Le royaume du Cygne

La guerre menace toutes les frontières du royaume. Les jours passent et la famille royale semble s'affaiblir. Mais dans l'ombre se cache un autre héritier de la couronne
 
AccueilAccueil  CalendrierCalendrier  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Lun 20 Sep - 11:18

Il y a des moments dans la vie où tout va bien. Il fait beau, le monde vous sourit, vous lui souriez. Par contre on a jamais le temps de s'y habituer, seulement d'y prendre goût.
Voilà ce qu'il en était avec la djinna. Un temps canniculaire, une bonne gestion des affaires, un fiancé fidèle. Heureusement, le bonheur, elle n'y croyait pas. Les problèmes vous trouvent toujours, peu importe où vous vous cacher. Ils ont souvent des formes originales, inimaginables, créant une suprise pour vous mener par le suspens.

Le problème de Shereen en cachait d'autres, plus ou moins important. Qu'importe ! Aujourd'hui elle avait Fafnir, ce serait plus facile de le supporter. Mais que faire si Sir Problème prenait l'attrait d'un tatouage savament placé ? Oh des tatouages, elle en avait plusieurs sur casiment l'entièreté de son corps, mais aucun ne laisseraient une trace éternelle. Celui-là se démarquait des autres tant par sa couleur que son style. Chiraz n'avait que des ornements floraux sur le corps sans signification précise si ce n'est le langage des fleurs. Avec le henné qui partait, les initiales nouvellement arrivées étaient mises en valeurs sur l'intérieur de sa cuisse gauche. Un L et un Y entrelacés en calligraphie Kaliornienne. Son esprit ne fit qu'un tour en devinant de qui il s'agissait.

Avant, il y eut cette douleur affreuse qui la tira de son sommeil. Sa cuisse lui faisait horriblement mal, au point qu'elle se la tienne. La douleur était une chose inconnue, même dans les terres du Nord elle n'avait pas été ressentie aussi violemment. A l'aide d'un médicament efficace, elle put retrouver le sommeil, seulement l'aube avait à peine pointé son nez que de nouveau sa souffrance reprit, gagnant en force au fur et à mesure que le temps passait. D'abord une trace rouge, progressivement celle-ci se remplissait d'une encre noire. Le dessin fut plein à la fin de la journée qu'elle avait passé seule ainsi que celle du lendemain, dans ses bains privés, entourrée de produits sentant bon ou mauvais, d'aiguilles, de gants à crins. Ce fut son intendante, Lilah El Ajit, qui la rejoigna.


« Tu n'arriveras à rien seule ! Et je ne peux pas te cacher éternellement. Qu'as-tu ? Une maladie de peau ? »

La djinna ne répondit pas, se recouvrant d'une tunique. Elle réfléchit puis finit par l'approuver d'un hochement de tête. Elle raconta alors toute son histoire. . . Lilah semblait aussi bouleversée que Chiraz.

« J'irais te chercher un remède.
- Personne ne doit le savoir, répliqua la djinna avec vigueur. Si un mot s'égard de tes lèvres. . .
- Arrête de dire n'importe quoi ! Tu t'enfermes sans prévenir personne, ni même ton fiancé, et c'est moi qui ferais des bêtises ? »


Chiraz lui sourit. Lilah savait pertinement ce qui l'attendait si elle la trahissait, ce qu'elle ne pense pas faire tant elle aimait son amie. Pour Chiraz, elle s'était efforcée de mentir ces deux derniers jours, prétextants à ceux qui voulaient la visiter qu'elle était trop souffrante pour recevoir qui que ce soit.

Ne supportant plus son enfermemant, la djinna se contenta finalement d'un simple bandage en attendant une meilleure solution. Discrètement elle regagna sa chambre, se reposant de ses insomnies récentes. Au matin tout fut comme si elle n'avait jamais été absente, malgré que l'on prenne de ses nouvelles à propos de ses maux - une angine, assez courant chez les djinni.

Ne supportant plus son enfermemant, la djinna se contenta finalement d'un simple bandage en attendant une meilleure solution. Discrètement elle regagna sa chambre, se reposant de ses insomnies récentes. Au matin tout fut comme si elle n'avait jamais été absente, malgré que l'on prenne de ses nouvelles à propos de ses maux - une angine, assez courant chez les djinni.

Elle lisait certaines missives dans un salon où la lumière se laissait filtré par un claustras, une secrétaire près d'elle au cas où elle désirait répondre dans l'immédiat. Elle n'avait pas la tête à ces choses-ci, les nouvelles qu'elle apprenait l'embêtait encore plus qu'elle ne l'était, notament l'arrivée d'un homme qu'elle désirait aujourd'hui tuer, celui qui avait osé signer sur son corps.

Les tatoueuses arrivaient avec la pâte ainsi que l'encre qui seraient utilisées pour dessiner, mais elle les congédia avec la secrétaire, ne conservant que le nécessaire. Chiraz retira ses épaisseurs, suffisantes pour la couvrir en grande partie, avant de s'assoir sur un large divan. Un drap avait le recouvrait afin de ne pas salir l'objet. Le stress lui piqua les reins quand elle entendit l'annonce de l'échanson :


« Le Seigneur Fafnir de Benklys. »

Par réflexe, elle se couvra du drap, non à cause de l'eunuque ou de Fafnir, mais à cause de ce fichu grabouillage. Le guide du dragon les salua avant de s'en aller.
La djinna invita son fiancer à prendre place, ajustant le linge de façon plus présentable autour de son corps.


« Comment te portes-tu ? Cet endroit est-il à ta convenance ? »

C'était bien elle. Faire comme si de rien n'était, que tout allait bien. Elle regardait son beau fiancé amoureusement tandis qu'il s'installait, tout en rangeant les lettres, un moyen de se tenir un temps éloignée de lui. D'ailleurs, lorsqu'elle finit, elle ne le rejoint pas sur les coussins moelleux, mais elle regarda les jardins à travers la lumière filtrée, la main posée sur le claustra, se mordant la lèvre inférieur tout en espérant qu'il n'en aurait pas pour longtemps.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mar 21 Sep - 20:30

Fafnir s'ennuyait: parcourir des milliers de lieux pour au final ne voir Chiraz que le soir de son arrivée c'était… Dur.. Finalement, repoussant quelques serviteurs et autres domestiques, il pénétra dans les appartements de sa bien aimée, annoncé par l'échanson qui tenait a respecter autant que ce peu l'étiquette.

« Comment te portes-tu ? Cet endroit est-il à ta convenance ? »

"Oui cet endroit est a ma convenance. Je suis même en pleine forme, il fait si chaud ici, mon sang bouillonne, je me régale."

Déclara alors Fafnir, qui avait le sang froid… En temps normal. mais même congelé, il aurait remarqué les mouvements précipités de sa fiancée.
Le dragon huma l'air et prit place. Scrutant sa compagne, il fit un sourire énigmatique.

"Y aurait-il quelque chose que tu devrais me dire? Un honteux secret?"

Demanda-t-il alors.

"Tu sais qu'en plus d'avoir des sens très développé, dont une vision différente de celle des hommes, nous dragons contrôlons une forme de magie. Et les magiciens détectent non seulement leur magie mais aussi celle des autres. Parfois c'est dur, mais ta présence rayonnante n'est pas du tout discrète et je peux donc y déceler la moindre altération. Tu subis un maléfice, non?"

Et comme Chiraz avait la main sur son claustra, il y avait posé ses yeux.
Il se leva alors et prit sa fiancée dans ses bras, avec un baiser un brin paternaliste, ou possessif?, sur le front.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mer 22 Sep - 13:37

Malgré qu'elle faignait la bonne humeur, sûre de sa cacher à merveille, Chiraz crut sentir comme une flèche dans sa carapace imaginaire.

« Y aurait-il quelque chose que tu devrais me dire? Un honteux secret? »

Elle rit, d'un rire qui sonnait vrai.

« On a tous nos secrets. . . »

Voilà, avec ça, il ne devrait plus trop poser de question. Du moins c'est ce qu'elle croyait. Seulement, Fafnir avait plein de ressources, et il en usait.
Si ça avait été dans un contexte différent, elle lui aurait demandé ce qu'était une présence rayonnante. La situation était si bien fait qu'elle n'eût pas à poser la question. Cette sois-disant présence devait être l'énergie, magique apparament. Pour une fois, elle aurait souhaité moins de puissance !


« Tu subis un maléfice, non ? »

La djinna garda le silence. Il avait le tir juste quand il s'agissait de la perturber. Au moins, il n'en avait pas conscience.
Le dragon lui baisa le front, comme un protecteur ou. . . non, la possession n'était pas possible. Chiraz, avec un homme possessif ? Mais elle n'y attacha pas d'importance.
Dans ses mains, elle prit celles, plus épaisses, de son aimable fiancé. Elle leva la tête pour le regarder dans les yeux. Mi-sourire, mi-contrariée, elle souffla :


« On ne peut rien te cacher ? »


Plus une déduction logique qu'une question. Elle lâcha ses mains, s'écartant de quelques centimètres. Devait-elle ?

* Ai-je le choix ? *

Chiraz ne souriait plus. Elle s'écarta encore un peu, afin que Fafnir puisse avoir l'entièreté de ses jambes dans son champs de vision. Lentement, elle remonta le drap, arrivant presque au ras du bas-ventre, puis pivota son pied vers l'extérieur. Ainsi, il pouvait voir le tatouage, des lettres scripts joliment faites.

« Ce sont des initiales, en kaliornien. . . celle d'un homme qui. . . enfin. . . qui veut m'épouser. »

Sauvée par le gong ! L'échanson prévint d'une nouvelle arrivée :

« L'Intendante Lilah El Ajit. »

Suite à l'approbation de Chiraz, elle entra. Ses longs cheveux noirs avaient été rapidement coiffés d'une queue de cheval, sa robe noire était resserée par une simple ceinture d'argent. Elle avait les trait du visage fins, les yeux verts en amande. C'est elle qui avait mentit à Fafnir, prétextant la maladie de la djinna. Elle ne fut pas gênée pour autant de constater que le secret était mis à jour. Lilah parla lorsque Chiraz l'autorisa d'un signe de tête, cherchant également à récupérer la confiance éventuellement perdue.

« Bonjour, Seigneur Fafnir, puis à Shereen : tu ne peux pas t'en débarasser. C'est un vieux sort de vaudou mélangé à d'autres, plus récents, que je n'identifie pas. Dans tout les cas il te faudra la poupée. Ne t'inquiète pas, même si elle se casse ou s'abîme, il ne t'arrivera rien. Ce qu'il faut c'est effacer la trace. »

Lilah jeta un regard bref à Fafnir avant de reprendre :

« Le Pasha Lakhdar Yervantian t'attend en ce moment même. »

Elle l'attendait celui-là, étant donné les lettres reçues. D'un ton neutre, la djinna lui répondit :

« Occupe-toi de lui. Propose-lui d'aller aux jardins et fais comme si tu ne savais rien.
- Comme tu voudras ! Je n'ai pas encore engagés d'espions, alors soiyez prudents. Il ne sait pas que vous êtes fiancés. . .
- C'est bon Lilah, nous en discuterons avec Fafnir. »


Chiraz se laissa choir sur le divan, tandis qu'une partie du jardin était aménagée pour recevoir Lakhdar sous les ordres de l'intendante. A travers le fin grillage ornemental, Fafnir et sa fiancée auraient le loisir d'observer la scène sans être vus.

« Je sais qu'il y a mieux comme fiançailles, dit-elle alors que le dragon paraissait se contenir ( pour l'instant ). La nuit où nous nous sommes quittés, c'est là qu'il s'est dessiné. »

Elle se tut, guettant les réactions de Fafnir. Elle ne le connaissait pas assez pour savoir si cet homme fort utiliserait ses puissants muscles contre le mobilier, ou elle-même, ou bien si il serait calme face à cette nouvelle. Elle ne savait même pas si elle pouvait manipuler son amour, et si c'était possible comment pouvait-elle s'y prendre ? Par conséquent, la djinna qui n'avait peur de presque rien se mettait à redouter les minutes qui suivraient.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Ven 24 Sep - 6:53

Fafnir ne dit rien quand Chiraz déclara que tout le monde avait des secrets, et il la laissa parler. Il ne disait rien, couvant Chiraz du regard, guère étonné de ce qu'il apprenait: d'autres hommes désiraient Chiraz, et ces hommes n'allaient pas déclarer forfait aussi aisément: le dragon cédait préparé autant que possible a voir les autres mâles désirer sa compagne. Cependant il ne s'était pas attendu a un maléfice si subtile. Lorsqu'elle le lâcha, il s'accroupit et regarda la jambe de sa bien aimée, la tenant dans une douce caresse et lentement il approcha et huma le tatouage magique, a la manière des dragons. Chose étonnante, et a ce moment, l'intendante apparu.

« Bonjour, Seigneur Fafnir, puis à Shereen : tu ne peux pas t'en débarasser. C'est un vieux sort de vaudou mélangé à d'autres, plus récents, que je n'identifie pas. Dans tout les cas il te faudra la poupée. Ne t'inquiète pas, même si elle se casse ou s'abîme, il ne t'arrivera rien. Ce qu'il faut c'est effacer la trace. »

"Bonjour intendante."

Fafnir laissa alors Chiraz se ressaisir et sourit en voyant le bref regard de la brune aux yeux émeraude. Avait-elle peur? Elle ne semblait pas. Tant mieux, il préférait avoir une femme forte dans l'entourage de sa bien aimée, pour la protéger.

Puis Chiraz fit envoyer un Pasha au jardin. Le dragon écoutait tout avec attention et lentement il approcha de sa bien aimée, passant derrière elle, la prenant dans ses bras, collant sa joue contre la joue de la jeune femme, la main gauche sur le ventre de Chiraz, la droite sur son cœur, captant le moindre battement de cœur de la jeune femme. Elle devait aussi sentir le cœur du dragon, qui était lent mais puissant, mais dont la présence de Chiraz le faisait battre aussi vite qu'un cœur humain au repos, bien que toujours plus lentement que la Djinna au sang vraiment très chaud.

« Je sais qu'il y a mieux comme fiançailles, dit-elle alors que le dragon paraissait se contenir ( pour l'instant ). La nuit où nous nous sommes quittés, c'est là qu'il s'est dessiné. »

"Je comprend Chiraz, mais c'est aussi parce que j'ai senti le maléfice que j'ai été aussi insistant pour entrer ici."

Lentement le dragon embrassa l'épaule et la gorge de sa compagne. Puis il huma l'air, et sa langue fut alors draconique, fourchue tel celle d'un serpent, alors qu'il cherchait a sentir l'odeur nouvelle, celle du Pasha. La présence olfactive, et enivrante, de Chiraz était cependant trop forte et la langue fit alors une douce caresse de l'oreille de la jeune femme, tout en reprenant forme humaine. La colère envers le Pasha et l'amour pour Chiraz étaient des émotions si animales que le dragon en éprouvait l'envie de se débarasser de ce déguisement, de s'envoler et de détruire le Pasha et son domaine.

"C'est ce Pasha, n'est-ce pas, qui a fait ça, non? L et Y, non? Je ne lis pas ta langue mais j'ai bien compris le problème. Nous pouvons l'affronter ensemble et je te promet de le faire parler. Nous trouverons la poupée. Surtout que je suis sûr qu'elle n'est pas loin, ce genre d'homme garde sur lui ses instruments de pouvoir."

Lentement la main placée sur le bas ventre de la jeune femme glissa sur le tatouage.

"Dommage que ta peau soit si douce, j'ai peur que le sortilège que je connais, pour retirer les marques magiques des écailles, ne soit trop puissant et t'arrache la jambe."

Murmura alors Fafnir comme si arracher une jambe avec un sortilège de soin était chose normale.

"Il nous faut donc la poupée."

Fafnir fit lentement pivoter Chiraz face a lui afin de l'embrasser. Si elle était pressée de voir le Pasha, elle n'aurait de toute façon pas le choix, personne ne pouvait quitter l'étreinte d'un dragon.

"A sa place j'aurais mis mon initiale ailleurs cependant."

Sourit alors Fafnir.

"Je l'aurai mise dans un cœur, juste ici."

Dit-il tendrement en désignant le sillon mammaire.

"Juste a côté de l'original."

Fafnir sourit doucement, prit la main de sa compagne et la tira alors vers l'armoire aux vêtements.

"Il va falloir trouver une tenue autoritaire qui exprime la puissance avant tout, qui montre bien que tu lui es inaccessible et supérieure, tu as cela, ou tes tenues sont toutes destinées a n'exprimer que ta fabuleuse sensualité et ta tendre féminité?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Sam 25 Sep - 12:49

Elle n'aurait pas eu l'air trop stupide sir Fafnir n'avait pas avoué avoir repéré le maléfice. Enfin ce n'était pas si grave, il ne lui voulait pas du mal et cherchait seulement à la protéger. Elle appréciait sans apprécier ce sentiment. Elle demeurait fière malgré tout ce qui pouvait lui arriver. Toutefois elle reconnaissait en elle-même que sans les autres, sa vie aurait été bien plus difficile.

Durant un instant le dragon eût sa langue d'origine, sans doute ce qui lui permettait de sentir plus facilement. D'abord concentré, il abandonna car la présence de Chiraz le dérangeant. Il lui lécha l'oreille, ce qui tira le premier rire de la djinna depuis trois jours.


« C'est ce Pasha, n'est-ce pas, qui a fait ça, non? L et Y, non? Je ne lis pas ta langue mais j'ai bien compris le problème. Nous pouvons l'affronter ensemble et je te promet de le faire parler. Nous trouverons la poupée. Surtout que je suis sûr qu'elle n'est pas loin, ce genre d'homme garde sur lui ses instruments de pouvoir. »

Il paraissait aussi enragé qu'elle, peut-être plus. Elle ne s'en plaignait pas pourtant, il avait de bonnes raisons de l'être, bien qu'il avait l'air assez brutal. Elle lui sourit et l'embrassa, comme pour le remercier de son soutient. Les mots n'avaient pas de place cette fois-ci.

Doucement, la main du dragon s'en alla sur le dessin, accompagné de ces paroles :


« Dommage que ta peau soit si douce, j'ai peur que le sortilège que je connais, pour retirer les marques magiques des écailles, ne soit trop puissant et t'arrache la jambe. »

Une seconde fois elle rit, puis elle lui répondit :

« Effectivement, ce serait embêtant d'être unijambiste. . . »

Il conclut que indéniablement, la poupée était nécessaire. Il l'embrassa, sans la laisser répondre, et ils s'enlacèrent. Elle n'était pas pressée de rencontrer Lakhdar. Depuis qu'elle le connaissait, Chiraz s'était attendue à quelque chose du genre, mais il avait réussit à la prendre par surprise.
Fafnir la détourna de ses pensées, décrivant ce qu'il aurait fait à la place du malpropre.


« On pourrait arranger cela, tant que ça ne trouble pas l'esthétique de mon corps, répondit-elle en lui rendant son sourire. »

Elle se laissa guider quand il l'amena face à une armoire.

« Il va falloir trouver une tenue autoritaire qui exprime la puissance avant tout, qui montre bien que tu lui es inaccessible et supérieure, tu as cela, ou tes tenues sont toutes destinées a n'exprimer que ta fabuleuse sensualité et ta tendre féminité ? »

Elle l'ouvrit avant de répliquer sur un ton taquin :

« Si tu sais te faire désirer, en un sens tu es placé au-dessus de l'interlocuteur. »

Dans l'armoire il n'y avait en revanche que des tuniques simples, quelques ceintures, car ses plus beaux vêtements ne se trouvaient sûrement pas ici, et il faudrait bien plus de place pour les contenir.

« Tu ne m'accompagnes pas ? demanda-t-elle. Il y a sûrement de très beaux vêtements à ta taille. »

Elle donna l'ordre qu'on lui apporte plus d'habits, ce que l'eunuque rapporta à d'autres, qui vinrent à deux pour charger la lourde malle quelques minutes plus tard, suivit de trois servantes. Tous les saluèrent, mais les hommes ne s'attardèrent pas, par pudeur, et que leurs fonctions ici étaient achevées.

Une des domestique ouvrit le coffre, et les autres l'aidèrent à étaler les vêtements, afin que Chiraz puisse choisir. Cette dernière enlaça le dragon, laissant les servantes à leur travail. Avec tout les accessoires en plus, elles en avaient pour un bout de temps.


« Ne t'en fais pas, je ne suis pas du genre à me laisser faire, dit-elle à mi-voix. Yervanthian va morfler, sois-en sûr. Ensemble, nous serons invincibles. En te voyant, il saura que c'est perdu d'avance. »

Puis elle l'embrassa avec tendresse, le prenant par les épaules.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Sam 25 Sep - 13:11

Chiraz se montrait douce et aussi prodigue en baisers que son fiancé et, chose appréciable, il réussit a la faire rire, malgré la gravité de la situation. Et elle semblait prête a porter la marque de son époux draconique. Cela apaisa quelque peu le monstre qui était pleinement éveillé au cœur de Fafnir.

« Si tu sais te faire désirer, en un sens tu es placé au-dessus de l'interlocuteur. »

"Oui, tout comme le faire patienter est une marque de mépris qu'il a mérité."

Fafnir sourit en voyant les domestiques apporter les tenues et il repoussa les servantes, délassant la tenue de la jeune femme. Lentement il lui embrassa la nuque et lui caressa les hanches, avant de saisir la tenue tombée aux pieds de sa compagne, dont il embrassa aussi les chevilles, avant de poser la tenue sur la malle.

"Tes connaissances sur ce point sont telles que je vais te laisser choisir nos tenues. Je ne connais pas assez ta culture pour savoir comment obtenir l'effet désiré."

Déclara alors le dragon, réaliste. Il se dévêtit alors totalement, n'étant guère gêné de montrer son corps nu et musclé, et désireux de Chiraz, a sa fiancée et aux servantes, la pudeur étant un concept parfaitement étrange aux dragons: il ne portait de vêtements que parce que cela servait a son costume.

"Alors quelles tenues choisie tu pour nous deux?"
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mar 28 Sep - 18:34

Fafnir agissait avec une sensualité légèrement déplacée en présence du personnel domestique, ce qui laissait Chiraz mi-amusée mi-troublée ; d'habitude c'était elle qui prenait plaisir à le faire.

Il éloigna les servantes venue pour la déshabillée afin de s'en occuper, et même plus, profitant de cet instant pour offrir à sa fiancée de douces caresses, qu'elle accueillait avec plaisir.
Comme si de rien n'était, il revint sur le sujet des tenues linéaires qu'ils auraient à porter.


« Tes connaissances sur ce point sont telles que je vais te laisser choisir nos tenues. Je ne connais pas assez ta culture pour savoir comment obtenir l'effet désiré.
- Inutile de connaître Kaliorn pour savoir quelles sont les couleurs symboliques de paix. . . et de vengeance, répondit-elle en souriant. »


Elle se retourna pour observer les vêtements dignes de leurs importantes personnes sans se soucier du dragon impudique. Entendant ses servantes pouffer, elle fut curieuse de savoir ce qui pouvait causer cet effet. A son tour elle rit, flattée, également l'envie attisée par ce corps aux muscles si parfaits, où la virilité tranchait nettement avec la féminité que la djinna dégageait. Elle voulait toucher, caresser, pouvoir faire rentrer l'envie en elle, elle qui était malgré ses 38ans toujours vierge ( bien que cela soit encore jeune chez les djinni ).

« Arrêtez de rire ! gronda-t-elle gentiment, sans pour autant se retenir.
- Tu auras de quoi faire la nuit de tes noces, taquina l'une des servantes en retour. »


Elle n'osa pas esquisser ne serait-ce que la plus minime des attentions. Peut-être devant des courtisanes, mais devant de simples domestiques cela lui était plus difficile.
Chiraz se détourna de son fiancé pour tenter de se concentrer sur leurs vêtements. elle avait dit rouge et déjà les femmes triaient par couleurs, par accessoires et par richesse. Elles ignoraient ce qui se passait mais elles connaissaient leurs devoir. La djinna désigna des caftans ayant la même couleur que le rubis, de même que des bijoux rehaussés de ces pierres comme des chaînes épaisses ou de lourdes ceintures masculines, de fins bracelets et colliers adaptés aux femmes.

Elle ne vit pas le dos zébré de Fafnir, les habilleuses ne laissaient pas le temps aux fiancés de s'attarder l'un sur l'autre. En revanche, le court instant que Chiraz avait eu pour observer le corps du dragon demeura un souvenir qui ne fit que titiller les pulsions du corps. Dommage que les servantes soient là. . . Inconsciemment elle soupira, tandis qu'elle ajustait un fibule retenant un voile sur son visage. Si Fafnir avait cru que tout le monde avait l'opportunité de voir les charmes de la djinna, il pouvait maintenant être rassuré, même si nous pouvons rappeler que Lakhdar l'avait déjà vu – c'était sûrement pour cela qu'il insistait tant.

Elle se retourna, constatant que le rouge, même si il accentuait la pâleur du dragon, valorisait ses yeux bleus éclatants. Il ressemblait de près à un prince étranger s'accoutumant pour une fiancée Kaliornienne. Elle s'approcha de lui, d'une voix souriante elle le complimenta :


« Tu es magnifique. »

Ils quittèrent le salon douillet pour s'en aller vers les jardins frais et parfumés, alimenté par quelques fontaines. L'eunuque les annonça. LES annonça. Les suivants qui accompagnaient Lakhdar furent coupés par le silence, Lakhdar lui-même était très surpris. Une expressions colérique passa sur son visage le temps d'une seconde, avant de plaquer une neutralité soudaine. Il était de la même taille que le dragon, le crâne dépourvu de cheveux, ses traits étaient durs, impassibles, son regard perçant. Sa peau tannée par le soleil ne souffrait d'aucune fatigue, habitué aux longues heures d'entraînements sous le soleil. Un azaran comme on en voit le plus souvent à Tal'Shek.

Il se leva des coussins moelleux, fier comme un djinn( puis en plus il en est un ). La tension était installée entre les deux mâles, palpables et dangereuses. Ils se détestaient par Amour. L'Amour engendre l'Amour, L'Amour fait naître la Haine, et la Haine n'a que la Haine pour descendance. Les courtisans s'en allèrent après un geste du guerrier.


« Que la paix soit sur toi, Yervanthian. »

La djinna prit place sans plus de mots, attendant que les deux protagonistes en face autant. Cela se fit au bout d'une lutte silencieuse qui fut concédée par Lakhdar.

« Tu t'amuses toujours autant avec les hommes ? ricana-t-il dans une agression retenue.
- Nullement. C'est eux qui s'intéressent à moi, non l'inverse, répliqua-t-elle sans perdre son calme. D'ailleurs, je te présente Fafnir, mon fiancé. »


Lakhdar serra les dents, sachant que s'énerver serait perdre.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mar 28 Sep - 21:11

Fafnir remarqua le trouble en Chiraz, et cela lui plut. Fafnir n'était pas télépathe, cependant l'excitation et le désirs dégageaient des phéromones bien particulière, et Chiraz était si odorante qu'il pouvait sentir ses sauts d'humeurs a des kilomètres: donc il n'avait aucun mal a sentir ce qu'elle ressentait. Et le sourire heureux le prouvait. Ils se penchèrent alors, nus, sur les vêtements, sous les rires des servantes. Et alors, Chiraz découvrit a quel point il la désirait. Le rire était plaisant et il vit les envies contradictoires de la jeune femme sur son visage. Il sourit alors et lui caressa la joue pendant qu'une servante la taquinait.

"Tu auras de quoi faire la nuit de tes noces"

"Pas que cette nuit là."

Sourit alors Fafnir, et il embrassa sa fiancée avant que Chiraz se détourne. Elle se consacra alors aux tenues et il l'observa, impressionné par l'énergie qu'humains et Djinns pouvaient consacrer a de telles futilités. Voir Chiraz se revêtir et se cacher afin de lui réserver ses charmes lui plut, cela flattait sa possessivité.
Quand aux habilleuses, Fafnir dut alors cacher sa surprise mais se laissa faire pendant qu'il était vêtu, coiffé et chaussé: il n'avait jamais laissé plus d'une femme le toucher a chaque siècle, et là en un instant, des dizaines de mains se retrouvaient a le toucher, le caresser, et a flatter son arrière train avec douceur, discrétion et timidité. Cependant cela n'éveilla pas de gêne et il offrit un visage indifférent aux domestiques: aucune ne s'enhardit, et il mit alors les attouchements sur le compte de la fébrilité. Sous forme draconique, il n'aurait même pas senti les mains!

Alors qu'ils étaient vêtus de rouge, Chiraz s'approcha et ils se sourirent:


« Tu es magnifique. »

"J'allais le dire."

Sourit alors le dragon avant d'embrasser de nouveau Chiraz. Il la suivit alors jusqu'aux jardins. Et même si la délicate odeur de Chiraz couvrait la plupart des odeurs, un mâle puait la haine. Un Djinn, pas un humain: dommage, il serait moins impressionnable. L'expression de colère du Djinn, bien que fugace, n'échappa pas au dragon, car la puanteur venait d'augmenter, tel un putois qui lâchait une boule puante…

« Que la paix soit sur toi, Yervanthian. »

« Tu t'amuses toujours autant avec les hommes ? ricana-t-il dans une agression retenue.
- Nullement. C'est eux qui s'intéressent à moi, non l'inverse. D'ailleurs, je te présente Fafnir, mon fiancé. »


Fafnir sourit alors, d'un rictus de prédateur, montrant brièvement ses crocs, dans un réflexe purement draconique. Et il se posa sur l'accoudoir a gauche de sa bien aimée.

"En théorie, deux humains se serreraient la main et échangeraient des propos hypocrites, en se déclarant enchanté. Mais aucun de nous deux ne l'est, humain."

Déclara alors Fafnir. Sa voix se faisait douce, et il souriait. Un sourire amusé, car Lakhdar serrait les dents. Mais la colère ne suffisait pas au dragon qui voulait instiller la peur dans le cœur du Pacha, le faire avouer, guérir Chiraz de la marque, puis tuer le Djinn de ses propres crocs. En attendant, il était en chasse, un genre particulier de chasse, et que c'était distrayant! Dès sa sortie de l'œuf on lui avait appris a ne pas jouer avec la nourriture, mais c'était diablement tentant!

"Nous nous demandons donc pourquoi êtes vous ici, comment avez vous trouvé le courage, ou l'impudence, de vous présenter a nous, après vos actes honteusement innommables."

Fafnir sourit alors:

"Et ne mentez pas, la puanteur que dégage votre haine ne suffirait pas a masquer votre mensonge."

Le Djinn avait-il chaud? Le dragon s'amusait a échauffer le Djinn, en élevant peu a peu sa température. Ce sortilège n'était pas aussi puissant qu'une bonne flamme mais il était plus qu'agaçant pour la victime qui en souffrirait sans trouver l'apaisement dans la mort, si Fafnir ne faisait rien. Et ce même si les Djinn étaient plus résistants que les humains a ce petit jeu, Fafnir en avait déjà grillé quelques uns par le passé.
Et dans le pire des cas, il pourrait le marquer a la griffe, ou a l'ongle, comme on marquait les bêtes au fer rouge, mais de propos humiliants. Fafnir joua brièvement avec cette idée, savourant l'ironie de marquer celui qui avait marqué Chiraz, avant de la repousser: il préférait Chiraz choisir le sort du Djinn, une fois qu'il aurait parlé: après tout c'était elle la Pasha ici.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Jeu 30 Sep - 17:30

( Lakhdar Yervanthian )

Il n'avait pas vraiment regardé Chiraz, plus occupé sur le jeune homme qui l'accompagnait. Un brun aux yeux bleus, probablement du nord. Ce qu'il ne pouvait identifier à présent, c'était sa race. Sûrement pas un humain. Chiraz n'en voulait pas, comme la plupart des djinni. Leur vie est bien trop courte. Mais ce n'était pas un elfe non plus, ils s'éloignaient rarement de leurs forêt et il n'en avait pas le physique. Peut-être un djinn également. . . Si c'était le cas, d'où venait-il ? Il y avait peut-être une autre forme de cette race de feu, plus résistante au froid, car vivre à Benklys n'était pas du tout bon.

Ainsi, Fafnir voyait la race humaine comme étant inférieure mais également comme lâche. Lakhdar se contrefichait de ce point de vue. Il avait encore du mal à réaliser que Chiraz était fiancée. Il avait tenté par plusieurs façons de la conquérir, jusqu'à finalement s'imposer. Et voilà qu'un nordique se pointe pour tout faire rater !

L'étranger lui demanda des informations. Un instant il perdit le fil de conversation, observant Chiraz. Une fois, il l'avait vue. Elle s'était simplement présentée à eux, sans cérémonie. Pour une fois il sembla qu'ils s'étaient rapprochés, même si au final elle s'était moquée de lui. . . et qu'il lui rendit la pareil. Aujourd'hui, elle se cachait comme si il ne s'était rien passé, et son regard était neutre. Il se demanda si Fafnir l'avait déjà entièrement vue. . . On raconte chez les servantes que son corps suscite les envie de tous. Reza lui en a fait part également.. Le djinn aurait aimé le voir, juste quelques secondes, par curiosité. Il voulait se lever et la débarrasser de tout ce qu'elle portait.
Lakhdar fut ramené à Fafnir toujours souriant.


« Et ne mentez pas, la puanteur que dégage votre haine ne suffirait pas a masquer votre mensonge. »

Bizarrement, il senti la chaleur l'envahir. Oui, la chaleur. Pour un djinn c'est étrange mais, aujourd'hui ce fut le cas. Cela ne dura pas, bien vite il vit la djinna porter la main sur celle de Fafnir, avec affection. Elle le regardait sans comprendre, sollicitant la protection de l'étranger. Il rit, de sa voix grave, et se leva.

« Si tu savais à quel point Chiraz et moi sommes proches maintenant, tu n'aurais pas perdu ton temps à parler. »

Le djinn retroussa sa manche gauche, montrant l'intérieur de son poignet.


« La marque n'est plus sur la poupée, il les toisait tranquillement, satisfait. Le sorcier a bien fait son travail je dois dire. Même si, je dois bien l'admettre, te laisser souffrir me dérange. »

Il ne d'étailla pas sa dernière phrase, à savoir que le sort était à sens unique, ni qu'à chaque sensation forte, particulièrement violente, c'était elle qui en ressentirait la plus grande partie. L'effet avait été long et n'avait pour l'instant pas trop atteint la djinna, mais cela n'avait pas finit de croître. Cela lui permettrait d'utiliser Chiraz comme bouclier, il était content d'avoir de tels avantages.

_______________

( Chichi )

C'était la première fois qu'elle pouvait affirmer avoir eu chaud. Lakhdar les regardait comme si ils étaient vaincus. Après cette brève explication, elle comprit comment il voulait procéder, probablement la soumettre. A quoi bon ? Si elle se faisait mal, il le sentirait aussi. Du moins c'est ce qu'elle croyait, et elle ne voyait pas cela comme une défaite.

Pour l'instant, il est vrai, Fafnir et elle ignorait la solution. Mais chaque problème en a une, et les fiancés étaient prêts à la trouver. Et elle, elle était prête à absolument tout. Même à dire ce qui n'était pas forcément vrai. Elle conserva son calme, bien qu'elle resserra sa main sur celle du dragon.


« Tu auras beau dire, au final, c'est moi qui choisirait. Tout mon amour, tout mon être, seront destinés à Fafnir. Accepte-le maintenant, tes menaces n'y changeront rien. »

Lakhdar ne parut pas atteint par cette dernière réplique. Il voyait bien qu'elle était déterminée, mais il ne voulait pas la laisser à un autre homme. Regardant Fafnir droit dans les yeux, il lui dit :

« Il faudra bien une fin. Et je ferais en sorte qu'elle me soit favorable. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Jeu 30 Sep - 21:02

Fafnir avait remarqué que le pacha ne s'intéressait pas a lui, et était devenu la poupée a la place de la poupée… Donc que faire? Fafnir chuchota a une jeune femme de l'entourage de Chanya, une belle petite rousse aux yeux émeraude du nom d'Astrid d'aller porter un ordre, et il se tourna tranquillement vers le pacha, tout en caressant doucement la main de Chiraz pour l'apaiser. Les dragons avaient une vue supérieure a la vue humaine: et il avait donc vu que Chiraz avait eu aussi chaud que le pacha.

Le dragon se leva alors et marcha lentement, approchant du pacha, qu'il saisit par le col et souleva a la force de sa main, comme s'il s'agissait d'un enfant, ou d'une petite peluche.

"A la fin, c'est toujours les mêmes qui gagne vous savez, et celui qui gagnera… C'est moi. Vous vous croyez fortiche avec votre sorcier et vos sortilèges, alors même que vous laissez votre fils se balader dans NOTRE palais?"

A ce moment Astrid vint. Elle était comme tout a l'heure tout de noire vêtu, d'une simple tunique moulante et décolletée, mettant ses courbes généreuses en valeur, dotée de longues manches. Elle avançait pieds nus, et ne semblait avoir nul trace de maquillage. A l'opposé du décolleté, le dos est nu et une flamme est tatouée au creux des reins, a l'aide de la magie de Fafnir. Tatouage ou marque au fer? Ni l'un ni l'autre même si ça ressemblait plus a la deuxième possibilité. Une marque que seul un dragon pouvait effacer. Faudrait-il donc un sorcier pour effacer celle de Chiraz? Fafnir n'espérait pas mais il ne pouvait faire d'essais sur Chiraz.

"Seigneur Fafnir, nous sommes prêts."

Déclara alors la jeune femme d'une douce et innocente voix. Elle semblait être l'innocence incarnée et le regard affectueux qu'elle posa sur Chiraz et Fafnir montrait la plus grande des fidélités. Fafnir sourit alors et poussa le pacha sans ménagement, le guidant alors qu'Astrid venait prendre le bras de Chiraz avec une extrême douceur, afin de la guider.

Le groupe suivait d'étroits couloirs puis pénétra dans un cachot, passant devant quatre femme: une petite asiatique, une grande noire, et deux nordiques aux yeux bleus, une brune et une blonde, grandes elles aussi. Elles avaient la même tenue qu'Astrid et portaient la même marque dans le creux des reins. Elles fermèrent le cachot derrière Chiraz, mais aucune ne pénétra. Elles ignoraient encore tout du secret de Fafnir même si bientôt elles sauraient. Recrutées parmi les courtisanes de Chiraz, elles avaient été choisies pour la pureté de leur cœur et leur loyauté envers Chiraz avant toute chose.

Cependant maintenant le Pacha, Chiraz et Fafnir étaient seuls avec… Le fils du pacha suspendu par les pieds au plafond de la salle gigantesque: des trolls auraient pu avoir une réunion de famille ici, et de l'eau claire s'écoulait en son milieu. Fafnir caressa alors doucement Chiraz:

"N'ai pas peur mon amour, mais je crois savoir comment le faire parler. Cela nécessite que je montre mon vrai visage, alors surtout n'ai pas peur."

Fafnir embrassa brièvement Chiraz puis se tourna vers le pacha.

"Je ne peux vous toucher, mais vous n'avez pas protégé votre fils. Monumentale erreur."

Fafnir n'avait plus sa voix humaine, doucement autoritaire mais ferme, sans appel. Il parlait dorénavant de sa véritable voix, draconique. Et celle-ci était grave, presque gutturale, sans aucune douceur décelable par une oreille humaine.

"Donc soit vous parlez, soit il souffre. A vous de décider."

Et tout en disant cela, Fafnir se transforma: il tomba a quatre pattes, et la peau se couvrit d'écaille, la queue poussa et le museau se forma alors que Fafnir grandissais. Sa taille commença par doubler mais bientôt c'est dix mètres de long qu'il fit, alors que ses crocs et griffes faisaient pas moins de quinze centimètres pour les plus petites.

Et la griffe du dragon déchira alors la cuisse du fils, tandis que Fafnir souriait au pacha.

"Alors, on va parler maintenant?"

Et Fafnir posa une griffe sur le pacha, afin de le retenir: il ne pourrait jamais bouger ou fuir.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mer 13 Oct - 13:53

Devait elle se vanter d'être autant l'objet de convoitises au point de créer des convoitises ? En réalité, tant que cela ne dérangeait pas sa vie, elle n'en avait rien à faire. Mais voilà qu'actuellement, il en était autrement. Elle détestait ses possessions actuels, plus encore ceux qui s'y intéressaient. Chiraz n'était pas sans savoir qu'elle était une femme attractive, et bien qu'au début cela l'amusait aujourd'hui cela l'agaçait.

Fafnir était sûr de lui, il agissait avec calme. Cela mettait le doute en son rival, qui n'aimait pas ce comportement. Lakhdar tentait d'avoir la même attitude, et jusqu'à présent il se débrouillait bien. Seulement, le fiancé draconique plaça toutes les chances de son côté, n'en laissant aucune à Lakhdar. Il fit une démonstration de sa force en le manipulant tel un jouet qui vint à tomber entre les mains d'un enfant maladroit.


« A la fin, c'est toujours les mêmes qui gagne vous savez, et celui qui gagnera… C'est moi. Vous vous croyez fortiche avec votre sorcier et vos sortilèges, alors même que vous laissez votre fils se balader dans NOTRE palais ? »

Seul le silence méfiant de Lakhdar fut une réponse, puis une suivante interrompit la courte confrontation. Astrid, une des femmes les plus fidèles au couple enflammé, les guida alors aux cachots. La djinna avait une idée de ce qu'ils allaient y trouver, tout comme leur invité, inquiet pour sa progéniture.

Les voici maintenant au nombre de 4 : un jeune homme prisonnier, son père, un brave guerrier désormais marionnette, un dragon passionné et une djinna ensorcelée.

Le fiancé de Chiraz était très affectueux envers elle, mais cela ne rendait plus Lakhdar jaloux. Horrifié, il regardait son fils précédemment drogué, impuissant.


« N'ai pas peur mon amour, mais je crois savoir comment le faire parler. Cela nécessite que je montre mon vrai visage, alors surtout n'ai pas peur. »

Elle n'avait pas peur, et ce vrai visage elle voulait le voir. Elle voulait voir à quel point son futur mari était fort, savoir qui elle allait épouser. Et cela se passa : la peau laiteuse se couvrait d'écailles, le faciès s'allongea en un museau, une queue s'étira. Il n'y avait plus le charmant chevalier, lais un dragon noir, bien plus grand qu'elle, magnifique dans sa grandeur. C'est alors que Chiraz sentit la satisfaction pointer son cœur. Fafnir imposa un dilemme qui rappela à la jeune djinna pourquoi ils étaient là. Sans état d'âme, montrant qu'il ne plaisantait pas, son fiancé blessa le jeune homme qui, malgré la drogue, hurla de douleurs. Le visage de Lakhdar se tordit en grimace, puis il se tourna vers Chiraz.

« Tu n'es qu'une traîtresse, une sorcière ! »

Insultes qui n'atteignirent pas la djinna. Le guerrier s'écria alors à Fafnir :

« Laissez-le ! Tiens ! La noire défait le sort, l'autre s'injecte là où il y a le tatouage. Libère-le maintenant ! »

Il donna deux flacons, espérant que le cauchemar allait prendre fin. Ce serait le cas, mais pas comme il s'y attendait. Chiraz défit le voile qui couvrait son visage, montrant un sourire bien angélique, mais un regard contradictoire. Sentant un changement de situation, Lakhdar demeurait perplexe et anxieux.

« Tue-les, Fafnir, dit-elle calmement. »

Elle n'était pas la seule à en avoir envie. Le dragon se ferait un plaisir de s'occuper de cette charge.
Les récipients en main, elle quitta le cachot. Elle dépassait la satisfaction, elle était bien plus que contente. Cette journée qui commençait mal se terminait si bien. . . Les fiancés pourraient bientôt se reposer, et le mariage serait annoncé demain. S'offrir à une telle puissance, voilà ce dont elle avait envie, et Fafnir était cette puissance.


Dernière édition par Chiraz Abd'Al Tahar le Lun 18 Oct - 19:40, édité 3 fois
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mer 13 Oct - 15:04

Fafnir sentait son envie de sang grandir. Mais cela n'était pas visible: Par contre la peur de Lakhdar l'était elle et cela amplifiait l'appétit du dragon. Il approcha lentement du pacha alors qu'il insultait Chiraz, les crocs bien en vues, et finalement il céda, offrant le flacon a Chiraz qui partit, après avoir prononcé trois mots. Le dragon sourit alors et frappa le pacha de sa queue, l'assomant. Il avait envie de jouer mais d'abord… Il reprit forme humaine et appela Astrid.

"Drogue les moi, qu'ils soient ivres, et conduis les a leur carosse. Qu'ils passent par le plus vieux pont enjambant cette rivière en amont.
-Ce sera fait selon vos ordres, Mon Seigneur.
"

Dit-il alors en montrant le cours d'eau qui passait dans les cachots, puis il partit, laissant Astrid et des serviteurs le faire. Il avait apprécié la réponse de la jeune femme. Finalement il rejoignit ledit la plus haute tour du palais, observant au loin ledit pont, et sourit en voyant passer le carrosse. Utilisant sa magie, il fit éclater les piles du pont sous une intense chaleur, et ce dernier s'effondra sous le carrosse, avec le pacha et son fils. Fafnir redescendit alors au cachot: de nombreux corps et débris se pressaient contre la grille: il y avait quelques survivants emportés par le courant: Fafnir prit forme draconique, ouvrit la grille, saisit le pacha et son fils, puis frappa de sa queue les autres rares survivants: les coups se confondraient avec des blessures de roche, surtout qu'il les avait précipité contre le fond de l'eau. Fermant la grille amont, il ouvrit la grille aval pour les morts, après avoir vérifié les corps un par un, puis il la ferma et se tourna vers le pacha et son fils, terrés dans un coin, désormais pleinement éveillés, il sourit alors, en parlant de sa voix draconique:


"Chiraz m'a demandé de vous tuer, alors cela sera fait."

Et aussitôt Fafnir se jeta sur le pacha et son fils frappant le fils directement de sa mâchoire, l'attrapant par la jambe avant de se redresser jusqu'au plafond, et de croquer: la jambe se détacha alors et il l'avala pendant que le jeune homme tombait au sol en hurlant, puis l'impact fit un bruit mou, quelques os craquèrent, dont des vertèbres, puisqu'il était tombé sur la tête, et il n'y eut plus de bruit. Fafnir sourit alors au pacha.

"Tout le monde vous croit mort dans un accident, et je ferais disparaitre toute preuve contraire."

Fafnir sourit alors au pacha et entreprit de dévorer le fils en seulement deux bouchées. Le pacha en larme fonça alors sur Fafnir, en lui jetant des pierres: les flammes que le dragon cracha firent exploser les pierres en vol et la pierre en fusion vint brûler les mains du pacha qui avait voulu se protéger le visage.

Et soudain il tomba, frappé: le dragon avait utilisé sa queue, brisant plusieurs côtes, le faisant tomber le visage contre une autre pierre, et dorénavant, le pacha faisait des bulles de sang avec le nez. Cela fit rire le dragon, un rire grave et terrifiant, et il frappa le pacha d'une griffe, lui éventrant la cuisses avant de le soulever, après avoir planté la griffe dans le fémur. Sous le poids du pacha, l'os se craquelait, tel du bois dont les fibres rompaient l'une après l'autre. Fafnir sourit et déclara alors:

"Je crois pouvoir offrir mort plus horrible."

Et aussitôt Fafnir avala, sans mâcher, le pacha: il tomba au fond du gosier du dragon: le proventricule allait imbiber le pacha de sucs digestifs, puis le gésier le broierait avec des pierres, mais il serait mort bien avant, après digestion. Fafnir se coucha alors et attendit de digérer. Il sentait peu a peu l'homme perdre la vie alors qu'il cessait de se débattre.

Finalement Fafnir ayant digéré, il reprit forme humaine et rejoignit Chiraz, le tout après un bain dans la rivière. Il se demandait ce que sa bien aimée lui réservait.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Lun 18 Oct - 21:59

A peine sortie, elle s'abreuva de la première potion. Noire comme l'encre, au goût infecte, elle fit grimacer le joli minois de Chiraz. Elle crut boire un mélange de poivre et de vinaigre. S'ensuivit les sensations : une brûlure vive, douloureuse, qui passa par sa gorge, sa poitrine et ses reins. Elle vacilla, manquant de justesse de s'effondrer. A l'instant, cela fut pourtant le goût et la sentiment de sa liberté retrouvée.

Elle remonta les marches, retrouvant une luminosité naturelle. Un instant, elle prit le temps de faire un point rapide. Cette année avait été riche, pleine d'imprévues. Cette rencontre à Argus, la connaissance de sa situation, ce voyage à Florissant, ses aventures avec Ourm, la découverte de son père en vie, le mariage d'Asima. . . et bientôt, son mariage. La djinna n'avait pas vraiment pris le temps d'évaluer sa vie, et elle avait une excuse à cela : elle la vivait pleinement. Elle n'avait pas le temps de s'interroger, du moins elle ne le trouvait pas. Et voilà que les mots se posèrent dans son esprit. . .


* Que vais-je faire de ma vie ? *

Elle soupira, perdue dans une foule de pensées. C'est à peine si elle avait conscience de ce qui l'entourait. Les serviteurs la saluaient, on l'annonçaient de part et d'autres dans le palais. Une main se posa sur son épaule, celle de l'élégante Lilah. Elle s'était changée, avait opté pour plus de charme dans sa tenue, contrairement à celle plus passe-partout qu'elle revêtait ce matin. Ses cheveux étaient retenus en une complexe coiffure, son caftan vert ne cachait pas ses courbes gracieuses, au contraire. Elle avait une poitrine moyenne mais très valorisée, et ses hanches fines se laissaient moulées, les faisant rouler à chacun de ses pas. Elle était bien plus grande que Chiraz, sans pour autant dépasser Fafnir.

La djinna se tourna, ravie de retrouver son amie. Elles s'en allèrent à la piscine, cachée par l'ombrage des arbres et les fleurs. Là, personne n'irait les embêter. Seuls quelques eunuques gardaient les environs, attentifs.
Chiraz profita de l'intimité pour dire qu'elle avait le remède et savait comment l'utiliser, aussitôt Lilah chercha une seringue et de quoi nettoyer la peau. Elles discutèrent un peu, auparavant.


« Ton fiancé t'aime au point de tuer pour toi ? Penses-tu que ce soit une bonne chose ?
- Il m'est fidèle, à moi et mes opinions.
- Bien sûr, cela fait de toi une femme comblée !
- Pour l'instant, je n'ai besoin de rien d'autre. Tu sais très bien que je n'ai pas beaucoup de choix, alors cesse tes sarcasmes.
- Tu peux la faire à d'autre, mais pas à moi Shereen ! J'ignore ce que t'as fait cet homme, mais ce dont je suis sûre, c'est que tu attends plus de lui ! »


La djinna se contenta de rire, sans répondre. Lilah demeura quelques secondes impassible, avant de rire à son tour, plus par amusement que par approbation.

« Fais-voir cette vilaine tâche qu'on en finisse ! »

Chiraz se dévêtit jusqu'à ne plus porter qu'une tunique. Allongée sur le bord de la piscine, elle regardait naïvement le ciel, laissant faire l'intendante, puis. . . un cri se coinça dans sa gorge, Lilah enchaîna en plaquant sa main sur la bouche de la djinna. Inutile d'ameuter le pays, mai c'est elle qui faillit crier lorsque sa main fut mordue. Drôle de spectacle, enfin. . . passons.

Fafnir ne pouvait donc pas comprendre pourquoi, lorsqu'il arriva, il retrouva sa fiancée dupée. Oui, dupée, riant pour rien et racontant n'importe quoi. L'alcool et quelques remèdes à base de plantes douteuses l'avaient bien aidée à atténuer la douleur, c'était déjà ça de moins. Non pas que la seringue fut la coupable, mais le remède lui donnait l'impression que sa cuisse se déchirait, cela dans une souffrance qu'elle ne put soutenir. En clair, elle était aussi déstabilisée que la suite de Lakhdar, quelques heures plus tôt. En le voyant arriver, Lilah se précipita à sa rencontre.


« Bonsoir Seigneur Fafnir, que la paix soit sur vous. Chiraz n'est pas dans son état habituel, j'ai du lui administrer quelques drogues afin qu'elle ne souffre pas trop, mais les effets commencent à s'estomper. Je la laisse entre vos mains. »

Elle s'en alla, retournant à ses mystérieuses affaires. La djinna, qui n'avait pas toute sa tête, était pourtant calme d'apparence. Elle n'avait plus rien à voir avec sa tenue chargée et son voile qui la cachait. Ses cheveux se libéraient sur son corps, elle n'avait conservé que la simple tunique de tout à l'heure. Allongée sur le ventre, les pieds battants l'air, la tête entre ses mains, elle regardait la piscine comme i une sirène allait en sortir. Fafnir n'aurait pour le moment rien, bien qu'elle soit plus facile à influencer dans cet état. Elle releva la tête le regarder et lui sourire.

« J'aimerais des poissons, de jolis poissons dans la piscine. . . mais que si l'eau est doré, ça ne ferait pas joli. »

Répétitions abusives, vocabulaire restreint, idée farfelue, Chiraz n'en était pas encore au summum de la bêtise. Dans un instant de clarté, elle dit sérieusement :

« Lilah est partie préparer le mariage. Elle a dit qu'elle verrait pour les poissons aussi. . . elle a dit plein de choses et c'était gavant. »

Et elle replongea son regard dans le bassin aux premiers abords vides, et pourtant rempli du ciel crépusculaire. Second instant de clarté, fixant toujours cette eau pleine de couleur :

« Sont-ils morts ? »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mar 19 Oct - 5:33

Fafnir arrivait donc près de sa bien aimée Chiraz Abd'Al Tahar. A ce moment, Lilah l'intercepta et lui parla. Il sourit alors amusé, comme il l'était toujours devant la faiblesse des humanoïdes qui cédaient a la moindre drogue. Il fit un poli baise main a Lilah et déclara alors:

"Merci de m'avertir, et merci pour votre fidélité envers ma fiancée. C'est admirable et je vous en remercie chaleureusement."


Déclara alors le dragon. Ensuite, il se tourna vers Chiraz et approcha doucement, regardant avec envie le corps de sa bien aimée, bien que conscient qu'il devait attendre leur nuit de noce: il avait satisfait sa soif de sang, restait ses soifs de sensualité et de tendresse. S'agenouillant, il entreprit de caresser les jambes de la Djinna et blottit son visage contre les pieds, inspirant tendrement et profondément leur parfum, puisque les dragons noirs aimaient les odeurs douces et fortes a la foi.


"Oui ce serait sympa des poissons, même si je risque de les croquer."


Sourit Fafnir, avec humour, avant d'embrasser les talons de la jeune femme. Lentement il commença a lui masser les pieds alors qu'il les couvrait aussi de baisers.


"Je suis content que Lilah prépare le mariage, elle est peut-être gavante, mais elle est fidèle."

Se frottant la joue contre les pieds, couvrant les orteils, talons et voutes plantaires de baisers, il entreprit alors de les lécher quand, soudainement, elle lui demanda s'ils étaient morts. Fafnir sourit alors, doucement, sentant le gout du sang dans sa bouche, bien qu'il fut dorénavant complètement remplacé par le parfum des pieds de sa bien aimée.


"Oui ils sont morts, mon amour."

Sourit alors tendrement le dragon. Il recouvrait doucement les pieds de la jeune femme de sa salive, alors qu'il les léchait avec tendresse, yeux clôt.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aiedaïl Lullaby

avatar

Féminin Age : 30
Messages : 49
Date d'inscription : 02/10/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Sam 23 Oct - 16:31

Une certaine effervescence avait régné toute la journée dans l'enceinte du palais de Jade, aussi la jeune Aiedaïl n'avait pas spécialement portée attention aux évènements. Les courtisanes étaient en ébullition et l'herboriste très prise par ses occupations. Nombre d'entre elles s'étaient blessées récemment. Blessures légères et superficielles, mais en plus d'être douée pour les plantes, elle était d'une compagnie appréciée par ces dernières qui lui enviaient parfois sa liberté de mouvement. Certaines en viendraient presque à se sentir mal exprès pour la faire venir et ainsi partager les dernières nouvelles d'un point de vue extérieur.

Cependant, un détail fini par la troubler dans l'après-midi. Elle avait aperçue Lilah faire de nombreux aller retour et maintenant, là voilà qui avait presque dévalisé son stock de drogues anti-douleur. Si tout était destiné à une seule personne cela risquait d'être très dangereux. Mais, à part pour Chiraz, Lilah n'aurait jamais ce genre de chose. Pourquoi n'avait-elle pas été avertie si Dame Chiraz était blessée? Elle était pourtant là pour ça?

Inquiète plus que contrariée, elle décida de se mettre en quête de la Djinna. Ses appartements se révélèrent vides, les couloirs aussi avant qu'un eunuque ne puisse enfin la renseigner. La piscine. Elle s'y dirigea d'un pas peut-être un peu plus vif qu'à son habitude, trahissant une certaine anxiété. Arrivée à l'entrée des lieux, elle entendit la Djinna avant de la voir. Et apparemment elle n'était pas seule. Tant pis, elle devait s'assurer qu'elle allait bien.

Reprenant une allure plus lente, elle se rapprocha Chiraz sans masquer son arrivée. Elle était cependant très discrète, nature à sa forme elfique. Une fois à distance raisonnable, elle s'arrêta le temps de signifier sa présence par la parole, puisqu'elle n'avait pas encore été vraiment remarquée.


"- Dame Chiraz, pardonnez-moi de vous importunez, d'autant plus que vous êtes accompagnée, mais je tenais à m'assurer du bon usage des potions que j'ai confiée à Lilah. Comment vous sentez-vous?"

Elle se tenait droite, un peu cérémonielle peut-être, mais préférait se plier au protocole en présence d'étrangers. Le seigneur présent aux côtés de la Djinna lui inspirait un étrange respect, profond et latent. Comme quelque chose d'enfoui loin en elle. Cependant, elle resta d'une parfaite neutralité, attendant un mot ou un geste de Chiraz à son attention. Cette dernière semblait encore perdue dans les brumes de sa médecine mais les effets étaient en train de se dissiper. Mais au vu de la dose qu'elle avait du prendre, un petit coup de main ne serait pas de trop.

Elle sortit du sac qui l'accompagnait toujours un petit tube d'une jolie teinte ocre. Il n'était plein qu'au quart, mais cela serait bien suffisant. Elle le tendit en direction de l'homme imposant présent à ses côtés.


"- Faites-lui boire ceci. La brume des médicaments se dissipera ainsi bien plus rapidement, croyez-moi."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Lun 25 Oct - 21:36

Tendre et calme, Fafnir demeurait patient face à l'état de sa fiancée. Il était toujours aussi docile, comme à chaque fois qu'il se trouvait en sa présence. Ramenant ses pieds à son visage, approuvant l'idée de Chiraz. Il poursuivit ses caresse et entreprit un massage auquel la djinna s'abandonna. Elle n'avait compris la blague ( ce n'est pas une nouveauté ) de Fafnir mais sourit en l'entendant rire.

Elle croisa les bras et y enfouis sa tête, écoutant son avis sur Lilah. Oui, elle était fidèle. Une fidélité inexpliquée, mais bien présente, sincère. Sous son apparence fragile et élégante, Lilah n'était autre qu'une guerrière avisée, une amie depuis la sortie de sa lampe également. Elle éprouvait beaucoup d'amour à l'égard de Chiraz, semblable à celui donné par Fafnir mais peut-être pas aussi fort. L'Intendante n'avait jamais eu à tuer qui que ce soit pour la belle, et elle n'était probablement pas autant passionnée que le chevalier de Benklys.

Chiraz n'écoutait déjà plus lorsque son fiancé lui apprit la nouvelle. Elle sentait sa tête lui tourner et voulu se lever, mais les baisers la retinrent, le plaisir qu'elle ressentait l'empêcha de faire le moindre geste. Elle se retourna et finalement se dégagea de Fafnir. Qui serait assez fou pour commettre les meurtres de personnages aussi importants ? Même par amour, elle ne trouvait pas la raison valable, seulement que savait-elle, elle qui n'aimait pas ? Elle cessa de s'interroger, n'ayant en tête que des têtes de poissons flottants dans l'eau comme image, et se leva enfin pour s'éloigner de son fiancé.

Chaque pas qu'elle faisait lui donnait l'impression de progresser dans des vapeurs, jusqu'à ce qu'une voix s'élève de nulle part. Enfin nulle part pour une droguée alcolo, sinon elle provenait de la douce Aiedaïl. Elle se tint la tête, sans la tourner en direction de son interlocutrice.


« Je vais bien, souffla-t-elle. »

Toutefois, elle le croyait. Elle s'adossa à un arbre, regardant l'elfe donner des recommandations sans plus se quérir de l'avis de Chiraz. Outrée, celle-ci lança d'un ton fâchée :

« Dispose, personne ne t'as demandée ici. »

Fafnir approcha quand même, préférant suivre les conseils d'une experte plutôt que ceux de. . . d'une femme qui n'a plus toute sa tête. Ne supportant cette assistance, elle renvoya d'un revers de main la potion qu'on lui portait et récupéra plus de distances.

« Cessez ! s'écria-t-elle, sourcils froncés. Je n'ai besoin que de repos ! »

Elle espérait bien faire comprendre que c'était elle qui décidait, comme tout les bourrés qui pensent être en état de prendre de bonnes décisions, sages et pour le bien de tous, et qui se trompaient bien souvent hélas !
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Lun 25 Oct - 22:10

Bon, une jeune femme arrivait avec la solution miracle, sans se présenter. Une elfe, jolie d'ailleurs. Elle réveillait des souvenirs enfouis en Fafnir. Cependant ça n'était pas l'important: Chiraz l'avait repoussé alors qu'il se délectait de ses petons et, dorénavant, elle s'énervait contre eux.

« Je vais bien, souffla-t-elle. »

"Oui, mais après tu iras merveilleusement bien."

Le dragon prit alors la potion, suivant les recommandations de l'Elfe.

« Dispose, personne ne t'as demandée ici. »

"Restez, Miss?"

Par réflexe, je demandais a l'elfe son nom, et je m'approchais de Chiraz qui fit voler la potion de mes mains: je ne m'étais pas méfié et voila la potion a terre.

« Cessez ! s'écria-t-elle, sourcils froncés. Je n'ai besoin que de repos ! »

"Parfaitement, tu as besoin de repos, et nous allons donc nous occuper de toi, on va rejoindre le lit, et tu vas simplement te reposer."

Fafnir saisit délicatement Chiraz, et lui vola un baiser sur ses lèvres avant de la soulever et de la mettre sur une de ses épaules.

"Suivez moi, miss Lullaby."

Fafnir porta alors Chiraz jusqu'à la couche la plus proche. Il l'allongea alors, et se coucha auprès d'elle, l'enlaçant avec une ferme tendresse, tout en lui caressant le front.

"Auriez vous une autre idée Miss Lullaby?"

demanda Fafnir a la guérisseuse, avant de chuchoter a l'oreille de la Djinna:

"Je t'aime, mon ange, n'est pas peur, je suis avec toi."
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aiedaïl Lullaby

avatar

Féminin Age : 30
Messages : 49
Date d'inscription : 02/10/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mar 26 Oct - 18:43

Elle s'adressa à Chiraz d'une voix douce et mélodieuse, sans aucune forme d'animosité ou même de rancune alors que ces propres paroles à son égard pouvaient se révéler blessantes.

"- Je suis libre de mes mouvements et n'ai besoin d'aucun ordre pour me rendre là où mes compétences sont utiles."

Dès que la djinna ouvrit la bouche, elle sut qu'elle avait eu raison de venir. Les drogues qu'elle avait utilisées en trop grandes quantité voilaient complètement son esprit. Rien de bien méchant, mais ce n'était certes pas le moment pour ce genre de petites excentricités. Et puis, elle se sentait un peu responsable de son état. Elle aurait du se méfier des allers et venus suspects de Lilah dans sa réserve.

Évidemment, Chiraz ne serait pas facile à approcher dans cet état. La façon dont elle la renvoya lui arracha un mini soupir. Comme si elle allait lui obéir. Dans l'état actuel des choses, c'était à elle de prendre des décisions, la voix du guérisseur valant plus que celle du patient quel qu'il soit. Ce fut l'homme qui tenait compagnie à la djinna qui lui offrit son soutient. Ils ne seraient pas trop de deux pour lutter contre la Chiraz des mauvais jours.

Elle se présenta comme l'herboriste au service personnel de la djinna mais aussi du harem. Il me salua courtoisement avant d'écouter mes recommandations mais Chiraz fit voler la potion et cette dernière finit sur le gazon, dans une nouvelle envolée lyrique de la djinna. Pour le coup, Aiedaïl fut un peu plus irritée. Ce genre de substance n'était pas à jeter aux orties.

Elle laissa le chevalier 'ramasser' et porter Chiraz jusqu'à ces appartements avant de l'allonger et de l'y rejoindre et de l'enlacer tendrement. Tiens donc, elle n'était pas au courant de ce petit détail. L'homme s'adressa à elle, lui demandant si elle avait une idée. Oui, toujours. Au moins deux ou trois d'avance, surtout avec la djinna au caractère de feu. Elle avait l'habitude.


"- Je doute que celle-ci vous plaise. Aussi vous demanderais-je de ne pas intervenir."

Elle avait murmuré ces mots pour lui-seul, afin d'être sure de ne pas être entendue de Chiraz. Puis elle se redressa et la toisa, un peu froidement, avant de lâcher sa diatribe.

"- Vous pourriez être le Grand Arbre en personne que cela ne changerait rien. Vous pourrez être aussi têtue que vous le voudrez, le résultat sera le même. La seule différence sera le temps. Vous allez perdre près de six heures avant d'être réellement vous-même. Alors que ce précieux produit qui nourrit à présent les racines de cet arbre nécessaire à votre soutient vous aurait permis d'être sur pied dans moins d'une demi-heure. Si vous préférez jouer l'enfant, c'est votre choix. Si c'est là l'image que vous voulez nous offrir, ne vous retenez pas. Vous y arrivez déjà si bien."

Elle ne pensait pas un traitre de mot de ce qu'elle racontait, excepté sur les effets de la potion. Elle voulait seulement la pousser à réagir. Forcé son esprit à dissiper cette brume pharmaceutique par lui-même. Étant une djinna, elle en avait le pouvoir, son tempérament de feu capable de prendre dessus sur n'importe quelle situation. Même si cela comportait des risques. Entre autre, s'attirer les foudres de Chiraz dans cet état. Mais elle préférait ne pas avoir recours à nouveau aux potions. De toute façon, elle n'en voudrait pas. Non, elle devait y arriver par elle-même. Si vraiment les choses ne progressaient pas, alors elle essayerai autre chose.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Jeu 28 Oct - 21:46

Comme il est souvent le cas dans ce genre de situation, le malade n'est pas pris au sérieux. Aiedaïl répondit avec le plus de clarté possible non sans comprendre que l'esprit de Chiraz était très embrouillé. Pour la suite, on prit à peine considération des propos de la droguée. Fafnir et l'elfe étaient tacitement d'accords et prirent les choses en mains.

Alors que la djinna renvoyait le médecin, son fiancé la retint, en profitant aussi pour faire quelques salutations. Vous souvenez-vous lorsque, enfant, on approuvait vos décisions, vos théories sur le monde, mais que vous aviez l'impression qu'on ne vous saisissait pas bien, qu'on se fichait de vous ? Chiraz était dans cet état, et cela la faisait rager. Plus encore lorsque Fafnir s'empara d'elle comme si elle n'était qu'une vulgaire poupée. Elle avait beau ordonner qu'il la repose à terre, s'écrier qu'elle savait marcher, le marteler de ses poings, rien n'y faisait et on ne l'écoutait toujours pas.

Une fois allongée, elle eût un trou de mémoire mais n'en tint pas compte. Ce fut à peine si elle remarqua le discret entretien entre Fafnir et Aiedaïl. Elle se tenta de se rappeler au mieux, pensant qu'elle avait - comme il lui était déjà arrivé - simplement trop bu. La djinna ne trouva pas de raison pour la présence de la guérisseuse et se demanda ce qu'elle avait bien pu faire. Les mots rassurants de son fiancé n'eurent pas trop d'effet positif, si ce n'est qu'elle repartit :


« Chiraz n'a peur de rien ! »

Elle allait demander ce qui s'était passé, quel genre de bêtise avait-elle bien pu commettre, puis ce fut le brouillard total.

Lorsque la gracile Aiedaïl commença ses explications, elle parla tant que la djinna ne put suivre le flot de mot. Elle voyait bien qu'on attendait une réaction de sa part, probablement sur sa fierté car elle crut comprendre qu'on remettait en cause son attitude, sans plus. Lorsque la bienveillante eût finit, Chiraz se redressa, regarda Fafnir de ses grands yeux d'ambre, à nouveau Aiedaïl, puis répondit simplement :


« Pardon ? »

A part le corps chaud de son fiancé, elle avait du mal à percevoir quoi que ce soit, tant ses sens s'entremêlait avait les substances auparavant absorbées. Elle écarquilla les yeux, secoua la tête, et conclut :

« Faites ce que vous voulez, je m'en fiche. »

Quelques images repassèrent dans son esprit ; un tatouage, le jardin, Lilah, et l'air quelque peu sévère d'Aiedaïl. Il y avait aussi Fafnir, son draconique protecteur, qui l'avait amenée ici. Alors que tout semblait s'apaiser, elle porta la main à l'intérieur de sa cuisse, serrant les dents. Une vive douleur la traversait sans interruption. La mémoire ne lui revint pas pour autant mais elle n'eût d'autre réflexe que de se serrer contre Fafnir.

« Que s'est-il passé ? demanda-t-elle, autant au vide qu'aux personnes présentes. »

Egalement, c'était une occasion pour l'elfe d'être au courant des affaires qui s'étaient dernièrement déroulées.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Ven 29 Oct - 7:55

Fafnir se montrait doux et Chiraz l'avait rudoyé. Ah les injustices de l'ivresse!
Quoiqu'il en soit Ada se montrait douce et peu à peu Chiraz semblait céder. Il la sentait blottie contre lui, et leur disait de faire ce qu'ils voulaient. Il la caressa doucement, une main sur la nuque et l'autre sur la main de la djinna posée sur l'intérieur de la cuisse, afin de la calmer alors qu'elle s'apaisait.

Il embrassa doucement le front de sa compagne alors qu'elle leur demandait ce qui s'était passé:

"Et bien on a réussi a retirer la signature inconvenante, et tu es guérie, mais ta fidèle Lilah a commis l'erreur de ne pas mettre Aiedaïl dans la confidence et tu as été victime d'une surdose de potion. Il te faut donc te reposer a présent. Nous allons tous deux rester près de toi, alors tu peux te reposer mon amour, tout ira bien a présent."

Déclara doucement Fafnir, d'une voix paternelle. Il se montrait doux, tendre, et regardait avec amour sa fiancée. Levant les yeux, il sourit a la guérisseuse et, avec le sourire, il lui fit signe de s'installer confortablement auprès d'eux, soit sur le gigantesque lit, soit a côté, mais le lit était suffisamment grand pour que Fafnir s'y couche sous forme draconique alors….

Lentement, Fafnir caressait l'intérieur des cuisses de la Djinna et passa sur le bas de son ventre:


"Chiraz, tu me laisse poser ma marque?"

Demanda-t-il alors doucement, tandis que sa main commençait a tracer une forme sur le mont de Vénus, avec douceur, endormant les chaires pour qu'elle n'éprouve aucune gêne. La magie draconique était une magie essentiellement de chaleur et de métamorphose, dans ce qu'il allait faire, les deux magies seraient requises, mais la tache était finalement assez simple: n'importe quel être magique savait poser sa marque, il fallait juste endormir les chaires lorsqu'on l'apposait sur un être vivant, car sans anesthésie, ce serait des plus douloureux.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aiedaïl Lullaby

avatar

Féminin Age : 30
Messages : 49
Date d'inscription : 02/10/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Sam 30 Oct - 10:17

Une fois son petit discours terminé, l'elfe attendit patiemment de voir la réaction de la Djinna. Son apparent manque de réaction lui arracha une petite moue désapprobatrice. Lilah y était vraiment allée fort pour que même ses mots ne parviennent même pas traverser la barrière érigée par ses décoctions. Mais en y réfléchissant, cela n'était pas si anormal. Elle avait elle-même conçu ses potions dans ce but, ces dernières se contentaient de remplir leur office.

Un détail finit cependant par la rassurer. Chiraz, qu'elle en soit consciente ou pas, se battait bel et bien conte le trop plein de produits ingérés. Cette manière de se recroquevillée sur elle-même et cette question sur les évènements récents le prouvait. Bien, elle n'avait pas autant échouée qu'elle l'avait cru aux premiers abords.

Que s'est-il passé? Tiens, en voilà une bonne question. La jeune Aiedaïl avait toujours été curieuse et depuis qu'elle partageait son temps entre le harem et dame Chiraz, elle avait eu tout le loisir d'apprendre bon nombre de rumeurs ou d'histoires, parfois fondées sur uniquement sur des chimères. Mais là, elle aussi se révélait très intéressée par la situation. Déjà afin de comprendre un peu mieux le pourquoi de l'usage, secret et excessif, de ses potions sans son autorisation, ainsi qu'afin de savoir à quoi s'en tenir lors du réveil de la Djinna.

C'est donc avec attention qu'elle écouta le seigneur à ses côtés relater les derniers évènements. Une signature? Sur la cuisse? Hum, intéressant. Elle comprenait mieux à présent la disparition massive de ses potions puissantes. Enfin bon, cela laissait encore un grand nombre de blanc dans l'histoire. D'où venait la signature? De qui? La raison de son apparition et le comment de se disparition. Ce genre de magie étant très complexe, elle était réellement intriguée mais garda le silence.

Les explications terminées, et sur l'invitation du seigneur présent avec Chiraz, elle s'assit relativement loin d'eux, sur un coin du lit. Elle n'avait pas besoin de proximité pour veiller sur la Djinna et la présence de cet homme réveillait quelque chose en elle dont elle n'arrivait pas à déterminer l'origine. Aussi préférait-elle restée à distance pour l'instant. Et puis, leurs relations semblaient plus personnelles que ce qu'elle n'aurait cru en arrivant, il valait donc mieux leur laisser un peu d'intimité.

Lorsqu'il parla d'apposer sa marque, elle tiqua. Non pas que cela lui pose réellement un problème, mais Chiraz n'étant pas dans le meilleur des états, elle aimerait autant éviter. Son corps avait déjà enduré la magie de la signature plus celle des remèdes, cela était assez pour la journée.


"- Ne serait-il pas plus prudent d'attendre qu'elle soit redevenue parfaitement maitre de ses émotions? Je me mêle sans doute de ce qui ne me regarde pas, mais vous m'avez demandé de rester en tant que guérisseuse, alors je me permets de vous donner mon avis de ce point de vue."

Elle ne souhaitait pas provoquer sa colère, mais elle restait un peu inquiète pour l'état de la Djinna et, même s'il était le plus grand magicien du monde, ce dont elle doutait fort, il y avait un moment pour tout. Et là, ce n'était pas vraiment le bon. Du moins, selon elle.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mer 1 Déc - 20:02

Bien que vaporeuse, la djinna ressentait assez bien le réconfort auprès de son fiancé et n'eut pas l'envie de le repousser encore. Par ailleurs, sa volonté était trop faible en cet instant pour qu'elle puisse se battre contre quoi que ce soit.

Malgré les explications données pas Fafnir, Chiraz ne s'y retrouvait plus. Ses sens étaient trop embrouillés à présent pour qu'elle puisse comprendre quoique ce soit. Son esprit n'était mieux que le brouillard, bien qu'elle s''efforça, un temps, de comprendre ce qu'il lui racontait. Peu de choses lui revenaient en mémoire, et à un moment elle put se demander : " les a-t-il tué ? " pour ne plus se rappeler pourquoi elle se posait de telles questions.

La guérisseuse écoutait elle aussi attentivement, mais apte à saisir le sens des paroles du dragon. Cependant, elle désapprouva une nouvelle marque. Elle recommanda donc la prudence, voir même déconseilla totalement le tatouage. La djinna était pour l'instant du même avis.


« Quand je serais rétablie, tu la mettra où tu veut. »

Chiraz quitta ensuite les bras protecteurs de son fiancé pour s'avancer à quatre pattes vers Aiedaïl. Elle maintint une certaine distance entre elles puis s'assit tranquillement, s'appuyant un peu sur son bras pour ne pas vaciller.

« Pourquoi t'es tout le temps sérieuse ? Tu peux rester là pour discuter. »

Sa voix était un peu endormie, plus faible que d'habitude ; la djinna s'exprimait avec une voix grave et suave, et non pas ainsi. Changeant de sujet, elle lança toujours du même ton :

« Depuis combien de temps travailles-tu ici ? puis, toujours changeante : Tu sais, Fafnir est mon fiancé. »

Pourquoi le disait-elle, là, maintenant ? Car personne n'aurait cru Chiraz capable de se marier un jour, et elle était si fière de son choix qu'elle voulait l'exposer à tout bout de champs.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Fafnir

avatar

Age : 26
Messages : 175
Date d'inscription : 24/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Mer 1 Déc - 23:19

Fafnir baissa les yeux devant le reproche d'Aiedaïl. Etonnant qu'il cède ainsi, mais il reconnaissait la justesse de son argumentation. Que Chiraz en rajoute une couche lui fit encore plus baisser la tête, qu'il posa sur la cuisse de Chiraz avec le regard triste, tel un chien battu.
Il lui caressait tendrement la cuisse et la jambe.


"Merci de me laisser la mettre ou je veux en temps et en heure."

Et il embrassa doucement la cuisse. Chiraz s'éloigna alors, a quatre pattes, et il regarda la belle Djinna dandiner ses fesses devant lui, alors qu'elle allait parler a Aiedaïl. Cela réveillait les instincts les plus bas, l'aspect le plus animal du dragon, alors qu'il regardait les fesses de sa fiancée, fasciné. Il se lécha les babines mais se reprit bien vite, espérant que l'Elfe n'ait rien vu.

Puisque Chiraz s'asseyait, il se blottit près d'elle, couché a ses pieds, ceux-ci a son visage, et il retira ses vêtements puisqu'ils étaient au lit, passant ses bras autour des jambes de Chiraz, poussant ses vêtements hors du lit a l'opposé des femmes, avec ses pieds.
Remarquant leur réaction il sourit.


"Je vais fermer les yeux. Parlez a volonté, si un truc m'intéresse, j'ouvrirais les yeux et participerais, mais je souhaites juste veiller sur Chiraz. Et oui mon sommeil est très léger. Quand aux vêtements, le tissu me gêne pour dormir. Tu n'as qu'a nous chaperonner, comme témoin que nous ne faisons rien de mal avant les noces."

Le dragon sourit doucement et embrassa avec tendresse les pieds de sa fiancée. Il voulait fermer les yeux pour pouvoir garder plus aisément son sang froid. Un comble pour un reptile!

"Et oui nous sommes d'heureux fiancés."

Dit il alors amusé.
Il ferma les yeux et se blottit le visage contre les pieds au parfum fort délicat, mais qu'il trouvait obsédant, de Chiraz. Son souffle devint lent, alors qu'il s'endormait, et il écoutait juste les voix douces et apaisantes des deux femmes, ainsi que le sang qui circulait dans les veines de Chiraz, entendant presque le cœur battre a distance.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Aiedaïl Lullaby

avatar

Féminin Age : 30
Messages : 49
Date d'inscription : 02/10/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Dim 5 Déc - 9:30

Au moins, le seigneur avait accepté de renoncer à tatouer immédiatement la Djinna. Heureusement, car dans le cas contraire, elle aurait du se montrer plus persuasive. Et elle n'aurait pas hésité à la faire pour protéger Chiraz. Il ne se rendait pas compte à quel point son corps mais surtout son esprit pouvait être embrumé par les drogues. Enfin, cette dernière semblait aussi doucement reprendre du poil de la bête, soutenant les arguments de l'elfe.

Le jeune guérisseuse observa la Djinna s'approcher d'elle à quatre pattes avant de s'asseoir, prenant appui sur son bras pour ne pas vaciller. Quand elle venait ainsi plus près d'elle, c'est qu'elle avait quelque chose d'important à dire en général. Et en effet, Aiedaïl ne fut pas déçue par les révélations de Chiraz. Elle se contenta d'un petit sourire avant de répondre de la même voix douce et égale qu'elle prenait pour rassurer ses patients.


"- Il faut bien que l'une d'entre nous le soit assez afin qu'il ne vous arrive rien. Et comme vous n'êtes pas toujours des plus objective, je suis là pour compenser, c'est aussi simple que ça. Si vous souhaitez discuter, vous savez très bien qu'il vous suffit de m'appeler et que je viendrais."

Elle remarqua l'attention que la Djinna porta à ses paroles qui contrastait avec sa voix bien plus endormie que d'habitude. Puis, comme prise d'une intuition soudaine, Chiraz enchaina avec d'autres paroles, complètements différents, sans aucun liens logiques.

"- Le temps n'a pas vraiment cours chez les elfes, vous le savez. Je ne compte pas les jours qui passent. Mais il y assez longtemps que je suis ici pour être surprise par ce que vous m'annoncez. Dans tous les cas, je vous souhaite tout le bonheur possible."

Entre temps, le seigneur Fafnir était venu se poster entre les deux femmes, s'allongeant aux pieds de sa promise avant de se déshabiller sans le moindre complexe ni la moindre retenue. Puis, une fois nu, il ferma les yeux avant de s'endormir rapidement. La jeune elfe prit le temps de l'observer, intriguée par son comportement.


"- Vous ne risquez pas de vous ennuyez avec lui. Il a l'air plutôt, comment dire, imprévisible. En tout cas, j'espère ne pas devoir limiter mon rôle à devenir votre chaperon. Votre fiancé est bien gentil, mais je reste guérisseuse. S'il désire engager une nounou, eh bien, nous en reparlerons à ce moment-là."


Elle laissa son sourire grandir sur ses lèvres. Elle en avait presque oublié la présence de l'homme nu aux pieds de la Djinna. L'important était que cette dernière aille mieux. Si en même temps, elle pouvait être heureuse, cela ne serait que du bénéfice supplémentaire.
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Chiraz Abd'Al Tahar
// Modérateur ~
avatar

Féminin Age : 26
Messages : 355
Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   Dim 5 Déc - 14:27

L'elfe n'avait pas tord. Si toutes les deux pensaient comme Chiraz, il y aurait beaucoup trop d'impulsions, des choix qui pouvaient être déraisonnés aux yeux d'une personne sensée. Toutefois, la djinna n'était pas non plus des plus bêtes et savaient réfléchir. Mais avec quelques coups dans le nez, on ne pouvait pas lui faire confiance. Elle était normale après tout, peu de gens conservent leur sens intacts, particulièrement après avoir ingurgité autant de drogues et d'alcool que la djinna à cet instant.

La sage Aiedaïl devait avoir consulter des gens dans de drôles d'états pour s'adapter aussi facilement aux changements d'humeur de Chiraz. En effet, elle restait toujours aussi calme et douce, d'une patience inégalable. Elle répondait simplement aux répliques de la djinna sans chercher à comprendre ce qui se passait dans sa tête.

Tandis qu'elles discutaient, Fafnir s'était rapproché de la djinna. Il avait été attristé, un peu plus tôt, de ce sa demande qui ne pouvait être effective dès à présent. Depuis ce moment, il fut similaire à un animal, plus précisément un chien en quête d'affection. Il s'était retrouvé à se déshabillé puis à s'allonger près des pieds de Chiraz, dubitative. Elle se demandait ce qui devait la surprendre le plus : son manque de pudeur ou qu'il se comporte tel un chien ? Toutefois elle ne fit pas de remarques, il s'agissait peut-être des effets de la drogue.

La djinna sourit lorsque Aiedaïl lui confia d'autres paroles. Elle observa un temps le corps nu et musclé de Fafnir qui paraissait si fragile à cet instant ! Un paradoxe étonnant, car elle à ses côté semblait bien plus fragile, mangré qu'il n'était pas difficile de reconnaître en cette femme une certane prestance. Elle s'allongea sur le dos, repoussant quelque peu méchament le visage de Fafnir avec un de ses pieds, puis elle rit légèrement moqueuse. Une main passa sous sa tête pour se servir d'oreiller.


« Une femme près d'un homme a toujours plus d'un rôle. Tes parôles sont amusantes ! »

Elle tourna son visage sur celui de la ravissante elfe, les yeux pétillants de fatigue et de rire. Elle lui susurra doucement :

« As-tu déjà connu l'Amour ? Puisque ta vie est si longue, tu as du en avoir le temps. »
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]   

Revenir en haut Aller en bas
 
La Signature de Messire Problème [ Fafnir ]
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant
 Sujets similaires
-
» [Conseil] Problème achat sur Ebay
» Problème de detection psp avec bridge
» Problème de signature
» Problème livraison colissimo recommandé avec remise contre signature
» Problème de son iPod ou autre MP3

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Le royaume du Cygne :: Sultana de Kaliorn :: Tal'Shek-
Sauter vers: