Le royaume du Cygne

La guerre menace toutes les frontières du royaume. Les jours passent et la famille royale semble s'affaiblir. Mais dans l'ombre se cache un autre héritier de la couronne
 
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 Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]

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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Sam 6 Mar - 20:09

De l’avis de tous, Florissant était une cité magnifique.
De l’avis de ses habitants plus que de celui des autres duché d’ailleurs.
La ville pouvait s’enorgueillir d’une grande beauté pourtant. Elle était divisée en cinq parties. La première partie et la plus importante de toute était la fameuse Citadelle. La forteresse qui abritait la dynastie ducale de Florissant : Les KalonErc’h. De nombreux historiens c’étaient penché sur l’histoire de la forteresse. D’après leurs dires, elle n’était au départ qu’un simple fortin de planches agencée de manière relativement approximative. Quoi qu’il en soit, il ne restait rien de cela à présent. La Citadelle était une forteresse aux dimensions colossales. Deux épaisses lignes de remparts garnies de tours rondes de belles tailles (plus grande à elle seule que certains bastions du royaumes) entouraient un donjon extrêmement imposant. Rond également, celui-ci s’élevait bien plus haut que les autres tours et était couvert d’un toi de tuile bleue. Entièrement bâtie en pierre blanche, elle donnait au lieu une impression saisissante de grandeur et de puissance. En son sommet flottaient deux bannières parfaitement dissociable : Le dragon azur crachant le feu sur fond blanc du duc Gwutha KalonErc’h et la double bande azur sur fond blanc de son fils adoptif et héritier Nicolaï KalonErc’h.

La Citadelle était également perchée sur un roc et surplombait la ville d’au moins trente mètres.
Un bastion imprenable. C’était se qu’était la Citadelle. Depuis que sa première pierre avait été posée, elle n’avait été prise qu’une et unique fois. Par les armées de l’Empire de Tilée. A l’époque, prendre Florissant avait nécessité deux ans de siège et trois légions complètes au plus fort de la bataille. Si la ville était tombée entre les mains des légionnaires en deux jours, monter à l’assaut de la Citadelle c’était montré bien plus compliqué. Trois côté du roc était des falaises presque verticales qui plongeaient dans l’Argent pour certaine, dans la Mer d’Or pour d’autres. Le troisième côté était une pente raide dont l’unique chemin était défendu par trois barbacanes. Pour monter, il fallait montrer pâte blanche et de préférence être attendu par le duc.

Un peut plus loin s’étendait les quatre quartiers de Florissant. Le quartier le plus proche du roc de la Citadelle était aussi le plus ancien et donc le plus beau. Tout comme la forteresse, il était entièrement construit de maisons de pierres blanches aux toits en tuiles bleues. Il était également ceint d’une muraille (en pierre blanche également). Selon la légende, c’est Estaroth KalonErc’h, le premier duc, qui en traça les limites lorsqu’il fondit la ville.

Un peut plus loin s’étendaient deux faubourgs qui avaient été aménagé et abritait les classes moyennes et aisée de la cité. La aussi on retrouvait les pierres blanches et les toits bleu. Une nouvelle muraille avait également été construite lorsqu’il était devenu nécessaire de protéger tout les habitants contre les attaques. Enfin, les dernier quartier était le plus insalubre et ne possédait pas de maisons en pierre. C’était le quartier pauvre. Là ou il ne valait mieux pas s’attarder en pleine nuit.

La ville c’était surtout développée autour de ses deux ports, laissant libre un vaste espace face à la seule entrée de la Citadelle. Cela permettait que les visiteurs n’aient à traversser que le quartier le plus riche pour se rendre chez le duc.

Deux ports bouillonnant d’activité. L’un se concentrait sur le commerce fluvial et très juteux de l’Argent. L’autre en revanche était tourné vers la Mer d’Or.

Au sommet d’une des tours du donjon, Nicolaï KalonErc’h observait la ville. Il avait toujours aimé l’endroit ou il se tenait car peut de personne s’y rendait et de là, il avait une vue dégagée sur toute la citée et ses alentours. Il espérait que tout se passait bien pour Gwutha. Son père adoptif avait prit la route trois jour auparavant pour combattre les nordiques. Ces derniers avaient fait une percée dans les forteresses des Pics Blancs. Se n’était pas la première fois que Gwutha devait partir. En tant que duc, il était de son devoir de mener une partie de l’armée ducale au combat pour affronter les nordiques. Se qui changeait, c’était que cette fois, Nicolaï était Chevalier de l’Epée. Cette fois, c’était lui qui avait la responsabilité de la Citadelle et de tout le duché en l’absence du duc. Lourde responsabilité.


« Seigneur, j’étais certain de vous trouver ici. »

Un petit page se précipita sur Nicolaï en lui tendant un parchemin.

« Merci Harmond. »

Nicolaï aurait bien ajouté quelques mots de plus pour le page, mais celui-ci détalla avant qu’il est eu le temps de dire quoi que se soit.

Nicolaï parcourut rapidement le parchemin.

Une demande d’audience de la part d’un homme venant du Sultanat de Kaliorn. Un long voyage jusqu’à Florissant. Se n’était certainement pas pour rien qu’il se trouvait ici. Le jeune homme descendit de la tour où il se trouvait et parcourut le dédale de couloir sans marquer la moindre hésitation. Une assurance que seul les habitués de la Citadelle pouvaient avoir.

Il arriva dans une salle où plusieurs soldats buvaient une pinte de bière en riant. A la vu du jeune homme, tout les soldats se mirent au garde à vous. Parfaitement silencieux, regardant droit devant eux, le visage vidé de toute expression. Les soldats de l’armée ducale de Florissant s’appuyaient sur une discipline de fer et un stoïcisme qui sidérait les autres soldats. Droit dans leurs armures d’aciers si polies qu’on aurait dit de l’argent, ils étaient pareils à des statut.


« Repos messieurs. J’ai juste besoin d’un de vous pour porter un message à la première barbacane. »

L’un des soldats s’avança et Nicolaï lui fit signe de le suivre. Quelques minutes plus tard, le soldat partait délivrer le message : Laissez passer les envoyés de Kaliorn, ils seront reçut dans la Salle d’Estaroth.

* * *

Certains prétendent que les KalonErc’h et tout les habitants du duché de Florissant sont trop austères pour avoir le moindre sens artistique.

Ces gens n’ont jamais vu la Salle d’Estaroth. C’est le nom donné à la salle du trône ducal de Florissant. Parfaitement éclairée, elle ressemblait à une cathédrale avec ses voûtes, sa nef centrale bordé de piliers de marbres blancs. On y accédait par une grande porte de chêne qui certes était bien frustre et sans fioritures particulières vue de l’intérieure, mais de l’extérieure, elle était ornée de plaques de métal argenté sur lesquels étaient gravé en relief les plus grandes heures de gloire du duché. Fait troublant, une seule de ces gravures ne représentait pas une scène de bataille. Il y était représenté un homme et une femme qui regardait la mer. Tout les visiteurs les identifiaient comme Estaroth KalonErc’h et Kiraë Lycinaë, les fondateur de la lignée ducale. Mais personne ne pouvait en être certain. Si c’était bien le cas, Ils étaient les seuls à être représenté deux fois. On les trouvait en effet un peut plus haut sur une scène représentant sans équivoque la lutte d’Estaroth contre Aronwaskar. Un somptueux tapis rouge partait de cette porte et traversait toute la salle pour arriver à l’autre extrémité. Pour tout autel se trouvait sept marches et un magnifique trône d’argent orné de gemmes qui, pour la grande majorité étaient plus grosses que le poing. Derrière le trône, un vitrail tout aussi monumental représentait la lutte d’Estaroth contre le dragon Aronwaskar lors de la Guerre de l’Aube.

Nicolaï siégeait sur le trône d’argent. Il ne portait pas la couronne de fer réservée au duc, mais par sa position, il faisait savoir à tout ceux qui entraient dans la salle qu’il avait ici toute autorité. Vêtus de son armure et sa Faneras posée en travers de ses jambes, il fixait la massive porte de chêne en face de lui. Depuis longtemps on surnommait les KalonErc’h : « Prince du Nord ». Ce surnom faisait enrager les ducs de Benklys, mais dans l’immédiat, Nicolaï correspondait parfaitement à l’image qu’on pouvait avoir d’un authentique KalonErc’h. Droit et altier dans son armure.


« Monseigneur. Ils attendent à la porte, fit savoir un homme en passant par une porte dérobée située sur le côté à proximité du trône mais pourtant parfaitement dissimulée. »

Nicolaï jeta un regard aux six chevaliers en armure complète et au heaume du cygne qui attendaient. Trois de chaque côté. Ils étaient ici pour assurer la sécurité de la personne assise sur le trône. Bien que Nicolaï pense qu’il n’en avait pas besoin, le protocole exigeait leur présence. Leur Faneras hors du fourreau, les main posé en croix sur le pommeau et la pointe contre le dallage de marbre, ils étaient parfaitement sinistre malgré leurs armures blanches.

« Faite les entrer, ordonna Nicolaï. »
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Dim 7 Mar - 21:45

Dans une chambre digne d'une princesse Chiraz dort. Elle aurait du se lever depuis une heure déjà mais aujourd'hui elle ne se sentait pas d'humeur à voir du monde. L'idée de se rendre à la salle à manger avec les autres la faisait rester dans sa couche aux couleurs pourpres. Depuis que Reza Ben Ehsan a été promu vizir du commerce, il recevait trop de monde, parfois à l'heure du petit déjeuner pour ensuite aller chasser. Les voiles indigo du baldaquin s'éprirent dans le vent, caressant la peau nue de la jeune femme. Elle s'étira longuement puis détendue se redressa sur son lit. Une servante entra pour la réveiller.

« Bonjour Shereen, tu es en retard, dit-elle. J'ai fait préparer ton bain. »

En parlant la femme mettait sur les épaules de la djinna une robe de soie rouge, allant à ravir avec ses lèvres. Chiraz se leva totalement pour pouvoir l'enfiler.

« Quelles sont les nouvelles ce matin ? demanda Chiraz d'une petite voix.
- Monsieur Ben Ehsan prépare un voyage au Royaume du Cygne.
- Bien, dis-lui que je veux venir avec lui.
- Entendu, mais je ne sais pas si tu auras son accord. Il y va pour son nouveau travail, seule sa femme va l'accompagner. »


Voilà comment la courtisane qui n'est pas une courtisane fit partie du voyage. Chaque matin, une servante lui donnait les nouvelles de la maisonnée, bien que la jeune femme n'y fasse vraiment attention. Pour la première fois quelque chose l'intéressait vraiment et elle voulait y prendre part. Elle reçut premièrement un refus, un refus qu'elle refusa à son tour. Reza fut très autoritaire cette fois-ci, mais à quoi bon ? Il savait que dès que cette folle avait une idée en tête, elle ne la lâchait pas, surtout lorsqu'il l'entendit prétendre : " Ben Ehsan ( elle l'appelait ainsi quand elle lui faisait la tête ), tu sais mieux que moi que si je ne vais pas dans le nord avec toi, j'irai d'une autre façon ". Cette réplique l'avait fait enragé intèrrieurement. Qu'est-ce qu'il lui trouvait, à cette brune effarouchée ? Reza tenta quand même d'argumenter en s'appuyant sur le climat : il eut le dernier mot, mais rappelant une des faiblesses de la djinna il la vexa énormément et elle le bouda jusqu'à la veille de son départ ( pendant 14jours elle ne s'était pas présentée à table, elle l'évitait au maximum et quand il lui adressait la paroles, elle répondait par des monosyllabes ). Parce que Shereen est ainsi et que rien n'a put la changer jusqu'à maintenant, qu'en plus il l'aime plus que sa femme et qu'il ne supporterait pas son silence plus longtemps - ajoutons qu'elle lui aurait fait la tête jusqu'à son retour - Reza se vit contraint d'accepter cette détestable jeune femme à ses côtés. Son sourire fut le plus beau cadeau qu'il reçut jusqu'à présent, bien qu'il espérait plus.

L'air marin à ce qu'il parraît ça fait du bien. En tant qu'auteur, je dois dire que j'aime beaucoup les voyages en bateau. Mais notre petite djinna, qui joue la dure alors que sa nature la plie au contraire, détestait ça. La fraîcheur marine la fragilisait plus qu'autre chose. Pour la taquiner, Reza n'hésita pas une seconde à lui dire le fameux : " j't' l'avait dit ". L'orgueilleuse n'avait que rarement quitté son compartiment afin de rester au chaud mais elle recevait de temps à autre la visite de Rameen et de quelques servantes, même celle de Reza qui prenait soin d'elle mais pas celle de sa femme. Ils firent une brève escale à Sibelis, le temps de se réapprovisionner et de se reposer ( quelques bons contacts permirent la tranquilité ). Le climat là-bas était à la limite du supportable pour la jeune djinna qui était très vêtue pour sortir. C'est aussi à cet endroit qu'elle rencontra Thorgen et Fafnir ( RP à venir ). Ils reprirent la route, la jeune femme se faisant de plus en plus faible à l'approche de ce qu'elle appela " ice-berg qui se prend pour un royaume ". C'est simple : en dessous de 25°C il fait trop froid pour cette hyper-frileuse. Quand elle entendit crier qu'on voyait la terre, son coeur bondit de joie, une bonne humeur vite éteinte par une information démoralisante : le vizir Ben Ehsan se sentait mal. . . On envoya quand même un coursier sur cannot pour prévenir de leur arrivée. Le galion provenant de Tal'Shek s'approchait du port, voiles dépliées qui laissaient parraître la fleur de grennadier, emblême de la nation. Le temps d'amer le gigantesque navire on prenait des décisions. Dounia Ben Ehsan, épouse de Reza, se proposa pour le représenter, mais elle fut mise de côté car pas assez ferme et dure de caractère ( quand j'ai écrit ça, avez vous pensé Shereen ? ). On écarta aussi les gardes et amis les plus proches du vizir car on ne savait comment serait prit le d'être représenté par un serviteur.


« Je pense que Shereen ferait l'affaire. »

Elle sait parler, se tenir, et ce n'est pas une servante. Voudrait-elle ? Evidement, elle ne voulait pas ; on risquait de la prendre pour l'épousée de Ben Ehsan, surtout qu'elle s'était octroyé son nom de famille, mais constatant l'embarras causé elle finit par revenir sur sa décision. Elle fut habillée chaudement et d'un épais manteau puis monta dans le palanquin d'ében rehaussé de dorures dessinant des fleurs sur les coins du transport. Quatre hommes forts portaient la littière aux rideaux de soie rouge. A l'avant il y avait une escorte de quatre gardes suivit d'une douzaine de chamaux chargés de cadeaux et de produits à vendre, à l'arrière des domestiques et quatre autres gardes fermaient la marche, pour finir Rameen, l'eunuque fidèle à son maître, et un autre garde personnel, Jahan, encadraient Chiraz et étaient montés sur de juments.

Au travers des rideaux la jeune femme se plaisait à regarder la ville, les ayant un peu entrouverts. La foule se massaient autour du cortège kaliornien. A voir ce spectacle, on aurait tendance à croire qu'une princesse se cachait sous ce mystère, fiancée de l'héritier de Florissant. Les rumeurs couraient déjà : quelle famille cachotière répète-t-on d'une oreille à l'autre. . . Le bruit du monde faisait se renfermer l'étrangère de ces terres dont elle était si curieuse. Elle connaissait la langue mais pas le pays ! Cela aurait été trop bête d'attendre une autre occasion de voyager. . . De là où ils étaient, les kalironiens voyaient l'immense Citadelle aux tuiles, et si l'impassibilité se faisait bien voir dans la société, leur esprit était déjà impressionné. Au loin la pureté des beaux quartiers contrastaient avec la misère paysanne où ils se trouvaient. Enfin peut-on parler de misère ? Les gens n'étaient pas si mal portants en ces lieux ! Les enfants tentaient d'avoir les meilleures places pour mieux regarder ces nouvelles couleurs qui n'étaient pas d'ici telles que les tissus pourpres ( normal pour la noblesse ), les peaux basannées, mais aussi les tenues vestimentaires et ces étranges bêtes à deux bosses qui les amusaient beaucoup. Ce que les garnements auraient aimé voir par dessus tout, c'est le truc qui se cache sous les rideaux. Voilà qu'ils s'entrouvrent un peu plus. . . une femme qu'ils jugeaient jolie leur fit signe de la main, avant de jeter une de ses bagues à la fillette qui semblait être la plus jeune du groupe. Le peule de Florissant n'avait pas l'air belliqueux, cela simplifiait les choses. Si ses habitants se portent aussi biens, c'est que ses dirigeants ne sont pas mauvais. Malgré qu'elle avait froid, Chiraz était très contente d'être ici. Les rondeurs des batîments blancs et bleux lui rappelaient légèrement le style kaliornien. Les autres le pensaient-ils aussi ? Elle l'ignorait car ce n'était pas le moment de bavarder. Ils approchaient de plus en plus de la Citadelle des KalonErc'h, la construction la plus importante, la plus belle et la mieux placé. A quoi ressemblait le maître de cet impressionnant duché ? Etait-il aussi bon que ses sujets le reflétaient ? Deux questions qui se posaient et se reposaient en boucle. . .

Les voilà aux pieds du coeur de Florissant. La djinna que le stressa n'atteignait pas sortit un à un ses pieds que l'on chaussa de sandales dorées. A l'intérieur elle avait déjà revêtit un voile soyeux sur toute sa chevelure et un autre de gaze cachait totalement son visage, le tout étant dans les tons bleu ciel. Son caftan ( => image de caftan ) en soie et velour avait la même couleur que la nuit, brodé d'arabesques d'un ton à peine plus clair sur tout le vêtement, la taille était enserrée d'une ceinture large de satin dorée, mais on lui ôta le manteau qui la protégeait pour ne pas montrer qu'elle était - momentanément - faible. Toujours encadrée de Jahan et Rameen, elle avança en première position, suivis des domestiques qui transportaient divers objets et de quatre gardes. Quelqu'un vint les escorté jusqu'à la salle principale. L'intérieur de la batisse était contraire à l'extérieur : vif de couleur et d'art ! Un plaisir pour les yeux kalironiens ! Bien qu'ils ne disaient rien, ils appréciaient grandement le goût de la décoration et la vivacité des représentations de ceux qui semblaient être les supérieurs de Florissant. Néanmoins, lorsque Chiraz arriva à une distance respectable ( 5m environ du trône ), elle mit un genoux à terre et baissa le front, imitée par sa suite.


« Kaliorn salut Florissant, annonça la jeune femme d'une voix sûre d'elle. »

Elle se releva, faisant face au maître des lieux, tandis que ses accompagnateurs demeuraient au sol. La femme de Reza aurait été impressionnée par l'homme assit devant elle entourré de sa garde, avec une attitude si froide qu'ils semblaient hostiles. Chiraz ne voyait qu'un homme et ne le craignait pas plus qu'un mendiant.

« Je suis Shereen Bent Ehsan, représentante du vizir Reza Ben Ehsan. Je fais part des excuses de son absence. »

La voix n'était pas celle d'une jeune femme, plus grave et suave, mais le gaz empêchait la définition d'une identité certaine de celle qui parlait, bien qu'elle pouvait voir tout autour d'elle. Son accent kaliornien se faisait remarquer mais elle s'exprimait très bien dans la langue cygnac. Si en ce jour elle désirait préserver un certain anonymat sur sa personne, c'est qu'il s'agissait là de la condition qu'elle accepte de venir. Chiraz ne désirait pas qu'on la confonde avec Dounia Ben Ehsan ni même qu'on la prenne pour une de ses rivales. De plus, c'était dans ses habitudes de parraître ainsi à l'extérieur de chez elle et elle n'aimait pas que ses habitudes soient dérangées. Cette façon de se vêtir l'arrangeait beaucoup en ce moment, son teint devenant pâle à cause du climat, trahissant la fatigue dont elle était victime, mais elle se comportait toujours aussi dignement. Elle pourrait faire un effort si à Florissant on le lui demandait, il était peut-être mieux vu de ne pas parader le visage couvert. La djinna regardait son interlocuteur lorsqu'elle s'était adressée à lui et put remarquer la beauté de son arme ainsi que la finesse de son visage, charmant et presque doux.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Mar 9 Mar - 16:20

Nicolaï observa la délégation du Sultanat de Kaliorn. Décidément, bien que Gwutha l’ait avertit, Nicolaï était tout de même impressionné par la taille de cette délégation et sa richesse. Toute ses soieries et ses coffres d’or de cadeaux et de bijoux. Il s’attendait à se que le sultanat envoi des cadeaux, mais là, c’était largement plus que se à quoi il avait pensé. Le royaume de Tal’Shek semblait vivre dans l’opulence. Mais en même temps, un tel déploiement de richesse était plus que nécessaire.

Il fallait bien arracher aux KalonErc’h un accord commercial. Pas facile avec des gens qui vivaient dans l’austérité et dont le duché était très riche. Florissant n’avait eu à faire au Sultanat qu’à de rares occasions au cour de son histoire et la dernière fois que cela c’était produit, Sibelis avait sombré dans l’anarchie. Pour les estariens, le sultanat était une terre exotique de mystère dont seul l’image des soieries opulentes leur parvenait. Pour les kaliorniens, Florissant était un iceberg géant relié au continent. Pourtant, Nicolaï ne se fiait pas aux images. Après tout, il faisait chaud et beau aujourd’hui. Rien à voir avec les rigueurs de l’hiver. C’était d’ailleurs pour cela que Gwutha était partit. Les cols n’étaient plus bloqués par la neige et les nordiques lançaient leurs raids.

La femme qui menait la délégation était très richement habillée. Le voile qui couvrait sa tête et son visage ne laissait pourtant aucun doute sur cela. Les formes que mettaient en valeur la robe et la ceinture de cette personne étaient indéniablement féminines. Se fut un peut étrange pour lui. Les femmes, sans être aussi soumises que chez les tiléens, n’étaient pas celle qu’on envoyait en premier pour négocier un important marché commercial.

Une idée lui passa au travers de la tête.


*Non, il n’a quand même pas osé.*

Malgré lui, Nicolaï sera le poing autour du pommeau de sa Faneras. Depuis plusieurs mois déjà, Gwutha voulait qu’il se trouve une épouse. La lignée des KalonErc’h était mal en poing et il voulait qu’à présent chevalier de l’Epée, Nicolaï se trouve une épouse pour avoir un héritier et rassurer tout le peuple de Florissant. Nicolaï pria intérieurement pour que son père adoptif ne lui ait pas fait envoyer un bon partit depuis le sultanat de Kaliorn. Il n’aimait pas l’idée d’un mariage arrangé quant au fait de se marier par pure politique, cela le révulsait. Si Gwutha voulait qu’il prête attention à se choisir une épouse qu’il arrête alors de le harceler avec tous ces bons partit.

« Kaliorn salut Florissant, annonça la jeune femme d'une voix sûre d'elle. »

Cette femme semblait sure d’elle. Un bon poing. Elle ne tremblait pas devant lui et les négociations irait donc plus vite. Pas besoin de recourir à la langue de bois ni aux flatteries inutiles. Il pourrait être simple, concis et directe. Tout se que le jeune homme aimait en politique.

« Je suis Shereen Bent Ehsan, représentante du vizir Reza Ben Ehsan. Je fais part des excuses de son absence. »

Il y avait trois solutions possibles. Soit cette Shereen n’était pas au courant qu’elle lui était présentée pour l’épouser, soit elle était parfaitement au courant et jouait la comédie, soit Nicolaï se trompait et elle n’était pas là pour ça. Dans tout les cas, il devait se comporter normalement.

Nicolaï se leva du trône et, très calmement entreprit de descendre les marches, six chevaliers sur les talons.


« Florissant salut Kaliorn, répondit-il à la salutation de la jeune femme. »

Il laissa passer un cour silence avant de continuer, s’approchant toujours d’elle calmement.

« Je vous dois également des excuses. Le duc Gwutha KalonErc’h combat les pillards des Terres Gelées en ce moment même. C’est donc avec moi que vous traiterez. Mon nom est Nicolaï. »

Se rendant vite compte que le fait de ne pas traiter avec Gwutha pourrait être vu comme un offense, il ajouta rapidement :

« Si le marché que vous voulez passer avec Florissant s’étend sur du très long terme, il faut d’ailleurs peut-être mieux traiter avec moi car je suis le prochain duc de Florissant. »

Nicolaï s’approcha un peut plus de la femme qui se tenait toujours à genou devant lui. Doucement, il lui prit la main de sa main libre pour la relever. Tant qu’il était dans cette salle, il ne devait pas lâcher sa Faneras, mais prenait bien garde à garder l’arme éloignée de son invitée.

Ce voile qui lui couvrait le visage agaçait Nicolaï qui aurait aimé voir à quoi ressemblait la personne avec qui il devait traiter. D’autant plus que si son visage était aussi beau que ses yeux, elle devait être d’une beauté à couper le souffle. Nicolaï avait de plus en plus envi de lui faire enlever ce maudit voile, mais il ne voulait pas prendre le risque de vexer ses invités.


« Dame Shereen, je n’es pas suivit toute l’histoire entre mon père adoptif et votre maris. Auriez vous l’obligeance de m’en rappeler les grandes lignes ? »

Premier piège tendu. Il allait à la fois pouvoir savoir se que cette jeune femme venait faire ici et qui elle était. Si elle était là pour l’épouser, il n’allait pas tarder à le savoir. Nicolaï s’en voulait un peut de piéger ainsi la femme voilée qui se trouvait devant lui, mais il devait à tout prix savoir comment il devait se comporter en face d’elle.
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Mer 10 Mar - 21:47

Celui qu'elle prenait pour le duc de Florissant se leva, toujours avec ce calme implacable. Ce qu'elle ne comprenait pas en revanche c'était : pourquoi ses soldats ne le lâchaient pas ? Cela en faisait beaucoup. Certes, il ne fallait pas jouer avec le sérieux, mais là c'était trop. Cela en devenait presque vexant pour Shereen, innofensive comme il n'est possible de l'être. Au moins, il n'oubliait pas les convenances, présentant les salutations de son peuple à celui de Kaliorn. Elle croyait qu'elle aurait affaire avec un homme plus vieux répondant au nom de Gwutha KalonErc'h, mais il s'agissait là d'un enfant aux yeux de la djinna, âgée de 37ans. Elle dénottait quelques maladresses, appuyant ses suppositions. Par exemple, il aurait du l'inviter à se lever avant de se présenter et non pas poursuivre avec ceci :

« Je vous dois également des excuses. Le duc Gwutha KalonErc’h combat les pillards des Terres Gelées en ce moment même. C’est donc avec moi que vous traiterez. Mon nom est Nicolaï. Si le marché que vous voulez passer avec Florissant s’étend sur du très long terme, il faut d’ailleurs peut-être mieux traiter avec moi car je suis le prochain duc de Florissant. »

Cela expliquait donc la présence d'une personne si jeune à cette place. Pas étonnant qu'il fasse quelques erreurs. Ni lui, ni elle, n'était voué à négocier l'un avec l'autre, ils comprendraient sûrement leurs maladresses éventuelles. Jouer un rôle qui ne nous appartient pas peut s'avérer difficile, surtout aussi soudainement. Enfin, le jeune homme lui saisit délicatement la main pour l'inciter à se lever. La djinna regrettait d'avoir laisser son arme sur le bord. Elle n'était pas là pour qu'oon lui fasse les manières de ces stupides donzelles. . . non, elles n'étaient pas stupides les autres femmes, mais Shereen préférait qu'on ne fasse pas de chichis à son égard. Sans rien dire, elle se leva quand même, ne signifiant pas même du regard que cela l'avait embêtée. Abruti de Reza. . . il y a plein de jours dans l'année mais lui, il fallait qu'il tombe malade ce matin ! Ca aurait put attendre ce soir mais non, il était impatient de rester dans son lit. Et cette fichue Dounia. . . Ah tiens cette Dounia ! Elle a l'air stupide et innofensive, mais le sourire trop gentil qu'elle avait accordé à la djinna avant de partir était trop étrange. Vipère qu'elle est, elle prépare un sale coup. . . Cette nuit, elle avait sentit son coeur se resserrer, un peu comme si on avait touché à son flacon, mais elle avait remis ça sur le dos de l'imagination fertile et paranoïaque. Avait-elle tord ? Si elle y aurait songé plus tôt, elle aurait put en parler avec Rameen. Lui aussi s'était levé en même temps que Jahan, juste après que Shereen se soit levée. Le savoir derrière elle lui faisait un peu de bien.

« Dame Shereen, je n’ai pas suivit toute l’histoire entre mon père adoptif et votre maris. Auriez vous l’obligeance de m’en rappeler les grandes lignes ? »

Si ils n'auraient été que tout les deux, la djinna aurait levé un sourcil, sceptique. Elle ne laissa rien parraître mais trouvait étrange la situation de l'héritier de Florissant. On l'avait si peu renseigné pour qu'il en vienne à demander cela ? La pauvre, il devait être encore plus perdu que cette apprentie négociatrice. Elle lui répondit :

« Premièrement, Sir KalonErc'h, je tiens à éviter une mésentente. Je ne suis pas mariée au vizir Ben Ehsan. Il ne désire pas que sa femme soit impliquée dans ses affaires professionnelles. Deuxièmement, il est tout à fait normal que vous n'ayez pu suivre l'histoire entre nos deux familles, votre père et le vizir ne se connaissant pas. Ils agissent tout les deux par l'intermédiaire du Sultan Kamel Ben Natsah. »

Dans cette déclaration, la djinna n'avait pas laisser d'indications sur son statut auprès de Reza, espérant qu'il pense qu'elle est sa soeur ou tout sauf sa concubine. La kaliornienne avait pour habitude de dénommé les gens par leur nom de famille, sauf quelques rares comme Rameen et Reza. Même ses domestiques avaient droit à ce traitement, malgré que certains soient très proches d'elle pour pouvoir la tutoyer. Sentant un quelconque malaise l'envahir, Shereen proposa :

« Ne serait-il pas préférable d'en discuter une fois installés ? »

Elle avait regardé Nicolaï normalement, comme si cette idée venait de lui traverser l'esprit. Rien dans son attitude trahissait ce qu'il se passait dans son corps, mais Rameen, qui était resté aussi calme que chevaliers de Nicolaï, tout comme Jahan, n'avait pu s'empêcher de déposer un regard sur la djinna. Il reprit bien vite un comportement correct, bien que son esprit soit bouleversé de regrets. Il n'aurait pas du laisser Shereen traiter à la place de Reza, il aurait même du imposer sa candidature tout à l'heure. De tout l'entourrage de la jeune femme, il était celui qui la connaissait le mieux. . . magré qu'entre eux il ne sera jamais question d'amour, il savait presque tout ce qui se tramaient dans l'esprit de la djinna, il voyait ce qu'aucune autre personne ne pouvait voir. Tout à l'heure, lorsque le duc héritier avait prit sa main pour l'inviter à se lever, il avait deviné qu'elle fut irritée par cela. . . pire encore, lorsqu'il l'avait confondue avec l'épouse du vizir, il aurait rit si on n'aurait put le voir. Quand l'entretient sera finit, il la taquinerait. Seulement il était embêté ; qu'elle précipite même aussi légèrement les choses avaient été transcrit dans son oreille des paroles que le monde présent n'avait pu entendre. Ce que Rameen avait comprit c'était :

« Je suis prête à défaillir. . . mais il ne faut pas que cela se voit. »

Et personne ici ne pourra jamais entendre cette phrase, trop dur à prononcer pour la djinna plus fière que le plus puissant des djinni. Il faillit demander à une servante d'aller chercher son manteau, mais Shereen ne le pardonnerait pas aussi facilement d'avoir démontrer publiquement sa fragilité. Elle ne faisait que restée debout à attendre une réponse, forçant ses jambes à la tenir debout. En même temps que l'eunuque pensait, Chiraz s'était demandée si on sentait que sa peau était froide ? Elle se rassura en pensant que l'on supposerait ceci : les kaliorniens ne devaient pas avoir l'habitude de températures aussi raisonnables. En dehors des manières qu'usaient Nicolaï, autre chose frustrait la djinna : le visage singulier et charmant de son interlocuteur ne laissaient aucun sentiment se montrer. La seule chose que l'on pouvait voir du chevalier, c'était sa beauté. Un peu comme elle : depuis le début, les pensées fusaient dans sa tête, mais personne ici ne pouvait deviner quoique ce soit ( pas même Rameen selon elle ).
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Ven 12 Mar - 7:38

Nicolaï entendit avec une certaine contrariété que la jeune femme n’était pas l’épouse du vizir. Cela l’irritai très fortement. Il ne voyait pas la raison de sa présence ici. Shereen n’avait rien à faire à Florissant dans ce cas. Sauf si elle venait pour l’épouser. Nicolaï sera les dents. Pouvait-il vraiment refuser d’épouser la jeune femme si elle était venue pour se marier avec lui ? elle avait traverser toute la Mer d’Or pour arriver à Florissant. De plus, elle semblait terriblement riche à en voir sa suite. Le roi souhaitait rapprocher le royaume des autres états. Il l’avait déjà fait en mariant son fils avec une princesse du Sgalbarg. Logiquement, il ne restait plus l’Empire de Tilée et le Sultana de Kaliorn ou un mariage pouvait être conclut. Les elfes ne se mariait que de manière très rares aux humains. Quant aux nains, il ne se souvenait pas qu’on ait déjà vu une telle union.

Nicolaï se fit la remarque qu’au moins il n’aurait pas à supporter une de ces pestes de Tilée. Cela n’empêchait pas qu’il s’éloigna un légèrement de la jeune femme. Peut-être un peut vite.


*Il faut vraiment que je parle à Gwutha de cette histoire de mariage.*

« Ne serait-il pas préférable d'en discuter une fois installés ? »

Elle l’avait regardé comme si l’idée venait de germer dans son esprit. Nicolaï n’y vit rien d’autre. En même temps, il n’avait rien qui lui indiquait le martyr que subissait la jeune femme. Pour lui, la température était tout à fait acceptable. La salle d’Estaroth était bien chauffé, mais sans surplus. Les mains de la jeune femme était un peut froide, mais avoir les mains froide ne signifiait rien. Lui-même qui aimait plus que tout s’allonger dans la neige avait parfois en plein été les mains glaciales.

« En effet, admit-il. Nos hommes vont guider votre suite vers ses cartiers. Nous vous avons réservé une chambre dans le donjon à proximité des appartements ducaux. Il s’agit de celle que nous réservons en général pour les ôtes de marque et je ne doute pas pouvoir vous considérer comme étant du nombre. A mon avis, elle sera à votre goût. Permettez moi de vous y conduire. Elle n’attend plus que vous. »

Les serviteurs et toute l’escorte de la femme furent conduit vers les appartements des serviteurs. Nicolaï inssistat pour que les affaires de Shereen soient emportée plus tard vers ses appartements.

« Vous aurez tout le temps de vous installer une fois que vous aurez vu la chambre que nous avons mit à votre disposition. De plus, vos serviteurs auront tout les temps d’installer vos affaire pendant que nous parlerons dans le salon de Kiraë. »

L’argument était imparable.
Nicolaï guida la jeune femme vers la porte dérobée sur le côté de la salle. A peine eu-t-il quitter la salle d’Estaroth que Nicolaï remis sa Faneras dans son foureau. Shereen le suivait dans les couloir plus ou moins étroit de la Citadelle. A intervalle régulier se dressait des armures d’une époque passée qui semblaient monter la garde. Ici une tapisserie pendait au mur, représentant un moment glorieux de l’Histoire du duché. L’une mimait la troisième bataille de l’Argent qui avait opposé les duchés d’Aléquimor et de Florissant pour se solder par une victoire éclatante des Princes du Nord. Un autre tapisserie représentait Estaroth sauvant l’elfe Kiraë du dragon Aronwaskar. A d’autres endroits encore, c’était des bannières qui ornaient le mur. Elle semblaient encore animée par le souffle d’une bataille depuis longtemps terminée.

Malgré le fait qu’il s’agisse qu’une forteresse, la Citadelle et les couloirs qui la parcouraient avait été étudier pour ne jamais être plongé dans une véritable obscurité à quelque moment que se soit de la journée. Bien entendu, la nuit, c’était autre chose, mais je jour, il y faisait clair.

Finalement, Nicolaï grimpas un grand escalier.[i]

« Dame Shereen, vous faite partit d’une élite privilégiée. A partir d’ici, nous pénétrons dans les appartements ducaux. Sachez que le nombre de personne qui on l’autorisation d’y circuler est particulièrement restreint. Veuillez m’excuser si je ne vous aide pas dans cette difficile ascension. L’escalier a volontairement été battit de manière à être difficile à monter. La tradition veux que se soit pour décourager ceux qui n’auraient pas de vraiment bonnes raisons d’aller déranger le duc durant ses rares moments de détente qu’il s’octroie. L’ascension doit se faire seul et sans aide. »

[i]Malgré son armure, Nicolaï n’éprouvait pas la moindre difficulté à grimper cet escalier. Tout les pièges, il les connaissaient. D’une marche sur l’autre, elle n’avait pas la même taille afin d’éviter qu’on y prenne des repères. Un véritable calvaire qu’il avait monté tant et tant de fois qu’il n’y prenait même plus attention. Malgré tout ses efforts, Shereen peinait visiblement. S’il n’avait écouté que son côté chevaleresque, Nicolaï l’aurait volontiers aidé. Mais s’il le faisait, il bafouait l’une des traditions de Florissant. En tant que futur duc, il ne pouvait pas le faire.

Une fois l’ascention terminée, ils débouchèrent directement dans un salon coquet. Les couleurs étaient vive et les fauteuils qui y étaient disposé très confortable. Dans la cheminé, une grosse bûche de bois attendait qu’on allume le feu. Mais il faisait bon ici. Un peut plus frai que dans la salle d’Estaroth, mais bon. C’était le salon de Kiraë.

Autant la salle d’Estaroth était le domaine du duc, autant le salon de Kiraë était celui de leurs épouses. Chacune le décorait à sa manière. C’était là que le duc recevait ses invités important, parlait et négociait avec eux. Un moment, Nicolaï s’arrêta. Comme à chaque fois qu’il entrait ici, il marquait un temps d’arrêt. S’il était ici, c’était parce que les deux dernières occupantes de ce lieu était morte avant leur heure. L’une emportée à trente ans alors qu’elle mettait au monde le vrai héritier de Gwutha, mort né. La seconde, à vingt six ans, terrassée par une épidémie qui avait fait des ravage cette année là dans les duché du Nord. Plus de dix ans s’étaient écoulé, mais Nicolaï ressentait toujours la même impression de gêne en entrant dans le salon.

Son visage avait largement perdu de sa rigidité.

Comme on chasse un insecte, il se remit en route. Derrière lui, il sentait le regard inquisiteur de Sereen. Bon sang se qu’il aurait aimé lui arracher ce maudit voile. Mais s’il était patient, il pourrait le faire sans risquer de la froisser. Il faudrait bien qu’elle s’en débarrasse pour le dîner ce soir. Et puis dans le pire des cas, il pouvait inventer quelque chose.


« Voilà. C’est ici, dit-il en ouvrant une porte. »

Un courant d’air frai le fit frissonner légèrement. Une servante avait laissé la fenêtre ouverte. Tant mieux. Cela faisait tellement longtemps que personne n’avait dormis ici que la pièce devait sentir un peut le renfermé.

Cette dernière était spécialement réservée aux émissaires de Kaliorn. Spacieuse, elle était meublée et décorer comme l’aurait été la chambre d’un riche seigneur dans le sultanat. Seul élément purement estariens : les couvertures sur le lit. Elles étaient totalement superflue dans le sultanat, mais à Florissant, c’était autre chose.


« Cette chambre sera la votre durant votre séjour ici dame Sereen. Il y fait un peut frai la nuit, mais je vous assure qu’elle est très confortable. Pour cause, j’y ait moi-même dormis lorsque j’étais enfant. En fait, j’ai sûrement dormis dans toute les chambre de la Citadelle. Mais cela n’a aucun intérêt. Si vous le désirez, nous avons un certain nombre de tenues du sultanat dans la commode. Mettez vous à votre aise. Nous risquons de passer un moment ici. Lorsque vous serez prête, rejoignez moi dans le salon de Kiraë un peut plus loin. Vos serviteurs montrons vos affaires par un passage qui leur est réservé. Pour ma part, je dors un peut plus loin dans le couloir. Si vous avez besoin d’aide, il n’y a que deux chambre occupée à cet étage. La mienne et celle de mon père adoptif. N’hésitez pas à m’appeler si vous avez besoin de quelque chose. Je vous laisse le temps de me débarrasser de mon armure et d’enfiler une tenue plus confortable et plus appropriée aux négociations. »

Nicolaï salua la jeune femme avant de se diriger vers une autre porte qu’il poussa avant de disparaître dans la pièce et de refermer derrière lui.

Comment pouvait-il savoir que la jeune Djinna souffrait de plus en plus et que malheureusement, cela n’était pas prêt de s’arrêter.
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Dim 14 Mar - 13:33

Entre nous, Shereen s'imaginait déjà revêtir son manteau. . . non deux manteaux ! Oh et puis, soyons fous : cinq manteaux ! Ses envies se précipitaient beaucoup dans son esprit : un bain d'eau bouillante, une tonne de lourdes couvertures près d'un feu, se faire cajoler par ses servantes, plus imple encore ; les bras de Rameen. Un peu de chaleur, c'est tout ce qu'elle voulait, une miette et puis c'est tout ! Par contre, l'histoire de chambre près du donjon ça la refroidit - encore ). Donjon = milliards de marches à monter, n'est-ce pas ? Mais il affirmait qu'elle serait à son goût. Soit. . . elle est quand même à côté d'un donjon donc vive la hauteur. . . Mais ce n'était pas le plus douloureux. Imaginez-vous rêver, tranquilement, puis des paroles cauchemardesques ébranlent la sensation de bien être. C'est très dur quand on est au bord de l'épuisement et qu'on cache que l'on est pas en état de faire beaucoup d'efforts. Nicolaï organisa - TROP gentiment - l'emménagement de la djinna. Ecoutez plutôt cela :

« Vous aurez tout le temps de vous installer une fois que vous aurez vu la chambre que nous avons mit à votre disposition. De plus, vos serviteurs auront tout les temps d’installer vos affaire pendant que nous parlerons dans le salon de Kiraë. »

Sous le masque ravi ( et voilé ) que portait la djinna de Tal'Shek, il y avait autre choses.

# Mode Chiraz ON #

Vraiment, quel hôte attentionné. Il a prit en compte ma remarque, cela est tout à fait charmant. Mais ce sont mes serviteurs ! J'en ai besoin ! Au moins un me suffirait, juste un seul ! Pitié ! Reza, je te déteste ! Sha ( titre du sultan ) Kamel aussi ! Et tout ces dégonflés de bonshommes pas capables de foutre un pieds dans cette fichue glacière ! Si j'aurais voulu être vizir je me serai présentée ! Seulement il fallait qu'on admire ma magnificence ( ton ironique ) et que l'on me désigne comme l'illustre représentante de ce. . . Raaaaaaaaaah ! Mais qui a donné un cerveau à ce mec ( Nicolaï ), qui ? Tout à l'heure il oubliait plein de trucs et là il oublie RIEN ! C'est un rêve, ce ne peut être que ça ! Oui, c'est un rêve, et je vais me réveiller bientôt, c'est cela ?

# Mode Chiraz OFF #

Vous remarquerez qu'elle est très, très perturbée, et que j'ai du à plusieurs reprises ajouter quelque note afin que l'on puisse la suivre. Seulement, à l'encontre de ces pensées, notre belle commédienne ne put que dire, un brin de satisfaction dans la voix :

« Cela est parfait. »

Que le ciel ait pitié d'elle. . . Il est rare qu'elle mente aussi bien. Rien ne la motivait par contre. Rameen lui lança un regard avant de suivre les autres, attendant un signe. Elle lui un signe de tête pour le congédier, mais en réalité elle le suppliait mentalement ! Un peu plus et elle lui attrappait le bras pour le suivre. Courageuse, Shereen suivit le chevalier par une porte qu'elle n'avait même pas remarquée. Derrière celle-ci un long couloir s'étendait, sombrement sournois. Sur les côtés des armures inanimées gardaient les lieux, protégeant l'histoire du passé. Les instants chevaleresques étaient mémorisées sur des tapisseries colorées, retraçant les moments épiques de Florissant. Si elle avait été en forme, Shereen aurait bombardé Nicolaï de question, mais le passé glorieux de son duché passait au second plan. Elle se demandait si elle ne devait pas dire certaines choses à son sujet, comme sa race. Allé, Shereen, lance toi ! Ou meurs aux pieds de ces escaliers. . . Alors qu'elle était prête à faire son annonce, la vue vertigineuse de ces innombrables marches faillirent la tuer. Finalement elle fut juste privée de parole, ce qui laissa au futur duc le temps de dire :

« Dame Shereen, vous faite partit d’une élite privilégiée. A partir d’ici, nous pénétrons dans les appartements ducaux. Sachez que le nombre de personne qui on l’autorisation d’y circuler est particulièrement restreint. Veuillez m’excuser si je ne vous aide pas dans cette difficile ascension. L’escalier a volontairement été battit de manière à être difficile à monter. La tradition veux que se soit pour décourager ceux qui n’auraient pas de vraiment bonnes raisons d’aller déranger le duc durant ses rares moments de détente qu’il s’octroie. L’ascension doit se faire seul et sans aide.
- Ah. . . répondit-elle seulement. »


Elle était à l'entrée de l'enfer. Elle qui croyait qu'il fallait descendre pour y parvenir, elle s'est mis le doigt dans l'oeil. C'est quoi cette tradition au fait ? Pour la djinna, elle avait été conçue spécialement pour le jour où elle pénètrerait la Citadelle. Il n'y a pas 26000 raisons et puis c'était la plus plausible. Shereen faillit éclater de rire ( elle craquait aussi, c'est normal ) en imaginant un unijambiste entendre ce discours le moment de monter. En observant la façon de marcher de son guide, elle remarqua le dessin des dalles. L'esprit vif, la déduction c'était rapidement faite. Parce qu'en plus il y a des pièges ! Ben ils devaient pas du tout aimer être déranger ceux qui vivent dans les appartements ducaux.

** Sinon y'a un truc tout simple, c'est mettre un panneau ou des gardes, que sais-je. **


Il faut reconnaître que les pensées de la djinna sont particulièrement désagréables, mais après tout personne l'entend et sa seule façon de se défouler. Elle se voyait mal dire Nicolaï pour lui dire que c'est plus simple de descendre les appartements de quelques étages et de mettre des panneaux partout avec des crieurs et des soldats.

La montée était réellement éprouvante. Ses mollets semblaient être enflammés et elle avait mal sur toute l'étendue des deux jambes. A Kaliorn cela aurait été différent. Elle n'aurait même pas eu l'impression de fournir un effort, aussi difficile qu'il puisse être. Mais là, marche après marche, son corps semblait s'allourdir douloureusement. Tant pis, elle n'allait pas s'arrêtait en " si bon " chemin, et puis c'était presque terminé. Enfin ! Le calvaire s'arrête ! Que tout le monde se lève et fasse la danse de la joir car Shereen est arrivée en un seul morceau. En plus, elle parvient à contrôler sa respiration, bravo Shereen ! D'ailleurs, la décoration du sallon de Kiraë était tout simplement charmant. Typiquement féminin, mais elle le trouvait à son goût. Ce qui embellirait la pièce ce serait d'allumer cette grosse bû-bûche dans la cheminée, mais chacun ses préférences, n'est-il pas ? Mais passons à autre chose. L'instant où Shereen s'était attardée sur le mobilier et les couleurs, son hôte avait perdu de sa dureté. Il semblait ailleurs, un peu triste ou nostalgique. Cela n'avait pas duré longtemps, ce fut à peine perceptible, puis ils reprirent la route.


« Voilà. C’est ici, dit-il en ouvrant une porte. »

C'était. . . bluffant. Ajoutons 60°C et nous serons à Kaliorn ( exagérantion du personnage ). Les couleurs ambrées et chaudes allant de l'orange, passant par le jaune et accentuées de rouge pourpre, le lin fin et le divan de brocart. . . comment le luxe de Tal'Shek avait été attérit ici ? Même la moustiquaire de gaze couvrait le baldaquin avec les couleurs du soleil ! La surprise allait jusque dans la forme des meuble, les arabesques qui ornaient les armoires. . . Et ce surplus de couvertures était grandiose ! D'ailleurs, c'est ce que Chiraz préférait dans toute la pièce : les couvertures ! Quel mot beau, joli, poétique. . . Ce qui gâchait tout, c'était cette fenêtre ouverte et ce blizzard qui régnait en roi absolu, mettant la pauvre djinna à la porte.

« Cette chambre sera la votre durant votre séjour ici dame Shereen. Il y fait un peut frai la nuit, mais je vous assure qu’elle est très confortable. Pour cause, j’y ait moi-même dormis lorsque j’étais enfant. En fait, j’ai sûrement dormis dans toute les chambre de la Citadelle. Mais cela n’a aucun intérêt. Si vous le désirez, nous avons un certain nombre de tenues du sultanat dans la commode. Mettez vous à votre aise. Nous risquons de passer un moment ici. Lorsque vous serez prête, rejoignez moi dans le salon de Kiraë un peut plus loin. Vos serviteurs montrons vos affaires par un passage qui leur est réservé. Pour ma part, je dors un peut plus loin dans le couloir. Si vous avez besoin d’aide, il n’y a que deux chambre occupée à cet étage. La mienne et celle de mon père adoptif. N’hésitez pas à m’appeler si vous avez besoin de quelque chose. Je vous laisse le temps de me débarrasser de mon armure et d’enfiler une tenue plus confortable et plus appropriée aux négociations. »

La jeune djinna n'eut pas le temps de le remercier que déjà il partait, refermant préalablement la porte derrière lui. Elle, elle referma la fenêtre, souffrant encore à cause de la fermeture métallique qui lui glaça les doigts. Dommage qu'elle n'ait ni serviteur ni de quoi faire un feu. Au moins, elle trouverait peut-être des vêtements plus appropriés pour les saisons du nord. Quoique. . . Shereen n'avait jamais vu quoique ce soit qui ressemble de près ou de très loin à une tenue d'hiver où que ce soit dans tout Kaliorn. Tant pis, on fait avec les moyens du bords. . . Ou sans. Shereen ignorait si ces vêtements avaient déjà été portés, rien que l'idée que c'est possible la fire refermer la commode. Vraiment, aussi morte de froid soit-elle, elle n'y arrivait pas. La djinna se demandait dans combien de temps arriverait ses domestiques, mais ils mettraient surement du temps car eux aussi doivent s'installer et se reposer. Shereen s'assit sur le lit, sentant chaque parcelle de son corps endolorie. Si ça continue, elle finira par avoir une pneumonie. . . ou alors en hypothermie, une de ces maladies dont elle n'a jamais souffert. Le seul changement qu'elle apporta, ce fut le retrait des deux voiles qu'elle portait. Maintanant qu'il ne serait que deux, elle ressentait moins le désir de se cacher. Elle allait sortir pour rejoindre le chevalier lorsqu'elle croisa son reflet dans le mirroir de la coiffeuse. Non, finalement elle était trop pâle. Moche, horrible et pas belle. Ce qu'il faudrait, c'est lui enrouler la tête d'un turban. Evidemment, Shereen divagait. Cette pâleur n'était pas aussi affreuse qu'elle l'imaginait. Elle faisait surtout ressortir les couleurs qui ornent sont visages ; ses lèvres paressaient plus rosées et vives, ses yeux et ses cheveux se jouaient du contraste. Instatisfaite de sa bouille, elle renoua le voile bleu nuit afin de recouvrir son visage mais laissant ses cheveux libres.

Après s'être redonnée du courage ( ou s'être descendue, je n'ai pas trop compris ) la djinna sortit de la chambre qui ne lui était pas due. En plus elle se voyait mal refaire ce périlleux chemin quotidiennement dans ce pays. Arrivée au sallon, elle prit place dans les des fauteuils. Très douillet, si c'est aussi une fille qui l'a choisit ce ne serait pas surprenant. Shereen attendait Nicolaï, se laissant mourir de froid. Elle rabattit ses cheveux sur ses épaules, n'ayant jamais songé qu'ils pourraient servir à la couvrir un jour. Bien que des fois elle se plaigne de son incroyable chevelure, elle ne niait pas cette nouvelle qualité. Elle frictionnait ses bras en patientant, puis elle entendit des pas. Parfait, c'était son hôte. La djinna se releva, aussi fatiguée était-elle, regardant les yeux gris de Nicolaï.

« Sire KalonErc'h, j'ai quelque chose à vous avouer, commença-t-elle, sans savoir qu'elle pouvait laisser des suppositions se concrétiser pour Nicolaï. Je ne suis pas humaine, je suis une djinna, ou djinni. Peut-être en avez-vous déjà entendu parlé ? Ceux de la race et moi même nous. . . elle hésita, ne voulant pas employé ce terme qui la rabaissait, puis se résigna. Nous nous affaiblissons lorsque la température est trop basse. Je vous demande donc, plutôt comme une faveur, de faire allumer le feu. »

La première partie achevée, elle laissa un temps pour Nicolaï afin qu'il réponde, ensuite elle dit :

« Je n'ai pas eu le temps de vous remercier tout à l'heure pour le logement que vous me prêter. Il est indéniable qu'à Florissant, on sait recevoir. Malgré le confort que vous m'offrez je ne saurai l'accepter. Le vizir n'est que passagèrement malade. Il sera remis de ses maux dans moins d'une journée d'après notre médecin, il vous fera l'honneur de sa présence au plus tard demain après-midi, puis elle fit une pause, cherchant comment aborder le sujet. Pas douée pour le tact, elle reprit franchement : Sire KalonErc'h, je suis en mesure de parler avec vous, je n'ai pas été choisie au hasard. Je suis consciente que dans certains pays les femmes sont jugées inaptes à parler d'affaires ou de politique. Si jamais vous aviez pensé cela, je vous prouverai le contraire. »

Pas une seconde elle n'avait quitté son interlocuteur des yeux, cherchant les failles ou les points forts. Si elle avait jugé juste, aucun sentiment transparraîtrait sur ce visage dur, elle en était presque certaine.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Dim 14 Mar - 22:18

Nicolaï se débarrassa le plus rapidement possible de son armure pour revêtir une tenue sobre et noire. Elle était simple et sans grande richesse, mais qui lui donnait une apparence particulièrement distinguée. En fait, toute la garde robe de Nicolaï (comme celle de Gwutha d’ailleur) était pleine de ce genre de tenue sobres et élégantes. Sa Faneras accrochée à ses hanches, il quitta sa chambre pour rejoindre le salon de Kiraë.

Malgré le fait qu’il soit allé très vite pour se changer, Shereen s’y trouvait déjà. Elle s’était débarassée de l’un de ses voiles, mais celui qu’elle avait conservé dissimulait toujours son visage. En revanche, ses cheveux libres cascadaient à présent sur ses épaules fines. Nicolaï remarqua immédiatement qu’elle ne s’était pas changée. L’autre chose qu’il remarqua tout de suite était qu’elle ne semblait pas aller très bien. Elle grelottait et malgré le voile qui lui couvrait le visage, Nicolaï la sentait particulièrement fatiguée.


« Sire KalonErc'h, j'ai quelque chose à vous avouer, commença-t-elle, sans savoir qu'elle pouvait laisser des suppositions se concrétiser pour Nicolaï. Je ne suis pas humaine, je suis une djinna, ou djinni. Peut-être en avez-vous déjà entendu parlé ? Ceux de la race et moi même nous. . . elle hésita, ne voulant pas employé ce terme qui la rabaissait, puis se résigna. Nous nous affaiblissons lorsque la température est trop basse. Je vous demande donc, plutôt comme une faveur, de faire allumer le feu. »

Nicolaï resta un moment immobile comme s’il ne comprenait pas vraiment se qu’elle était en train de lui dire. Il réalisa petit à petit se que cela signifiait. La jeune femme continua à parler, mais il ne l’écoutait plus. Une Djinna. Cette fille était une Djinna. Et lui, il l’avait baladée dans les couloirs comme si de rien n’était et lui avait fait monter ce fichu escalier.

« Mais vous êtes dingue ? Qu’est-ce que vous avez dans votre fichue tête ? Un poichiche ? »

Nicolaï n’attendit pas l’exclamation offusquée qu’elle n’allait pas tarder à pousser pour courir dans la première chambre, ouvrir les placards en grands et en tirer toute les couvertures qu’il put y trouver. Une Djinna. Non mais vraiment qu’est-ce qu’elle pouvait bien avoir dans la tête cette fille ? Ceux de sa race s’affaiblissaient lorsque la température chutait. Qu’est-ce qu’elle s’était imaginée ? Elle était à Florissant. Le plus froid des douze duchés du royaume. Elle n’était plus à Tal’Shek. A cinq jour de cheval de la Citadelle, on pouvait voir les pointes enneigée des Pics Blancs. Deux jour de voyage de plus et on était au pied des montagnes.

Débarquant comme une tornade dans le salon de Kiraë, il jeta les couvertures pour recouvrir la jeune femme, puis, il les arrangea un petit peut avant de repartir.


« Enlevez moi ce maudit voile, ordonna-t-il par-dessus son épaule. »

Les couvertures de trois chambres furent ainsi déposée sur la jeune femme afin de la réchauffer. Avant qu’elle ne soit trop recouverte, Nicolaï la frixonna rapidement. Au final, on ne distinguait plus grand-chose d’elle sous tout cet amas de peau et de draps épais et chaud.

Puis, Nicolaï se jeta sur la cheminée. Il entreprit de mettre en route le feu. On était en plein milieu du printemps et on n’avait normalement pas besoin de faire fonctionner cette cheminée. Mais les flammes finirent par s’élevée, haute claire et chaleureuse. Après quoi le jeune homme prit position dans un fauteuil à côté de celui de Shereen et face aux flammes.


« Veuillez m’excuser d’avoir été si sec tout à l’heure. Vous m’avez surprit. Et j'ai eu peur pour vous. »

Il laissa passer un court moment.

« Mais par la Dame, qu’est-ce qui vous a prit ? pourquoi n’en avez-vous pas parler avant ? Si vous ne vouliez pas montrer vos faiblesses dans la salle d’Estaroth, je veux bien le comprendre. Mais ensuite nous avons été seul. Pourquoi n’avez-vous rien dit ? Vous auriez put m’éviter de vous faire monter seule ce maudit escalier. Vous vouliez vous montrer plus forte que les autres ? Attendre jusqu’au moment ou, incapable de tenir plus longtemps, vous seriez tombée dans les pommes, nous laissant chercher la raison de cela ? »

Un nouveau silence tomba entre eux.

« Vous vous rendez compte que vous avez fahit réduire à néant la bonne entente entre le Sultanat et Florissant ? Si vous étiez tombée en hypothermie ou de fatigue. La rumeur aurait courut que nous vous avions maltraité. Et maltraité une ambassadrice n’est pas une bonne chose. »
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Lun 15 Mar - 20:40

Adorable le chevalier. . . une bonne partie de ce qu'elle avait dit n'était pas passée dans son oreille. Il avait préféré s'arrêter sur le fait qu'elle soit givrée ( sur deux sens ) et ce fut une sorte de choc. Il avait le regard un peu vide, comme si il était absent, mais il reprit conscience d'un coup.

« Mais vous êtes dingue ? Qu’est-ce que vous avez dans votre fichue tête ? Un poichiche ? »

De ce qu'il avait dit, Shereen n'avait retenu qu'un mot. Poichiche. Elle ne put s'empêcher de pouffer. Certes cette djinna était très fière, mais elle avait le rire facile. Elle se retenait pendant que Nicolaï s'afférait à je ne sais quoi. On croyait souvent qu'elle était arrogante et très susceptible, mais ce n'était pas souvent le cas, et puis elle avait comprit le comportement de son hôte, même si c'était exagéré. Elle n'était pas si mal en point après tout. . . elle avait si bien joué la comédie qu'elle se croyait presque. Décidément, cette jeune femme a bien un poichiche à la place du cerveau. . .

Ce gentil chevalier revint, les bras chargé de couvertures. Mais que faisait-il avec tout ça ? Il se donnait du mal pour rien, juste un feu aurait suffit. Elle se cachait de rire, de toutes façons il était trop occupé pour le voir et tant mieux. Elle rit moins quand il ordonna :


« Enlevez moi ce maudit voile ! »

Shereen allait lui répondre qu'aujourd'hui c'était pas possible et qu'elle n'avait d'odres à recevoir de personne, mais là tout de suite il était peut-être trop nerveux alors elle lui dirait plus tard. Là, c'est section privée-pas-touche. Si elle ne voulait pas qu'on la voit tel ou tel jour, elle ne voulait pas, point. Repenser au poichiche ne la faisait même plus rire. Sa colère redescendit un peu. Nicolaï était plutôt gentil, il prit le temps pour lui frotter les bras. Elle allait déjà mieux et n'aimait pas être touchée sans être prévenue, mais elle ne s'était pas rétractée. Elle s'en voulu d'avoir été aussi irréfléchie, mais elle avait ses raisons. Elle arrangea les couvertures qui la gênait quand il repart faire du feu. Si elle aurait gardé son voile sur la tête, la djinna aurait été confondue sous cet amont.

« Veuillez m’excuser d’avoir été si sec tout à l’heure. Vous m’avez surprit. Et j'ai eu peur pour vous, dit Nicolaï alors que les flammes prenaient.
- Il ne fallait pas, commença-t-elle, mais elle se rendit compte qu'elle faillit lui couper la parole.
- Mais par la Dame, qu’est-ce qui vous a prit ? pourquoi n’en avez-vous pas parler avant ? Si vous ne vouliez pas montrer vos faiblesses dans la salle d’Estaroth, je veux bien le comprendre. Mais ensuite nous avons été seul. Pourquoi n’avez-vous rien dit ? Vous auriez put m’éviter de vous faire monter seule ce maudit escalier. Vous vouliez vous montrer plus forte que les autres ? Attendre jusqu’au moment ou, incapable de tenir plus longtemps, vous seriez tombée dans les pommes, nous laissant chercher la raison de cela ? un silence lourd prit place, mais il reprit : Vous vous rendez compte que vous avez fahit réduire à néant la bonne entente entre le Sultanat et Florissant ? Si vous étiez tombée en hypothermie ou de fatigue. La rumeur aurait courut que nous vous avions maltraité. Et maltraité une ambassadrice n’est pas une bonne chose. »


La djinna leva les yeux au ciel, manifestant son agacement d'être sermonée. Elle se défit des couvertures pour s'assoir près du feu, ensuite elle dit en souriant, après un court silence :

« J'ai agit bêtement, c'est vrai. Je m'excuse de vous avoir effrayé, mais c'est inutile. Je sais jusqu'où je peux aller, mais c'est normal que vous ne puissiez rien en savoir. Une seconde fois excusez-moi. . . Ce n'est pas pour avoir l'air plus forte que j'ai monté ces marches. J'allais vous avertir mais le mot "tradition" m'a un peu ombragé les pensées. »

Elle défit sa ceinture et retira le par dessus du caftan, afin de sentir directement la chaleur sur sa peau.

« Et puis. . . il ne faut pas grand chose pour raviver un djinn, alors je n'étais pas inquiète. Il ne doit pas y en avoir à Florissant, c'est certain. »

Se sentant mieux, elle devinait que sa paleur devait s'estomper peu à peu. C'était agréable, même si le choc thermique l'engourdissait un peu. Ses idées semblaient plus claires et elle n'était plus fatiguée.

« Je dois encore m'excuser. . . vous préférez voir à qui vous parlez. »

C'est avec sa grâce naturelle qu'elle tira sur la cordelette et retira ce qui lui cachait le visage. Si tout à l'heure elle avait eu l'air mourrante, c'en était autrement à l'instant. Elle ne regardait pas trop son hôte, non pas parce qu'elle fuyait ses yeux gris mais parce que regarder son interlocuteur ou pas ne lui était pas toujours nécessaire. De temps à autres, Shereen jouait avec les flammes, faisant passer ses mains dedans.

« Maintenant que nous avons réglé les détails, si nous passions aux choses plus importantes ? »

Au dernier mot, elle releva le regard sur Nicolaï, clamement, prête à discuter de choses plus sérieuses que de sa propre personne. Elle n'aimait pas qu'on parle d'elle, que ce soit pour la flatter ou faire remarquer ses bêtises. Surtout pour faire remaquer ses bêtises, elle en avait horreur et se les rappelait un bon moment avant de passer autre chose
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Mer 17 Mar - 13:31

Nicolaï regarda la jeune femme se dégager des couvertures qu’il avait entassées sur elle et se sentit tout à fait ridicule. Elle n’allait pas se transformer en statue de glace. Il avait réagit trop brusquement et cela l’avait rendu idiot. Comme à chaque fois qu’il se trouvait dans une situation qu’il ne maîtrisait pas vraiment, il réagissait trop brusquement. Les connaissances qu’il avait sur les djinns étaient plus que sommaires. Cette femme devait être la première représentante de son peuple à mettre les pieds aussi loin au Nord. Il ne savait pas vraiment comment il fallait se comporter face à de tels individus. Se qui avait rajouter à son ridicule.

Chiraz retira le par-dessus de son caftan pour s’exposer un peut plus à la douce chaleur des flammes. Nicolaï déglutit difficilement. Les vêtements emples de la jeune femme avait en partie cacher son corps. A présent, Nicolaï le voyait de manière plus précise et un sentiment de malaise commença à poindre en lui. Elle devait décidemment être absolument magnifique. Le genre de jeune femme qu’on offre en mariage à l’héritier d’un trône lointain pour celer une alliance. Le genre de jeune femme que Gwutha aurait put tout à fait envoyer chercher à la cour de Tal’Shek pour lui.

La perspective de cette union lui restait toujours coincée en travers de la gorge. Chiraz pouvait bien être la plus belle femme au monde, il ne voulait pas d’une union pour des raisons politiques. Gwutha allait entendre parler de lui à son retour.

Elle formula des excuses pour lui avoir fait peur. Nicolaï lui sourit légèrement. Il était facile de commettre des erreurs. Mais moins de les reconnaître et encore moins de demander pardon aux personnes à qui on a fait de tord.


« Ce n’est rien. Je n’aurais jamais dut vous parler de la sorte. Veuillez m’excuser. Pour l’escalier aussi. Je pensais que vous étiez humaine et voulait vous fatiguer un peut avant que nous ne commencions nos négociations. »

« Je dois encore m'excuser. . . vous préférez voir à qui vous parlez. »

D’un geste d’une grâce infinie, elle retira son voile, dévoilant son visage aux yeux du jeune chevalier. Nicolaï ne la voyait pas bien. De plus, elle ne le regardait pas. Il l’apercevait seulement selon un angle assez peut flatteur car elle lui tournait presque le dos. Pourtant, alors qu’elle jouait avec les flammes de la cheminée, il fut prit d’une irrésistible envie d’aller la rejoindre pour voir enfin à quoi elle ressemblait vraiment.

Avant qu’il ait put se desider sur la conduite à tenir, elle c’était tourné vers lui et le regardait fixement, braquant ses yeux d’ambres dans ceux de métal du jeune homme.


« Maintenant que nous avons réglé les détails, si nous passions aux choses plus importantes ? »

Nicolaï fut incapable de retenir une sorte de son étranglé. Bien entendu, il avait imaginé que cette jeune femme soit belle. Mais… cet adjectif ne lui correspondait même plus. Shereen n’était pas belle. Elle était bien plus que cela. Beaucoup plus. Nicolaï se perdait dans ses yeux d’ambres au cils interminables. Il ne savait plus quoi penser de cette chevelure noire qui semblait être une véritable cascade de nuit. Ni de ces joues et de ces lèvres couleur framboises qu’il aurait volontiers embrassé dans l’instant pour savoir si elles étaient aussi savoureuses qu’elles en avaient l’air.

Puis, une autre vérité le frappa de plein fouet. Comme un saut d’eau froide. Cette fille n’était pas là sans raison. On envoyait un pâcha ventripotent avec toute sa cour pour établir des accords. Son maître était malade. Elle l’avait dit. Mais théoriquement, Nicolaï n’aurait jamais dut la croiser. Mais on envoyait pas ce genre de femme dans un pays étranger sans la moindre raison. Elle rendrait jalouse toute les femmes cygnacs et cela même si elle était habillée de haillons.

Le genre de femme qui irait parfaitement au bras de l’héritier de Florissant pour consolider des accords entre le duché et le Sultanat.

Nicolaï décida de jouer franc jeu. Il n’avait pas l’intention de faire des ronds de jambes et au moins ainsi, il serait fixé sur se qu’il devait faire et saurait à quoi s’en tenir avec elle.


« Dame Shereen, j’aimerais éclaircir un point avec vous. Je n’irais pas par quatre chemin et j’attend de vous une réponse claire et honnête. Si vous me mentez je le saurais et alors je peux vous assurer que vous et votre escorte reprendrez la mer avant le couché du soleil. »

Au moins, c’était tout à fait clair. Elle n’allait peut-être pas apprécier, mais il s’en moquait bien. Il allait savoir se que mijotait Gwutha et s’il avait ou non une raison de s’inquiéter de la visite des kaliorniens.

« Êtes vous ici pour m’épouser ? »
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Jeu 18 Mar - 23:28

Dès l'instant où Shereen s'était un peu dévêtue, elle nota une certaine gêne provenant de son hôte. Peut-être qu'elle n'aurait pas du. . . bien que normalement la robe en dessous de la veste n'accentuait pas énormément les formes, sa poitrine était suffisament grosse pour se laisser percevoir même au travers de vêtements larges. Si ses relations seraient moins pudiques avec Nicolaï, elle ne se serait pas gênée pour déboutonner le haut de sa robe. Pas pour attiser ses envies charnelles, mais plutôt pour mieux profiter de la chaleur.

Elle regretta quand même ses gestes récents, surtout après s'être dévoilée. Il s'était, pour ainsi dire, étranglé à la vision de sa beauté. Il avait l'air mal à l'aise et mettait aussi la djinna dans la même gêne, ou presque. Elle se ressaissit quand même bien assez tôt, avec la brûlante envie de répliquer : « Vous aussi vous êtes beau ! Mais je n'en fais pas tout un plat ! »

Ce fut encore plus dérangeant lorsqu'il s'attarda sur ses lèvres. Plus jamais, même par politesse, elle ne montrerait son visage aussi soudainement. Ah mais. . . Oh non ! Et si c'était parce qu'elle avait un horrible boutton sur la bouche ? ! Si jamais c'était ça, elle en finirait avec sa vie maintenant ! Le ridicule la tuerait ! Elle passa un doigt sur ses lèvres, constatant qu'aucun relief anormal ne perturbe leur peau lisse et douce. Le pic de stress qui l'avait envahie redescendit aussi brutalement. Elle se leva sous le regard changeant du chevalier, commençant à plier une couverture, puis il annonça sèchement et avec ce qui semblait être de l'agressivité à la djinna :

« Dame Shereen, j’aimerais éclaircir un point avec vous. Je n’irais pas par quatre chemin et j’attend de vous une réponse claire et honnête. Si vous me mentez je le saurais et alors je peux vous assurer que vous et votre escorte reprendrez la mer avant le couché du soleil. »

Des menaces ? Cette femme orgueilleuse n'en avait que faire. Si on n'a rien à se reprocher, à quoi bon angoisser ? Par contre, cette façon de dire était irritante. Elle n'avait pas hésité à froncer les sourcils pour marquer son mécontentement ! En plus, il incluait tout les voyageurs kaliorniens ! Ce devait être important pour qu'il parle ainsi. . . Il était catégorique et ferme, mais ce ton là était-il nécessaire ? Elle était quand même l'invitée jusqu'à preuve du contraire ! Cela ne se fait pas de s'exprimer aussi méchament.

« Êtes vous ici pour m’épouser ? »

D'accord. Ensuite ? Shereen attendait le côté important, pas des. . . Avait-elle mal comprit ? Son visage se détendit, bien qu'on pouvait y lire qu'elle était intriguée. Pourquoi parler d'épousailles lorsque l'on est djinn et qu'on encore très jeune ? Vraiment, ce Nicolaï était assez drôle. Elle ne put retenir son rire cette fois, essayant au début de le cacher par sa main. Sa voix était clair, enfantine et femme en même temps, détestable lorsque ce n'était pas le bon moment. Nicolaï ne rit pas avec elle, apparament il était plus que sérieux et qu'elle prenne cela à la légère devait le frustrer un peu. Comme il est de coutume à la kaliornienne d'essayer de détendre l'atmosphère, elle cherchait quelque chose. N'importe quoi ferait l'affaire en cet instant ! Du moins c'est ce qu'elle croyait en essayant ceci :

« Excusez-moi, Sire, je n'aurai jamais penser que vous seriez amoureux au premier coup d'oeil ! »

Et une blague qui tombe à l'eau, une ! Le chevalier était aussi froid que possible, les mauvaises plaisanteries ne l'atteignaient pas. Pourtant, Shereen n'avait pas dit cela pour se vanter, seulement pour rire un peu ! Mais ça avait raté. . . C'était embêtant, mais ce n'est pas ça qui la démonta. Elle trouvait que dans toute cette histoire, rien ne lui plaisait vraiment. Néanmoins, elle s'approcha en souriant, prenant ensuite place sur l'accoudoire du fauteuil où logeait Nicolaï, se fichant éperduement de la distance. Elle le collait presque pourtant, et tant pis si cela le mettait mal à l'aise. Par sa main, elle releva le menton fin de son hôte, le fixant sans embarras. Une fois son regard plongé dans le siens, elle retira son sourire. Son air facial était tout de suite moins jovial que quand quand elle souriait, révélant un côté négatif de la djinna. Elle ne perdait pas de sa beauté, mais. . . elle était beaucoup moins engageante, sauf peut-être pour discuter de très gros problèmes situés au-delà de négociations.

« Je n'avais pas vu que vous étiez aussi sérieux. . . dit-elle d'une voix grave. Cela doit avoir une importance conséquante pour vous. Si vous avez une fiancée Taloise, ce n'est sûrement pas moi ni aucune autre femme présentes parmis nous. Je vous le jure. »

Shereen n'avait pas lâché Nicolaï, il lui restait encore quelques petites choses à dire d'un ton moins sérieux mais plus évasif. Maintenant qu'elle l'avait entre les mains presque au sens propre, elle en profitera. Il y avait plusieurs pensées qui lui étaient passées par la tête et qu'elle aurait aimé exprimées. Malheureusement elle n'en avait pas eu l'occasion ! Seulement, il était là à présent, alors elle saisit sa chance.

« Vous aviez sourit tout à l'heure. Ce fut bref mais je vous ai vu. Vos yeux ont la même couleur que la lame de votre épée, c'est contradictoire avec votre sourire. . . le seul point commun est bien la beauté. »

Après avoir finit elle le lâcha puis se releva, s'étirant de façon inconsciement sensuelle, avant de continuer à plier la pile que le chevalier avait ramenée. Il faisait plus chaud dans ce sallon qui était glacé tout à l'heure, elle ressentait sa vigueur revenir, son esprit refonctionnait à nouveau avec sa rapidité habituelle. Enfin, Chiraz redevenait Chiraz, prête à se battre contre un troupeau d'éléphant. . . J'exagère mais on peut bien s'interroger. Elle entra dans la réflexion, élaborant quelques déductions suite au comportement du duc héritier.

« Votre père doit vraiment insister auprès de vous pour que vous trouviez une épouse. Autrement, vous auriez tu cette question, n'est-ce pas ? Vous êtes fils unique si je ne me. . . se rendant compte de ces répliques déplacées, elle s'interrompit soudainement. Pardonnez-moi, je n'ai pas à me mêler de ça. Avez-vous d'autres questions ? »

Quelle idiote de parler de ces sujets-là ! Lorsqu'elle se laissait emporter par ses pensées, elle n'arrivait plus à les arrêter et parfois ne se rendait même pas compte de ce qu'elle disait, réfléchissant donc à voix haute. Elle espérait ne pas avoir trop embêté Nicolaï avec son comportement peu réservé. . .
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Dim 21 Mar - 8:16

Chiraz émit un léger rire qu’elle tenta de dissimuler en mettant sa main devant sa bouche. Cette voie clair et un rien infantile eu pour effet d’irriter Nicolaï au plus haut point. Il n’y avait rien de drôle dans se qu’elle venait de dire. C’était même tout le contraire. Qu’elle prenne cela à la légère ne le dérangeait pas. Mais il lavait l’impression qu’elle était en train de se payer sa tête. Cette impression ne fit qu’augmenter au moment ou elle prit la parole.

« Excusez-moi, Sire, je n'aurai jamais penser que vous seriez amoureux au premier coup d'oeil ! »

Si Chiraz avait tenté de faire de l’humour, c’était totalement raté. Nicolaï n’était pas d’humeur à plaisanté. Il voulait avoir une réponse à sa question. Etait-elle oui ou non ici pour l’épouser ? Cette histoire n’avait rien de drôle et déplaisait fortement au jeune homme. Tout comme il lui déplaisait fortement de voir la jeune femme en rire et en plaisanter. Ne se rendait-elle pas compte de se qui se passait et de se qui était en jeux ici ? Apparemment non.

Elle s’arrêta assez rapidement de toujours souriante pourtant, elle alla s’asseoir sur l’accoudoir de son fauteuil. Nicolaï se força à rester calme et à ne rien laisser paraître de ses sentiments. Cela, il savait parfaitement le faire. On le lui avait apprit très tôt. Et puis, c’était une défense supplémentaire. Si les enfants du cloître ne savaient pas quels impactes avaient leurs moqueries sur lui, il leur était impossible de savoir se qui l’atteignait.

Chiraz le collait presque. Dans sa situation, certains hommes auraient sans doute poser leurs mains sur le corps de la Djinna ou aurait tenter leur chance pour l’embrasser. Nicolaï ne bougea pas d’un seul centimètre, feignant l’indifférence complète. Se n’était là qu’un masque. Intérieurement, il bouillonnait. Jamais une femme cygnacs ne se serait approchée aussi prêt de lui et de manière aussi spontanée. Il y avait quelque chose chez Chiraz de naturel. Se devait être une fichue tête de mule. Un trait de caractère qu’ils avaient en commun. Mais une chose était certaine. Il aimait bien cette jeune femme. Beaucoup aurait trouvé qu’elle n’était qu’un piètre ambassadrice de manquer ainsi de pudeur devant son hôte. Pour sa part, Nicolaï la trouvait parfaite dans son rôle. Elle obtiendrait d’ailleurs bien plus de lui en agissant de manière spontanée et naturelle plutôt qu’en le flattant à outrance.

La djinna prit son visage dans sa main et le força à relever la tête vers elle. Bien sur, sans brusquerie. Mais il était impossible de ne pas comprendre dans ce geste qu’elle ne voulait souffrir d’aucune contradiction. Elle plongea ses yeux d’ambre dans ceux de Nicolaï. Le jeune homme soutint son regard sans sourciller un seul instant. Elle ne souriait plus et était tout de suite bien moins jolie. En revanche, elle gagnait en intérêt pour Nicolaï. La djinna avait donc deux visage. L’un pour le monde et l’autre pour le privé. Restait à déterminer laquel de ces deux Chiraz avait été envoyée pour discuter avec lui. Les gens important avaient toujours deux visages. Pas étonnant qu’une ambassadrice devait faire de même.


« Je n'avais pas vu que vous étiez aussi sérieux. . . dit-elle d'une voix grave. Cela doit avoir une importance conséquante pour vous. Si vous avez une fiancée Taloise, ce n'est sûrement pas moi ni aucune autre femme présentes parmis nous. Je vous le jure. »

Vérité.

Nicolaï savait parfaitement repérer les mensonges tout comme il savait parfaitement que Chiraz était suffisamment intelligente pour savoir qu’il n’était pas dans son intérêt de lui mentir. Tout comme elle devait être suffisamment intelligente pour savoir qu’il finirait à un moment ou à un autre par s’en rendre compte si jamais elle tenait de faire quelque chose d’aussi stupide.

Elle ne lâcha pas son visage. Nicolaï ne chercha d’ailleurs pas à se dégager ni à détacher son regard de celui de la Djinna. Il ne plierait pas devant elle. Faire un mouvement pour s’échapper aurait signifier qu’il était mal à l’aise. Si Chiraz voyait cela, elle aurait une arme contre lui. si elle ne voyait rien en revanche, il allait encore lui falloir chercher.


« Vous aviez sourit tout à l'heure. Ce fut bref mais je vous ai vu. Vos yeux ont la même couleur que la lame de votre épée, c'est contradictoire avec votre sourire. . . le seul point commun est bien la beauté. »

Les lèvres de Nicolaï s’étirèrent d’un demi-centimètre sous l’effet du compliment. Un compliment subtil et à double tranchant. Il trouva assez amusante cette remarque sur son sourire. Ainsi donc, les gens qui avaient des yeux étranges ou d’une couleur similaire aux siens devaient donc s’abstenir de rire ou de sourire ? Etrange raisonnement. Pourtant, il le trouva assez amusant. Cette jeune femme était amusante en fait.

Après avoir dit cela, elle se releva et s’étira de manière langoureuse. Fait délibéré ou inconscient ? Nicolaï n’aurait pas sut le dire. Mais cela renforça sa théorie première. Cette femme n’était pas une ambassadrice. Ce n’était pas elle que le sultanat avait envoyer pour traiter avec lui. l’autre solution ayant été qu’elle ait réussi à le tromper et qu’elle ait vraiment été envoyée pour l’épouser. Mais Nicolaï doutait de la véracité de cette dernière hypothèse.


« Votre père doit vraiment insister auprès de vous pour que vous trouviez une épouse. Autrement, vous auriez tu cette question, n'est-ce pas ? Vous êtes fils unique si je ne me. . . se rendant compte de ces répliques déplacées, elle s'interrompit soudainement. Pardonnez-moi, je n'ai pas à me mêler de ça. Avez-vous d'autres questions ? »

Dans le mile. Elle n’était pas vraiment envoyée pour traiter avec le duc de Florissant. Le vrai ambassadeur était donc bien resté dans le navire. Un véritable négociant n’aurait pas fait l’erreur de lui dire cela. Elle venait de mettre les deux pieds dans le plat et au vu de son visage, elle s’en était rendue compte un peut tard.

« Sans vouloir vous manquer de respect dame, vous faite un bien piètre ambassadrice, dit Nicolaï en souriant légèrement. »

Ce sourire n’était pas suffisent pour qu’on puisse apercevoir ses dents, mais le coin de es lèvres s’était soulevé de presque un centimètre. Chiraz pouvait se targuer d’avoir accomplit un vérritable exploit. Le jeune homme se leva et alla chercher deux coupes ainsi d’une bouteille d’un vin clair dont il remplit chacune des coupes.

« Ma situation est bien plus particulière que se que vous imaginez dame Shereen. »

D’un geste délicat qui aurait plus convenu à un courtisant qu’à un chevalier de Florissant, il tendit l’une des deux coupes à Chiraz avant de recommencer à parler.

« Je m’excuse de vous avoir un peut brusquer. Mais voyez vous, je suis en effet l’unique héritier de Florissant. Plus encore, Gwutha est mon père adoptif. Il n’y a donc vraiment nul autre que moi qui puisse hériter du duché. Pour préserver le trône d’Estaroth, il me faudrait épouser une jeune femme au plus vite et avoir rapidement un enfant d’elle. »

Nicolaï fit tourner sa coupe de vin entre ses doigts avant d’y tremper légèrement les lèvres.

« Il serait logique de me marier avec une femme de votre pays afin de rester dans la ligne de conduite de royaume. Après tout, l’héritier du trône est bien marié à une Skinwalkard. »

Nicolaï laissa passer un moment durant lequel il se contenta de vixer le feu qui brûlait dans la cheminé.

« Mais je ne veux pas de mariage arrangé. Peut-être allez vous me prendre pour un idiot, mais je veux connaître la personne que j’épouserais. Qu’elle me plaise et qu’elle soit capable de rire de manière naturelle aux plaisanteries pitoyables que je suis capable de fournir. »

Il trempa une fois de plus ses lèvres dans le vin.

« Encore une fois, veuillez me pardonner. Je vous ennuis avec mes histoires. Vous n’êtes pas ici pour cela. J’aurais en effet une question et une nouvelle fois je vais être directe : Qui êtes vous ? Une fille du sultan ? La favorite du vizir ? Vous savez qui je suis et certainement vous a-t-on dit beaucoup de choses à mon sujet avant que vous ne débarquiez. Mais j’aimerais savoir qui vous êtes. »
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Mar 23 Mar - 13:01

Quelle bavarde cette Shereen à foutre son nez là où il ne faut pas. . . Mais elle ne regrettait déjà plus ses remarques. Après tout, personne ne peut changer le passé, si ce n'est la déesse du temps. . . Fort heureusement, Nicolaï ne semblait pas trop contrarié. Il sourait en plus. . . oh ? Alors il n'était pas aussi froid à l'intérieur ? Peut-être même que son indifférence était fausse. elle était belle et avait été très proche de lui, si ça se trouve il n'avait pas été aussi impassible qu'il l'avait montré, sauf éventuellement si il est gay, chose impossible car tout à l'heure il n'avait pas su cacher sa gêne lorsqu'elle s'était dévoilée.

La djinna se demandait à quoi cela pouvait l'avancer de cacher ainsi ses sentiments. Il y en a qui se forge une carapace pour se protéger, mais elle, elle n'était pas un danger. Cette carapace était inutile. . . Le chevalier devait être ainsi avec tout le monde en dehors de ses proches. A sa réplique, la jeune femme n'avait put s'empêcher de rire légèrement. Tout finit par se savoir un jour, mais quelques minutes avaient suffit pour la démasquer. . . Il se leva afin de prendre une bouteille de vin et les récipients adéquats, emplis maintenant du liquide assez clair.


« Ma situation est bien plus particulière que se que vous imaginez dame Shereen. »

Si elle n'avait pas su que l'homme en face d'elle était chevalier, elle l'aurait définit comme gentilhomme de la cour incapable de manier l'épée. Shereen prit la coupe qu'il lui tendit, attentive à ce qu'il disait, retournant ensuite s'agenouiller près de la cheminer. Pour tout dire, la djinna avait deviné plus ou moins ladite situation de Nicolaï, seulement elle avait préféré arrêter son raisonnement. Plus tard, d'après elle, aucun lien n'existerait entre eux. Il resterait à Florissant, elle retournerait à Tal'Shek. Bien qu'il n'était pas improbable qu'il vienne jusqu'à Kaliorn pour discutailler d'affaires diverses avec le sultan ou ses vizirs.

En attendant, ce que disait l'héritier était assez cohérant, bien qu'elle l'avait déjà comprit. Il but un peu de vin avant de poursuivre son raisonnement. On voyait bien que les humains n'avaient pas assez de temps. . . s'empresser de se marier et enfanter, quelle besogne éprouvante ! Vraiment, quand on peut vivre jusqu'à 400ans, ce ne sont pas des priorités. Elle avait bien faillit être mariée à 18ans, le Destin en avait voulut autrement. Mais lui, il n'avait plus trop le choix. Un ange passa, durant ce temps Nicolaï regardait le feu. Il semblait absent sur le coup, comme prit à une réflexion importante. La djinna n'interrompit pas cet instant, ne désirant pas le déranger. Après cette pause, il finit par dire :


« Mais je ne veux pas de mariage arrangé. Peut-être allez vous me prendre pour un idiot, mais je veux connaître la personne que j’épouserais. Qu’elle me plaise et qu’elle soit capable de rire de manière naturelle aux plaisanteries pitoyables que je suis capable de fournir. »

Rire aux plaisanteries pittoyables, voilà une chose qu'elle savait faire. . . Il ne lui fallait pas grand chose pour qu'elle s'éclate sans retenue. La comparaison de son cerveau à un pois chiche en était la preuve, où alors quand il révéla qu'elle n'était pas douée en tant qu'ambassadrice. Mais rire, ça fait du bien, ça soulage et ça met de bonne humeur ! Pourquoi s'en priverait-on ? Certes lorsque l'on est en train de parler de choses sérieuses, ce n'est pas le moment. Il but encore du liquide alcoolisé avant de lui demander :

« Encore une fois, veuillez me pardonner. Je vous ennuis avec mes histoires. Vous n’êtes pas ici pour cela. J’aurais en effet une question et une nouvelle fois je vais être directe : Qui êtes vous ? Une fille du sultan ? La favorite du vizir ? Vous savez qui je suis et certainement vous a-t-on dit beaucoup de choses à mon sujet avant que vous ne débarquiez. Mais j’aimerais savoir qui vous êtes. »

Elle haussa les épaules. De tout les sujets qu'il y avait dans son monde, il avait voulut s'intéresser à elle. Pas flattée pour un sous, elle aurait même préféré trouver un défilement. Cela ne se fait pas, surtout qu'il s'était en partie confié à elle.

« A dire vrai, je ne sais pas grand chose de vous, à part ce que vous venez de m'apprendre. »

Lance-toi à l'eau Chiraz, tu ne peux pas changer de sujet. Rétablis au moins la vérité.
Rêveusement, la djinna faisait tourner la coupe de vin qu'elle n'avait pas encore touchée. Les djinni pourtant aiment le vin, tout ce qui est alcoolisé.


« Je ne suis rien de ce que vous avez cité, mais bien mieux ! dit-elle en souriant. Je suis libre, tout simplement. »

Elle trempa son indexe dans la boisson, le portant à ses lèvres.

« Pour être honnête, je n'ai pas de situation bien précise. De plus, sotte comme je suis j'ai oublié une bonne partie de mon passé. . . alors parler de moi serait comme évoquer du vide. »

Puis elle regarda son hôte, essayant quand même de faire un effort, par pure politesse, de répondre au mieux à sa requête. Elle avala une gorgée de vin et continua :

« En fait, je suis la protégée du vizir. Par contre je n'ai rien à voir avec lui, ni avec le monde qui l'entourre. Cela ne m'empêche pas de lui rendre service. »

On ne pouvait pas être plus explicite. Tout était dit, néanmoins on avait l'impression qu'il manquait quelque chose. En tant qu'auteur je ne peux nier cela. On peut aussi rejeter la faute sur l'empressement, le non-désir de parler. Si physiquement Shereen n'avait pas peur de se montrer, elle ne savait jamais comment aborder sa personne, se sentant inintéressante. Cette réplique le démontre si bien, même si que le rire souligne un trait d'humour :

« Je ne suis pas bien passionnante, comme vous pouvez le constater. »

Elle quitta les perles métalliques du chevalier, observant l'ondulement des flammes. Un peu en retard, elle pensait au paroles prononcées plus tôt par son hôte. Et elle, était-elle capable de se marier par arrangement ? D'ailleurs, où en était-elle avec l'amour ? En dehors de Reza et Rameen, la djinna ne fréquentait pas la gente masculine, elle n'y portait que peu d'intérêts. Oubliant que Nicolaï pouvait perdre le fil - une coutume avec Chiraz - elle demanda comme si ils en discutaient encore :

« Comment feriez-vous si vous ne trouvez pas la femme qui vous convient ? »

Toujours sans tact, elle était ainsi. Il lui arrivait bien de prendre des gants, en tout cas quand elle ne les oubliait pas.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Mer 24 Mar - 20:15

« Je ne suis pas bien passionnante, comme vous pouvez le constater. »

Bien au contraire. Nicolaï trouvait la jeune ambassadrice tout à fait captivante. Il était sans doute le premier à voir une djinna aussi loin dans le nord. En effet, ceux de son peuple dépassaient rarement Echack. Quant à se rendre à Florissant, se n’était même pas un domaine de l’imaginable. Il était en effet difficile de concevoir que des êtres craignant les températures trop faibles se rendent dans l’un des endroits les plus froids du monde.

Cela en apprit beaucoup à Nicolaï.

Sur Chiraz. Etait-elle courageuse, aventurière ou un peut folle ? Il n’aurait pas réussi à le définir. Mais certainement un peut des trois. Sans cela, jamais elle n’aurait quitté la chaleur suffocante de Tal’Shek.

Un peut folle, avec des réactions parfois étrange, un don pour le mettre dans l’embarras, mais Chiraz n’était pas du tout ennuyante. Nicolaï ne se lassait d’ailleurs pas de la voir jouer avec les flammes. Il avait eu un moment de panique la première fois qu’il l’avait vue faire, mais elle ne semblait pas en éprouver la moindre douleur. Il avait donc tut sa protestation et tuer dans l’œuf son élan pour lui faire retirer sa main des flammes.


« Comment feriez-vous si vous ne trouvez pas la femme qui vous convient ? »

Nicolaï soupira légèrement.

Voilà un certain temps qu’il se posait cette même question. Que ferait-il s’il ne trouvait pas la femme qui lui convenait. Si toutes les femmes ne voyaient en lui que la couronne d’argent et une place pour elle sur le trône d’Estaroth, que ferait-il ? Il ne pouvait pas se résoudre à laisser Florissant sans duc. Ni à épouser quelqu’un qu’il n’aimerait pas.

Au final, se serait certainement un mariage politique qui l’attendait. De ce genre de mariage sans trop d’amour. En effet, il aurait été difficile d’imaginer qu’une femme accepte le fait qu’elle doive au plus vite mettre un enfant au monde. Être presque réduite à un ventre en quelque sorte. Mais il était plus improbable encore que Nicolaï trouve une femme qui oublie la couronne qu’il aurait un jour sur la tête. Ça, c’était impossible.

Gwutha n’avait jamais été dans la même situation. En fait, il n’aurait jamais dut devenir duc. Mais la lignée des KalonErc’h avait subit deux violent revers ces derniers temps qui avaient presque conduit à la fin de la famille ducale. Gwutha était le quatrième fils. Autant dire qu’il y avait peut de chance qu’il monte un jour sur le trône. Sa première épouse, Elina, il l’avait choisit par amour. Se ne serais pas le cas pour Nicolaï. Ou avec beaucoup de chance.


« Je vous avoue volontiers que je n’en ais aucune idée dame Shereen. Si je ne trouve pas la femme qui convient à mes vœux, j’ignore se qui se passera. Mais au bout d’un moment, je pense qu’on ne me demandera plus mon avis. »

Nicolaï fit tourner son vers de vin entre ses doigts. Il n’aimait pas du tout l’idée d’être marié de force. Tout comme il n’aimait pas du tout l’idée de devoir engrosser celle qu’il aura choisit pour épouse. Un peut de romantisme dans ce monde de brute épaisse ne pouvait pas faire de mal.

Quant à passer le restant de ses jours avec quelqu’un qui ne l’aimait pas, non merci.


« Je ne sais pas… »

Il laissa passer un nouveau moment de blanc. Chiraz ne le regardait pas. Pourquoi donc ? Elle se sentait peut-être mal à l’aise face à ses yeux. Se ne serait pas la première à qui cela arrivait et certainement pas la dernière. Pourtant, cette hypothèse ne le satisfaisait pas totalement. Chiraz lui avait dit il y avait peut qu’il avait de beau yeux. C’était bien la première personne à le lui dire d’ailleurs. Beau n’était pas tout à fait l’adjectif qu’on utilisait pour qualifier ses yeux en règle général. Si elle lui avait dit qu’il avait de beaux yeux, se n’était pas pour se montrer aussi intimidé peu de temps après. De plus, elle avait fait preuve avec lui d’une très grande franchise et ne s’était montrée ni timide, ni timorée. Qu’elle soit intimidée par ses yeux ne pouvait donc être vrai.

« Dame Shereen. A quoi ressemble Tal’Shek et le Sultanat ? Comme vous pouvez l’imaginer, nous n’avons pas de désert à Florissant et je voudrais savoir à quoi ressemble votre pays. Voulez vous bien me faire le plaisir d’en parler ? »
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Dim 28 Mar - 1:04

Le chevalier émit un soupir, signifiant que c'était une source d'ennuis. Bien dommage pour lui. . . ce geste aussi simple soit-il suffisait comme réponse partielle.

« Je vous avoue volontiers que je n’en ais aucune idée dame Shereen. Si je ne trouve pas la femme qui convient à mes vœux, j’ignore se qui se passera. Mais au bout d’un moment, je pense qu’on ne me demandera plus mon avis. »

Malgré que les hommes aient bien plus de chance que les femmes, lui semblaient dans l'embarras. Que ce soit à Tal'Shek ou ailleurs ils se permettaient tous de s'accessoiriser de concubines plus belles les unes que les autres. Mais aucun d'entre ne se souciaent de la question d'amour. Nicolaï avait l'intelligence - ou le malheur - d'y penser. Qu'ils sont beaux les contes où " ils eurent plein d'enfants et vécurent heureux jusqu'à la fin de leurs jours ". Mensonge qui permet de rêver, d'espérer que le sentiment le plus fort au monde existe. Pour Chiraz, ce n'était qu'une débilité accumulée à tant d'autres. Parfaitement, une débilité. L'amour est un meuble très décoratif et beau, en contrepartie il est aussi très encombrant. Même l'amitié est encombrante. La djinna ne s'étonne pas que ses relations soient minimes, cela l'arrange beaucoup. Être en plus dépourvue de lourdes responsabilités elle en profitait beaucoup. Nicolaï en revanche devait se marier et avoir un enfant, un fils précisément.


« Je ne sais pas… »

Shereen essaya de s'imaginer dans sa situation sans y parvenir. Ca n'allait pas avec sa logique d'esprit, qui est de faire ce qu'elle veut quand elle veut où elle veut. Cette réponse lui fit même un peu de peine durant un millième de seconde pour l'héritier. Très vite cette sensation s'en était allé, la djinna l'avait déjà oubliée. On pourrait croire qu'avec ses réactions dures Shereen ferait semblant de ne rien ressentir ou alors qu'elle tente de forger son coeur. La vérité est bien autre. . . en dehors de la joie, de la contrariété et autres bons sentiments plus facile à supporter que la tristesse et l'empathie, son coeur ne bat pas vraiment. Inerte, il est seulement posé sous sa poitrine, sans réel désir de battre. Exceptées des larmes de rages, aucune autre sorte ne peut en sortir. Mais elle comprenait l'embarras du jeune homme en âge de monter sur le trône, oppressé par son père adoptif et les obligations. Si seulement il avait son coeur, Nicolaï n'aurait plus à craindre d'aimer ou pas. Bien sûr, Shereen est capable d'aimer ! Contrairement à d'autre elle n'en ressent pas le besoin.

L'ambiance était bien moins gaie à l'évocation de ce sujet. Nicolaï ne préféra pas s'y attarder, car après une absence il lui demanda de parler du sultanat.

« Voulez vous bien me faire le plaisir d’en parler ? »

La djinna s'arrêta de jouer avec les flammes, silencieuse. Le silence capte l'attention, il met une aura intriguante autour de celui qui raconte. Elle but les trois quarts de son verre comme si il s'agissait de l'eau, sans se forcer à faire des manières comme quoi elle serait navrée d'agir ainsi. Peut-être que grâce à l'alcool, elle saurait mieux raconter. Peut-être.

« Bien sûr que je peux vous faire ce plaisir KalonErc'h, commença-t-elle, soutirant le titre de "Sir" sans même le faire exprès. »

Elle se leva, le par-dessus de son caftan en main qu'elle replia pour ranger avec les couvertures. Ensuite, elle rejoint Nicolaï, assise comme la fois précédente, tout en soutenant sa tête en appuyant son coude sur le dossier. Si le chevalier avait voulu son regard, maintenant il l'avait, et de très près.

« On appelle Tal'Shek la capitale aux visages innombrables. A chaque rue, chaque recoin, il semble s'en montrer un nouveau plus différent que les autres ! Il y a pourtant quelques visages qui se démarquent. Le premier est à l'est de la ville, près du port, où le soleil se lève pour éclairer la misère. Les chaînes retiennent des gens prêts à être vendus sous les regards moqueurs des ignards. L'odeur de l'urine remontent des ruelles, mêlée à la sueur des passants et des prisonniers. Leurs visages sont souvent creux, la faim ronge leurs entrailles. Même les enfants ont le même châtiment ! Imaginez comme c'est laid ! »

Chiraz racontait à l'aide de ses souvenirs. . . Sur la terre battue se dressait une estrade sur laquelle une brochette de personnes s'allignaient, noires de crasses et tous reliés à des chaînes par le cou et les poignets. Les hommes les plus forts, les femmes les mieux faites et les enfants qui avaient pu survivre étaient exposés nus. Ils étaient minces, surtout les femmes et les enfants, ces derniers étant au seuil de la maigreur. Il y en avaient d'autres à l'arrière, moins présentables, la santé ravagée. Un homme richement habillé étaient entourré de monde tout aussi bien habillé. Sa voix criait les enchères qui montaient, les blagues fusaient de part et d'autres. Une odeur de déjection flottait dans l'air, allourdit par le soleil mutilant de Tal'Shek. C'étaient sur une place commerciale, la moins belle. Plus loin le marché abondait de produits divers, l'odeur des épices parvenait jusqu'à l'odieux marchandage. Voilà ce qu'était la première face de Tal'Shek, ville des mystères improbables.

« Les villes de Kaliorn se ressemblent plus ou moins. Soyons heureux qu'il n'y ait pas plus de ce genre de marchandises autrement ce serait désolant. Ce qui est propre à l'architecture Kaliornienne, c'est la forme des toîts, des domes arrondis qui pointent vers le ciel. Les batîments les plus importants sont reconnaissables grâce à cela. L'architecture est un art pour Tal'Shek et les autres villes de Kaliorn, et l'art est omniprésent dans le sultanat. Lorsque vous entrez dans une maison, le goût de la décoration sera le premier à recevoir des critiques. Les couleurs mises en avant son souvent vives ; rouge écarlate, vert émeraude, orange enflammé. . . elles parrent les draperies, les sofas de brocart, dépeignent le monde sur les tapisseries. »

Les peintres étaient autant respectés que les savants. D'ailleurs, une divinité réunissait l'art et le savoir. Rien qu'à observer les sculptures des grandes figures de Kaliorn, on savait. Que ce soit les chanteurs, les acteurs ou encore les poètes, tous étaient merveilleux. Néanmoins, la djinna ne glissa pas un mot sur ses talents.

« Des fruits commestibles sont même utilisés comme élément ornemental, associé aux fleurs. Les plus pauvres semblent avoir de magnifiques jardins rien que par la culture des légumes. Devinez la beauté des roses épanouies dans les riches demeures, les fleurs de grenades qui sommeillent jusqu'à voir leurs fruits venir, ainsi que les citronniers dans les allées des beaux quartiers. Il est préférable de visiter le sultanat si on veut être rassasié de sa beauté et sa cruauté. »

Puis elle fit une pause, relâchant un court instant son regard des yeux gris du chevalier. Shereen se leva, prenant son auditeur par la main et l'invitant à faire de même.

« Tout le monde a des préférences pour un endroit particulier. Ce que je préfère, c'est l'étendue vide du désert. . . que ce soit sous le soleil ardent ou la lune d'argent, il est toujours aussi fascinant. Bien que la nuit il y fasse froid, j'aime y être. Le ciel est si dégagé et les étoiles brillent au-dessus de ce monde sans habitants. Jadis il y avait des villes mais on n'y voit plus que des ruines délabrées tombant en poussière avec le temps. Une malédiction selon la légende. . . »

Tenant toujours Nicolaï par la main, la djinna s'était acroupie en parlant. Maintenant, le salon n'était plus le salon, mais bien un océan de sable éclairé par la lueur argentée des étoiles. C'était la nuit donc il faisait froid, et le paysage était bien simple, bien que d'une beauté mélancolique. Serait-ce parce qu'elle n'éprouve pas de tristesse que Shereen aimait ce panorama ? Parce que le désert avait ce que elle - qui a toujours ce qu'elle veut - pour une fois ne pouvait avoir ? Elle prit une poignée de sable dont une partie s'en alla en fumée, se releva, et retourna de sa main libre celle de son hôte afin de lui passer son contenu. Les grains étaient froids mais mêlés à cette sensation de douceur les laisser filer entre les doigts était plutôt agréable.

Pour restituer les détails de même que les sensations, il avait fallu énormément de concentration à Shereen, maintenir cette illusion lui coûtait beaucoup d'efforts. Mais elle était comme ça, toujours à repousser ses limites, recherchant la perfection au maximum. Le désert s'évapora, laissant le salon dans le précédent état. Il n'y avait plus que sa main dans celle du chevalier, qu'elle retira à la fin de cette vision.


« Vous viendrez à Kaliorn si vous voulez en savoir plus, dit-elle en souriant. »

La djinna retourna près du feu. Ce n'est que maintenant qu'elle regrettait son utilisation de la magie car son énergie s'en était retrouvée fortement diminuée. De plus, Nicolaï pouvait deviner un de ses dons. En parlant de lui, Shereen se demanda ce qu'il avait pensé de tout cela, si elle ne l'avait pas un peu ennuyé ou au contraire captivé. Son récit avait bien prit son temps, espérons que le jeune homme l'ait apprécié puisque son avis est important.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Mar 30 Mar - 13:54

Nicolaï regarda Shereen arrêter de jouer avec les flammes. Avait-il commis une erreur quelconque ? Avait-il dit quelque chose qui ne lui avait pas plut ? Au bout d’une petite seconde, il comprit que se n’était pas le cas. Shereen, en conteuse émérite s’assurait d’avoir toute son attention avant de commencer à parler. Elle se redressa et alla ranger le par-dessus de son caftan avant de s’approcher à nouveau de Nicolaï. Comme précédemment, elle se mit assise sur l’accoudoir du fauteuil et s’appuya sur le dossier, le regardant dans les yeux.

Une fois de plus, Nicolaï se fit la remarque que la Djinna n’était une ambassadrice très expérimentée. Dans le cas contraire, elle ne se serait pas assise à cette place. D’une part, cela obligeait le jeune homme à lever les yeux et d’autre part, elle était très proche de lui. Peut-être même trop proche.

Elle commença son récit de manière assez étrange qui ne donnait pas forcément très envie de connaitre la ville d’où elle venait. Le marché aux esclaves. Se n’était pas un endroit que Nicolaï souhaitait fréquenter. Les images que la djinna lui décrivaient étaient absolument abominables. Des êtres vivants guère mieux traité que des animaux. Comment pouvait-on faire une chose pareille. Au final, le jeune homme se souvint que Florissant dépendait en partie du commerce des esclaves. Avec la pression des nordiques, les armées ducales étaient souvent renforcées par des anciens esclaves. Cette idée avait été mise en place par l’arrière grand père de Gwutha. Elle était assez simple en somme. Une partie du trésor ducal était alloué tous les ans à l’achat d’esclaves. Ces hommes et ces femmes étaient affranchit immédiatement. La plupart se considérait comme très redevable au duc pour se qu’il avait fait et s’engageaient dans l’armée ducale ou tenaient à aider le duc dans la mesure de leurs moyens. Un mal nécessaire en somme que le trafic d’êtres humains. Cela même si pour un cygnac, l’idée était très dure à avaler.

Décidemment, Chiraz était vraiment un très mauvais endroit. Nicolaï tentait de fixer son attention sur se qu’elle disait, mais la mince veine qui palpitait dans son coup était…très attirante. Si fragile. Comme il aurait été facile pour lui de la trancher. D’un coup sec. Répandre le sang de la jeune femme. Un sang qui devait avoir un goût épissé absolument…délicieux.

Nicolaï manqua de peux de la pousser de l’accoudoir et de courir à l’autre boût du salon. Il fallait qu’elle s’éloigne. Il ne fallait pas qu’elle reste ici. Au final, il ne bougea pas, mais dut faire preuve d’un effort de volonté considérable pour garder ses yeux fixés dans ceux de la jeune femme. Un effort qu’il crut plus d’une fois bien trop intense pour lui. Il n’écoutait presque pas la jeune femme, rivant toute son attention sur ses yeux d’ambre et non sur les paroles qu’elle prononçait. Des yeux qui petit à petit l’apaisait et faisait mourir ses pulsions meurtrières.

Elle lui prit la main. A ce moment, Nicolaï crut la voir légèrement défaillir. A travers toute les épaissers de ses vêtements, c’était assez difficile qu’elle ait put ressentir cela, mais directement en contacte avec la peau du chevalier, elle ne put manquer de constater que sa peau était froide malgré la chaleur de feu.

Il se leva quant elle l’y invita doucement, se pliant à son jeux, hypnotisé par sa voie et ses yeux. Même si ses paroles n’avaient qu’un sens limité pour lui, comme s’il se parlait à travers une porte, leur mélodie n’en était pas moins relaxante et profondément calme.

Soudain, elle s’accroupit et toujours tenant sa main, sembla se concentrer. Bien qu’il n’était pas un magicien et bien loin de là, pourtant, il sentit qu’un sortilège était en train d’être tissé. Il aurait aimé lui dire d’arrêter. Il ne fallait pas jeter un sortilège dans la Citadelle. Pas quant on pouvait l’éviter en tout cas. Mais Shereen ne devait pas le savoir. Si cela avait été le cas, elle ne l’aurait pas fait.

Malgré la douleur qui commença à lui vriller la poitrine, le jeune homme ne put s’empêcher de trouver la vision du désert assez belle. Magnifique même. D’une grande mélancolie. Shereen versa un peut de sable dans le creux de ses mains. C’était assez doux et très différent du sable des berges de l’Argent ou de celles de la Mer d’Or.


« Vous viendrez à Kaliorn si vous voulez en savoir plus, dit-elle en souriant. »

L’illusion s’évanouit aussi vite qu’elle était apparue. Chiraz lâcha Nicolaï et alla auprès du feu. Le jeune homme avait presque passé tout le temps qu’avait duré l’illusion en apnée. La douleur qu’il avait ressentit avait été abominable et une fois de plus, c’était sa volonté qui lui avait permis de tenir le choc.

Il resta un moment debout, essayant de respirer calmement. La douleur était toujours présente. Pourquoi personne n’avait prévenu cette fille qu’il ne fallait pas jeter de sortilège dans la Citadelle ?


« Dame Shereen je… »

Nicolaï vasilla une première fois, mais parvint à se maintenir debout. Une deuxième fois, il pencha dangereusement. Cette fois, il manqua de tomber. Il réussi à se rattraper au dossier de son fauteuil, mais ses jambes refusèrent de le soutenir plus longtemps. Il tomba à genou, emportant le siège dans sa chute. A quatre patte, il serait les dents et se forçait à respirer aussi bien que possible. Des perles de transpiration commençaient à perler sur son front.

« Ne faite plus de magie, ordonna-t-il en serrant les dents. Plus de magie ici. Ou prévenez moi. »

Il lâcha ensuite un chapelet de jurons coloré à l’égard de cette douleur dans la poitrine. C'était comme si son coeur allait éclater. Puis, il releva la tête vers Chiraz.

« Plus de magie. Par pitié. Plus de magie. »

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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Ven 2 Avr - 11:45

Se questionnant encore sur l'effet de son récit, elle aurait été très, très, mais alors là très très vexée si elle avait su que le chevalier n'avait pas écouté tout du début à la fin, surtout la partie la plus gratifiante de son pays ! En fait, bien que l'outrance n'était pas au rendez-vous, ça avait quand même raté. Pourquoi ? Où était son erreur ? Elle la grande conteuse avait échoué ! Les louanges sur Kaliorn avaient eu le pire effet imaginable. Remarquant qu'il ne la critiquait pas, ni positivement ni négativement, elle ne pu supporter le silence et se retourna pour voir ce qu'il en était. Debout, Nicolaï ne semblait pourtant tenir cette position que par miracle.

« Dame Shereen je… »

Je quoi ? Je suis émerveillé par votre récis ? Je me suis ennuyé à mourir ? Elle croisa les bras, sans se soucier dans un premier temps de la santé de son hôte. Quelle égoïste cette Shereen. . . Le jeune homme perdit légèrement son équilibre mais se rattrappa sans peine. Ce sont des choses qui arrivent. . . Mais une deuxième fois dans un laps de temps si proche, c'était une étrange coïncidence, encore plus tanguait ainsi ! Soit les quelques gouttes d'alcool qu'il avait ingurgité lui faisait cet effet, soit elle l'avait empoisonné. Minute ! La djinna n'avait aucun poison sur elle ni aucune raison de vouloir le tuer. L'affaire était encore plus étrange.

« Que se passe-t-il ? demanda-t-elle, à peine inquiète. »

Tenant difficilement sur le dossier d'un fauteuil, ses jambes ne purent le soutenir plus longtemps en revanche. Maintenant à genoux, la jeune femme commençait à s'inquiéter plus sérieusement. Le fauteuil finit au sol, lui les deux rotules et les deux mains sur le sol. Il semblait être prit d'un malaise que Shereen ne comprenait pas. Il était peut-être malade et ne lui en avait rien dit.

« Ne faite plus de magie, ordonna-t-il en serrant les dents. Plus de magie ici. Ou prévenez moi. »

Elle fronça les sourcils d'incompréhensions, avant d'entendre de nouveaux mots cygnacs dont elle ne comprit rien. Sûrement des injures. Il leva son regard vers elle, la fixant de ses yeux gris argents. Pour la première fois, elle fut dérangée par ce regard perçant, malgré qu'elle n'en fit rien parraître, ainsi que l'épuisement qui se faisait ressentir suite à l'utilisation de la magie.

« Plus de magie. Par pitié. Plus de magie. »

Ne sentant aucunement fautive de ses actes, elle s'approcha de Nicolaï. Après tout, il aurait put l'arrêter plus tôt, il avait donc voulu voir son tour de passe passe. Elle ne comprenait rien à cette histoire, au début elle ne se posait même pas de questions. Comme l'instant ne semblait pas idéal pour l'interroger elle remit cela à plus tard. Au moins le futur duc n'avait pas à s'en soucier maintenant. Shereen n'oublie jamais ses questions, curieuse de presque tout elle en a toujours à poser.

Agenouillée à côté de lui, elle prit un pan de sa tunique pour lui essuyer le front, avec cette douceur qui peut laisser sous-entendre qu'elle était très gentille et attentionnée. Dire que ce n'est rien à ses yeux, juste de la "normalité", une attention qui n'a pas de mérites.

« Dire que j'étais fière de mon petit numéro, dit-elle en souriant. Je ne ferai plus de magie alors, puisque cela est dérangeant. »

Remarquant que le chevalier avait quelque mal à respirer aussi facilement qu'au repos, elle prit une initiative qui aurait plue à bien des hommes - mais il fallait que ce soit lui, pas un autre. Chanceux ou poisseux, Nicolaï pouvait y songer à l'instant même, quand Shereen posa ses deux mains sur chacune de ses épaules pour y effectuer des pressions agréables et régulières, une fois qu'il se fut redressé. Seulement, les muscles du jeune homme étaient contractés sous l'effet de la surprise.
Siliencieuse, la djinna se mit à penser que les femmes n'ont pas du souvent l'approcher aussi facilement, voir jamais. Il ne pouvait plus tricher avec un masque de froideur, son corps parlait à sa place. C'était attendrissant en un sens de voir qu'un homme croyait à l'amour pur, naïf aussi. Si elle n'aurait pas été là pour remplacer Reza, les chances pour que Nicolaï aborde Chiraz sont presque nulles.


« Détendez-vous, je suis sûre que vous irez mieux après. »

Bien que Shereen ne puisse aussi se vanter d'avoir connu l'amour, les femmes du harem ne la laissèrent pas sortir ignorante des "plaisirs simples" comme elles disaient. Le massage, si il peut être sensuel et inciter au pêcher de la chair, n'en est pas moins un moyen pour calmer la tension et régulariser la respiration. Autrement dit, Shereen ne cherchait pas à séduire Nicolaï mais il pouvait bien le penser. Depuis le début elle agissait avec lui sans mettre de véritables barrières, lui n'osait pas les mettre. Seulement, il pouvait aussi y voir une façon d'être, normale et sans complication.

La djinna regrettait presque d'avoir joué de ses talents d'illusionniste juste pour rendre son récit plus beau. Non seulement elle était dans un pays qui est défavorable à sa santé, mais en plus il semble que cela ait fait du mal au jeune chevalier.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Lun 5 Avr - 19:49

Nicolaï ne put s’empêcher de tressaillir lorsque Chiraz lui épongea doucement le front avec un pant de sa tunique. Un geste plein de douceur qui sema le trouble dans son esprit. Bon sang, mais qui était cette fille ? Cela faisait-il partit d’un plan pour le déstabiliser ? En retournant la tête pour voir le visage de Chiraz, Nicolaï se dit que son idée n’était pas forcement idiote. Elle mettait en avant ses charmes, usait de magie dans la Citadelle, se montrait attentionnée ensuite. Tout se qu’il fallait pour lui faire perdre pied. Le masque glacial qu’il se composait en temps normal s’il avait à paraître en publique (tout les ducs de Florissant adoptait cet air depuis Estaroth lui-même) ne servait à rien avec Chiraz. Une armure encombrante et inutile qu’elle contournait sans la moindre difficulté.

« Dire que j'étais fière de mon petit numéro, dit-elle en souriant. Je ne ferai plus de magie alors, puisque cela est dérangeant. »

Nicolaï fut un peut surpris. Chiraz n’avait pas conscience de se qu’elle avait fait. Elle n’avait rien fait volontairement. Si elle était en train de mentir, elle le faisait très bien. Il y eu plusieurs idées qui passèrent dans la tête de Nicolaï.

Soit Chiraz était parfaitement consciente de se qu’elle était en train de faire et dans ce cas, s’était une manipulatrice tout à fait redoutable qu’il ne devrait pas prendre à la légère quoi qu’il se passe. L’autre solution étant qu’elle ait été, comme elle le prétendait, envoyée ici sans aucune information sur se qu’elle devait faire. dans ce cas, ou bien son maître était le super-manipulateur auquel Nicolaï avait pensé un peut plus tôt ou c’était un parfait idiot.

Il ne put empêcher ses épaules de se contracter lorsque la Djinna y apposa ses mains pour les masser en faisant décrire des cercles à ses doigts. Instinctivement, il venait de pencher pour le fair que Chiraz ne savait rien et que le vizir du commerce était stupide.


« Détendez-vous, je suis sûre que vous irez mieux après. »

Détendez-vous, détendez-vous. Elle en avait de biens belles cette fille. Comment pouvait-il bien se détendre. Elle était en train de lui masser le dos et lui il s’empourprait de plus en plus alors qu’il sentait les doigts de Chiraz massé sont dos. Et la Dame seule savait combien il détestait s’empourprer. Mais la Dame seule savait combien il était peut à l’aise avec la gente féminine. Combien il se retrouvait souvent en difficulté face aux hordes de jeunes femme qui parcourraient les couloirs de la Citadelle en essayant d’attirer son attention. Des dizaines de jeunes femmes qui rêvaient toute d’être la prochaine décoratrice du salon de Kiraë. Au fond, c’était tout se qu’il était pour elle. Une couronne. Rien de plus. Pour lutter contre cela, Nicolaï faisait toujours en sorte d’être occupé ou de leur opposer son masque glacial. C’était particulièrement rebutant et fonctionnait très bien.

Mais pour deux raisons, cela n’avait aucune chance de fonctionner avec Chiraz. Premièrement, parce que la tâche sur laquelle il avait à se concentrer, c’était elle. Deuxièmement parce qu’elle passait à travers l’armure qu’il avait tissé autour de lui comme si de rien n’était.

Lui qui naturellement n’était pas à l’aise avec la gente féminine se trouvait maintenant confronté à Chiraz et à ses massages. Les dits massages avaient un effet tout à fait incroyable. Nicolaï crut un instant que la Djinna utilisait la magie. Mais se n’était pas le cas. Si elle le faisait, il serait certainement en train de se tordre de douleur sur le sol.


« Vous avez des doigts de fée, dit Nicolaï qui se sentait plus détendu. »

La douleur quittait petit à petit sa poitrine. Elle était toujours présente, mais bien moins forte d’avant. Pour arranger les choses, les sensations que lui procurait le massage. Il ne put s’empêcher de laisser échapper un soupir.

*Attention à ne pas te montrer trop détendu quant même.*

« Vous vous demandez certainement se qui a provoqué chez moi ce malaise. Sachez qu’à la Citadelle, il existe un sortilège très ancien. Ceux qui en connaissent l’existence sont très rares et certains pensent qu’il aurait été mis en place par Kiraë elle même. Mais quoi qu’il en soit, ce sortilège est à l’origine de l’interdiction de procéder à tout acte magique dans l’enceinte de la forteresse. »

Nicolaï laissa passer un instant.

« Ce sortilège est disons… chatouilleux. Un sort dans l’enciente de la Citadelle le perturbe et il vas aller puiser dans une personne liée à lui la force de rester en place et de fonctionner correctement. Puisqu’il est d’importance vitale pour la Citadelle, c’est le duc, son épouse et son héritier qui soutiennent ce sort en cas de besoin. Sauf qu’il n’y a pas de duchesse à Florissant depuis plus de dix ans et que Gwutha est trop loin pour soutenir le sortilège. Tout c’est donc rabattus sur moi. Une fois que j’ai comprit se que vous faisiez, c’était trop tard. C’es peut-être un peut confus, mais je ne suis pas magicien. Je vous ais expliquer cela comme je l’ais comprit. »

Essayant de respirer calmement, il se sentit son cœur reprendre petit à petit une allure normale et ses poumons se accueillir l’air sans qui cela ne soit forcement un supplice. Il ferma les yeux pour s’aider à se calmer. La première chose à laquelle il pensa alors fut les paroles douces de Chiraz lorsqu’elle lui parlait de son pays et puis cette illusion qui lui avait causée tant de problèmes. Elle avait été absolument magnifique.

« Se que vous m’avez dit de votre pays… c’était magnifiquement raconté. Il faudra vraiment qu’un jour je me rende dans votre pays, dit-il, les yeux toujours fermé et un léger sourire aux lèvres. Votre illusion aussi était de toute beauté. Même si je n’ais pas put entièrement la savourer. »

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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Lun 12 Avr - 18:56

Sous les mains habiles de Shereen, Nicolaï n'étaient pas tout à fait à l'aise. Tout d'abord il fut ( énormément ) gêné par l'agréable dextérité de la djinna. Il fallait le voir rougir pour comprendre. En temps normal, même une femme aurait succombé facilement au massage de Shereen, seulement le cas présent était très. . . confus. D'une part par ce statut d'ambassadrice, d'autre part par ce charme trop insaisissable qu'incarnait la jeune femme. Inconsciente de ce qui se tramait dans l'esprit de Nicolaï, elle poursuivit jusqu'à sentir les muscles plus souples, moins durs. A cet instant, elle se remémora quelques paroles. Alors qu'une des courtisanes de Reza massait Chiraz, elle avait glissé, entre le rire et le faux-sérieux :

« Tu sais les hommes, ce sont les plus timides qui ont le plus chaud.
- Plus chaud ?
- Oui, au lit. »

Sans une once de moquerie, la djinna commença à penser que le chevalier devait être doté d'une ardeur sexuelle très forte. Elle ravisa cette pensée. Un timide restait pour elle un timide qui arrivait à échapper aux femmes. Et elle, elle l'avait eu. Cela la faisait rire intérieurement, c'était presque comme un jeu du chat qui tient une souris par la queue, la laissant croire qu'elle pouvait partir.

« Vous avez des doigts de fée, dit son hôte, visiblement plus détendu. »

Elle a du mal à se croire aussi douée. Rares sont les fois où elle du exercer ce talent et les personnes qui ont pu la juger. On pouvait dénombrer Reza, Rameen bien sûr, deux courtisanes. Chaque fois, elle recevait des compliments. Seulement, quand on est fort pour quelque chose, on a du mal à imaginer que ce soit difficile à faire pour d'autre. Recherche de la perfection, minimisation et incompréhension ambigüe. Restons-en là, autrement je me verrai obligée de vous détailler le point de vue de cette " passionnante " djinna. Un soupir d'aise démontra que Nicolaï était cette fois-ci totalement détendu. Ce soupir, curieusement, ne l'avait pas étonnée. Non, ce qui l'avait réellement étonnée, c'était de ne pas être étonnée. Ce n'est que maintenant qu'elle y pensait. Une erreur peut-être. . .

La question qu'elle avait prévu de poser plus tard se voyait offrir une réponse. Ainsi, il n'était possible de faire de la magie en ces lieux. Kiraë. . . Un prénom qui avait bien plu à Shereen lorsqu'elle se renseignait sur les terres du Nord. Kiraë et Estaroth, deux personnages historiques immortalisés de façon légendaire. Des questions demeuraient pourtant sans réponse à la jeune djinna, toujours l'esprit en activité. Pourquoi avoir fait un sortillège nuisible ? Pourquoi d'ailleurs avoir mit en place ce sceau magique ?


« Ce sortilège est disons… chatouilleux. Un sort dans l’enciente de la Citadelle le perturbe et il vas aller puiser dans une personne liée à lui la force de rester en place et de fonctionner correctement. Puisqu’il est d’importance vitale pour la Citadelle, c’est le duc, son épouse et son héritier qui soutiennent ce sort en cas de besoin. Sauf qu’il n’y a pas de duchesse à Florissant depuis plus de dix ans et que Gwutha est trop loin pour soutenir le sortilège. Tout c’est donc rabattus sur moi. Une fois que j’ai comprit se que vous faisiez, c’était trop tard. C’es peut-être un peut confus, mais je ne suis pas magicien. Je vous ais expliquer cela comme je l’ai comprit. »

Si c'est seulement ce qu'il avait comprit, il est inutile d'en demander plus. Pour le moment tout du moins. Shereen restait tracasser par ce point qu'elle avait du mal à établir. Tout se passait. . . disons bien. . . il n'y avait pas de problèmes. Les négociations semblaient même s'annoncer très bien. Au fur et à mesure qu'ils discutaient, Nicolaï avait fermé ses yeux, profitant mieux des massages de Chiraz. Il semblait vraiment bien, il ne faisait pas semblant.

« Ce que vous m’avez dit de votre pays… c’était magnifiquement raconté. Il faudra vraiment qu’un jour je me rende dans votre pays, dit-il, les yeux toujours fermé et un léger sourire aux lèvres. Votre illusion aussi était de toute beauté. Même si je n’ais pas put entièrement la savourer. »

Un sourire de satisfaction. Elle restait toujours une bonne conteuse. Depuis combien de temps n'avait-elle pas chanté les vers d'un poète ? Relater une légende que l'on laissait dormir pour la réveiller aux travers de ses lèvres ? Elle murmura un remerciement. Non pas fière comme un paon mais satisfaite d'elle-même, c'était suffisant. Quoique pas assez finalement. Les compliments sont parfois involontairement exagéré. Son récit n'était pas magnifique, il était appréciable, quand à son illusion elle était correcte. La prochaine fois serait meilleure, se jurait-elle.

« Je suis si crédule. . . dit-elle en riant. »

Tout était clair à présent. Son rôle n'était pas de négocier. Son premier rôle en tout cas ne l'était pas. Elle arrêta de masser Nicolaï et se releva, lissant ses vêtements.

« Votre idée de mariage aurait du m'illuminer. Finalement, la plus idiote, c'est moi. »

Malgré l'air ravi qui s'affichait sur le visage de Shereen la colère frétillait en elle. Elle venait à ses yeux de faire une abstraction impardonnable. Les imbéciles se permettent de se tromper ainsi, mais pas elle. Sauf que maintenant elle venait de s'auto-réléguer imbécile.

** Pas fichue de réfléchir correctement, imbécile ! ! ! Je me suis laissée dominer par mes sentiments ! ! Si je continue à me laisser abusée aussi facilement, je n'ai pas de place parmis les meilleurs. **

Les meilleurs, Chiraz ne les connaissait pas. Folle de frustration, ses mains tremblaient en bouttonant son caftan. Elle n'en revenait toujours pas, mais il faut reconnaître que quand même, ils avaient été forts sur ce coup là. Elle regarda son hôte dans les yeux, sans énervement car malgré tout elle savait à qui elle en voulait.

« Je suis sûre que je vous plaît, dit-elle calmement et sans prétention. Ne vous en faites pas, il ne se passera rien. Il ne se passera jamais rien. »

La conviction qu'elle mettait dans ses mots était aussi appuyée de colère.

« Vous êtes sûrement destabilisé, vous m'en voyez navrée. La raison est pourtant simple : c'est dans ce but que je suis là. Que ce soit vous ou votre père, je vous aurai dérouté sans mal. »

Il lui semblait bien que cette situation était simillaire à d'autres plus antérieures, en exemple les fois où Reza lui proposait de façon annodine de se joindre à lui et ses invités, ou même lorsqu'elle du danser pour eux. Si Gwutha n'aurait pas réagit aussi bien que Nicolaï, il était probable qu'il ne sache pas comment prendre Shereen. Comment Reza avait réussit à l'amener aussi facilement ici, ce n'était plus qu'un demi-mystère. Son hôte avait lui aussi prévu de fatiguer le vizir en lui faisant gravir l'escalier immontable. Des deux côtés les stratégies subtiles se mettaient en place.
Reza avait quand même eu de la chance, bien que maintenant Shereen doutait de sa maladie. Là où le hasard avait joué en sa faveur était que la djinna soit tombée sur le fils KalonErc'h. Un homme qui a eu du mal en amour ne se laisse pas forcément avoir par une femme aux qualités exposées, aussi belles qu'elles puissent être. Shereen essayait de renouer au mieux sa longue ceinture de satin.


« J'ignore ce qu'il en est pour vous, mais je suis lasse de toutes ces futilités. Pour tout vous dire je me fiche éperduement de Kaliorn et ses affaires, lâcha-t-elle avec une légère fatigue dans la voix. Vous l'avez-vu je pense. . . vous aviez même fait une remarque à ce sujet. Je suis une "piètre ambassadrice" selon vos mots. »

Elle termina en souriant, abandonnant par la même occasion sa lutte contre la ceinture et s'asseyant sur un fauteuil.

« Si vous ne seriez pas sous la contrainte, désireriez-vous ces responsabilités ? Sinon, que voudriez-vous ? »

Elle jouait avec une de ses boucles d'ébènes, sans rechercher le regard de son hôte. Elle espérait néanmoins une réponse sûre, ce que les jeunes ont du mal à faire.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Mer 14 Avr - 10:18

« Je suis si crédule. . . dit-elle en riant. »

Le massage s’arrêta. Nicolaï se demanda se qui se passait. La Djinna semblait un peut agitée. En un instant, elle était sur ses pieds à lisser ses habits.

« Votre idée de mariage aurait du m'illuminer. Finalement, la plus idiote, c'est moi. »

Bon, sa commençait à bien faire toute ces sautes d’humeur. Il fallait peut être qu’elle se calme un peut cette fille. Tout ces changement, ses approches et ces reculs commençaient sérieusement à agacer Nicolaï au plus haut point. Il se sentait prit au piège, prisonnier de cette fille et de ses caprices et la moindre des choses que l’on pouvait dire, c’était qu’il n’aimait pas cela du tout. D’autant plus que plus la conversation avançait, moins il se sentait à l’aise avec Chiraz. Elle le manipulait aussi bien qu’elle le voulait et jouait à le promener partout où elle voulait comme un gentil toutou.

Rien que de penser à cela, Nicolaï avait des envies de meurtre.

Et puis qu’est-ce que sa voulait dire cette phrase ? Qu’elle le trouvait idiot ?

Les mains de la jeune femme tremblait alors qu’elle refermait son vêtement. Si son visage était parfaitement calme se serein, son corps hurlait que quelque chose n’allait pas. Elle avait perdu cette grâce féline et sensuelle avec laquelle elle avait si facilement dépassé son armure, capté son attention et s’était positionnée en véritable maîtresse de cette discutions. A plus d’une reprise, elle n’avait pas eu le moindre mal à mettre Nicolaï en difficulté. A plusieurs reprises, elle s’était montré tendre, ferme, active ou passive. Si bien que le jeune homme ne savait plus sur quel pied danser et s’accrochait désespérément à se qui lui restait de volonté pour ne pas sombrer complètement sous l’emprise de la jeune femme.

Elle braqua sur lui son regard d’or. Il n’y avait aucune animosité dans ses yeux, pourtant, Nicolaï ne s’y trompais pas. Elle avait envie de casser violemment quelque chose.


« Je suis sûre que je vous plaît, dit-elle calmement et sans prétention. Ne vous en faites pas, il ne se passera rien. Il ne se passera jamais rien. »

Elle était définitivement assez énervée. Dans ses yeux, Nicolaï pouvait lire qu’elle était à deux doigts d’exploser. Mais qu’est-ce qui avait bien put la mettre dans un tel état ? Est-ce qu’il avait fait ou dit un bêtise ? Si un simple compliment déclenchait chez elle ce genre de réaction, il s’en passerait à l’avenir.

Et puis qu’est-ce que sa voulait dire se qu’elle lui avait dit ? Qu’il ne se passerait jamais rien entre eux. Elle commençait franchement à lui taper sur les nerfs. Un moment, elle voulait se rapprocher de lui. Elle mettait en avant ses attibu jouait du trouble qu’elle provoquait chez Nicolaï et la seconde suivante, elle voulait se maintenir loin de lui. Toute belle et gentille qu’elle puisse être, Chiraz troublait plus encore Nicolaï par son attitude à ce moment précis que par tout se qu’elle avait put faire avant.

Elle se débattait avec la longue ceinture de soie dans laquelle elle était en train de s’emmêler de façon magistrale.


« J'ignore ce qu'il en est pour vous, mais je suis lasse de toutes ces futilités. Pour tout vous dire je me fiche éperduement de Kaliorn et ses affaires, lâcha-t-elle avec une légère fatigue dans la voix. Vous l'avez-vu je pense. . . vous aviez même fait une remarque à ce sujet. Je suis une "piètre ambassadrice" selon vos mots. »

Ah ! Illumination.

C’est bon, il avait comprit se qui clochait. Elle venait de se rendre compte que si elle était ici, se n’était pas vraiment pour traiter avec Nicolaï, mais plutôt pour le déstabiliser en vu de la véritable négociation avec le vizir du commerce. Il était étonné qu’elle ne s’en soit pas rendu compte ou qu’elle ne s’en soit pas douté plus tôt. Pourquoi envoyer une jeune femme sans vraiment d’expérience de la diplomatie alors que le vizir devait être entouré d’un bon nombre de conseillers vieux et croulants tout à fait à même de négocier avec l’héritier des KalonErc’h.

Nicolaï était d’une certaine manière un peut triste pour Chiraz. Elle semblait tellement mal que cela faisait peine à voir.

Finalement, elle abandonna sa lutte avec sa ceinture et alla s’affaler dans un des fauteuils en jouant avec ses boucles sombres.


« Si vous ne seriez pas sous la contrainte, désireriez-vous ces responsabilités ? Sinon, que voudriez-vous ? »

Nicolaï eu un léger sourire. Il venait d’avoir une idée qui lui plaisait beaucoup, mais risquait de faire moins plaisir à la Djinna. Peut être retrouverait-elle peut être un peut ce joli sourire qu’elle lui avait servit un peut plus tôt.

Se levant à son tour avec quelques difficultés, Nicolaï alla s’asseoir sur l’accoudoir du fauteuil de Chiraz, adoptant la même position que Chiraz avait il y a peut. Doucement, il prit le menton de la jeune femme, l’obligeant à le regarder dans les yeux.


« Il n’y a pas un seul jour ou je ne doute pas de moi. Je suis toujours à me demander si je prend les bonnes décisions et si j’ai vraiment ma place ici. Mais je sais une chose. La place que j’occupe, j’y suis et on attend des choses de moi. Penser à se qui pourrait être ne sert à rien. Certains jours, je souhaiterais ne pas être qui je suis. Rejeter toute mes responsabilités. Mais il faut bien que quelqu’un les prennes. Le destin a voulut que se soit moi qui les prennes. Me plaindre ne sert à rien. »

Nicolaï entendit quelque chose battre à ses oreilles. Cela faisait comme un léger tambour. L’horreur le prit d’un coup lorsqu’il se rendit compte que se qui battait à ses oreilles n’était autre que le cœur de Chiraz.

« Non, hurla-t-il en se reculant brusquement. »

Nicolaï tomba au sol et se releva rapidement, s’éloignant de Chiraz à reculons. La frayeur dans son regard. Non pas de Chiraz, mais de lui-même. Il avait peur de se qu’il aurait put faire. De se qui aurait put se passer s’il était resté quelques secondes de plus sur cette accoudoir. Finalement, se n’était pas une si bonne idée que cela qu’il avait eu.

Tournant finalement le dos à la jeune femme, il prit sur lui pour maîtriser les tremblements de ses mains.


« Veuillez m’excusé, dit-il plus sèchement qu’il ne l’aurait voulu. »

Il se força à reprendre sa respiration. Heureusement, il ne s’était pas effondré devant elle. Nicolaï faisait tout se qu’il pouvait pour éviter que cela se sache, mais de temps à autre, il s’effondrait au sol, le corps secouer de spasmes incontrôlé. Cela c’était malheureusement produit à une ou deux reprise devant des témoins. Une fois, il s’était effondré dans la salle d’Estaroth. Il n’y avait alors presque personne, mais voir l’héritier de la couronne ducale se tordre de douleur sur le sol n’était pas un spectacle très rassurant. Il s’était assuré du silence des témoins.

Mais si jamais Chiraz le voyait, elle risquait de ne pas comprendre ou de se demander se que cela voulait dire. Nicolaï se forçait à respirer profondément pour calmer les battements affolé de son cœur. Il resta de longs moment dans cette position, dos tourné à Chiraz. Il fini par faire à nouveau face à la Djinna sans pourtant parvenir à lui afficher un sourire rassurant.

Nicolaï se dirigea à pas lents et assez peut assurer vers l’un des fauteuils ou il se laissa tomber. Complètement épuisé par l’effort qu’il venait de fournir pour se contrôler. Au final, c’était se qu’il avait lui-même fait qui l’avait le plus déstabilisé.

Luttant pour ne pas s’endormir, Nicolaï regarda Chiraz.


« Veuillez m’excuser, murmura-t-il. Si vous me permettez de vous demander cela, est-ce que vous voulez bien que nous passions une soirée tranquille sans nous préoccuper de ces maudites négociations ? »

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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Jeu 15 Avr - 6:41

Le sourire de Nicolaï, Shereen ne put le voir. Préoccupée par l'élasticité de sa boucle, c'est à peine si elle l'avait sentit se rapprocher. Ou alors, si, elle l'avait bien sentit, mais elle ne s'en méfiait pas. Nicolaï ne représentait aucune menace à ses yeux, alors comment pouvait-elle craindre sa présence ? Il prit place sur l'accoudoir de son fauteuil, adoptant une attitude nonchalante. Drôle à voir comme cela ne lui allait pas. Il poursuivit son imitation de la djinna, saisissant avec délicatesse son menton. Enfin, elle se décida à lever le regard.

Une seconde fois, maintenant qu'elle y étais plus attentive, le regard métallique du chevalier l'a surprise. Ce fut très bref mais cela se passa. Elle n'éprouvait pourtant aucun embarras contrairement à son hôte. Elle n'était en aucun point gênée de ce comportement, au contraire elle aurait pu en être amusée si la colère n'habitait pas son esprit.


« Il n’y a pas un seul jour ou je ne doute pas de moi. Je suis toujours à me demander si je prend les bonnes décisions et si j’ai vraiment ma place ici. Mais je sais une chose. La place que j’occupe, j’y suis et on attend des choses de moi. Penser à se qui pourrait être ne sert à rien. Certains jours, je souhaiterais ne pas être qui je suis. Rejeter toute mes responsabilités. Mais il faut bien que quelqu’un les prennes. Le destin a voulut que se soit moi qui les prennes. Me plaindre ne sert à rien. »

Décidément elle était unique en son genre. Que les autres attendent quelque chose d'elle, ben qu'ils se mettent le doigt dans. . . oui dans l'oeil, c'est ce que j'allais dire. Mais elle restait la proie du Destin. Certains ont la chance incroyable d'avoir des indices sur leur destinée. Nicolaï a beau être adopté et destitué de famille biologique il n'avait aucun doute sur sa prochaine place sur le trône d'Estaroth ( du moins, c'est ce qui était le plus prévisible ). Reza travaillait depuis longtemps dans le commerce et son influence politique a tôt fait d'élaborer sa réputation pour remplacer le précédent. Rameen a été castré, il ne pouvait que finir gardien d'un harem. Une fille qui naît de bonne famille épousera un homme de bonne famille. Gare tout de même aux surprises du Destin ! Il s'agit d'un Maître qui ne partage pas son pouvoir. Mais Chiraz, qui parfois oubliait son premier nom, n'avait pas d'héritage familliale, très tôt trahie par une personne plus proche que proche. Même si elle est la fille de deux djinni très doués, riches etc. . . elle n'a pas de place prédéfinie au sein de ce monde qui semble se moquer d'elle. En même temps, si son défunt paternel serait encore là, aurait-il réussit à marier sa capricieuse enfant ? Les chances sont faibles, me direz-vous, mais qui sait ce qui aurait put se passer ? Même le Destin ne le sait pas, non ? Puisqu'il projette un avenir, comment aurait-il pu projeter un autre avenir ? Une destinée par personne c'est déjà trop de travail.

Shereen resta muette. Elle n'avait rien à redire ni à ajouter. Nicolaï par contre poussa un cri puissant, pas de guerre, ni d'alerte, mais d'une douleur horrible. Il s'était reculé bien plus vite qu'il ne s'était rapproché, cela c'était passé si rapidement que la jeune djinna n'eut pas le temps de se poser des questions. Elle observait le déroulement des choses, calmement. Nicolaï semblait appeuré, mais de quoi ? Pas d'elle. Ce n'était pas possible. Nicolaï avait eu une centaine d'occasions de la repousser, cette fois-ci n'avait pas plus de raisons qu'une autre pour que cela se fasse. Il tomba sous le regard intrigué de Shereen mais pas non plus inquiet, ensuite il se releva sans lui faire face. Peut-être devrait-elle voir ce qu'il en est ? Ses excuses étaient exprimées comme le vent sec du désert, celui qui secoue les cheveux, pénètre les narrines et déshydrate la gorge, c'était mérité pour un coeur aussi vide que celui de la djinna. En voyant cet homme souffrir, elle n'eut aucune peine. Dommage pour cet être si attentionné qu'avait été le vampire un peu plus tôt ! Il avait eu de la compassion. . . tandis qu'elle, c'est à peine si elle se sentait réagir. Si Nicolaï avait put entendre son coeur battre et qu'il saurait ce qu'il s'y passe, il se demanderait à qui elle l'avait volé pour éprouver si peu "d'humanité". Un cadeau du diable peut-être, ce coeur qui bat sans battre. La djinna le savait pourtant. Elle était totalement consciente que le futur duc avait quelques maux dont il ne voulait faire part.

Un instant, Shereen imagina une autre personne à sa place. A voir ses épaules se soulever, à dénoter l'importante inspiration, même à le voir tomber, cette autre personne aurait ressentit de l'inquiétude. Une autre, plus soucieuse, se serait approchée, mais par respect la plupart des gens auraient tenu un écart vis à vis du chevalier puisque le fait que cette position de faiblesse se serait vue agravée si quelqu'un aurait concourrut. Il aurait fallu quelque chose plus grave pour que là, il y ait un contact, des paroles. . . Une autre personne aurait fait semblant de croire à ce sourire rassurant. D'ailleurs, il était beau, ce sourire, sur ce visage délicat qui ne faisait pas chevalier. Pas crédible, mais beau. Il poursuivit son chemin jusqu'à s'assoir sur un fauteuil lui aussi, avec un peu de molesse signifant qu'il venait d'être assez gravement éprouvé.


« Veuillez m’excuser, murmura-t-il. Si vous me permettez de vous demander cela, est-ce que vous voulez bien que nous passions une soirée tranquille sans nous préoccuper de ces maudites négociations ? »

Dans un premier temps, elle le regarda, muette. Soirée tranquile ? Sans en comprendre de sous-entendus, elle se demandait ce que cela pouvait-être pour son hôte.

« On aurait dit que vous vous battiez contre un djinn, répondit-elle, hors sujet évidement. J'ai quelques fois discuté avec quelqu'un d'autre de ma race mais je connais quelques histoires à notre sujet. Dans les contes nous sommes souvent dépeints comme très bons ou à l'inverse démoniaques. Un proverbe conseille d'ailleurs de ne jamais faire confiance à un djinn, dit-elle en souriant. Savez-vous mon avis ? Je suivrait ce conseil et le conseille à d'autre. »

Shereen ou l'art de l'abstraction. Pareille à une enfant elle disait un peu ce qui lui passait par la tête sans se soucier du ridicule. Elle avait même aborder très brièvement, à la première phrase, le malaise dont avait été victime Nicolaï de façon annodine, comme si il n'avait pas eu grand chose ( bien qu'être possédé par un djinn ce ne devait pas être aussi futile que ça ). Elle passait facilement du rire à la colère, de la colère à la joie, de la joie à la rage. Cette palette peu variée constituait les principaux sentiments de la djinna à la limite de l'inconscience de ce qui l'entourre tout en y étant attentive. Se rappelant que le chevalier l'avait interroger elle se décida à répondre :

« Nous ferons comme vous l'entendrez, avant d'ajouter dans la seconde qui suivit : Il fait nuit tôt ici ! Si nous allions faire un tour ? »

Amis lecteurs, savez-vous ? Ce n'est qu'un début pour Nicolaï. Vous aurez bien d'autres occasions de plaindre ce timide chevalier confronter à cette femme si. . . euh. . . unique.
Pour l'heure, Shereen s'était à nouveau relevée pour aller près de la fenêtre. Le soleil quittait le ciel dans un baiser qui empourprait le firmament comme le fut Nicolaï lorsque Shereen avait inattentionnellement usé de ses charmes. En réalité la djinna était très fatiguée, le froid avait cette fois plus de chance de la tuer qu'en plein après-midi ensoleillé, mais qu'était les risques si ce ne sont des obstacles dans la vie ? Un obstacle se franchit, et puis Chiraz s'en fichait éperduement du froid et de tout le reste, du moins jusqu'à le subir. Soirée tranquile a-t-il dit ? Seul, loin de la djinna et de ses idées très bonnes qui lui traversaient l'esprit, oui, Nicolaï aurait put la faire sa soirée tranquile. Pourfendre un dragon, reconstruire une maison, apprendre à voler du haut d'une falaise, c'est plus tranquile que passer une soirée avec Shereen. Il aurait dut dire : " c'est l'heure de dormir au revoir " et puis c'est finit, mais il s'était trompé. . . Rions de lui. .. non, trop direct. Prions pour lui. . . mmmh. . . trop solennel. Et puis zut. Ah mais voilà les lèvres de Shereen qui demande gentiment :


« Sauf si vous aviez déjà quelque chose à proposer ? »

A supposer que non, si il ne voulait pas de la ballade tardive sans dîner avec une djinna à croquer, il devrait inventer quelque chose et vite, car elle ne ferait pas grandement attention aux remarques du chevalier si jamais il avait l'idée d'en faire au sujet de l'heure.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Lun 19 Avr - 19:54

« On aurait que vous vous battiez contre un djinn, répondit-elle, hors sujet évidement. J'ai quelques fois discuté avec quelqu'un d'autre de ma race mais on m'a relaté quelques petites histoires. Dans les contes nous sommes souvent dépeints comme très bons ou à l'inverse démoniaques. Un proverbe conseille d'ailleurs de ne jamais faire confiance à un djinn, dit-elle en souriant. Savez-vous mon avis ? Je suivrait ce conseil et le conseille à d'autre. »

Quel idiot ce vizir. Même si Nicolaï n’était pas le meilleur politicien du royaume, il savait que nul ambassadeur ne se serait permis de parler de sa défaillance de manière aussi légère. Un politicien se serait contenté d’un petit commentaire ou d’une légère remarque ou l’aurait simplement ignorer. Certains qui n’aurait pas commencé (et encore, est-il possible de seulement commencer) à saisir le caractère de la Djinna aurait put prendre cela pour un affront. Et ce genre de déduction pouvait coûter très cher au niveau ou les deux jeunes personnes évoluaient. Une conséquence du genre boycott et super taxation des produits en partance ou en provenance du Sultanat. Ou quelque chose de ce genre. Non, décidément, si le vizir avait été un membre de la cour politique de la Citadelle, Nicolaï l’aurait mis dehors à grand coups de pieds dans le fondement. Et cela, même s’il devait s’en charger lui-même. L’idée de se rendre sur le bateau de cet idiot et de lui dire clairement sa façon de penser avant de le jeter à la mer et de le regarder se noyer fit plus qu’effleurer l’esprit de Nicolaï qui la trouva d’ailleurs particulièrement séduisante.

Le jeune chevalier avait mal à la tête et des pensées décousues venaient se greffer sur son cerveau. Des trucs qui n’avaient rien à voir avec le sultanat ou avec Chiraz. Comme par exemple une furieuse envie de se jeter torse nu dans un gros tas de neige pour se remettre les idées en place.

Pourtant, se que disait Chiraz l’intéressait et il se força à se concentrer sur se que cette fille pouvait bien lui dire. Voilà qu’elle lui disait indirectement de ne pas se fier à elle et de ne lui accorder sa confiance en aucun cas. Nicolaï sentit son mal de crâne revenir au galop. Et avec lui des envies de meurtre. Quelques phrases assassines tout spécialement concoctée pour sa rencontre demain avec le vizir lui vinrent en tête. GRRRRRRRRRRR !!!!!!!!!!!! Il allait le massacrer cet espèce d’idiot.

C’est pourtant avec un ton très calme qu’il s’adressa à Chiraz.


« Et moi je trouve que se serait stupide. Les Djinns sont bien décrits comme très bons ou très mauvais. Mais si vous luttez pour garder cette image, vous ne pourrez jamais vous en défaire. Je suis sur que vous et tout ceux de votre espèce sont des êtres bien plus complexes et plus intéressant que cette vision qu’on a de vous. »

Niark. Encore une parole qui allait toucher sa cible. Et puis en plus, elle était tout à fait pensée et véridique. Il fallait peut-être la secouer un peut pour qu’elle réagisse et réfléchisse un peut. Mais dans tout les cas, Nicolaï était persuadé que les Djinns ne valaient pas moins que les humains. Pourquoi devrait-on leur faire moins confiance qu’aux hommes ?

« Nous ferons comme vous l'entendez, avant d'ajouter dans la seconde qui suivit : Il fait nuit tôt ici ! Si nous allions faire un tour ? »

Bon, Nicolaï hésitait à faire une chose. Il se demandait s’il ne fallait pas demander à la Djinna de se mettre une grande affiche sur la tête où il serait écrit : « Attention, je suis stupide ». Non. Là, il était méchant et injuste. Chiraz était loin d’être idiote. Peut-être un peut trop franche. Mais rien de plus. Enfin bref. Est-ce qu’elle avait bien réfléchit? Il faisait plus chaud ici que n’importe où ailleurs dans la Citadelle. Et puis, elle était dans une forteresse. Pas dans un musée. A quoi est-ce qu’elle pouvait bien penser ?

Nicolaï n’eu pas le temps de dire quoi que se soit qu’elle reprenait :


« Sauf si vous aviez déjà quelque chose à proposer ? »

Non. Il n’avait rien d’autre à proposer. Mais malheureusement, il n’y avait pas grand-chose à voir dans la Citadelle. Elle avait déjà vu la salle d’Estaroth et le salon de Kiraë. C’était très certainement les deux plus beaux endroits de la Citadelle. Difficile de penser que dans une forteresse on puisse voir des œuvres d’art ou des choses de ce genre. Une idée passa par la tête de Nicolaï.

« Il y a une chose que je pourrais vous montrer, dit-il. Mais il risque de faire un peut froid. Ne mettez pas votre voile. Je ne veux pas que vous tombiez dans les pommes sans que j’ai put le voir venir. D’accord ? »

Apparemment, elle était d’accord. Debout devant la fenêtre, elle s’était détachée du spectacle du couché de soleil. Nicolaï sortit de son fauteuil et se dirigea vers l’escalier qui avait été si abominable à monter précédemment pour la Djinna. Bien entendu, ce maudit escalier était beaucoup plus facile à monter qu’à descendre. Pour Garatheth le Bâtisseur qui avait fait aménager les appartements ducaux, il l’avait fait pour transmettre un message clair à tout ceux qui montaient : « C’est bon, vous m’avez dérangé. Maintenant, dégagez »

Nicolaï descendit rapidement l’escalier et attendit que la Djinna le rejoigne.

« Il n’y a malheureusement pas beaucoup de chose à voir dans la Citadelle. C’est un bastion militaire. Pas vraiment un lieu d’exposition d’œuvres d’art. En revanche, je peux vous montrer une chose qui vous plaira peut-être. Les rares personnes qui l’ont vu sont toute tombée d’accord pour dire que c’est une chose magnifique. Malgré le décors quelque peut particulier. »

Nicolaï guida à nouveau la Djinna à travers les couloirs de la Citadelle. Ils traversèrent plusieurs couloirs. Passant à travers les couloirs d’un pas assez rapide. Les serviteurs s’inclinaient respectueusement lorsqu’ils le voyaient passer. Cela énervait un peut Nicolaï. Mais il n’y prêtait que peut d’attention. Il se souciait surtout de la Djinna. Jamais celle-ci ne lui avouerait qu’elle se sentait mal. Elle était beaucoup trop fière pour cela. Si elle tombait dans les pommes, il fallait qu’il soit prêt à la rattraper.

Finalement, Nicolaï trouva se qu’il cherchait. Une grande porte surmonté des armes de Florissant. Et bordé de deux dragons sculpté dans la pierre blanche qui constituait toute la Citadelle. Deux hommes en arme gardaient l’entré.


« Soldats, je dois entrer dans la crypte. »

Les deux hommes claquèrent les talons et dégagèrent le passage. Un long escalier en colimaçon descendait dans les entrailles de la terre. Le jeune homme prit la torche que lui tendait l’un des gardes. Nicolaï emprintat l’escalier, faisant attention à se que Chiraz ne tombe pas en avant.

Au bout de l’escalier, ils débouchèrent sur une très vaste salle. De gros socles de pierres étaient disposé à intervalles réguliers et sur plusieurs d’entre elles se trouvait de grandes statues d’hommes et de femmes altiers.


« Vous voici dans un endroit très particulier. Il s’agit du tombeau des KalonErc’h. Se n’est pas se que je veux vous montrer. Ou pas entièrement. »

Nicolaï guida Chiraz parmis plusieurs de tombes. Les statues paraissaient les fixer, faisant du lieu un endroit inquiétant. Mais plus que les statures des anciens ducs, se qui était inquiétant, c’était les place laissée libres. Les tombes encore vide.

Le plus sinistre pour Nicolaï était qu’il savait parfaitement que sa propre statue était en train d’être scultée. Le jeune homme s'arrêta un moment devant une tombe sans statue. C'était le vrai fils de Gwutha. Si il était ici, c'était parce que ce garçon était mort.


« Les hommes portant ayant la main sur leur Faneras sont morts au combat. Les autres sont morts d’une autre manière. Ceux qui porte des couronnes ont été des ducs. Les femmes ayant un collier sont des duchesse. Et si elles ont les mains croisées, se sont les mères d’autres ducs. Mais cela n’est pas le plus important. Ici, vous pouvez voir tout l’arbre généalogique des KalonErc’h. »

Nicolaï fini par s’arrêter devant une tombe. La plus grande et la plus belles d’entre elles. Une superbe œuvre de maçonnerie. Contrairement aux autres tombes, celle-ci représentait un homme et une femme penché l’un sur l’autre. Une elfe et un humain. Un dragon reposait à leurs pieds. La soucis du détail et la recherche dans les expressions rendaient les personnages presque vivants. Ils regardaient la Djinna et le chevalier avec bienveillance.

« Voici la plus belle chose qui se trouve dans la Citadelle. Vous êtes devant la tombe d’Estaroth et de Kiraë. »

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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Mar 20 Avr - 10:53

« Et moi je trouve que se serait stupide. Les Djinns sont bien décrits comme très bons ou très mauvais. Mais si vous luttez pour garder cette image, vous ne pourrez jamais vous en défaire. Je suis sur que vous et tout ceux de votre espèce sont des êtres bien plus complexes et plus intéressant que cette vision qu’on a de vous. »

Cette phrase fit rire intérieurement la djinna. Au moins elle l'avait prévenu, son devoir était fait. Elle reconnaissait ne pas être quelqu'un de confiance, si jamais il voulait s'en remettre à elle il y a peu de chance qu'il puisse compter là-dessus. Elle risquerait de se désister à tout instant pour n'importe quel motif, ou plutôt sans motif. Mais il avait raison, la situation de cette race est bien plus complexe. Cette djinna en était une des nombreuses preuves. Par contre cette image ne la dérangeait pas. Elle ne voulait pas qu'on puisse compter sur elle, une façon d'anticiper la déception d'autrui, mais aussi de rappeler qu'elle fait ce qui lui chante et que personne ne pense à abuser d'elle.

« Il y a une chose que je pourrais vous montrer, dit-il. Mais il risque de faire un peut froid. Ne mettez pas votre voile. Je ne veux pas que vous tombiez dans les pommes sans que j’ai put le voir venir. D’accord ?
- Non, je ne préfère pas, répondit-elle. Je ne vous cacherai pas si j'ai des difficultés, vous êtes au courrant à présent. »


Elle noua ledit voile, prononçant ses paroles à demi sincères. Il est vrai que si elle a des difficultés, elle le tiendrai au courant. Au cas extrême. Elle était embêtée par sa ceinture qui lui donnait un air négligé, elle fut plus lente à descendre que Nicolaï car elle prenait soin de la rattacher. Moins nerveuse et plus appliquée elle eut moins de mal que son premier essai.

« Il n’y a malheureusement pas beaucoup de chose à voir dans la Citadelle. C’est un bastion militaire. Pas vraiment un lieu d’exposition d’œuvres d’art. En revanche, je peux vous montrer une chose qui vous plaira peut-être. Les rares personnes qui l’ont vu sont toute tombée d’accord pour dire que c’est une chose magnifique. Malgré le décors quelque peut particulier. »

Le mystère se faisait grand, la curiosité de Chiraz était bien piquée. Elle se demandait ce qui l'attendait au bout du chemin. Un tableau ? Une sculpture ? Un bijou très précieux ? De plus, l'accès n'était pas donné à tous, un privilège s'offrait donc à la djinna. La marche rapide l'épuisait quelque peu, la baisse légère de température également. Elle ne geignit pas, tentant de faire diversion par sa curiosité. Moins elle pensait à sa faiblesse, moins, elle était fatiguée. Des domestiques s'inclinaient lorsque le futur duc passaient devant eux mais celui-ci ne leur jetait pas un regard. On croirait qu'ils n'existaient pas. Même Chiraz ne les regardait pas, s'en fichant réellement de ces manières inutiles en cette circonsctance. Autant elle aimait la complexité, autant elle appréciait la simplicité. Le cheminement des couloirs les menèrent à une porte différenciable des autres, encadrée de deux hommes au regard dur. Après l'annonce brève de Nicolaï, ils les laissèrent passés, procurant une torche au jeune chevalier.

La salle dans laquelle ils entrèrent était très grande, impressionnante. Des hommes et des femmes étaient taillés dans la pierre, posés sur des socles. Ils semblaient les observer de leur regard inquisitère et inquiétant. Chiraz ne ressentit aucune peur, mais une sorte de gêne commençait à la prendre.


« Vous voici dans un endroit très particulier. Il s’agit du tombeau des KalonErc’h. Se n’est pas se que je veux vous montrer. Ou pas entièrement. »

Le jeune homme s'arrêta devant une tombe refermée dépourvue de statues, comme si elle était particulière, avant de reporter son attention ailleurs. Il lui expliqua ensuite les signes pouvant différencier le statut de ces personnes, ramenant un éclat de vie par sa voix grave. Il y avait de l'espace pour les prochains morts, du moins c'est ce qu'on pouvait supposé. Instictivement, Shereen regarda si il n'y avait pas celle de Nicolaï. Elle ne souhaitait évidement pas sa mort, elle ne voulait que vérifier sa pensée. Sa tombe n'était peut-être pas finie. Pour l'instant, Shereen avait envie de partir de cet endroit. Quelque chose n'allait pas, elle sentait même son coeur se resserer. Elle n'était pas triste, c'était un malaise. La gêne commençait à se transformer en peur.

Nicolaï amena la djinna devant une statue représentant un couple. Leurs vêtements semblaient encore bougés, le regard qu'ils portaient semblait vivant. Ils étaient mort et ils paraissaient s'aimer encore. Le dragon gisait, tué par le premier duc de Florissant. Un symbole d'amour vraiment très beau. Comme la plupart des kaliorniens, Shereen affectionnait l'art, le rendu du travail, l'approche de la beauté perfectionnée.


« Voici la plus belle chose qui se trouve dans la Citadelle. Vous êtes devant la tombe d’Estaroth et de Kiraë. »

Le célèbre couple de Florissant. Contrairement aux autres statues ces deux-là paraissaient plus doux, moins hostiles à la venue des deux jeunes gens. La djinna renvoyait un regard interrogateur. D'une voix perdue elle répondit à Nicolaï :

« Oui, c'est vraiment une des plus belles oeuvres qu'il m'ait été donnée de voir. »

C'était la première fois qu'elle se rendait dans un lieu pareil, remplit de morts, de gens qui ne sont plus que des dépouilles. Ils n'existaient plus.

Un souvenir lui revint, malheureusement pas le plus beau. La mort de sa mère. La vieillesse l'avait emportée. Chiraz l'aimait, mais elle n'avait pas pleuré, elle s'était très vite fait une raison. Un homme en revanche pleurait énormément. Elle l'avait surpris dans son bureau, une bouteille d'alcool à portée de main, la tête caché dans ses bras. Son père. . . elle l'avait pris dans ses bras et elle avait pleurer. La première et dernière fois qu'elle avait pleuré de tristesse. Rapidement, un second souvenir succéda le premier. La tombe de son père était refermée auprès de celle de sa mère et elle priait pour eux. Ce jour-là elle n'avait pas pleuré, elle n'avait pas ressentie de honte à ne pas se joindre aux autres aux lamentations. A l'instant où ces souvenirs ressurgissaient, elle avait essayé de se remémorer leurs visages, la seule chose qu'elle ne sache pas faire. C'était ça, ne plus exister ? On vous oublie ? Si elles les avait oublié, serait-ce parce qu'ils n'existaient plus ? Shereen se rappela la longue attente, dans sa lampe. Elle ne savait pas si elle existait car on l'avait oubliée. Un vieux traumatisme secoua son esprit, d'un coup elle eut peur de ne plus être. Elle se retourna, donnant son dos à Kiraë et Estaroth, à leur faux air vivant qui l'effrayait. Après tout, ils n'existaient plus. On se souvenait d'eux seulement.


« Ils sont presque vivant, le travail est remarquable, dit-elle d'un ton éloigné. »

Elle préférait prononcer un avis objectif plutôt que subjectif. Dans le second cas elle n'aimait pas ces sculptures et leur beauté lui semblait effrayante, une sorte de mystère horrifiant qu'elle ne saisissait pas et qu'elle ne voulait pas saisir. Elle regarda le visage de Nicolaï qui lui sembla plus beau en cet instant. Lui, il était vraiment vivant, vraiment agréable à regarder. La douceur qu'il dégageait calma l'engoisse de la djinna sans pour autant s'en aller. Comme pour se protéger d'un mal psychologique, ses bras se croisèrent et ses épaules s'étaient un peu relevées. Une position qui faisait croire qu'aucune autre paroles ne pourrait nous affecter, aucune autre vision ne pourrait nous toucher.

« Pardonnez-moi, j'aimerai partir. »

Le chevalier n'avait peut-être pas comprit les agissements de Shereen mais il avait sûrement vu la crainte qui se lisait dans son regard. Elle attendait que son hôte avance pour le suivre, visiblement plus refermée. Nicolaï était la première personne à réussir cela, cette fois-ci c'était elle qui était désemparrée, bien que les raisons soient différentes. Elle ne put se retenir d'ajouter :

« Je me sents fatiguée, si ça ne vous dérange pas je préfèrerai me reposer. »

Elle jouait un peu de sa faiblesse climatique, en réalité elle pouvait bien tenir le coup jusque tard dans la nuit. Là Shereen n'avait pas faim et même si elle devait gravir à nouveau les épuisantes
marches, elle voulait être seule.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Dim 25 Avr - 10:40

« Oui, c'est vraiment une des plus belles oeuvres qu'il m'ait été donnée de voir. »

La voie de la Djinna était lointaine et comme si elle se plongeait dans ses pensées. C’était assez étrange. Nicolaï fut surprit de sa réaction. Les kaloniens aimaient l’art. Il en était totalement persuadé. Et la tombe d’Estaroth, c’était pour ainsi dire la plus belle œuvre d’art de tout le duché. Certes, Nicolaï n’avait pas visité toute les galerie d’art du duché, mais il lui paraissait très difficile de faire mieux qui le travail du sculpteur qui avait réalisé cette statue.

Quelqu’un de normal aurait agit comme toute les personnes que Nicolaï avait vu découvrir cette magnifique tombe. Certes, Gwutha ne la montrait pas trop et lui-même préférait éviter de faire défiler tout ceux qui passait à la Citadelle dans la crypte. Mais, tous avait été fascinée par le réalisme de la statue, par l’amour qui se dégageait de ces deux personnages, ou même par la singularité de trouver une œuvre pareille dans ce lieu. Non Chiraz n’agissait pas comme tout ces gens. Au contraire. Elle tourna ostensiblement le dos à Estaroth et Kiraë, comme si elle ne voulait pas voir le regard bienveillant qu’ils posaient sur elle. C’était étrange. Les autres statues paraissaient regarder les deux jeunes personnes de haut. Seul la tombe du premier duc et de la première duchesse paraissait vraiment être amicale. Mais au lieu de s’accrocher à l’amour qui se dégageait d’eux et d’en oublier l’endroit où elle se trouvait, Chiraz préférait le froid glacial du noir et de l’obscurité dans laquelle était plongée le reste de la crypte passé le disque lumineux que la torche du jeune chevalier produisait.


« Ils sont presque vivant, le travail est remarquable, dit-elle d'un ton éloigné. »

Nicolaï ne parvenait pas à en croire ses oreilles. Il venait de faire une chose qu’il avait tenter de produire pendant bien longtemps en vain. Est-ce qu’elle était vraiment déstabilisée ? Est-ce qu’elle venait vraiment de donner un avis uniquement objectif pour ne pas avoir à s’impliquer parce qu’elle ne se sentait pas bien ? Peut-être était-elle mal à l’aise face à tout les êtres qui étaient enterré ici. Des hommes et des femmes qui avaient tant représenté par le passé, mais qui pourrissait à présent sous leurs statues et leurs dalles de pierres.

« Pardonnez-moi, j'aimerai partir. »

Dommage pour Chiraz, le voile qu’elle avait à tout prix tenu à mettre sur son visage ne cachait rien de ses yeux aux prunelles d’or. Ces yeux dans lesquels Nicolaï aurait été aveugle s’il n’avait pas discerné la peur. Elle ne voulait pas rester ici quoi qu’il se passe. Il sentait presque en elle le désir de prendre ses jambes à son cou pour repartir. Même si cela signifiait qu’elle devrait remonter le terrible escalier menant aux appartements ducaux.

« Je me sents fatiguée, si ça ne vous dérange pas je préfèrerai me reposer. »

Mais bien sur. Et lui il était le Roi-Vampire. Elle n’était pas du tout fatiguée, elle avait envi de sortir de la crypte. Nicolaï se fit même la réflexion qu’elle aurait certainement préféré une balade dans les Pics Blancs plutôt que de rester une minute de plus dans la crypte.

Même s’il lui arrivait de temps en temps de jouer un peut avec les gens qui venaient le voir ou qu’il envoyait cherché. Mais là, s’aurait vraiment été une preuve de cruauté. Il se contenta de hocher la tête avant de se remettre à marcher en direction de la sortie, Chiraz sur les talons.

Furtivement, Nicolaï se demanda se qui avait put, dans le passé de la Djinna, déclencher une réaction aussi violente. Il s’était forcément passé quelque chose. L’escalier d’Aronwaskar n’avait pas vraiment eu d’effet, mais la simple vision d’Estaroth et de Kiraë l’avait mise dans un état impossible.

Sortit de la crypte, il tendit la torche à l’un des deux gardes et le remercia brièvement. Il se remis ensuite en route assez rapidement pour rejoindre les appartements ducaux. Chiraz derrière lui, toujours aussi droite et fière. Pourtant, en arrivant en bas de l’escalier, il attrapa la jeune femme pour l’aider dans la difficile assention.


« Aucun commentaire, dit-il simplement avant qu'elle n'ait eu le temps d'ouvrir la bouche. »

De retrour dans le salon de Kiraë, Nicolaï marqua une courte pose comme à chaque fois, puis, il lâcha la Djinna et alla s’occuper du feu qui était un peut tombé pendant leur abscence, rajoutant une bûche de bonne taille pour réchauffer l’air.

« Vous avez faim, demanda-t-il ? Je peux demander quelque chose à manger aux cuisines. »

Mieux valait ne pas parler de pas aborder le sujet de son trouble lors de la visite de la crypte et passer au plus vite à autre chose. Chiraz paraissait être le genre de femme qui n’aimait pas montrer ses faiblesses. Et rappeler un moment ou elle avait justement été en difficulté n’avait d’une part aucun intérêt et d’autre part n’aurait servit qu’à la braquer plus encore.

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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Lun 26 Avr - 21:36

Shereen était bel et bien fatiguée, mais elle savait que ce n'était qu'un prétexte, tout comme elle savait que Nicolaï ni personne d'autre n'aurait remis son excuse minable en question. Elle se jouait des autres la plupart du temps, elle n'hésitait pas à faire tourner les choses à son avantage, comme cette fois-ci.

Ils refirent le chemin inverse dans le silence, sans se regarder. La djinna n'était pas gênée par l'absence de son, au contraire cela l'appaisait d'une certaine manière. Elle en profitait justement pour se remettre les idées en place : la peur n'est qu'un sentiment, un ressentit. Elle existait. Elle le voyait par les autres qui lui parlaient et la regardaient, elle échangeaient avec eux. Quand on n'existe pas, on ne communiquent pas. Ceux qui étaient dans le chateau à cette heure-ci ne pouvait pas deviner son bouleversement. Shereen avançait toujours avec dignité, ne laissant personne entrevoir son esprit. De toutes façons ils avaient d'autre choses à faire que de s'occuper d'elle.

Arrivés devant les interminables marches de la torture, Nicolaï saisit son bras pour l'aider à monter.

« Aucun commentaire, dit-il simplement. »

A dire vrai, quand elle faisait semblant elle le faisait à fond. Plus tôt elle lui avait dit qu'elle était fatiguée, même si ça se voyait que c'était faux, puis si ça pouvait soulager sa conscience pourquoi pas. Ce geste l'avait un peu agacée mais elle y fit vite abstraction. Cela ne changeait pas grand chose en plus, elle commençait à être réellement fatiguée et elle souffrait à peine moins que tout à l'heure.

Elle le remercia une fois qu'ils furent dans le sallon, mais il était occupé à faire une de ses nombreuses pauses. Le chevalier avait beau être austère, il semblait être très affecté par ce qui l'entourrait, ou plutôt par des souvenirs. Il montrait moins de sentiments que Shereen mais il était indéniable qu'il ressentait tout autant qu'elle. Une fois encore elle ne fit pas de remarques à ce sujet. Chacun ses fantômes. On a tous une histoire, unique, qui ressemble plus ou moins à d'autres, mais on ne vit jamais ailleurs que dans le présent. Nicolaï raviva le feu à l'aide d'une bûche.


« Vous avez faim, demanda-t-il ? Je peux demander quelque chose à manger aux cuisines. »

Elle n'était pas surprise qu'il ne rappelle pas ce qui s'était passé dans la crypte, elle était consciente aussi d'avoir créé un sillon entre eux. Soudainement, elle s'était refermée, bien qu'elle ne s'était pas réellement ouverte non plus. Elle s'assit près de la cheminée, à peine soulagée de la montée.

« Non, merci, répondit-elle. »


Elle savait pertinement qu'elle devait manger, mais l'appétit n'y était pas. Elle se voyait mal se forcer à manger, surtout que les fois où ça arrivait elle vomissait la nourriture. C'était un mal plus psychologique que physique mais à chaque fois ça ne rattait pas. Un ange passa, le temps parrut assez long.

« Je ne suis pas la meilleure compagnie, dit-elle au bout d'un moment. »

Elle n'en dit pas plus, d'une part car elle ne savait pas quoi dire, d'autre part car elle ne voulait pas parler. Elle préférait la solitude dans ses moments là. Non, en réalité elle préférait toujours la solitude, quelque soit le moment. A 80% du temps cela ne la dérangeait pas du tout, c'était même un plaisir. Souvent, elle se disait que plus tard elle visiterait le monde, jusqu'au montagnes enneigées. Quand elle serait plus forte, elle y arriverait. Elle s'imagine souvent seule, se demandant quel genre de personnes pouvait bien avoir envie de l'accompagner. De toutes façons elle supporte tout le monde, même Dounia dans ses délires perfides, mais la réciproque n'est pas juste.

Progressivement, la salle se réchauffa, seulement la djinna ne retrouva pas toutes ses forces cette fois. Cela ne se voyait pas physiquement, elle arrivait même à se convaincre qu'elle n'avait rien. Elle était inversement hypocondriaque. . . Ce n'était plus une question d'orgueil mal placé à ce stade. Ca marchait en plus, à force de croire qu'elle allait bien elle finit par l'être, mais elle ressentait toujours la fatigue. Ses paupières s'allourdissaient malgré sa faible lutte contre le sommeil.


« Sire KalonErc'h, excusez-moi mais je suis trop lasse, dit-elle d'une voix qui se faisait plus petite. Je vous souhaite une bonne nuit. Merci de votre hospitalité. »

Elle fit une révérence qui resta gracieuse, malgré la fatigue, puis elle s'en alla dans sa chambre. Elle sut tout de suite qu'elle avait été touchée par ses domestiques ; elle n'eut pas à se soucier d'allumer le feu, les flammes dansaient tranquilement dans l'antre de la cheminée. Lorsqu'elle ouvrit l'armoire, elle reconnut ses vêtements et retrouva quelques flacons d'huiles parfumées. Sur la coiffeuse elle trouva une petite bassine d'eau refroit depuis le temps, avec laquelle elle fit difficilement sa toilette ( elle venait d'apprendre qu'elle n'aimait pas l'eau froide ).

La djinna se déshabilla pour se revêtir d'une de ses chemises de nuit transparente et légère, avant d'aller rejoindre le pays des rêves. Elle s'était endormit avec une rapidité déconcertante, enfouie sous un gros tas de couvertures.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]   Jeu 29 Avr - 19:50

Chiraz refusa poliment le repas que lui proposait Nicolaï. Elle restait assise devant la cheminée à se réchauffer. Le jeune homme avait tout à fait conscience qu’elle avait besoin de reprendre des forces. C’est pour cela d’ailleurs qu’il le lui avait proposé. Mais elle ne paraissait pas en avoir envie. Après tout, elle faisait se qu’elle voulait. Elle était assez grande pour savoir quant sa fierté virait à la stupidité. Apparemment, elle considérait que se n’était pas encore le cas. Nicolaï se mit assis dans un des fauteuils et patienta. Un ange… non, une légion complète d’anges passa. Le temps paraissait assez long. Mais il n’avait pas l’intention de briser ce silence. Apparemment, Chiraz non plus.

« Sire KalonErc'h, excusez-moi mais je suis trop lasse, dit-elle d'une voix qui se faisait plus petite. Je vous souhaite une bonne nuit. Merci de votre hospitalité. »

Elle fit une légère révérence devant Nicolaï qui lui souhaita de passer une bonne nuit. Lui, il avait encore des choses à faire. Il attendit un long moment dans le silence. Combien de temps exactement ? Une heure ? Deux peut-être. Le jeune homme se tenait parfaitement imobile devant les flames qui dansaient dans la cheminé. Au boût d’un certain temps, lorsqu’il fut certain que Ciraz c’était endormie, il se leva de son fauteuil et alla servir deux vers du vin qu’il avait partagé avec Chiraz quelques heures auparavant.

« Sortez de votre cachette Dactyl. Notre invitée dort à poing fermé, dit Nicolaï d’un ton calme. »

Dans un fracas feutrer, un pant du mur du salon de Kiraë coulissa doucement, laissant apparaître un passage entre deux murs. Un homme sortit de cette ouverture. Petit et aussi ridé qu’une vieille pomme, il se tenait un peut courbé sur sa canne. Pourtant, les deux yeux brillant d’intelligence et son nez semblable à un bec d’aigle faisait de lui un personnage relativement inquiétant malgré son apparence de vieillard un peut sénil.

Le passage secret par lequel il était entré faisait presque le tour du salon de Kiraë. Une petite pièce y était même aménagée. Depuis toujours, les ducs de Florissant s’en servaient. C’était une pratique très commune pour eux, tout comme le fait de discuter des affaires avec les divers ambassadeurs dans le salon de Kiraë. En fait, de là où s’était tenu Dactyl, rien ne pouvait lui échapper. Et surtout pas se que le duc ne pouvait voir ou entendre parce qu’on n’en discuterait jamais devant lui.


« Alors, interrogea Nicolaï en tendant un des deux vers au vieille homme. »

« Je doute que le vizir du commerce soit réellement malade, ricana celui-ci. »


Nicolaï hocha la tête. Le fait que le duc de Florissant mène en personne l’armée ducale au combat n’était pas un secret. Pas plus que le printemps arrivé, les cols des Pics Blancs étaient à nouveau ouvert. Tout comme le fait que le Régent de la Citadelle, en l’occurrence, Nicolaï était un célibataire endurcit.

« J’en doute aussi, fit Nicolaï en portant son verre à ses lèvres. »

Dactyl patienta un court instant.

« Elle serait parfaite. »

Le vieil homme savait parfaitement l’effet qu’allait avoir ses paroles. Et cela ne manqua pas. Nicolaï manqua de s’étouffer dans son vers de vin et faillit recracher se qu’il avait avalé par le nez. Le jeune homme était particulièrement réticent à tout les beaux partit qu’on lui avait présenté. Presque tout se que la noblesse du duché comptait de fille s’étaient vu refoulé. Les plus tenaces n’avaient tenu que quelques heures en sa présence avant de s’enfuir en pleurant. Il faut dire que Nicolaï les mettaient toujours à très rude épreuve. Il se comportait de manière assez exécrable avec elles. Tellement exécrable qu’un jour qu’il observait se qui se passait par le passage secret, Dactyl avait faillit intervenir.

A un seul moment, il avait cesser de se comporter ainsi. Pour une jeune femme originaire d’un fief ducal au sud de l’Argent. Gwutha et Dactyl s’en était tout deux frotté les mains. Certaines rumeurs courraient même comme quoi Nicolaï était enfin tombé amoureux et que le mariage était en préparation. La nouvelle avait fait le tour de Florissant et il fallait bien avouer que durant les deux semaines qu’avait passé cette jeune femme à la Citadelle, le jeune homme avait parut plus rayonnant qu’à l’accoutumé. Sans compter toute les petites attentions dont il la gratifiait, elle et elle seule. Mais les choses n’avaient pas évolué dans le bon sens et avait mit rapidement fin à leurs espoirs. La jeune femme avait fait une chute de cheval sur le chemin du retour et s’était brisé la nuque. Elle était alors morte sur le coup. Nicolaï était alors entrer dans une période bien sombre dans laquelle mieux valait ne pas le croiser dans un couloir. Il s’était entraîner aux armes durant des heures et des heures, parfois même toute la nuit. Rien n’y faisait. Sa peine ne passait pas. Aujourd’hui, cela était assez loin derrière eux, mais Dactyl et Gwutha désespéraient de trouver à nouveau une telle jeune femme.


« Non, elle ne serait pas parfaite. Personne ne peut l’être, s’énerva Nicolaï. »

« A l’exception de Cyrielle. »

« Ne me donnez pas de bonne raison de vous jeter dans l’escalier. »

Aïe. Dactyl s’éloigna prudemment. Lorsqu’il commençait à menacer, il ne valait mieux pas pousser Nicolaï plus loin. Il connaissait suffisamment le jeune homme pour savoir que cet éclat dans ses yeux métalliques n’étaient pas de bonne augure.

« J’ai dit qu’elle n’était pas parfaite. Elle a ses qualités, mais elle est loin d’être… d’être… »

Nicolaï peinait à trouver ses mots. La blessure laissée par la mort de Cyrielle était cicatrisée. Mais si on regardait de plus prêt, se n’était qu’une apparence. Dactyl était bien placer pour savoir que tout n’était pas fini. Il avait lu le discourt qu’avait prononcé Nicolaï pour les obsèques de la jeune femme. Le jeune chevalier avait tenu à assister à la cérémonie. Dactyl avait envoyé un homme de confiance afin que le futur duc ne fasse pas de bêtise. On ne savait jamais se qui aurait put se passer. Toujours est-il que l’homme en était revenu bouleversé. Quant à Nicolaï, il s’en voulait toujours terriblement de la mort de Cyrielle. Pour lui, il aurait dut l’accompagner. Cela ne serait jamais arrivé s’il avait été là. On avait beau lui répéter que les deux servantes et les sept chevaliers qui l’accompagnaient n’avait pas put empêcher cet accident, cela ne changeait rien.

« Il faudra pourtant, se contenta de dire Dactyl. »

Nicolaï braqua alors ses yeux sur lui. Il était plus en colère que jamais.

« Quatre servantes, huit filles de marchands et presque tout se que le duché compte de jupon a tenté en vain de me faire oublier Cyrielle. Que voulez vous Dactyl ? Je les hais toute avec leurs manières distinguées, leurs garde robe surdimensionnée et leur faux air de s’intéresser à moi. C’est à la couronne d’argent qu’elle s’intéressent. Je les hais toute. Vous m’entendez ? »

Brusquement, sans que rien ne l’ai indiqué avant, la main de Nicolaï qui tenait le vers se mit à trembler. Au poing que le jeune homme en lâcha le vers. Celui-ci se brisa dans un son cristallin en entrant en contact avec le sol. Le jeune homme eu tout juste le temps de jeter à Dactyl un regard effrayer avant de s’effondrer au sol, le corps prit de tremblements.

Un froid intense l’envahissait de l’intérieur tandis que sa colère refluait.

Un froid de mort.

* * *

Lorsque le soleil se lève sur Florissant, la journée commence. Mais c’est aussi un spectacle absolument magnifique. La ville de pierre blanche et particulièrement la Citadelle se parent de couleurs chaudes.

Dans le salon de Kiraë, Dactyl suçotait un breuvage tonifiant. La nuit avait été longue et éprouvante. Les tremblements de Nicolaï avait mit beaucoup de temps à se calmer. Un temps qui avait parut interminable au vieil homme. A présent, le chevalier dormait paisiblement dans sa chambre. Mais, même s’il était un lève tôt indécrottable, Dactyl doutait de le voir se lever avant le milieu de matinée au moins.

Après un certain temps, il vit la Djinna émerger de sa chambre et marquer un temps d’arrêt en l’apercevant.


« Non, je ne suis pas Nicolaï, dit-il avec un sourire. Mon nom est Dactyl. »

Il prit une petite gorgée de son breuvage avant de poursuivre.

« Nicolaï a eu un malaise hier soir pendant que vous dormiez. Il valait peut-être mieux que vous ne voyez pas cela d’ailleurs. Enfin, toujours est-il que je doute qu’il puisse vous honorer de sa présence avant le milieu de la matinée. Ma fonction est celle d’Intendant de la Citadelle. Je dois tout savoir en ces lieux. Si bien qu’on me surnomme affectueusement l’Araignée. Mais je suis aussi l’un des proches amis du seigneur Gwutha. »

Une nouvelle gorgée.

« Avez-vous bien dormis dame Shereen ? Ou peut être préférez vous votre vrai nom ? Chiraz ? »

Dactyl lui adressa alors un de ses sourires. Un sourire qui disait haut et fort : « Oui ma chère, je sais tout se qu’il y a à savoir sur vous. »

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Une Djinni dans la Citadelle [Rp avec Chiraz]
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