Le royaume du Cygne

La guerre menace toutes les frontières du royaume. Les jours passent et la famille royale semble s'affaiblir. Mais dans l'ombre se cache un autre héritier de la couronne
 
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 Chiraz Orital

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Chiraz Abd'Al Tahar
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Date d'inscription : 02/01/2010


MessageSujet: Chiraz Orital   Mer 17 Fév - 23:03

Nom : Orital.

Prénom : Chiraz ( = chant secret ) plus connue sous son deuxième prénom, Shereen ( douce, sucrée ).

Surnom : / /

Sexe : féminin.

Age : 37ans, mais par rapport à une humaine 20ans.

Race : Djinna - Afrit.

Nationalité : Kaliornienne.

Description physique : un vent chaud souffle, lourd et chargé de sable. Quelque chose flotte en plus du sable, entre l'encens à la rose et le piment, mais doux aussi comme le miel. . . une fumée de plus en plus opaque apparaît pour prendre une forme féminine. Après tout ce temps, Chiraz ne s'est plus jamais vue. Elle n'a put que s'imaginer dans sa prison dorée d'où elle ne pouvait sortir, et ainsi elle a désiré ne plus être invisible. Un miroir, vite ! Il lui fallait un miroir ! Cette maison devait bien en contenir au moins un ? De l'eau, du verre, n'importe quoi mais vite ! Etait-elle comme elle l'avait tant désiré ? Alors qu'elle court à la recherche de son reflet, elle soulève les voiles de mousselines qui ornent sa jupe pour aller plus vite encore. Et pourtant rien. Elle n'est pas grosse, elle le sent et l'a vu sur ses mains fines. L'impatience grandit, lui mettant la rage. Alors que dans cette immense demeure elle s'était perdue, quelqu'un vint à son service, lui indiquant le chemin. Parler n'était pas dans ses habitudes ( voir histoire ). Il prit sa main délicate et chétive avant de la conduire dans une immense salle de bain, les thermes de la maison sans doutes car d'autres femmes se baignent aussi. Ils la regardent tous mais elle, elle ne peut pas se voir. C'est injuste et elle leur en veut. Le domestique l'amena pourtant face à elle-même et elle ne se reconnut pas.

Quelqu'un se tenait debout, devant elle. Une femme à en juger par la couleur des vêtements. Soie, mousseline et lin la couvraient totalement, on ne pouvait voir d'elle que ses yeux, ambre sur le miel de sa peau. Les cils fournis aprofondissaient son regard, l'embellissant plus que jamais. Qu'est-ce qu'ils sont beaux, ses yeux. . . c'est ce qu'elle se dit en les voyant. Cette idiotie de voile l'empêche de voir tout son visage ! Vraiment, quelle idée de s'habiller ainsi ! Et si elle était moche ? Jusqu'à aujourd'hui, elle s'était toujours imaginé très belle. . . délicatement, elle défait le voile du reste de son visage, le reste s'entremêlant dans ses cheveux. Les femmes observent, le souffle coupé, la djinna qui se mire. L'eunuque qui l'a accompagné essaye de ne pas regardze. Qui est cette voleuse de mari, nouvelle rivale, probablement future favorite ? On ne sait pas, on se tait et on regarde. On regarde sa bouche rose et pulpeuse, que l'on croirait plus savoureuse que la grenade ou la framboise. On aimerait les toucher, savoir si elles sont sucrées. . . les femmes à cet instant les auraient bien goûtées, juste pour savoir, peut être plus pour certaines. L'eunuque lui, essaye toujours de ne pas regarder, mais il entrapperçoit la chevelure noire qui descend sur les vêtements de la jeune femme, ses longues boucles qui encadrent son visage. Ce serait mal vu d'aller les sentir ! Mais comme il aimerait la prendre dans ses bras, les renifler et les caresser ! Intérieurement, il se dit que ses cheveux sont plus doux que la soie qui l'habille. Elle, elle s'en fiche et ne jette pas un regard à l'assemblée. Elle préfère tâter son nez et rire de ses dents blanches, jouer avec ses joues et presser ses mains sur ses yeux. Tout ça, c'est à elle ! Mais encore ? Qu'a-t-elle d'autre ? Elle faisait demi-tour quand elle se posait cette questionne, les femmes ne la regardaient même plus, mais le serviteur aurait aimé en savoir plus.

Chiraz se retourne finalement, sans prévenir, et reviens face à son reflet. Elle caresse d'abord son corps à travers ses vêtements. Qu'y a-t-il en dessous ? Pourquoi était-elle restée cachée ? Personne ne fait plus attention à elle, mais elle ne fait pas attention à eux non plus. Pourquoi était-elle restée cachée tout ce temps ? Ce n'est pas le moment des questions. Sans penser, elle défait lentement le lacet qui était retenu sous sa nuque puis retire la tunique. A nouveau, les curieuses l'observent. Les plus mauvaises prétendent que la nouvelle se moque d'elles. Chiraz avait fait cela sans pudeur, ne connaissant pas cela. Ce n'est pas ici qu'elle l'apprendra d'ailleurs, car toutes les femmes sont nues. L'eunuque doit être bien embêté, à moins que les " droits de son coeur " ne furent atteints par le geste meurtrier dont il fut coupable. Le premier vêtement au sol, il en reste encore d'autres sur elle, mais déjà sa forte poitrine est apparente sous le lin presque transparent de son sous-vêtement, laissant voir ses tétons bruns. Alors qu'elle défait sa ceinture, son corps devient hypnotisant. Sa jupe tombe, ses quelques jupons aussi. . . on les compte. . . un, deux, trois, quatre et. . . encore un sous-vêtement. L'impudique retire le haut. Sa peau dorée brille à cause de la lumière, et on se souvient du sucre qui prend une couleur caramel. Ses seins hauts lui donnent une posture fière, limite arrogante. Elle caresse sa taille, ses poignées d'amour, joue un peu avec, et retire le bas. Les jalouses regardent sans un mot, les envieuses tentent de détourner le regard. Ses jambes longues accentuent encore plus ce corps en sablier, ce fessier rebondi fait penser à ces gateaux rond et moelleux qui dorent dans la chaleur du four. Ses mains les parcours, puis remontent doucement sur son buste et elle croise les bras. Elle dénoue ses cheveux noirs qui descendent plus bas que son bassin. Si l'eunuque l'aurait put, il lui aurait fait l'amour tout de suite. Nombre de femmes ici songent à caresser la nouvelle, naïve de croire qu'on ne la regarde pas. D'un geste vif mais gracieux, elle remet quelques mèches se baladant sur sa poitrine en arrière et avance encore plus. Chacune de ses mains est posée sur le mirroir et elle se regarde dans les yeux. C'est elle, et personne d'autre. Puis inconsciement, son regard se porte sur le reste du paysage. Elle voit que les gens l'observent, cela la fait sourire. Même elle, elle ne se serait pas imaginée plus belle. Elle se retourne et de sa voix douce, légèrement rauque pour ne pas avoir parler pendant toutes ses années, elle annonce, buste droit, menton relevé :


« J'aimerai changer de nom. Qui m'en donne un ? »

L'eunuque l'appela Shereen, parce qu'à tous elle avait évoqué la douceur et les sucreries. Elle accepta, et désormais elle s'appela Shereen. On avait déjà entraîné sa voix suave au chant, et ce corps si peu habile à manier les armes, mais ses entrainements reprirent à nouveau. Elle perdit ses poignées d'amour et son corps s'en est retrouvé renforcé. Ce qu'elle préférait le plus, c'était mélanger la danse et le maniement du sabre. On n'apprenait pas cela à l'école du harem, mais les rares démonstrations qu'elle avait vu de cette danse lui suffirent pour rechercher son style. Sa grâce s'en retrouvait accrue. Quand on la voyait, on savait que c'était Shereen. Sa démarche méconnaissable qui faisait qu'elle dansait au moindre roulement de hanche, son parfum qui rappelait l'opium, et son regard d'ambre. . . tout en elle parlait, disait qui elle est. On raconte que sa voix met en émoit les coeurs durs, ses chants mélancoliques incitent à la réflexion, et que lorsqu'elle danse elle hypnotise les spectateurs. Mais tout cela n'est que racontars, il vaut mieux voir avant de croire.

Caractère : si un jour vous venez à la rencontrer, ne vous posez pas trop de questions, ne cherchez pas à la comprendre. Chiraz est comme qui direz "insaisissable". Et c'est voulu. . . parfois, lorsqu'on pose une question à son sujet, elle répond par une autre, plus énigmatique. Car Chiraz n'est rien d'autre qu'un nom, un visage, mais jamais une personne bien précise. Elle ne s'attarde pas sur les simples rencontres, elle ne se confie pas à ses amis. Si un jour elle venait à disparaître, son absence ne se ferait pas savoir tout de suite, alors qu'elle aura marqué les esprits avant. Elle est comme une tornade qui dévaste un champs, puis qui s'estompe comme une brise. . . un sourire chaud, une larme froide, mais jamais plus qu'un souvenir. S’il serait possible de la dénommer, ce serait par le mot " rêve ". Pourquoi ces métaphores, ces complications ? Car Chiraz est ainsi. Elle ne se dévoile pas facilement.

Ce qui frappe tout d'abord chez cette jeune personne, c'est son énergie, sa force de caractère qui semble indestructible. A la voir agir, on croirait qu'elle bougerait des montagnes pour les amonceler ! Quoiqu'elle fasse, elle se sent fortement impliquée et s'applique grandement à sa tâche. Lui confier une mission est une chose sûre. Autrement, elle est une jeune femme animée de trois passions : le chant, la danse et la vie. Le chant, car libérer sa voix est presque le seul moyen qu'elle a pour partager ce qu'elle ressent. La danse, puisque par ce biais elle se sent plus belle, plus forte, plus assurée, elle devient affirmée grâce à cet art. Et enfin. . . la vie, qu'elle dévore avec gourmandise à pleine dent. Chiraz est aussi très ambitieuse, encore un défaut d'enfant gâtée. Si elle a un projet en tête, elle le réalise et parvient toujours à ses fins. On pourrait croire que sous ses airs angéliques elle se fait facilement écraser, mais la jeune femme a la capacité de surmonter les épreuves, même après être tomber maintes fois elle se relève, ignorant les bleus et les entorses. Mais cela l'amène à la fierté, et il arrive qu'elle ait du mal à voir ses tords. Fort heureusement, dès qu'elle s'en aperçoit elle les reconnait, mais difficilement et avec un peu de rage. . Du coup, lorsqu'elle se fixe un objectif, elle se donne les moyens d'y arriver. Elle est par conséquent très exigeante envers elle-même, à la limite de s'insulter elle lorsqu'elle ne se juge pas assez bonne dans ce qu'elle entreprend. En gros, elle se met la pression à elle toute seule. Quand elle agit sur un coup de tête, il y a toujours une partie qui calcule tout et qui la fait réfléchir.

Chiraz n'est pas fidèle, du moins en amitié. Elle demeure une femme avec des principes fortement ancrés, ainsi elle ne peut pas abandonner quelqu'un. Vous me saisissez je l'espère ? Ou plutôt la saisissez-vous ? Moi non plus. . . Loyale, nous pouvons aussi la qualifier ainsi. Disons que Chiraz n'est pas du genre à suivre la requête d'un ami, à le protéger ou quoi que ce soit, à moins qu'elle ne le veuille. Plus franchement, Chiraz n'est pas une amie sur qui on peut compter les yeux fermés. En revanche, elle a une trop grande conscience qui lui joue des tours ; si elle venait à ignorer une personne âgée portant de lourds bagages alors qu'elle n'a rien à faire, elle n'hésiterait pas à l'aider. Elle refuse d'ignorer ce qu'elle voit, alors elle tente de changer quelque chose, autrement elle ne sortirait jamais de ses regrets !

Il se dégage de chez Chiraz, en plus de son énergie revitalisante et sa forte animosité, un charisme étonnant. Elle est bien une personne très présente, bien sentie. Son charisme d'abord, cet étrange magnétisme qui s'accorche à elle, qui accroche les regards et perturbent l'attention. Elle attire les regards sans trop d'efforts, la conversation n'est pas un calvaire si on désire l'aborder, on ne pense même pas à chercher une excuse ! De même, la danseuse ne va pas se prendre la tête à trouver un prétexte pour discuter. Revenons-en à ce charisme. On peut la classer dans les personnes émanant un champ magnétique puissant, trop attractif pour passer inaperçu, mais elle finit toujours par oublier l'attention qu'on lui porte. A l'aise dans toutes les situations, rien ne la dérange. La timidité ne fait pas partie d'elle, ça se sait. Même si il lui arrive d'être un peu stressée avant de se représenter, elle retrouve bien vite son entrain ainsi que sa force mentale, durs à dissoudre. En effet, Chiraz a la tête froide. Il est difficile de l'énerver ou de l'impressionner. C'est une bonne comédienne en revanche, elle pourrait faire semblant de l'être, seulement sa franchise rattrape le coup et elle finit toujours par dire ce qu'elle pense. Jusqu'à aujourd'hui, elle n'a jamais su tenir ses mensonges bien longtemps, les révélant souvent très tôt. Depuis toujours c'est comme ça. . . alors du coup elle saute l'étape comédie et dit directement ce qu'elle pense. Chiraz n'a pas du tout sa langue dans sa poche bien qu'elle arrive à se tenir, mais je vous déconseille d'en abuser.

Il se trouve que notre belle Chiraz est une séductrice aux allures félines, telle une panthère sûre d'elle Chiraz se dirige vers l'objet à séduire. Pas forcément pour des questions d'amour, c'est aussi valable pour n'importe quoi. Manipulation est plus approprié dans ce cas là. Grâce à l'audace, elle surmonte les obstacles qui lui font défaut, comme le stress. Ce n'est pas qu'elle aime plaire, c'est plutôt qu'elle sait plaire. Depuis son enfance elle a été habitué à cela, à commencer par le public qu'elle devait envoûter tantôt par sa voix, tantôt par ses danses.

La patience est une de ses vertus, surtout qu'en plus elle est rancunière. Elle n'oublie rien et rend le mal qu'on lui a fait si c'est possible, préférant savourer le plat froid. Comme en plus c'est une djinna, elle sait qu'elle a le temps alors elle en profite et ne se presse pas. C'est peut être une de ses raisons de ses multiples retards. Parfois, il lui arrive de ne pas pouvoir attendre, comme par exemple lorsqu'elle sait qu'elle va recevoir une surprise. Pareille à une enfant, elle est prise d'une impatience folle et elle se retient de réclamer. Sans doutes une des traces de son passé d'enfants gâtés, car elle est aussi capricieuse. C'est rare qu'elle désire quelque chose mais quand elle le veut, elle le veut. Reza ne lui refuse rien en plus, ce qui fait qu'elle ne connait pas le vrai sens du mot obstacle. En même temps, elle ne demande pas un éléphant ou un palais, donc c'est normal que tout lui soit octroyé. Elle n'a même pas le temps de faire sa crise d'ailleurs.

Chiraz est une jeune femme affectueuse. Avec ses proches, elle se montre très attentionnée et est très à l'écoute de ceux-ci. Elle aime leur faire des cadeaux et prendre de leurs nouvelles. Ses amis sont bien heureux de l'avoir et le lui montre, malgré qu'elle n'en ai pas beaucoup. Chiraz est le genre de personne que l'on apprécie choyer et voir sourire, sans doute à cause de la gentillesse naïve dont elle peut faire preuve par instant, mais c'est aussi qu'on se rend compte de ses profondes qualités. De plus, elle s'applique à faire plaisir, recherchant sincèrement le sourire de celui ou celle à qui elle offre.

Malgré toutes ses précisions, il lui arrive de dériver de ses habitudes, plutôt par rapport à ses humeurs. Elle est très à fleur de peau et facile à affecter, même si elle n'est pas pour autant sensible au point de pleurer pour rien. Cela la conduit à une instabilité et lui apporte un côté lunatique. Elle aime exercer différentes activités et elle déteste rester sur place, elle trouve toujours une occupation.


Qualités : loyale, gentille, sincère, patiente, dynamique, fière, appliquée.

Défauts : imprévisible, capricieuse, ambitieuse, impatiente parfois, instable, impulsive, rancunière.

Équipements :

Spoiler:
 

Chiraz, comme tout djinn qui se respecte, ne sort jamais sans sa lampe, qui est en fait un flacon de parfum. Son erreur fut de le choisir trop précieux. Fait en saphir violet et en or, il n'y a pas de matières pauvres qui constituent cet objet. De l'extérieur, on ne voit qu'un beau récipient à parfum, mais à l'intérieur c'est loin de ce qu'on imagine. Un véritable appartement s'y trouve, avec sa chambre, son salon, ses bains et sa cuisine. Chiraz n'y a jamais emmené personne et elle ne compte plus jamais y retourner. Pour un djinn, c'est pire que tout d'être enfermé, même si de cette façon ils vivent confortablement.

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Spoiler:
 

Si jamais Chiraz venait à se battre un jour, ce serait avec son tulwar. Mais elle ne l'utilise que pour danser. Le pomeau en or est très lourd et sur la lame est dessiné un chrysanthème à la tige en pique, plus pour l'esthétique que la symbolique, malgré que cette fleur est la signification d'une personne solitaire qui étudie. La lame large à la base qui finit en pointe peut être dangereuse si la force est grande ( bien utilisé, il est possible d'atteindre deux personnes à la suite ). Le fourreau qui contient l'arme est rouge avec des fleurs de lotus entrelacées tout le long.

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Spoiler:
 

Toujours dans un but spectaculaire, les chakrams de Chiraz sont assemblés en deux paires à chaque côté de ses hanche. Elle y attache de long fil auxquels elle ajoute divers ornements. Dans ce cas là elle n'en utilise qu'une paire à la fois qu'elle fait tournoyer autour d'elle. Il est rare qu'elle les emploie sur scène car c'est difficile de les introduire à un spectacle, mais elle sait les utiliser lors d'un combat.


Dernière édition par Chiraz Orital le Sam 20 Fév - 11:52, édité 6 fois
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Chiraz Orital   Jeu 18 Fév - 18:06

Histoire : Les souvenirs sont flous avant mon sommeil. . . je me rappelle que ma mère était une djinna fort douce, très gentille. Elle me caressait la tête en chantant avant que je m'endorme. Etant une Afrit, je n'ai pas ressentis le besoin d'être invisible. Ni même jamais. J'aimais comment elle chantait, même si quelque fois c'était un peu triste. Le souvenir de sa voix me rend nostalgique. Je crois que je ne saurais jamais à quoi elle ressemblait lorsqu'elle se présentait sous forme humaine. Moi, j'aimais beaucoup changer mes cheveux mais elle, elle restait pareil. Il me semble qu'elle était rousse. Ce dont je suis sûre, c'est qu'elle était très forte en magie, peut-être était-ce une Marid ? Mon père en était un. Il me gâtait beaucoup, parce qu'il culpabilisait je pense. Ma tante m'a tout raconté.

A quoi ressemblait-il, lui aussi ? J'ai copié la couleur de ses yeux, c'est tout ce dont je me souviens. Avant ma naissance, il battait souvent ma mère. Tout du moins avant qu'elle ne soit enceinte. C'est triste. . . tout ça parce qu'il la croyait incapable d'enfanter ! Mais j'étais là, je grandissais ! Tu lui faisais du mal pour rien ! Sa vie s'arrêtait il faut dire. . . la flamme commençait à s'éteindre, celle de ma mère aussi. Enfin, je suis née. Je pourrais récupérer l'héritage famillial et apprendre la magie, comme eux ! Au début, je devais leur ressembler physiquement, mais les goûts d'un djinn l'aide à avoir une forme qui lui est propre. Petit à petit, je ressemblais à ce qui me plaisait le plus. Je chantais de temps à autres avec ma mère. Elle devait avoir un beau sourire, car je l'imagine rousse avec un très beau sourire. Mon père m'enseignait l'histoire et la magie. J'ai eu de bons professeurs, même si je me faisais battre quand je n'apprenais pas mes leçons. Ce qu'ils m'ont appris je m'en souviens. Les visages par contre sont flous. Il m'est impossible de mettre un nom sur une figure du passée. . . comme si c'était fait exprès. . . Je me rappelle que quand mon père revenait d'un très long voyage, il me rapportait toujours des cadeaux, et à ma mère aussi, en disant qu'on était les femmes de sa vie. Mais son nom, quel était-il ? Quand j'avais peur qu'on monstre m'enlève la nuit, je pleurais et ma mère me consolait, attendant jusqu'à ce que je m'endorme pour s'en aller. A part " Maman ", elle n'a pas d'autres dénominations.

Je jouais beaucoup avec le fils de la cuisinière ( ou je me battais, c'est pareil ). J'avais un chat à qui nous avions fait toutes les misères du mondes - paix à son âme. Nous courrions dans le jardin, nous adonnant à d'immense partie de cache-cache avec les autres enfants des serviteurs et des courtisanes de mon père. C'était tellement amusant ! Sauf lorsque l'on recevait des coups pour nous êtres salis, mais nous étions des enfants. On pouvait jouer ainsi jusque tard dans la nuit, sans manger ni boire. Moi surtout, car lui c'était un humain. Un jour il s'était moqué de moi car je n'arrivais pas courir avec mes voiles. J'ai pleuré et pour me consolé, il m'avait offert son objet le plus précieux, la bague de son père décédé. Je lui ai dit de la garder mais il n'a pas voulut. Une djinna vit plus longtemps, alors je pourrai garder la bague plus longtemps que lui. Je lui répondis : " Mais tes enfants, tu leur laisses pas d'héritage ? "
Il a rit et il a dit que c'est moi qu'il épouserait, donc forcément qu'on aurait les mêmes enfants. J'ai rit avec lui puis je ne sais plus pourquoi, on s'est battus. Quelques temps plus tard, je n'avais plus le droit de sortir dehors avec les garçons et je devais choisir ma lampe. Pour me consoler, Papa me promit qu'elle serait comme je veux. On fit venir un peintre et je racontait donc. Mais ce n'était pas une lampe que je voulais. Ce que je décrivais était très luxueusement imaginé pour une petite fille, mais vous connaissez l'expression " fier comme un djinn ". Ca commence très tôt, mine de rien. On polit pour moi un saphir violet , ressemblant à une boule aplatie pour tenir sur une surface plane. Dessus, on y ajouta des relief en or massif et le bouchon aussi était composé d'or. Une chaîne le reliait à l'encolure du flacon. Ca avait prit du temps pour fabriquer ce bijou qui était aussi synonyme de prison, pire encore que ce que j'imaginais. Il fut près avant le jour de mon anniversaire, le 11ème de ma vie.

Onze ans pour un djinn, c'est très jeune. Je n'en faisais que 5 physiquement, le fils du cuisinier grandissait bien trop vite pour moi, comme tout les autres ! Je restais indéniablement petite. Il est un âge où la haute société ne fréquente plus les domestiques. On discutait quand même de mariage à mon insu. Je vivais recluse dans le désert, avec mon père, ma mère et les domestiques. Nous habitions une très grande villa dans le désert, avec plusieurs colonnes tout le long. Une partie du jardin était couverte par un toît et nous avions une roseraie. Quand je me sentait vraiment mal, je me transformais en un chaton et j'allais m'assoupir près des rosiers, ou alors de ma forme humaine j'effeuillais les pétales des fleurs puis je les jettais dans le bassin, me ravissant du spectacle. On ne me grondait pas car on me sentait plus fragile mentalement, en tout cas plus qu'avant. . . Je lisais pour passer le temps, je chantais de temps à autres. La flamme qui ravivait mère s'éteint, mais je continuai de vivre avec mon cher père. Je reçus l'enseignement du combat, tant au corps qu'avec des armes, il se révéla que j'étais douée pour me battre. Je demandai à être instruite au Palais de Jade, qui me faisait tant rêver, ou encore chez un Pasha voisin, seulement Papa me le refusa. Il était très possessif et n'approuvait pas le fait qu'une femme doive se battre, il pensait que pour moi ce n'était qu'un amusement.

J'avais maintenant 18ans, bien que je n'en faisais pas plus de 10. Je me demandais si pour tout les djinni c'était pareil, si eux aussi semblaient jeunes comme moi. Quoiqu'il en soit, des familles venaient régulièrement déjeuner dans le salon, avec leurs enfants. On nous présentait la plupart du temps. C'étaient tous des garçons, je me doutais bien de qui il s'agissait. Mon futur fiancé. . . Mon père vantait mes qualités, les parents faisaient de même avec leur progéniture. Ce qui m'embêtait, c'était que je n'avais pas le droit de jouer avec eux. Je n'avais parler que lorsqu'on m'avait demander de réciter l'hisoire de Kaliorn, j'avais expliquer un problème mathématique et je finis par chanter de ma voix pure d'enfant innocente. On ajouta encore que je savais faire la cuisine, mais que les domestiques à ma disposition m'en dispense très souvent ( très utile les domestiques pour vendre sa fille ). Bref, ce n'était vraiment que des choses sans intérêt pour une fille de 12ans qui pensait de façon mature. Je désirais mon indépendance, et j'aurai pu l'avoir à la mort de mon père. On organisa de belles funérailles pour ce djinn bienvieillant et on enterra sa lampe avec celle de ma mère. J'appelai Naheed pour qu'elle les guide et les protège d'Atash, je chantai une légende sur l'autre monde et comment la déesse de la justice pouvait être impitoyable avec les êtres malhonnêtes. Puis ce fut la fin réelle de ma dépendance. Enfin. . .

Je gérais correctement la maison, ma tante maternelle vint pour m'aider et organiser les fiançailles. Ce n'était pas une djinna et elle faisait partie de la branche élognée de la famille, mais je la considérai comme ma deuxième mère car elle se comportait comme telle. Elle avait des dettes, d'une façon sale elle me trahie. Elle s'était arrangée pour hériter de la maison et me piégea dans ma lampe pour me vendre ensuite. Je me suis longtemps ennuyée dans ma demeure miniature, peu éclairée puisqu'elle était fermée. Je n'ai jamais vu mon nouveau maître. . . Maître. . . un mot que je crache ! Pourquoi laissait-il la djinna dans son flacon ? Privée totalement de liberté ? Je le hais, je hais ma tante, j'en veux à mes parents de m'avoir laisser seule ainsi ! Durant le temps de mon enfermement, 15ans au total, je m'étais entraînée à la magie. Je me faisais rêver toute seule, essayant de rendre mes illusions réelles, au possible. C'était horrible ! A quoi me servait tout ce luxe si personne n'en profitait avec moi ? Je n'avais déjà pas d'amis, mais de là à me priver de mes domestiques ! Quinze années de torpeur, de fatigue, d'ennui total. Il m'arrivait de chanter parfois, de m'entraîner au lancé de chakrams. Lorsque je sortirai de là, je les tuerai, voilà ce que je me disais. Mais personne ne me fis sortir. . . le temps me paressait plus long avec l'espoir, une éternité avec le désespoir. . . si seulement je pouvais mourir ! Personne ne se souvenait de moi là-haut ? Même moi, je voulais m'oublier, évitant mon reflet possible dans la pénombre, me couvrant d'habits comme il n'est possible pour quelqu'un de "normal". Mais je patientais encore, et je m'endormis pour le reste du temps. C'est la lumière qui me fit ouvrir les yeux. . . Avec les rêves, j'avais cru ne plus exister ! J'ai eu de mal à vouloir me réveiller ! Il fallait que je sache si oui ou non, j'étais encore là. C'est avec hâte que je sortis de cette prison de solitude et de beauté, ne regardant même pas mon sauveur. Je voulais savoir qui j'étais, à quoi je ressemblais, si j'existais toujours ou si je m'étais oubliée aussi ! Quelqu'un arriva pour me demander mes désirs. Sa voix aïgue m'indiqua que c'était un eunuque. Et la mienne de voix, comment était-elle ? J'ouvris la bouche pour parler et demandai un miroir. M'entendre parler à nouveau me fit sursauter. Ma voix était quand même plus grave qu'avant, un peu rauque pour ne pas avoir été utlisée depuis longtemps.

Me voilà face à moi-même. . . Au début, je ne savais pas qui j'étais, je ne me voyais pas, mais peut à petit j'appris à me connaître, en caressant de mes mains mon visage, déshabillant petit à petit mon corps. J'étais satisfaite de moi-même, de ce que j'étais advenue. J'ai de quoi me vanter puisqu'à un moment, je me rendis compte que les regards étaient tous tournés vers moi. Un sourire s'échapa de mes lèvres, mélange de gêne et de satisfaction, et je demandai à être renommée. L'eunuque m'appela Shereen. Je ne savais pas la signification de ce prénom au début, mais la sonorité me plaisait alors j'acceptai. Je me rappelai de mon prénom, mais Chiraz c'est plus pour moi-même, la seule chose qui m'appartienne encore. L'eunuque, qui se nomme Rameen, semble beaucoup m'apprécier. Il me conduit devant mon. . . maître. Je n'avais qu'une envie : le tuer. Cela se vit dans mon regard mais il ne défaillit pas. Le pasha Reza Ben Ehsan me souriait bêtement et me regardait. C'est lui mon "sauveur". Il me raconta alors, sachant qu'un djinn ne frappe pas son maître. J'aurais aimé avoir la puissance d'un marid juste quelques instants, histoire d'en finir avec lui, mais je l'écoutai. Ma tante et son père sont morts de vieillesse, quand à moi on m'avait perdue. Exactement, perdue ! Enfin bref, les deux vieux avaient eu le temp de se marier, donc tout ce qui était à eux fut à Reza - moi y comprit. C'est en fouillant dans de très vieilles affaires ( voyez comme le monde est beau ! ) qu'on retrouva mon flacon. Une servante lui dit que ce pourrait être un beau cadeau pour sa femme et le lui apporta. Moi ! Un cadeau ! Non mais comment ! A chaque fois que j'y repense, je suis sur les nerfs ! Passons, sinon je devrais la tuer cette misérable. Reza savait qu'on avait perdu une djinna et préféra le garder pour lui plutôt que de l'offrir. Il le déboucha lorsqu'il fut seul, en présence de Rameen, et me voilà. . .

Par la suite, nous fîmes plus ample connaissance. Il voulait faire de moi sa seconde épouse, ce que je refusai. Malgré que ce soit lui le maître, il respectait ce choix là et ne me touchait pas, malgré l'nvie que je sucitais à son égard. Il en oubliait sa femme, à présent jalouse de moi. Elle exigea que je ne sois qu'une simple servante, mais lui préférait m'utiliser pour se divertir. Alors je dansais pour ses invités, toujours abasourdis de mon aisance naturelle à parraître sur scène, ma grâce involontaire, mon charisme déconcertant. Je chantais aussi, ma voix envoûtante se portait agréablement aux oreilles attentives, attristant les coeurs lorsque le conte était tragique, remontant le moral quand au contraire la fin était heureuse. Seulement, Reza commençait à être jaloux. Pour tout dire, je l'obsédais, le rendant presque malade. Je ne paraissait plus publiquement, malgré que tout le monde m'apprécie. Je ne vivais plus que dans le harem. Les courtisanes et concubines se prenaient de pitié pour moi, mais je n'en avais pas besoin. Mon sale caractère n'arrangeait pas les choses, je me mettai à réclamer ma liberter, or une djinna ne réclame rien à son maître. J'ai toujours ce que je veux, ce sera le cas cette fois-ci. Je manipulai sa femme, lui montant la tête pour qu'elle aille voler mon flacon. Débarassée de moi, il la voudrait à nouveau dans sa couche, le problème serait donc régler, alors elle me remit ma liberté entre les mains peu de temps après. Le pasha fut malheureusement au courant et put me retenir. Pas de force, mais il me su me convaincre de rester. Ici, j'avais un toît et personne ne me voulait de mal. Il allait répudié sa femme pour argumenter encore, mais il n'eût pas besoin de le faire, même si ce n'est pas pour elle que je restai. J'appris que ma mère se prénommait Orital, c'est pourquoi je pris cela comme nom de famille, quand à mon père il s'appelait Shadin, ceci grâce à Reza qui connaissait un peu l'histoire de ceux qui avaient habité cette maison. En réalité, je ne voulais pas partir d'ici, c'était là que j'avais grandit et que mes souvenirs se sont perdus, seulement je déménageai avec le pasha pour la ville dans une maison tout aussi belle. Il est préférable de laisser le passé derrière si on veut avancer.

Maintenant, que vais-je devenir ? Je l'ignore. Je n'ai jamais rien connu d'autre que l'enfermement et l'exclusion, vivre dans un endroit actif va sûrement m'apprendre de nouvelles choses.


Magie : autrefois, Chiraz était douée pour les illusions, mais depuis longtemps elle ne s'y est pas entraînée, accentuant plus sur l'attaque physique que magique.

Autres : Non, je pense que tout a été dit.
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Chiraz Orital   Sam 20 Fév - 7:59

Alors Chiaz.

Je vais faire mon chipoteur (pour ça je suis très fort).

Deux petites choses me dérangent dans ta fiche, mais se sont vraiment des détailles.

1) De quel "peuple" de Djin fais-tu partir? Tu l'a peut-être dit, mais je ne l'es pas vu.

2) Les liens que tu as mit pour les vêtements ne fonctionnent pas ou en tout cas, n'affichent aucune image lorsque je clique dessus. Est-ce que tu pourais aranger cela?

Autrement, très bonne fiche. Modifie juste ces deux détails et se sera un plaisir de la valider.
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Chiraz Orital   Sam 20 Fév - 11:55

L'appartenance a été ajoutée dans la race ( oui je l'avais écrit, dans l'histoire, au début. . . tu m'as même pas lue ! Sad
Bien que je ne t'ai pas encore lu aussi Embarassed )

Les liens qui ne fonctionnent pas ont été changé.

Sinon merci ^^
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Nicolaï KalonErc'h
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MessageSujet: Re: Chiraz Orital   Sam 20 Fév - 12:40

Bien sur que si j'ai lu ta fiche. D'un boût à l'autre. Seulement, je ne me suis pas rendu compte que tu l'avais dit dans ta description physique. Il faut pas être triste.

Ok, c'est bon.

Fiche validée.
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