Le royaume du Cygne

La guerre menace toutes les frontières du royaume. Les jours passent et la famille royale semble s'affaiblir. Mais dans l'ombre se cache un autre héritier de la couronne
 
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 Le Prince du Nord

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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Le Prince du Nord   Dim 7 Mar - 13:24

Nicolaï KalonErc'h




Présentation du personnage:

http://leroyaumeducygne.forumactif.org/fiches-validees-f4/nicolai-kalonerc-h-termine-t20.htm


Les Rumeurs:

Like a Star @ heaven Les vrai orrigines de Nicolaï sont sujet à des paris dans la Citadelle et toute la ville de Florissant.
Like a Star @ heaven Toute les jeunes femmes du duché cherchent à le séduire, mais il ne leur prête pas la moindre attention.
Like a Star @ heaven Nicolaï serait un seigneur exceptionnel pour Florissant.
Like a Star @ heaven Nicolaï n'est pas un très fin politique.
Like a Star @ heaven Nicolaï serait un combattant sans pareil dans le royaume. Ce titre, il le doit à sa victoire sur un Favori.
Like a Star @ heaven Nicolaï serait fillancé.


Les Rps

Une Djinni à la Citadelle [en cour]

Gwutha partit dans le nord avec une section de la garde de Florissant. Laissant à Nicolaï le soin d'administrer la Citadelle et le duché en son abscence. C'est à ce moment qu'arrive une caravane du Sultanat de Kaliorn.

http://leroyaumeducygne.forumactif.org/la-citadelle-f36/une-djinni-dans-la-citadelle-rp-avec-chiraz-t71.htm#575



Un nouveau baron? [en cour]

Gwutha n'est toujours pas rentrer des Pics Blancs et continu à affronter les Nordiques. Mais un nouveau problème se pose. La baronnie de Lachérack ne peut rester sans maître trop longtemps. Il faut donc lui trouver un nouveau baron. Peut-être ce garçon aux cheveux blanc. Pourquoi pas?

http://leroyaumeducygne.forumactif.org/la-citadelle-f36/un-nouveau-baron-t86.htm#1139
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Le Prince du Nord   Jeu 13 Mai - 21:37

Adoption




Nicolaï ouvrait bien grand les yeux et les oreilles. Il n’avait pas souvent été autorisé à sortir de l’enceinte du cloître, mais là, c’était tout autre chose. A trois lieues à peine de l’enceinte si hermétique se tenait un grand rassemblement. Les Frères avaient prit la décision d’emmener avec eux tous les jeunes disciples. Nicolaï en faisait partit.

C’était une grande fête comme on pouvait l’imaginer. Un des évènements les plus importants de l’année pour les esthariens. En fait, c’était le plus grand tournoi organisé tous les ans par le duc. Si on voulait voir un rassemblement de chevalier plus important, il fallait attendre les tournois royaux. Mais personne ne se serait risquer à mettre en doute l’importance du tournoi d’Estaroth. Même le roi faisait certaines années le déplacement pour y assister. C’est pour dire.

Des chevaliers venaient de tous les duchés du royaume du Cygne pour participer ou assister à ce tournoi.

Dans le duché, ce jour était particulièrement important car il commémorait la victoire d’Estaroth, le premier duc de Florissant contre le terrifiant dragon Aronwaskar qui régnait jusqu’alors en despote absolu sur ces terres.


-Nicolaï, vas-tu finir par regarder devant toi au lieu d’avoir toujours le nez en l’air ?

-Désolé Frère Anselme, fit le jeune homme avec précipitation au moment ou il se rendait compte qu’il commençait à s’éloigner du groupe des novices.

-La Fillette rêvasse toujours autant, fit Yae, l’un des enfants du groupe.

La plupart pouffèrent de rire, mais quand leurs yeux croisèrent le regard glacial de Nicolaï, les rires se firent plus discret. Yae pourtant ne se démonta pas. C’était le plus âgé de la bande. Il devait très certainement avoir deux ans de plus que Nicolaï et déjà, il était suffisamment gros pour qu’on face rentrer deux comme l’enfant dans sa bure de novice.
Depuis que Nicolaï était entrer, porté par Frère Anselm alors qu’il n’était qu’un bébé dans l’enceinte du cloître, il c’était attirer les foudres de certains des Frères, persuadés que les Vampires avaient quelque chose à voir avec lui. Après tout, sa mère mourante les avait bien mentionnés. Et elle avait été mordue par une créature qui ressemblait à un chien mais dont la dentition avait pourtant quelque chose d’humain. Une seule explication à cela : Vampires.

Les temps étaient plutôt durs pour Nicolaï. A plusieurs reprises il avait sérieusement envisagé de quitter le cloître. La vie de prière, de recueillement et de dévotion n’était pas faite pour lui. Ses professeurs commençaient à s’en rendre compte. Rien ne pouvait le faire tenir en place et lui faire apprendre une leçon s’il n’avait pas décidé de le faire.

Mais cela n’était rien comparé aux brimades des autres novices. La Fillette. Voilà comment ils l’avaient surnommé. La Fillette. C’était infamant. Ce surnom lui collait à la peau comme de la poix. C’était toujours : « La Fillette ceci, la Fillette cela. » Aucun des novices ne l’appelait par son vrai nom. Mais en même temps, c’est vrai que si on y regardait d’un peut trop loin, avec ses cheveux noirs qu’il portait un peut trop long au goût des Frères son visage bien proportionner et ses grands yeux gris, c’est vrai que certains le prenaient parfois pour une fille.


-Parfais, fini par déclarer Frère Anselm. Installez donc notre étal. J’ai une affaire à régler de manière urgente. Nicolaï tu viens avec moi.

Le garçon allait protester quand il vit la lueur qui brillait dans les yeux de Frère Anselm. Ce n’était pas une proposition qu’il venait de lui donner. C’était un ordre et il avait plutôt intérêt à obéir. Quand Anselm avait ce genre de lueur dans le regard, cela laissait présager d’un sermon et en général, une punition venait ensuite. La punition était, comme toutes les punitions, bête et méchante. En général, corvée de latrines pendant une durée plus ou moins longue, corvée de cuisine ou de vaisselle. Pour Nicolaï, Anselm en avait instauré une toute particulière et rien que pour lui. Le jeune garçon devait rester tranquillement assis sur sa chaise à s’efforcer de comprendre un texte ancien et la plupart du temps, rédigé en Tiléen. Un véritable supplice pour le jeune garçon.

-Cette fois-ci, je n’ais rien fait, se plaignit Nicolaï alors qu’Anselm l’entraînait vers le vaste champ de tente où les chevaliers c’étaient installés.

La crainte de la punition lui avait fait oublier où il se trouvait. L’excitation de se trouver dans le grand tournois du duché était définitivement tombée et il ne remarquait même pas ce qui l’aurait tant émerveillé en temps normal : écuyers en livré, armuriers, magasiniers, cuisiniers, artistes itinérants, compteur, pèlerin, belle dames et tous ces choses qui créaient pendant trois jours dans ce champ sans grand intérêt tout un tourbillon de couleurs et d’odeurs.

-Je sais que tu n’as rien fait, dit Frère Anselme en s’arrêtant devant une tente.

Il s’agenouilla pour se mettre à hauteur des yeux de Nicolaï.

-Ecoute-moi bien car aujourd’hui sera sûrement le jour le plus important de ta vie tu m’entends ? Tu n’aimes pas le cloître.

Nicolaï secoua vigoureusement la tête. Même si ce que disait Frère Anselm était une affirmation, il se sentait obligé de confirmer. Il n’aimait vraiment pas le cloître.

Anselme remit nerveusement en place ses vêtements, même s’il n’y avait rien à faire et tenta de vaguement coiffer les cheveux indisciplinés de son petit protégé avec les doigts. Malheureusement, cela ne servait strictement à rien car Nicolaï était toujours aussi décoiffé. Ce n’est qu’à ce moment que le garçon se rendit compte à quel poing Anselm était vieux.


-Il va m’arriver quelque chose de grave ? Vous allez mourir ?

Anselm soupira.

-Non, mais je pense que tu ne resteras plus longtemps au cloître. Il y a un homme important qui m’a contacté. Il savait que nous élevions des enfants et souhaitait en adopter un. Il m’a demandé qui je préconisais et j’ai pensé à toi.

Anselm se redressa et repris sa marche, Nicolaï trottant derrière lui. Le Frère passa devant de nombreuses tentes bariolées sans leur porter la moindre attention.

Nicolaï n’avait rien écouté au-delà de la première phrase. Quitter le cloître. Quitter les Frères, ne plus être insulté et rabaisser jours et nuits pas les autres novices. Il en avait tant rêvé qu’il n’imaginait même plus que cela puisse vraiment arriver un jour.

Mais c’est seulement à ce moment que son esprit d’enfant comprit qu’il y avait un prix à payer pour cela et que c’était terrible.


-Mais je vous verrais plus alors.

Anselm s’arrêta net et baissa la tête vers lui.

-Non, c’est vrai. Mais tu sais, je deviens vieux et le temps sera bientôt venu pour moi de quitter cette terre pour me rendre Ailleurs. J’avais promis à ta mère de veiller sur toi. Mais je ne vais bientôt plus pouvoir le faire. La personne à la quel je vais te confier prendra soin de toi.

Nicolaï hocha la tête mais sentit un peut les larmes lui monter aux yeux. C’était trop triste. Il ne voulait pas quitter Anselm.

Au final, ils entrèrent tous les deux dans l’une des plus grande tente. Elle était aussi blanche que la neige et Nicolaï se demanda un instant à qui elle pouvait bien appartenir. Les deux hommes en armures blanches qui montaient la garde paraissaient être deux statues de marbre. Leurs yeux ne bougèrent même pas quand ils entrèrent, mais cela ne fit aucun doute qu’ils avaient assimilé leurs présences.

L’intérieure était assez spartiate. Il s’agissait après tout d’une simple tente de campagne. Il ne fallait pas s’attendre à un palais. Pourtant, malgré le peut de mobilier, ce qui s’y trouvait était assez imposant. Un lit et un trône de bois massif y étaient installés ainsi qu’une table et quelques chaises.

Plusieurs hommes se tenaient penché au-dessus de la table et se redressèrent à leur entrer.


-Vous devez être Frère Anselm, dit l’un d’eux en détaillant la robe grise et sans ornements du vieil homme.

-Oui.

La réponse laconique sembla pleinement satisfaire l’homme qui posa alors les yeux sur Nicolaï.

Caché derrière Anselm, il tentait de se faire oublier, mais visiblement, c’était sans compter le fait que, si Frère Anselm était venu ici, c’était pour lui. Il se décida à sortir de derrière le dos du Frère et toisa à son tour l’homme qui semblait être le chef.

Un soldat à n’en pas douter. Un noble. Certainement très puissant pour avoir une telle tente et un emplacement si proche de la lice. En fait, ils étaient justes à côté. Il ne portait pas de barbe, mais une moustache finement taillée et légèrement grisonnante recouvrait l’espace entre son nez et sa bouche et s’étendait d’un coin à l’autre de cette dernière. Il avait les yeux les plus bleus que Nicolaï n'ait jamais vu. Mais le garçon nota d’autres détailles au combien important. La façon dont il se tenait laissait penser qu’il avait été un grand cavalier. Les cals sur ses mains montraient que la longue épée qu’il portait à la ceinture n’était pas un jouet et qu’il savait très bien s’en servir. Malgré les rides sur son visage, on voyait très nettement plusieurs fines cicatrices. Ce n’était pas le genre de chose qu’on récoltait en restant à l’arrière. Cet homme était un héros et Nicolaï se sentit encore plus petit qu’il ne l’était.

Quelque chose le dérangeait pourtant dans la façon dont cet homme le regardait. Il répliqua donc avec une certaine effronterie. Le chevalier le fixait, parfait, il allait faire pareil.

Les yeux d’aciers de Nicolaï se rivèrent dans ceux bleus profond de l’homme.

Anselm allait intervenir, mais l’autre l’interrompit d’un geste avant qu’il ait pu dire quoi que se soit et sans avoir détourné le regard.
Plusieurs longues minutes s’écoulèrent sans que rien ne vienne les déranger. Pour finir, se fut l’un des autres chevaliers présents qui les força à arrêter ce défi silencieux en allant se poster entre eux.


-Mon vieil ami, il vaut mieux nous arrêter car si, comme je le pense, il a le même tempérament que toi, vous allez tous les deux mourir de faim avant d’avoir céder.

L’homme aux yeux bleu sourit.

-Tu as complètement raison Fergys. Je me comporte un peut comme un enfant. Frère Anselm, je ne voudrais pas vous forcer à vous séparer de ce jeune homme. Vous n’êtes en rien tenu de faire ce que vous avez proposé.

Frère Anselm croisa les bras sur son torse.

-Absolument monseigneur. Je n’y suis pas du tout obliger. Je pense pourtant que Nicolaï a un potentiel important et qu’il ne pourra qu’apporter un peut de gaieté dans votre demeure. De plus, vous connaissez mon talent pour jauger les hommes puisque j’ai longtemps servit sous les ordres de votre père, puis les votre avant de me retirer. Nicolaï n’a rien à faire dans un cloître. Je suis catégorique.

L’homme s’approcha alors de Nicolaï et, comme Anselm l’avait fait, il s’accroupit pour arriver à la hauteur de Nicolaï. Là, il le regarda à nouveau droit dans les yeux. Soudain, il poussa un cri de guerre absolument terrifiant. Surpris, Nicolaï sursauta et fut à deux doigts de s’enfuir de la tente en courant. Rassemblant ce qu’il avait de courage, il fit face au chevalier et hurla lui aussi un cri de guerre aussi fort que le lui permettait ses petits poumons.

Finalement, ils s’arrêtèrent tous les deux et le chevalier s’approcha plus encore de lui. Essoufflé, Nicolaï ne savait pas s’il avait vraiment eu une bonne idée de crier. Il risquait de ne pas avoir assez de souffle pour s’enfuir à toute jambe.


-Tu as peur de moi ?

-Oui.

Nicolaï avait répondu du tac au tac sans même y réfléchir. Cette réponse avait été toute naturelle et parfaitement véridique. Il avait très peur.

-Alors pourquoi reste-tu planté là ?

-Parce que si je ne maîtrise pas ma peur, elle me dévorera complètement.

Le chevalier lissa l’extrémité de sa moustache entre ses doigts. Il réfléchissait à quelque chose qui visiblement était pour lui un véritable dilemme.

-Après tout, pourquoi pas, murmura-t-il pour lui-même.

Il se redressa soudain de toute sa taille. Une fois de plus, ce changement brutal chez cet homme manqua de faire sortir Nicolaï en courant. Décidément, il était complètement fou.

-Fergys, trouve-lui une livré à sa taille et emmène le dans le petit pré. Je veux savoir comment il se bat. Frère Anselm, venez avec moi résoudre les derniers détails de l’adoption. Quant à toi petit, tu es désormais mon fils adoptif. Bienvenu par mis les KalonErc’h.

Nicolaï tiqua alors enfin. KalonErc’h. Cela expliquait les armoiries blanches. Cet homme qui venait de prendre la décision de l’adopter n’était pas n’importe qui. C’était Gwutha KalonErc’h. Le duc de Florissant.

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MessageSujet: Re: Le Prince du Nord   Ven 14 Mai - 16:08

Adoubement

[cette scène fait suite à la bataille décrite dans la dernière partie de la fiche]


Nicolaï se tenait dans la salle du trône de Florissant.

Le vent et la neige sifflaient au dehors, mais les bâtisseurs de la Citadelle savaient parfaitement dans quelles conditions devaient se passer les hivers et même cette salle très éloignée du foyer central de la grande salle était agréablement chauffé.

Une douzaine de braseros avaient été installé de chaque côté du tapis de la nef centrale.

Harnaché dans leurs armures lustrées pour l’occasion, lavé, rasé de près et les cheveux soigneusement peignés, les quinze chevaliers de l’Ecu se tenaient devant la porte de bois massif qui marquait l’entré de la salle du trône.

Nicolaï était parmi eux. Il se sentait gonflé de fierté et, comme tous les autres chevaliers, il bombait le torse.

Un petit homme sec qui se tenait à côté de Gwutha frappa le sol de marbre d’un long bâton ferré.


-Le duc de Florissant vous somme d’approcher chevaliers de l’Ecu, cria-t-il.

Comme dans un rêve, les quinze jeunes hommes avancèrent d’un pas majestueux sur le grand tapis en direction du trône d’acier et de gemme devant lequel se tenait Gwutha, debout, les mains croisées dans le dos.

Arrivé au pied des marches, ils posèrent tous un genou à terre, la tête vers le sol.

Le petit homme frappa à nouveau le sol de son bâton ferré.


-Nicolaï KalonErc’h, appela-t-il. Votre suzerain vous appel.

Le jeune homme se redressa et avança jusqu’à la première marche sur la quel il monta après avoir incliné le buste.

-Par l’Ecu, je jure de protéger les faibles, les innocents et les nécessiteux, récita-t-il.

-Votre serment est accepté, répondit Gwutha.

Nicolaï gravit la seconde marche.

C’est à ce moment que Golrin arriva, une ceinture à la quel était accroché une épée. Il tendit cela à un écuyer qui s’avança et prit l’épée avant de passer la ceinture à la taille de Nicolaï.

Le jeune homme tira l’épée de son foureau. Elle était superbe. Bien qu’il n’y ait rien de bien particulier dans cette arme, elle était parfaitement équilibrée. C’était une lame droite à double tranchant dont le plat était orné de superbes runes naines passées à la feuille d’or. Le pommeau était tout aussi simple. La garde était droite et fine, le pommeau proprement dit était droit et le bois qui le constituait était recouvert de cuir qui permettait une prise en main parfaite. L’extrémité du pommeau était ornée d’un magnifique pierre bleue.

Nicolaï ne perdit pas trop de temps à contempler sa Faneras. La cérémonie se poursuivait et il ne voulait pas faire attendre toute l’assistance de nobles avec son admiration pour cette épée.

Brandissant son arme à deux mains au-dessus de sa tête, il continua à réciter les formules rituelles.


-Par l’Epée, je défendrait cette terre qui m’a nourrit et qui m’a accueillit contre les agresseurs et ceux qui voudront se l’approprier sans que cela soit dans leur bon droit.

-Votre serment est accepté, répéta Gwutha.

Enfin, Nicolaï monta sur la dernière marche.

-Par la Lance, je jure fidélité à mon seigneur. Je me battrait quand il me le commanderas et lui obéirait jusqu’à se que la mort ou la Dame me délie de ce serment, fit Nicolaï en offrant sa Faneras à Gwutha en lui présentant le pommeau.

Il était penché légèrement en avant dans une inclinaison respectueuse.

Gwutha prit l’épée et pointa sa pointe vers le sol.


-Vos serments son accepté chevalier de l’Ecu, fit Gwutha.

S’attendre à recevoir un coup ne change rien mis à part qu’il n’y a pas de surprise.

Quand Gwutha envoya une grande gifle à Nicolaï, le jeune homme tressait. La douleur était négligeable, mais cela ne changeait pas que c’était un peut douloureux.

Ce coup était un élément du rituel auquel tous les chevaliers devaient se soumettre.

La dernière partie du rituel en fait. Celle qui celais définitivement leurs serments et qui faisait d’eux des chevaliers de l’Epée. Nul ne pouvait prétendre à ce titre s’il ne l’avait pas reçut.


-Ceci vous forcera à vous souvenir de votre serment, mais aussi, sachez que voilà le dernier cou que vous devez prendre sans le rendre. Reprenez donc votre arme chevalier de l’Epée.

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MessageSujet: Re: Le Prince du Nord   Mar 25 Mai - 6:49

Cyrielle
Chapitre I



Encore une fille de noble.

Nicolaï commençait à en avoir assez. Cela n’avait-il pas suffit à Gwutha la dernière fois ? Eléanore de la Danaërel n’avait tenu que deux minutes en compagnie de Nicolaï avant de s’enfuir en pleurant toutes les larmes de son corps.

Bon, il y était peut-être aller un peut fort avec elle. Elle avait l’air aimable. Dommage pour elle qu’elle soit aussi… soumise. Et quelle idée aussi de lui présenter une jeune femme à peine pubère. Certes, il ne risquait pas de l’épouser tout de suite. Mais le principe ne lui plaisait pas.

Bien entendu, Gwutha lui avait reproché sa brusquerie et le fait qu’il ait traumatisée cette pauvre petite. Ce à quoi le jeune homme rétorqua qu’elle aurait largement autant à endurer si un jour elle devenait duchesse. Le pire étant sans doute que le jeune homme n’avait pas tord.

Bon, aujourd’hui, il allait se confronter à un autre adversaire. Apparemment, Gwutha était certain que celle-ci plairait à son fils adoptif. Mais il en était tout aussi certain pour les cinq prétendantes précédentes. Et aucune d’entre elle n’avait tenu plus du cinq minutes en compagnie d’un héritier aux manières exécrables, aux remarques aussi acerbes qu’assassine. Qu’il y ait ne serai-ce qu’une minuscule faille chez celle qui prétendait au titre de future duchesse de Florissant et le jeune homme s’y engouffrait. Cela ne ratait pas.

Celle-ci n’allait pas faire exception à la règle.

Pourquoi était-il si méchant ? Après tout, ces jeunes femmes ne voulaient rien de plus que se marier avec lui. Elles étaient prêtes à tout pour le satisfaire.

Justement. Il était là le problème. Nicolaï ne voulait pas que cela se passe ainsi. Il ne voulait pas se marier avec une jeune femme prête à tout pour lui plaire et ceci pour une raison bien précise : aucune ne pouvait ignorer qu’il porterait un jour la couronne ducale de Florissant. Le problème principal étant qu’il ne voulait pas de quelqu’un qui soit plus intéressé par cette couronne que par lui.

Il n’avait pas trouvé d’autres moyens d’éloigner les croqueuses de diamants que de les terroriser suffisamment pour qu’elles gardent leurs distances. C’était assez méchant pour elle, mais c’était la seule et unique méthode qu’il avait trouvée.

Comme toujours lorsqu’on allait lui présenter une nouvelle prétendante, il s’était réfugié dans la bibliothèque de la Citadelle, un épais volume relatant une des multiples et victorieuses campagnes d’un général de l’empire de Tilée. Livre ennuyant à mourir. Surtout quant on savait que Nicolaï était incapable de comprendre un traître mot en tiléen. Ce livre lui servait seulement à prétendre qu’il était occupé et n’avait pas que cela à faire.

Finalement, on fit entrer la jeune femme dans la bibliothèque. Nicolaï fit mine de ne pas y porter la moindre attention, levant à peine les yeux pour la regarder. En une seule seconde, il avait déjà apprit tout se qu’il y avait à savoir sur son physique.

L’allure fière, un maintien et un port de tête noble.

Jolie fille. Mais elles étaient toute jolies. A croire qu’on les avait élevé spécialement dans un enclos pour se présenter aux beaux partit que pouvait compter la noblesse du duché. Et sans vouloir se venter, Nicolaï faisait partit des plus beau partit du Nord du royaume.

Enfin bref.

Le jeune chevalier ne pouvait pas lui nier une certaine beauté avec ses yeux hésitant entre le gris et le bleu, son visage ovale et pâle, ses lèvres rouges et ses cheveux aux reflets roux. Oui, elle était belle. Vêtue élégamment d’une robe écarlate et, reposant sur sa gorge, une jolie pierre rouge sang mettait parfaitement en valeur son léger décolleté.

Jolie fille assurément. Mais malheureusement pour elle, cela ne suffisait pas. En tout cas, pas pour Nicolaï.

Le jeune homme ne prit même pas la peine de la regarder plus d’une seconde. Le jeu de massacre pouvait commencer. Il attendit qu’elle prenne la parole, faisant semblant de ne pas l’avoir remarqué.


« Monseigneur. »

Aïe, ça partait mais. Elle commençait déjà à l’appeler seigneur alors qu’ils ne s’étaient même pas présenté. Même si elle n’avait aucune raison de se montrer familière avec lui, elle aurait put choisir un titre moins cérémonieux. Celui-ci, Nicolaï le détestait par-dessus tout.

Du coup, il eu encore moins envi d’être gentil et passa directement à l’offensive.


« Ah enfin. Cela fait un moment que je vous attends. Vous auriez put vous dépêcher. Bon déposer la bouteille sur la table et repartez aux cuisines. »

Nicolaï chassa la jeune femme d’un geste de la main assez négligent. On allait voir comment elle allait réagir à cela. Se pourrait être vraiment très drôle.

« Monseigneur, je ne suis pas une servante. »

Nicolaï leva les yeux vers elle, le regard courroucé. Il la détailla un instant avant de reporter son attention sur son livre.

« Apparemment. Si vous l’étiez, vous auriez l’air moins idiote et ne resteriez pas plantée là comme une godiche. Des jolis meubles, j’en ai plein la Citadelle. Pas besoin d’en rajouter un. »

Tien ? Quelque chose n’allait pas dans son attitude. Elle ne semblait pas avoir la moindre intention de s’enfuir en courant, ni même être terrifiée par le jeune homme qui lui faisait face. Elle paraissait plutôt avoir à se contenir. Tien tien tien.

Nicolaï soutins son regard glacial. Il n’en fallut guère plus pour la faire littéralement explosée. Rouge de colère, elle se précipita sur lui et balaya d’un revers de main l’épais ouvrage qu’il faisait semblant de consulter. Posant ses deux mains à plat sur la table elle approcha son visage de celui du Régent de la Citadelle.


« Non mais pour qui vous vous prenez, vociféra-t-elle. Je ne suis pas votre chien. C’est clair ? »

Nicolaï était impressionné. La jeune femme était belle lorsqu’elle s’énervait. Mais plus encore que cela. Elle avait osé s’énerver contre lui. Elle n’était pas simplement partit en pleurant. Pour cela, Nicolaï avait envi de plus la connaître. Aussi pausément que possible, il se redressa sur son fauteuil et en sortit, les yeux braqué dans ceux de Cyrielle.

Les deux jeunes gens n’étaient qu’à quelques centimètres l’un de l’autre. Suffisamment proche en tout cas pour que Nicolaï voit les veines du front de la jeune femme palpiter doucement au rythme des battements de son cœur. Elle n’avait pas peur. Bien au contraire. Elle était parfaitement déterminée, parfaitement calme.


« Savez vous pourquoi vous êtes ici. »

« Oui. »

« Et alors ? »

« Vous voulez des excuses ? »

Nicolaï ne répondit rien. Les deux jeunes gens se fixaient intensément, cherchant une faille chez l’autre pour s’y engouffrer.

« Vous pouvez toujours les attendre. Je ne m’excuserait pas. »

[en cours d'écriture]

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Dernière édition par Nicolaï KalonErc'h le Ven 28 Mai - 16:40, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Le Prince du Nord   Mar 25 Mai - 6:52

Cyrielle
Chapitre II



Euh, là le finissage est plus lointain.

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