Le royaume du Cygne

La guerre menace toutes les frontières du royaume. Les jours passent et la famille royale semble s'affaiblir. Mais dans l'ombre se cache un autre héritier de la couronne
 
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 Chroniques historiques

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Hardrek Ironwrist
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MessageSujet: Chroniques historiques   Ven 22 Oct - 13:31

Les rares connaissances antérieures à l’Age de Mort montrent que les humains seraient arrivés voici plus de quatre milles ans par bateau et qu’ils auraient été bien accueillis par les races vivant déjà sur le continent. Mais on ne peut ni confirmer ni infirmer cette hypothèse, ni fournir la moindre explication valable sur la contrée d’origine des humains ni sur les raisons les ayant poussé à émigrer. Guerre ? Famine ? Caprice des dieux ? Le mystère reste entier. Il n’y a en tout cas aucun vestige d’une présence humaine avant cette période.


L’Age de Mort :

Spoiler:
 


L’Age de Mort est une période qui dura, d’après les historiens, prêt de trois milles ans. Il est pourtant impossible de dater précisément le début de l’Age de Mort par un évènement historique car il n’existe aucune archive fiable remontant aussi loin dans le temps. Durant cette période, les dragons régnaient en maîtres absolus sur de vastes territoires qu’ils se disputaient âprement. Bien que ne disposant pas d’une hiérarchie clairement définis, les dragons s’étaient mis d’accord pour désigner un roi… dans les faits le plus puissant d’entre eux.

Tous les êtres vivants leur étaient soumis : nains, elfes, humains ou ogres. Les dragons se servaient d’eux pour se nourrir, pour les vénérer comme des dieux ou tout simplement pour les servir et veiller à leur confort. Pour autant qu’on le sache, de nombreux mouvement de résistances plus ou moins actif tentèrent de s’opposer aux dragons, mais sans le moindre résultat. Les armes humaines étaient en effet bien trop fragiles et ne parvenaient pas à entamer l’épais cuir des dragons, qui voyaient dans ces pitoyables tentatives des amusements et un bon moyen de rappeler à leurs esclaves la prééminence de la race des grands vers.

Un jour, celui que tous désignaient comme le roi des dragons prit la décision que les elfes devaient êtres mis à mort. On ne sait pas vraiment pourquoi une telle décision fut prise, un mouvement de colère paraissant l’explication la plus plausible, mais il était certain que cet ordre était définitif.

Obéissant à son ordre, chaque dragon exigea que lui soit remis tout les elfes qui vivaient sur son territoire. Des milliers d’elfes moururent ainsi, mais cette cruauté desservit au final les dragons. En effet, menacés d’extinction, le peuple des elfes implora l’aide des autres races. Conscients qu’eux aussi pouvaient un jour, sur un caprice, se retrouver dans une telle situation, une union sacrée se forma peu à peu à travers tout le continent. Les mouvements de résistances se firent plus déterminés et cachèrent de nombreux elfes à la vue des dragons. Pourtant, ils finissaient inévitablement par être découverts et aucune des attaques contre les dragons ne semblait avoir le moindre impact.

Puis, tout bascula. Les résistants reçurent une aide inespérée d’une puissante magicienne, Aube Nataris, qui leur apporta la connaissance pour forger des armes pouvant percer la peau des dragons. Personne ne sait comment Aube acquis une telle science, mais elle était n’avait pu l’obtenir qu’après d’un des dragons les plus proche du roi. Pourquoi un grand ver aurait-il trahi sa race ? Sur ce point le mystère reste entier.

Pendant des mois, dans des forges secrètes enfouies profondément sous terres, les forgerons préparèrent les outils du grand soulèvement. Puis, lorsque tout fut prêt, les hommes, les nains et les elfes se soulevèrent partout contre le joug des dragons qui les oppressaient. Au début, les dragons ne firent pas grand cas de ce soulèvement général de leurs esclaves, persuadés dans leur arrogance d’en venir une nouvelle fois à bout. Ils ne commencèrent à se rendre compte que la situation était dangereuse pour eux qu’une fois que de nombreux d’entre eux périrent sous les coups des révoltés. La guerre venait de commencer. On appela cette lutte sans merci la Guerre de l’Aube, en hommage à Aube Nataris.

Les mages de tous les ordres s’étant mis d’accord sur le fait qu’il valait mieux faire front commun pour affronter les dragons, ils unirent leur talent pour améliorer les armes dont disposaient les révoltés. Ainsi naicquirent les armes de l’Aube, les premières et les plus puissantes armes magiques qui furent jamais fabriquées, les seules armes ayant bénéficiés du concours de tous les mages vivant sur cette terre. Au court des siècles, les armes de l’Aube furent perdues, cachées ou bien oubliées, et de nos jours personne ne sait où en trouver une. Il est probable que certaines lignées qui peuvent remonter jusqu’à la Guerre de l’Aube en possèdent. On prétend que les KalonErc’h, les Braavd et les Carthagas possèdent encore une telle arme, mais ils se gardent bien de confirmer la rumeur.

Mais revenons à la guerre…

Elle dura cinquante ans et fut d’une extraordinaire violence. Des dizaines de milliers d’êtres vivants mourraient chaque jour. Certains dragons renégat avaient rejoins les rangs des révoltés, par rancœur envers certains de leurs congénères ou par opportunisme. Des parties entières du continent furent rasées quand les armes de l’Aube se brisaient en trop grand nombre, libérant d’un coup toute la magie qu’elles contenaient. Le monde n’était plus qu’une plaie sanglante et béante alors que les armées s’entrechoquaient dans des fracas apocalyptiques.

Pourtant, pied à pied, les dragons furent repoussés dans leurs derniers retranchements. Malgré toute leur puissance, ils furent submergés par les millions de personnes qui réclamaient vengeance pour ces longs siècles ou ils avaient été opprimés. Vengeance pour leurs enfants dévorés, vengeance pour leur peuple massacré. Les dragons devaient payer, et au final, tout prit fin en une ultime bataille : la bataille du Nombril du Monde. Durant ce combat qui se prolongea sans interruption pendant dix jours, les dragons tuèrent des millions de leurs anciens esclaves. mais ces derniers attaquèrent encore et encore jusqu’à ce que les dragons ne soient plus qu’une poignée. Réalisant enfin que leur temps était fini, ces rares survivants s’enfuirent. Certains ouvrirent des portes vers d’autres mondes, d’autres se cachèrent dans leurs grottes enfouies sous les montagnes.

La victoire était totale, mais le prix à payer terrible. Aube Nataris avait trouvé la mort en affrontant le roi des dragons. La magicienne fut inhumée dans un endroit dont le nom c’est perdu au fil des siècles. On prétend que plusieurs milliers d’armes de l’Aube ornent les murs de son tombeau. Le plus grand trésor de tout les temps pour la plus grande héroïne de tout les temps, que les pillards et les archéologues tentent en vain de trouver depuis cette époque.

La guerre contre les dragons venait de prendre fin, mais faute d’un chef pouvant les rassembler, les peuples se séparèrent, se querellèrent et commencèrent rapidement à se battre entre eux. L'Age du Chaos pouvait commencer.
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Hardrek Ironwrist
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MessageSujet: Re: Chroniques historiques   Ven 22 Oct - 13:31

L’Age du Chaos :

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Après la guerre de l’Aube, les humains et les nains replongèrent d’eux mêmes dans une époque de ténèbres et de désolations. Les elfes, seuls êtres à pouvoir tempérer leur élans belliqueux se retirèrent dans la forêt d’Eliandre pour panser leurs blessures, laissant les autres peuples s’entretuer. Et tout était motif à conflit : une tête de bétail, un peu de blé ou bien du métal. Des milliers de clans humains se livraient une guerre sans merci et aussi vaine qu’épuisante. Ce fut aussi l’époque des grandes guerres naines qui précédèrent la formation du royaume de Karath-Hin. Toute querelle, aussi stupide soit-elle devait se régler dans le sang et l’acier, au nom d’un soi-disant honneur.

Dans cette période de chaos apparurent les premiers Favoris. Les Favoris sont des créatures hideuses, autrefois humain, elfe ou nain. Mais les dieux du Chaos les ont béni à leur manière, leur donnant force, rapidité ou d’autres terribles pouvoirs. Ces êtres immondes étaient de véritables modèles à atteindre dans ce nouveau monde certes débarrassé des dragons mais où la vie ne valait pas beaucoup plus cher que dans l’ancien. Seuls comptaient les exploits guerriers, et la vie d’un être ne se mesuraient qu’à son habileté à manier les armes.

Les Favoris s’affrontaient dans de vastes bains de sang qu’ils définissaient non sans ironie comme étant des croisades en l’honneur de leurs obscures divinités. Des machines à tuer, voilà ce qu’étaient les Favoris du Chaos, mais personne ne s’en plaignait. Les guerriers voulaient rivaliser en exploits afin de recevoir eux aussi la bénédiction d’une de ces terribles idoles. Souvent même, deux tribus vénérant un même dieu se battaient entre elle car l’une prétendait être plus fervente que l’autre.

L’Age du Chaos dura presque un millénaire complet. Il était né à la suite d’une guerre et disparut après une guerre.

Siegfried Braavd, le chef de la grande et puissante tribu Tiléenne fit mettre à mort tous les prêtres du Chaos et tout les Favoris qui se trouvaient dans l’enceinte de son village, déclarant qu’une femme lui était apparut en rêve, lui indiquant comment conquérir le monde et qu’une des conditions était de renier les dieux du chaos. Voyant se qui se passait et hurlant à l’hérésie, tous les voisins de Siegfried s’allièrent contre lui, oubliant leurs propres querelles. Mais même leurs armées réunies ne pouvaient rien contre lui, car il semblait être devenu invincible. Véritable génie de la guerre, Siegfried vola de victoire en victoire, ne perdant jamais la moindre bataille ou la moindre escarmouche. Rien ne pouvait résister à son armée et plus il remportait de victoire, plus nombreux étaient ceux qui rejoignaient sa bannière. L’Age du Chaos prit fin.
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MessageSujet: Re: Chroniques historiques   Ven 22 Oct - 13:43

L’Age Tiléen :

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Les conquêtes de Siegfried le mirent sur le trône d’un empire colossal qui s’étendait aux quatre coins du monde. De la mer blanche au Nord jusqu’au mer chaude au Sud. De la Mer d’Or à l’Ouest aux contrées sauvages du Zwularg dans l’est. L’empire de Tilée s’étendait sur un territoire sans équivalent dans l’Histoire. Jamais personne n’avait régné sur une terre aussi vaste. Les légions Tiléenne étaient réputées comme étant les meilleurs armées au monde, et nul encore ne les avait vaincues sur un champ de bataille.

Siegfried mourut satisfait, avec la certitude que son nom entrait dans l’Histoire comme celui du plus grand des conquérants. Mais sa renommé fut plus importante même qu’il ne pouvait l’imaginer. Partout dans l’empire on lui érigea des statues, des temples et des autels. Siegfried devint un dieu guerrier et vengeur adoré unanimement par l’ensemble des sujets de son empire. Et l’empire de Tilée s’étendait toujours plus loin sous la pression constante des différents empereurs et des princes électeur…

Les hordes du chaos se retrouvèrent repoussées vers le Nord dans des terres inhospitalières, peuplées de créature qui ne pouvaient pas être humaines. Les légions de l’empire s’aventurèrent si loin qu’ils ne restaient plus que les clans des Terres Gelées qui ne furent pas soumis à la volonté de l’empereur. Malheureusement, les Terres Gelées étaient un territoire trop vaste et trop inhospitalier pour être conquis durablement. Les conquêtes de l’empire de Tilée finirent donc par s’arrêter et l’empereur décida de changer le rôle des Légions Tiléenne et de les affecter exclusivement au maintien des frontières et à la surveillance intérieure.

Cette décision fut le début de la fin pour l’empire Tiléen. Comme tous les grands royaumes bâtis sur les conquêtes et comprenant une multitude de peuple ennemi, l’immobilisme réveille les antagonismes et sape les fondations de la société. Au fils des années, la pression se relâcha, les nobles Tiléen abandonnèrent le métier des armes et finirent par se complaire dans l’oisiveté, dépensant des sommes faramineuses pour des futilités. Plusieurs empereurs se succédèrent sur le trône et aucun ne fut jamais vraiment en mesure de remotiver son peuple et de le faire sortir de cette passion de la luxure dans laquelle il s’était plongé.

L’empire du Tilée diminua petit à petit. En proie aux invasions nordiques que les Légions ne parvenait plus à maintenir à distance, les empereurs abandonnèrent les provinces durement conquise par leur ancêtres pour resserrer leurs frontières, laissant les peuples qui dépendait d’eux se débrouiller seul. Les provinces qu’ils jugeaient trop complexes à défendre furent donc purement et simplement livrées à elle-même face aux barbares du Nord. La province de la péninsule du Cygne, le futur royaume du Cygne, fut l’une des premières à être abandonnée, ce qui y entraina le début des guerres ducales.
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MessageSujet: Re: Chroniques historiques   Ven 22 Oct - 13:44

Les guerres ducales :

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La péninsule du Cygne fut l’un des premiers territoires dont les troupes de l’empire se retirèrent. Il existe plusieurs raisons à cela, la plus importante étant la proximité des Terres Gelées rendait cet endroit trop difficilement tenable du point de vue des Tiléens, ou alors au prix d’une présence militaire sur place créant des coûts considérés comme excessifs. De plus, et malgré que la conquête soit établie depuis longtemps, l’empire se heurtait toujours à l’hostilité de seigneurs locaux qu’ils nommaient les durcis, et que la population locale nommait ducs. Ces derniers étaient en constantes rivalités, rivalités qui dégénéraient souvent en conflits armés entre les différents ducs. Les Tiléens tentaient bien de s’interposer, mais alors ils étaient la cible de l’ensemble des ducs, brusquement unis face à leurs maîtres. Aussi, lassés, les légions se retirèrent et finirent par laisser les ducs se débrouiller tous seuls.

A l’origine, il existait vingt-six duchés dont les terres étaient réparties sur l’ensemble de la péninsule. Peu de temps après le départ des Tiléens, les conflits se firent plus violents et des duchés en conquirent d’autres, tant et si bien que le nombre de ducs fut presque divisé par deux en dix ans. Les ducs s’étant alors fortement établis sur leur territoire, ils visaient tous à étendre leur domination plus loin encore. Petit problème à cela : la présence de seigneurs voisins n’ayant pas l’intention de se soumettre. Très rapidement, la cohésion relative entre les duchés que maintenaient auparavant les légions tiléennes disparut et partout, ce fut la guerre. Les ducs se déchirèrent ainsi pendant prêt de quatre cents ans, à coup de batailles, de sièges, de coupes empoisonnées et d’alliance plus que précaires.

Les ducs ne s’unissaient que rarement et quand ils le faisaient, ce n’était que pour repousser les hordes des Nordiques qui se déversaient régulièrement sur les duchés. A cette époque naquirent de fortes tensions qui persistent encore de nos jours et continuent d’envenimer les relations entre les duchés. Florissant, par exemple, conquis le massif des Trois Sœurs après la bataille de l’Argent qui l’opposa au duché d’Aléquimor. Plusieurs siècles plus tard, le duc d’Aléquimor réclame encore que ce massif lui soit rendu (surtout depuis que les mineurs de Florissant y ont découvert des diamants). Durant les guerres ducales, quatre duché disparurent purement et simplement. Les duchés de Frachech, d’Elgrioth et de Valcharck furent conquis par les nordiques et donnèrent la frontière nord actuelle du royaume délimitée par les Pics Blancs. Le duché de Sibelis quand à lui sombra dans l’anarchie. Ce territoire insulaire sur lequel régnaient les Hilvaris fut détruit lorsque les marins d’Argus mirent à sac la capitale et leur port. Aujourd’hui, le duché insulaire est un repère de pirates et de forbans en tout genre.

Mais au bout de plusieurs siècles, les choses durent changer… car une terrible menace apparut à l’Est.
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MessageSujet: Re: Chroniques historiques   Ven 22 Oct - 13:45

Le Roi-Vampire :

Spoiler:
 


Durant une grande partie de l’Age Tiléen, les elfes s’affrontèrent dans ce qui fut nommé la Guerre Fratricide. A la mort du roi elfe Edalion Astërnae, le trône d’Aval fut réclamé par deux héritiers. D’un coté, la princesse Alhana, fille du défunt roi et de l’autre le neveu de l’ancien souverain, le prince Drowkion. Au final, ce furent les partisans de la jeune princesse qui l’emportèrent et les partisans de Drowkion (qu’on nomma drow) furent contraints à l’exil.

Une seule chose animait cette petite centaine d’elfe : le désir de vengeance. Dans cette optique, ils capturèrent un grand nombre d’enfants humains. Deux cents au total. Les drows les formèrent au combat, à la stratégie et leur enseignèrent la haine des elfes. Puis, les deux cents candidats durent s’entretuer afin qu’il n’en reste qu’un au final. Celui-ci prit le nom de Viktor Von Erkuf. A l’aide d’un rituel extrêmement dangereux, les drows lui transmirent un grand nombre de leur pouvoir, faisant de Viktor le premier des vampires. Durant ce rituel, un beaucoup de drows moururent, mais l’instrument de leur vengeance était en marche.

Grâce à la nécromancie, Viktor rassembla une immense armée de morts vivants et se lança à la conquête de l’empire de Tilée, volant de victoire en victoire comme Siegfried bien des siècles plus tôt. Au final, Révilia, capitale du plus grand empire au monde fut détruite. Entièrement ravagée, tous ses habitants mis à mort, la plus glorieuse cité du monde avait cessée d’exister. Et cette destruction ne fut pas causée par une armée de nordiques, mais par Viktor Von Erkuf. Il ne se nourrissait plus que de sang humain et transmettait une partie de ses pouvoirs à ceux qu’il voulait voir devenir ses semblables.

Les vampires étaient nés…

A la tête d’armées de cadavres et de sa grande cavalerie, Viktor remportait victoire sur victoire et rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Les provinces tiléennes étaient réduites à obéissance les unes après les autres. Ceux qui n’étaient pas tués devenaient esclave des vampires, toujours plus nombreux. Les humains les plus chanceux étaient rapidement vidés de leur sang et les morts rejoignaient la masse des armées de Viktor. Le Royaume de Gaste s’étendait toujours plus rapidement, et rien ne semblait pouvoir arrêter son expansion. La première erreur de Viktor fut d’attaquer sur plusieurs fronts à la fois. En effet, le vampire voulait à tout prix étendre son pouvoir et gouverner la totalité de l’empire de Tilée historique, pas seulement ce qu’il en restait. La seconde erreur, la plus grave, fut d’attaquer sans que ses troupes soient vraiment prêtes.
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Hardrek Ironwrist
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MessageSujet: Re: Chroniques historiques   Ven 22 Oct - 13:50

La bataille de Winschesberg :

Spoiler:
 


Viktor lança son attaque sur les duchés du Cygne. Ce qu’il ignorait, c’était que le duc Lionel GwadParal de Matriers avait enfin réussi à unifier les autres ducs afin de lui résister. Durant tout une année, les humains s’étaient préparés à l’attaque des morts, et quand ces derniers finirent par attaquer, ils étaient attendus de pied ferme. Une année entière s’écoula durant laquelle les humains repoussèrent les légions de Viktor, se refusant, malgré le nombre écrasant d’ennemis à céder le moindre pouce de terrain.

La guerre s’enlisait dans les marais putrides du duché de Winschesberg. Le général que Viktor avait nommé à la tête de cette campagne tenta de contourner les armées humaines mais son plan ne fonctionna pas. Les troupes de cadavres tombaient tous les jours dans des embuscades ou des pièges tendus à leur intention et se faisaient décimer par les créatures monstrueuses qui peuplaient le grand marais de Winschesberg. Excédé après une année complète de combats, Viktor prit lui-même la tête de ses armées. Mais le résultat fut toujours le même : les humains tenaient bon. Rassemblant toute les troupes qu’il pouvait trouver, Viktor marcha en direction de la capitale du duché afin de briser l’épine dorsale de la résistance des duchés.

Mais Lionel avait anticipé cette manœuvre et l’attendait de pied ferme. La bataille s’engagea à une demi-lieu de la ville. Malgré tous ses efforts, Viktor ne put maintenir la cohésion dans son armée quand les guerriers et chevaliers se jetèrent sur les cadavres. Complètement déchaînés, les humains étaient déterminés à tailler en pièce tout les morts. La charge de toute la chevalerie humaine réussie à percer ses rangs et à parvenir jusqu’à lui. Viktor fut forcé de se battre pour sa vie et un coup de lance lui transperça l’épaule. Forcé de s’enfuir, Viktor réussi à échapper aux chevaliers lancés à sa poursuite.

Malgré toute la joie et l’espoir que suscitait cette victoire, les réjouissances furent de courte durée car Lionel Gwapadal était mort. Désireux de le venger, les ducs menèrent leur armée dans le Royaume de Gaste afin de tuer Viktor. Ils réduisirent en tas de gravas la forteresse de Dwizerheim qui avait été le centre de commandement du Roi-Vampire durant la bataille de Winschesberg. Mais il était déjà parti, s’enfonçant loin dans des territoires peu connus. Puisqu’il était impossible de le suivre, les chevaliers rebroussèrent chemin.

Presque trois cents ans ont passé depuis la défaite de Viktor et la destruction de Dwizerheim, mais des murmures se font de nouveau entendre dans les ruines, rumeur d’une peur sans nom.
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