas. Et puis, il fallait aussi dire qu’il existait une très nette différence entre la Djinna et le jeune femme que Nicolaï avait devant les yeux à cet instant précis et dont la main était toujours dans la sienne.

Asima et lui savaient pertinemment qu’ils allaient se marier. S’était tout à fait inévitable. Et d’ici peut, ils auraient à vivre ensemble pour le reste de leur vie, à dormir ensemble. Autant s’abituer au contact de l’autre. Certes, Nicolaï n’était pas du genre à sauter sur la jeune femme. Mais ce premier contact n’avait rien de désagréable, il fallait bien l’avouer. Les choses iraient à leur rythme. Ils avaient peut de temps pour faire connaissance avant leur mariage. Quelques jours tout au plus. Il faudrait que Nicolaï fasse la connaissance de toute la petite famille d’Asima. Douina avait également aracher au chevalier que le mariage se déroule à Tal’Shek. Il n’avait pas refuser. Se serait donc un mariage à la tradition Kaliornienne avec tout de même plusieurs éléments en plus en provenance directe de la tradition estarienne.

Asima reprit la parole assez rapidement.


- J'aimerais plus que tout te dire que rien de mal n'arrivera.

Elle lui adressa un petit sourire. Nicolaï attendait le ‘‘mais’’. Il y avait forcément un ‘‘mais’’. C’était tout à fait obligatoire. Sa phrase en sous entendait un.

- Que nous vivrons heureux pour toujours dans un monde rose et bleu et que nous ne connaitrons aucune peine, aucune séparation mais c'est impossible.

Retourna délicatement la main de Nicolaï, elle observa sa paume d’un air sérieux. Elle la parcourut ensuite de doigt, suivant des lignes qu’elle seule semblait pouvoir observer, apparemment très concentrée sur se qu’elle faisait. Le jeune homme trouva cette imitation de la diseuse de bonne aventure assez amusante. Et puis, la jeune femme était vraiment belle à sa manière quant elle était concentrée sur se qu’elle faisait.

- Mais ce que je peux te prédire c'est que nous nous aimerons beaucoup et que nous ferons toujours de notre mieux. Et cela portera ses fruits...ah et aussi que demain il fera jour mais que tu seras trop anxieux pour avaler ton petit déjeuner.

Cela fit rire Nicolaï. En effet, il serait certainement trop anxieux demain pour avaler quoi que se soit. Se ne serait pas le jour du mariage, mais il devrait tout de même se présenter officiellement à la famille, replonger dans l’univers de sa future épouse et tout un tas de chose de ce genre. Des choses qui n’étaient pas forcément très importante, mais qui avaient parfaitement le don de rendre anxieux le jeune homme.

- La peur est une bonne conseillère mais il ne faut pas trop l'écouter sans quoi nous n'avancerions jamais. Moi ce qui me fait peur c'est de ne pas être à la hauteur de ce qui m'attend...Mais je veux essayer et je veux y arriver. Je veux être fière, marcher toujours la tête haute. Je sais peu de choses mais j'apprends vite.

C’était assez étonnant de voir la façon dont elle s’exprimait. Elle était fière et sure d’elle. Certaine qu’ils formeraient un beau couple pour le meilleur et pour le pire. Même si le pire risquait fort d’être à envisager. Elle était apparemment aussi anxieuse que lui de bien faire à eux deux, sans doute réussiraient-ils à monter correctement leur couple. En tout cas, si celui-ci ne fonctionnait pas, on ne pourrait en aucune manière leur reprocher de ne pas avoir essayer.

Il y eu un instant de silence après les paroles d’Asima. Moment de silence que Nicolaï se décida finalement à briser.


« Ton père avait raison. Tu es une véritable perle. »

Ne sachant plus vraiment quoi dire, Nicolaï resta un instant sans rien dire à regarder le visage de la jolie kaliornienne.

« A quoi t’attendais tu quant on t’a annoncer que tu allais m’épouser ? Comment m’imaginais-tu ? Que sais-tu sur Florissant ? »

Les questions n’avaient en aucun cas l’objectif de tromper ou d’induire en erreur la jeune femme, ni même de la tester. C’était juste pour se renseigner. Savoir se qu’il en était de son état d’esprit. Asima cherchait à recueillir des informations sur son futur époux. Lui aussi souhaitait apprendre à connaître la jeune femme. Savoir se qu’elle pensais. Se qu’elle avait put s’imaginer.

Ils n'avaient toujours pas lâcher sa main.

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Asima Ben Ehsan

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Mer 16 Juin - 13:20

Elle avait réussit à le faire rire. Elle aimait bien cela. Le visage de Nicolaï semblait s'être éclairé.

« A quoi t’attendais tu quant on t’a annoncer que tu allais m’épouser ? Comment m’imaginais-tu ? Que sais-tu sur Florissant ? »

La main d'Asima toujours dans celle de Nicolaï se crispa un peu. La vérité n'était pas toujours bonne à dire. Mais on ne bâtissait pas son couple sur des fondations mensongéres. De toutes façons Asima était une trés mauvaise menteuse. Et elle préférait livrées ses pensées à son fiancé comme elles étaient

- Je m'attendais soit à un jeune arrogant prétentieux, soit à un vieillard sénile. Je n'avais jamais entendu parler de toi avant. A peine de Florissant. Mais cela m'était égale puisque inévitablement un jour je devrais épouser celui que mon pére aurait choisi.

Elle marqua une pause

- Florissant a pour réputation d'être un pays peuplé de...barbares sauvages ne pensant qu'à guerroyer et ne se souciant pas de cultiver leur esprit. On dit qu'il y fait toujours trés froid et que les gens s'habillent de peaux de bêtes et aussi que le soleil semble avoir oublié cette partie du Royaume du Cygne.

Ce n'était pas trés flatteur tout ça, elle s'en rendait bien compte.

- Mais maintenant que je te vois je sais que c'est faux... Florissant a de bien belles légendes que seul un bel esprit peut avoir inventé. Je crois que cette réputation vient en partie de l'hostilité que vous nourissez envers le ducher de Benlys ainsi qu'à cette tradition de mener annuellement votre armée...vers les Terres Gelées si mes souvenirs sont bons.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Jeu 17 Juin - 14:59

Nicolaï n'avait pas quitter des yeux Asima une seule seconde pendant qu'elle parlait. Il avait sentit sa main se crisper, mais elle était en train de lui parler. Cela, c'était plutôt encourageant. Elle ne mentait pas. Sinon, sa main ne se serait pas décrisper et elle aurait inventé une quelconque histoire à dormir debout. Là au contraire, se n'était pas le cas. Le duché de Florissant avait en effet cette réputation de duché guerrier et très inhospitalier pour se qui était du climat. Quant au fait que les estariens étaient un peuple de guerrier, autant ne pas se voiler la face, c'était tout à fait vrai. Mais bon, ils étaient aussi humain et ne se battaient pas à longueur de temps.

« Je peux pas nier tout se que tu dit. Mais il faut juste nuancer un peut. On ne peut pas dire que Florissant soit une terre aussi ensoleillée que Kaliorn et cela m'étonnerais que tu te passe de fourrures en hivers. Notre été doit à peut prêt correspondre à votre notion de l'hiver. »

Ouai, bon, pas franchement très bon portrait de Florissant. Mais c'était un peut difficile d'appréhender et d'expliquer en quelques minutes les siècles de guerres entre Florissant et Benklys comme la défense permanente des Pics Blancs qui nécessitait tout les ans la marche de l'armée ducale vers le Nord.

« Mais je t'assure qu'il y a une très belle bibliothèque dans la Citadelle. Et c'est sans compter l'académie des arts et le temple Farahnaz et d'Ara que nous avons dans la ville. »

C'était trop sérieux à son goût cette discutions. Ils étaient là pour faire connaissance et passer un moment tranquille tout les deux. Aussi, le jeune homme ne tarda pas à se relever et, tirant légèrement la jeune femme par la main, il l'aida à se mettre debout elle aussi.

Autour d'eux, la musique un peut niaise coulait toujours dans les airs.


« Est-ce que tu connais les danses cygnacs, interrogea-t-il? M'accorde tu une danse? »

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Ven 18 Juin - 13:38

A son plus grand désaroi Nicolaï confirma ce qu'Asima savait en appelant à la nuance. Jusqu'ici la jeune fille avait sur maitriser sa peur de l'inconnue mais là c'était trop! Elle n'était pas préparée à tant de choses! Pourquoi l'avait on tenue enfermée en sachant à quoi elle serait exposée plus tard ? C'était anormal, injuste! Si ils avaient des enfants il serait hors de question qu'ils aient droit au même traîtement. Désorientée, presque accablée elle fit mine de chercher un mouchoir dans une se ses poches pour soustraire quelques secondes son regard à celui aiguisé de Nicolaï. Elle ne voulait pas lui faire partager son angoisse.


« Mais je t'assure qu'il y a une très belle bibliothèque dans la Citadelle. Et c'est sans compter l'académie des arts et le temple Farahnaz et d'Ara que nous avons dans la ville. »

Elle tortilla un peu son mouchoir dans ses mains et sourit. Il essayait de l'apaiser. Son futur mari était tellement prévenant

- J'ai hâte de voir ça alors!

Elle se trouvait stupide, sans intérêt et égarée. Elle ne faisait plus attention au chant du naï qui reprenait de plus belle. Elle était perdue, complétement perdue!

Est-ce que tu connais les danses cygnacs, interrogea-t-il? M'accorde tu une danse? »

Asima se leva gracieusement à son tour et se mit en face de Nicolaî

- Hélas non je ne les connais pas ! Mais j'aimerais bien que tu m'aprennes

Elle leva des yeux confiants vers lui.
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Mer 23 Juin - 17:48

Asima semblait perturbée alors que Nicolaï lui avait dit se qu'il pensait lui faire plaisir. Il aurait crut qu'elle serait heureuse de savoir que Florissant n'était pas la terres de barbares qu'elle avait imaginé. Il aurait pensé que le fait de savoir que les cultes qu'elle connaissait et les dieux auxquels elle coyait n'était pas rejeter là bas. Il pensait que savoir qu'il existait une grande bibliothèque à Florissant où elle pourrait se plonger dans les ouvrages la rendrait heureuse. Apparemment, il s'était trompé sur cela aussi.

- J'ai hâte de voir ça alors!

Une simple réponse de politesse. Elle disait cela pour lui faire plaisir et pour rien d'autre. Non. Elle regardait autour d'elle comme une biche blessée qui vois se rassembler autour d'elle la meute des chasseurs.

Elle avait peur de se qui allait se passer. C'était une certitude. Comment lui en vouloir? Pendant des années, elle n'avait eu comme ouverture sur le monde que ses livres. Pas étonnant que lorsqu'elle était confrontée à la réalité, celle-ci lui fasse mal.


- Hélas non je ne les connais pas ! Mais j'aimerais bien que tu m'apprennes

Nicolaï s'approcha alors de la jeune femme.

« Alors, la main droite ici. »

Doucement, il prit la main d'Asima pour la poser sur son épaule.

« La main gauche dans la mienne. »

Nicolaï rougit un instant. Euh, il restait une dernière chose à faire avant de pouvoir commencer, mais il n'était pas certain qu'Asima apprécierait. Coupant la poire en deux, Nicolaï plaça sa main dans le haut de dos de la jeune femme.

Doucement, il se mit à tourner, l'entrainant avec lui. Il évitait qu'elle ne soit déséquilibrée. Les mouvement qui s'enchainaient étaient assez lent pour lui permettre de suivre le rythme. Elle s'emmêlait un peut le pied, mais Nicolaï attendait à chaque fois qu'elle réussisse à se reprendre pour continuer, essayant de faire en sorte qu'elle ne se sente pas trop responsable de ces pauses. Asima paraissait être une jeune femme fière qui n'appréciait pas particulièrement de rester en arrière. Le genre à vouloir toujours être la meilleure en tout. Pour qu'on lui prête de l'attention. Pas par vantardise. Cela ne semblait pas être son genre. Non, seulement pour ne pas rester transparente. Pour pouvoir exister. Elle se sentirait certainement assez mal de ne pas pouvoir danser comme une cygnac. Même si c'était la première fois qu'elle dansait ainsi.


« Tu danse bien, la rassura Nicolaï avec un léger sourire. »

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Mar 29 Juin - 20:46


« Alors, la main droite ici. »

Doucement, il prit la main d'Asima pour la poser sur son épaule qui se laissa docilement faire, comme une éléve qui recevait une leçon de son professeur.

« La main gauche dans la mienne. »

Main droite sur l'épaule et main gauche dans celle du cavalier. Asima ne perdait rien de ce que Nicolaï lui expliquait. Elle le vit rougir un peu et sourit. Etait-il aussi embarassé qu'elle ? La souple jeune femme se raidit un peu lorsque la main de Nicolaï vint se placer dans le haut de son dos. Elle n'avait pas peur, elle trouvait ce contact agréable mais à Tal'Shek une telle proximité entre homme et femme n'existait pas...la seule étreinte qu'Asima connaissait était celle de sa mére. Elle crut bon de le lui dire

- Nous dansons toujours indivduellement ici. Les partenaires ne se touchent pas beaucoup.

Doucement, il se mit à tourner, l'entrainant avec lui. Elle fit attention tentant de suivre son rytme et de mettre ses pas dans les siens. Ils faillirent bien s'enmêler un peu ce qui la fit rire mais elle se raccrocha à lui si solide. Ils auraient eu l'air malins si ils étaient tombés à terre n'est ce pas ?

« Tu danse bien, la rassura Nicolaï avec un léger sourire. »

Ah ce sourire! La jeune fille sentit des ailes lui pousser dans le dos et se déraidit complétement. Elle tournoyait dans les bras de Nicolaï comme le vent jouait avec une flamme. Elle s'imprégna du rythme de la petite flûte qui jouait encore et yeux mi clos se laissa emporter. Il y eut un moment où suite à un tournoiement elle se retrouva étroitement enlassé dans les bras de son fiancé. Le dos d'Asima était collé au torse du jeune homme, elle sentait son souffle chaud dans son cou. Pour rien au monde elle n'aurait voulu quitter cette place, ella aurait voulut se serrer d'avantage contre lui. Il était tellement rassurant! Coment faisait il pour la rassurer si facielement ? Elle leva les yeux vers lui et murmura

- J'aimerais m'envoler avec toi...

Elle n'avait pas réfléchit, les mots étaient sortis spontanément, naïvement.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Jeu 1 Juil - 12:58

Comme Nicolaï l'avait pensé, heureusement qu'il avait mit sa main dans le haut du dos d'Asima. La jeune femme s'était crispée à ce simple contact. Qu'est-ce que cela aurait été s'il l'avait prise par la taille comme cela aurait normalement dut être le cas. Elle lui fit d'ailleurs la réflexion sur le fait qu'à Kaliorn, les danses étaient individuelles. Chaque danseur était indépendant des autres. Se n'était pas le cas chez les Cygnacs. Dans le royaume du Cygne, avoir un ou des bons partenaires de danse était tout à fait primordial. Le danseur seul ne valait pas grand chose. C'était le groupe qui donnait un esthétisme et une raison aux mouvements du danseur.

Pour autant, Nicolaï comprenait tout à fait la gêne de sa fiancée. Si elle n'avait jamais eu ce genre de contact avec un homme, quoi de plus normal alors de se sentir un peut mal à l'aise?

Au moment ou il lui sourit, Asima parut d'un coup plus légère. Elle se déraidit complètement, devenant aussi souple et légère qu'une feuille de saule.

Les yeux mi-clos, elle se laissait doucement porter par la musique et les bras de Nicolaï. Son visage paraissait si calme et si serein. Elle était belle ainsi. Vraiment très belle. L'attention du jeune homme déviée par son admiration pour la jolie vizirette, il manqua un pas. Cela ne les fit pas tomber tout les deux et Asima n'eut même pas l'air de s'en rendre compte.

La jeune femme se retrouva étroitement serrée contre Nicolaï. Dans son dos, le jeune homme eu un moment d'arrêt. Il ne savait plus quoi faire et n'avait aucune idée de la manière dont il devait se comporter. Asima si rétive et si tendue à la simple idée d'un contacte physique il y a si peut de temps semblait maintenant le désirer. Elle semblait vouloir se blottir plus encore dans les bras de Nicolaï. Le jeune homme n'en demandait pas moins. Mais il se sentait très légèrement mal à l'aise. Le doux parfum des cheveux d'Asima l'enivrait complètement et sa seule envie était d'y plonger le visage pour s'enivrer plus encore de l'odeur délicate de la jeune femme.

Elle leva doucement les yeux dans sa direction et le regarda tendrement avant de murmurer:


- J'aimerais m'envoler avec toi...

Cette phrase aurait put paraître stupide si elle était totalement sortie de son contexte. Mais là, elle ne paraissait pas le moins du monde absurde ni même déplacée.

Elle paraissait même tout à fait logique aux yeux de Nicolaï.

Il voyait les étoiles briller dans les yeux d'or de la jeune femme. Plus d'étoiles qu'on ne pourrait jamais voir dans le ciel. Le jeune homme resta là sans bouger ne serais-ce qu'un simple muscle. Il ne voulait pas gâcher ce moment. Il était trop beau pour qu'une maladresse vienne briser ce doux rêve éveillé comme du cristal.


« Je vois tes yeux, dit-il doucement, et les milliers d'étoiles qui y scintillent. Je n'ai pas besoin d'aller loin. Les étoiles et le ciel sont juste là. »

Doucement, Nicolaï déposa un baiser sur les paupières d'Asima.

« Je ne veux rien d'autres que voir ces étoiles. »

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MessageSujet: Re: Le dragon de la Citadelle et la fleur de Grenade [RP Asima]   Lun 5 Juil - 15:45

C'était à la fois fascinant et dérangeant cette impression de ne plus vraiment maîtriser ses émotions. Asima se targuait de savoir garder la tête froide dans toutes les circonstantes. Mais pour une raison qui lui échappait il n'en était pas de même auprés de son fiancé. Est ce que c'était cela l'amour ? Ce besoin du contact, du son de la voix, du regard de l'autre ? Est ce que cela durait longtemps ? ou est ce qu'un jour cela disparaissait ? Elle espérait bien que non. Blottie dans les bras de Nicolaï complétement abandonnée et confiante elle n'aurait laissé sa place pour rien au monde. Et lorsqu'il lembrassa doucement sur les paupiéres, qu'il lui dit ces si jolies phrases elle sut qu'il ne lui ferait jamais de mal et que son amour,si c'en était, était entre de bonnes mains. Elle eut un sourire heureux, apaisé sous le baiser de son fiancé.

« Je ne veux rien d'autres que voir ces étoiles. »

"Et elles seront toujours là pour toi" songea la toute jeune fille. Mais cette histoire d'étoiles qui l'enchantait lui rappela un conte Kaliorn. Son regard se posa sur l'horizon et elle raconta

- On dit qu'il y avait une jeune-fille dans un sultanat qui n'était pas trés heureuse. Elle n'était pas maltraîtée pourtant. Simplement considérée comme un joli bibelot qui ornait le palais du sultan. Un jour qu'elle se promenait dans un jardin elle apperçut le clair de soleil qui baissait à l'horizon. Elle demanda

" Soleil, soleil ardent, prends-moi avec toi dans les cieux d'azur. Si je reste sur la terre, je n'arriverais jamais à rien accomplir"

Mais le soleil en entendant ces mots se caha derriére une coline et ce fut la nuit. Alors apparut dans le ciel la lune d'argent et la jeune fille renouvela sa priére

" Lune, lune agentée , prends-moi avec toi dans les cieux d'azur. Si je reste sur la terre, je n'arriverais jamais à rien accomplir"

La Lune entendit son appel, descendit sur la terre et se changea en un beau jeune homme tout vêtu d'argent qui dit à la jeune fille

" Suspends-toi à ma chevelure d'argent et je t"emporterais dans les cieux"

Et depuis ce jour quand la lune est à son plein on y voit la jeune fille qui s'y proméne et qui contemple avec fiérete de leurs enfants : les étoiles


Plongeant à nouveau son regard dans celui argenté de Nicolaï elle murmura doucement.

- En cet instant moi je me sens comme la jeune fille qui rencontre la lune argentée et qui va s'envoler avec elle.

Elle sourit

- Et qui va faire un coup d'éclat en dansant avec son cavalier argenté au prochain bal de Florissant. Surtout si nous tombons et que nous entraînons d'autres couples avec nous. Clea peut être drôle!

Elle rit en songeant à ce qu'une telle scéne pourrait donner. Nicolaï et Asima avaient encore du travail pour accorder leurs pas de danses mais les débuts étaient trés prometteurs!
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