Le royaume du Cygne

La guerre menace toutes les frontières du royaume. Les jours passent et la famille royale semble s'affaiblir. Mais dans l'ombre se cache un autre héritier de la couronne
 
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 Epopée d'une Douceur du Désert

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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Epopée d'une Douceur du Désert   Ven 5 Mar - 19:28

Epopée d'une Douceur du Désert

Alors que je paresse dans la lumière du crépuscule,
je suis déjà la proie de l'opium et de ses douces rêveries,
hypnotisée par la fumée montant au ciel,
consommant ce poison de rêve qui m'élève
dans un paradis artificiel.




Chiraz Orital
renommée
Shereen Bent Ehsan


Fiche détaillée.

Age : elle parraît de 17 à 22ans selon les point de vue mais elle a en réalité 37ans.

Race : Djinna - Marid.

Profession : danseuse et chanteuse.

Equipement :

  • Son flacon de parfum qui lui sert de lampe.
  • Un sabre qu'elle sait utiliser pour se battre mais surtout pour danser.
  • Deux paires de chakrams ayant les même fonctions que le sabre.


Magie : la jeune femme est adepte de la magie de l'Ordre, plus particulièrement douée pour les illusions.

Qualités : loyale, gentille, sincère, patiente, dynamique, fière, appliquée.

Défauts : imprévisible, capricieuse, ambitieuse, impatiente parfois, instable, impulsive, rancunière.

Physique : 1m70 pour 60kg, yeux couleur ambre, cheveux noirs voir châtains qu'elle laisse parraître lisses ou abondants et bouclés. Elle s'habille souvent de longues tuniques amples ou de sarouels, la plupart du temps elle couvre son visage.


Dernière édition par Chiraz Orital le Mer 26 Mai - 21:56, édité 4 fois
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Epopée d'une Douceur du Désert   Ven 5 Mar - 19:43

LIENS



  • AMOUR ( sans -s )

    Fafnir : le premier sujet de sexe masculin qui a réussit à captiver son attention. Spécimen rare ! En bon français, Chiraz ressent une attirance très forte envers ce dragon. Elle le confond avec un djinn à cause de sa chaleur corporelle. Elle se sent troublée car elle n'explique pas cette attirance.

  • AMIS

    Rameen ( PNJ ) :


    autrefois, il était un prisonnier coupable d'avoir assassiner de sang froid sa fiancée qui l'avait trompé. Aucune preuve ne fut trouvée sur l'accusation qu'il portait mais finalement on le remit en liberté après qu'il eut été castré à 18ans. Les voies de son Destin semblaient se barrer ; fort, musclé et agile au combat, il avait reçu la furûsiyya seulement les hommes comme lui finissent tous de la même manière : à l'armée ou encore eunuque. Rameen proposa ses services en tant que gardien du harem de Reza. Bien qu'il ne puisse enfanter, il ressent encore le besoin de "concevoir la vie" et a eu des relations avec plusieurs femmes du harem. Chiraz l'aime beaucoup, elle n'a d'ailleurs jamais aimé quelqu'un de la sorte avant son emprisonnement. Les on-dits prétendent qu'elle s'est donnée à lui, ce qui est totalement faux. L'eunuque est prêt à beaucoup de choses pour elle étant donné qu'elle est la seule personne pour qui elle compte et qui le comprenne. Lui aussi la comprend et il est le seul à savoir qui est vraiment la djinna, il connait toutes ses forces et ses faiblesses alors qu'elle-même ne se connait pas. Malgré tout, il n'est pas vraiment amoureux d'elle, ses attentions sont prioritairement sexuelles à son égard. C'est assez ambigüe car elle est en même temps la seule raison de vivre de Rameen, il est toujours là pour elle et la protège de son mieux, allant jusqu'à l'entraîner au combat.
    Physiquement, il est très impressionnant car il est énormément musclé. Son visage est, à l'inverse de celui de Reza, très viril et carré, les pomettes bien saillantes. Son crâne rasé ajoute un air inquiétant, comme si il sortait tout juste du bagne. Sa peau est très bronzée à cause de ses entraînements en plein soleil. Il n'a que 27ans mais on lui en donne 30.


    Reza Ben Ehsan ( PNJ ) :


    anciennement simple pasha dévoué au sultan de Kaliorn, il est engagé par le Grand Vizir en tant que Vizir du commerce. Il a 43ans et a de nombreux enfants avec sa femmes et ses concubines.
    Il est amoureux de Chiraz et tente de conquérir son coeur, jusqu'à délaisser sa première épouse. Il est très jaloux et possessif mais il fait des efforts, espérant que la djinna finira par succomber. Il ne lui refuse rien d'ailleurs sans pour autant s'écraser devant elle. Reza est autoritaire, parfois colérique, mais il a très bon coeur. Homme d'affaires cultivé, le nouveau vizir aimerait étendre l'influence de Tal'Shek au delà du sultanat.
    Il est ce qu'on peut dire " beau garçon " malgré qu'il approche de la cinquantaine. Ses cheveux sont très noirs et quelques mèches grises font leur apparition, son visage n'est en rien dur mais plutôt doux et chaleureux. Son corps montre une ancienne appartenance à l'armée par sa musculature.


    Dounia Ben Ehsan ( PNJ ) :


    cette femme séduisante d'une trentaine d'années hait Chiraz à un point inimaginable. Malgré qu'elle vieillisse, le temps semble lui apporter plus de charmes. Elle a eu quatre fils avec Reza, l'un d'eux reprendra sûrement le poste de vizir. Dounia est très fourbe comme femme mais aussi très amoureuse de son mari. Elle a tenté de se débarasser de la djinna mais rien n'a changé, ses menaces de divorce n'y firent rien, surtout que le vizir a le droit d'avoir plusieurs femmes et concubines.
    Sa peau, différente des habitants kaliorniens, est claire comme le lait. Ses cheveux châtains lui arrivent un peu plus bas que les épaules et son regard est bleu comme la mer. Même avec un physique aussi charmant, elle ne plaît plus autant qu'avant à son époux. Chiraz par contre comprend cette femme mais elle s'en méfie comme la peste, consciente du danger qu'elle pourrait représenter.


    Ourm : le second dragounet avec qui elle vivra sans aucun doute de folles aventures. Il est très gentil et rêveur mais Chiraz l'apprécie beaucoup.

  • ENNEMIS

  • INCLASSABLES

    Nicolaï KalonErc'H : pour l'instant ils ne semblent pas éprouver une sympathie l'un envers l'autre. En dehors d'un problème rien ne les unit. Déjà qu'elle ne s'attache pas aux gens, elle l'oubliera assez rapidement si le Destin ne leur réserve pas d'autres rendez-vous.

  • RENCONTRES

    Thorgen : elle ne le connaît pas assez bien et n'a ni d'avis mauvais ni d'avis positif, mais elle a apprécié la franchise dont il a fait preuve en parlant de lui-même.



__________


RP'S


  • TERMINES

    ( Rangés par ordre chronologique. )

    Le Dragon, le Birsark et la Djinna
    Chiraz a fait la connaissance de Thorgen et Fafnir dans cette même journée. Pour le birsark, il était à sa recherche mais ils ont fini en plus bon termes que ce que l'on peut croire, quand à Fafnir il a réussit un exploit : charmer la sauvageonne.

    Une Djinna dans la Citadelle
    Après quelques cachoteries de la part de Gwutha KalonErc'H et de Reza Ben Ehsan, Nicolaï et Chiraz ne s'en trouvèrent pas en bon termes. La djinna était promise à l'héritier KalonErc'H il y a de ça 20ans sans que ni elle ni le chevalier soient au courant. Ils l'apprirent par l'Intendant Dactyl. Heureusement le vizir Ben Ehsan, ainsi que sa femme, trouvèrent un accord avec le duc héritier. Il fut conclut que Nicolaï KalonErc'h épousera Asima Ben Ehsan.

    Il était un dragon... Prélude à une histoire draconnienne
    Par une soirée à la recherche d'un quelconque trésor, Chiraz rencontre Ourm, un drgaon prenant l'apparence d'un elfe. Ils seront attirés par un temple et - je ne cite pas de nom - l'un d'eux eu la mauvaise idée de vouloir toucher les merveilles qui s'y trouvaient, attirant le gardien des lieux. Ce dernier aura une folle envie de manger Chiraz mais grâce à Ourm ils ne doivent apporter qu'une futile perle draconnique très difficile à concevoir.


    Quel doux plaisir de cueillir la rose, malgré ses épines !
    Parcourant des milliers de kilomètres, Fafnir rejoint son aimée dans son palais. Ils apprenent à mieux se connaître, Chiraz est charmée par la personnalité du chevalier. Elle apprend qu'il est un dragon, mais cela ne l'empêcher de le demander en mariage, malgré que secrètement, elle n'éprouve pas de sentiments à son égard.

  • EN COURS

    La Route de la Soie
    Péripéties et Perle Magique
    La Signature de Messire Problème

  • ABANDONNES


Dernière édition par Chiraz Orital le Mer 22 Sep - 13:54, édité 10 fois
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Epopée d'une Douceur du Désert   Sam 17 Avr - 19:27



Et j'étouffe dans tes bras
Mais j’ai mal, j’ai mal sans toi
Sé kon si tout lanmou mwen ni
Té ka tchwé mwen piti a piti
Et je meure à petit feu
Et je me consume un peu
Flanm lanmou mwen ka pèd chalè
Y ké étinn’ si an ka soufè


Talina Lyse / Imélie Monteiro

________________

A ce qu'il parraît, se confesser, c'est bien. Pour tout vous dire, c'est vrai. Il y a plein de choses que je ne dirai jamais, plein de choses que les autres ne sauront jamais. Ces pages seuls seront le témoin de mes pensées, mes désirs les plus enfouis. Je ne dirai pas tout. C'est vrai, je ne fais confiance à rien ni à personne, ni à moi-même. Trop de trahisons, et ce sont pas les dernières j'en suis sûre.

Il y a peu, une servante m'a annoncée le voyage de Reza. Cet idiot a refusé. Je pense que je devrais être moins sûre de moi, mais c'est si dur quand je sents l'évidence ! Il allait m'emmener, je le savais dès l'instant où il a dit non. La seule chose qui m'a déplu ne fut pas son refus équivalent à un oui. Il m'a dit que je ne tiendrai pas longtemps, moi ! Il me comprrait à ces fragilités qui ne peuvent faire face à la nature. Mais qu'est-ce qui lui est passé par la tête ? Serait-il sot à ce point ? Non, malheureusement, il n'est pas si bête. Ca m'a énervée d'ailleurs. Je le déteste.

J'ai un gros problème. . . je déteste beaucoup de monde et je n'aime personne. Je ne sais pas si c'est normal. Il m'arrive d'être jalouse de ceux qui aiment. Dounia, que je hais plus que tout, m'a un jour rendue jalouse. Ce fut horrible. . . j'ai tout ce qu'elle veut et elle a ce que moi je veux. Je crois que toutes les deux, on s'aime. Moins qu'on se déteste, mais il y a un lien. Le fait que l'autre a ce qu'elle désire. Non, ce n'est pas de l'amour, c'est plutôt une forme d'admiration. Elle m'a dit, un soir, tandis que nous fumions toutes les deux :


« Regarde Shereen, le ciel est plein d'étoiles. . .
- Comment fais-tu pour les voir ? rétorquai-je.
- Ce fut pareil dans les yeux de Reza la première fois qu'il m'a fait l'amour. »


Je n'avais rien comprit à son charabia. J'étais allongée sur le divan, elle était assise sur le sol et sa tête reposait sur mes cuisses. Ses yeux bleux fixaient le plafond, pourtand la fenêtre était ouverte et nous étions juste à côté. Elle regardait le plafond. Il n'y avait rien sur ce fichu plafond.

« Comment fais-tu pour les voir ? répétai-je, patiente. Habituellement cela m'aurait stressé de répéter.
- La lueur de son amour habite mon regard, quand je veux voir les étoiles je les vois n'importe où.
- C'est la drogue qui te fais parler.
- Non Shereen, c'est ton coeur qui est aveugle. Regarde. . . elles brillent. . .
- Tu es folle. »


Je ne pensais pas vraiment ma dernière phrase. J'expirai la vapeur du narguilé et je regardai dehors pour voir les étoiles ordinaires. Je n'avais peut-être pas assez fumer pour les voir, ces étoiles, mais j'aurais voulu voir à quoi elles ressemblaient la lueur d'amour. Il faut aimer pour ça, aussi loin que je me souvienne je n'ai jamais aimé. J'évoque sans remords la mort de mes parents, ne pas avoir de mari à mon âge ne me pose pas problème. Sauf que cette nuit j'aurai voulu aimer, ça a l'air d'être bien d'aimer. Nous avions parler de plein de choses, posées comme de bonnes amies, mais ses paroles résonnèrent dans ma tête et elles résonnent aujourd'hui. J'ai de l'affection pour Rameen et il en a pour moi. Je lui ai parlé de tout ça, il a rit. Rameen est gentil mais se moque beaucoup de moi.

« Ton coeur est bien conscient de ce qu'il voit, je lus sur ses lèvres. Il a perdu de l'intérêt, c'est différent. Remarquant mon air très concentré par ce qu'il disait il rajouta : intéresse-toi à moi et tu m'aimeras. »

Il se moque bien trop souvent de moi. Parfois j'ai la crainte qu'il parvienne à me manipuler. Il a déjà couché avec plein de femmes dans le harem, je ne sais comment il s'y est pris. Moi, il ne m'aura pas, et même si il m'embrassa sur la joue et essaya d'avancer jusqu'à ma bouche, il sait qu'il ne m'aura jamais. Peu après ça, Rameen fut annoncé mort. C'était une erreur, que les dieux soient loués ! Seulement quand j'appris la nouvelle je sentis qu'il me manquait quelque chose. Je n'étais pas triste. Tout le monde autour de moi l'était, toutes les filles pleuraient. Elles sautèrent de joie lorsqu'on sut que c'était un homme qui lui ressemblait seulement. Pas moi. J'étais contente de garder un ami, sans plus.

Ce que je cherche n'est pas ici. Je n'aime pas Reza, ni Rameen, ni aucune femmes du harem. Je le trouverai un jour si c'est mon Destin qui le voit sous cet angle. Ce voyage est tombé à pic, je trouverai un indice si ça se trouve. Je l'espère. . .


Dernière édition par Chiraz Orital le Ven 4 Juin - 19:59, édité 2 fois
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Epopée d'une Douceur du Désert   Dim 2 Mai - 0:18



Lisons quelques vers dans l'intimité de la nuit,
Des paroles douces et des poèmes d'amour,
La violence de la vie et la cruauté de la mort.

Ecrivons quelques mots dans l'intimité de la nuit,
Raconte-moi tes rêves intimes et tes désirs inavoués,
Ecris sur ma peau ton histoire et tes sombres secrets.

Chantons quelques vers dans l'intimité de la nuit,
Parlons de tes désirs inavoués et des poèmes d'amour,
Les caresses de la vie et le baiser de la mort.


Lapis-Lazuli

_______________


Quand je regarde les autres, je me sents très différente. Ils ne font que me le rappeler. Leur façon de penser, d'agir, de parler. . . La plupart d'entre eux ont l'esprit pervers. Je les déteste. Je crois que j'utilise le verbe détester à une fréquence démesurée, mais qu'y puis-je ? Les gens me dégoûtent un peu plus chaque jour. Même moi il m'arrive d'être comme ça, de manipuler les gens. A ce point là par contre. . . eh bien j'en suis capable aussi. Je crois que si je ne m'aime pas, je me classerai dans les gens qui me dégoûtent à bien y réfléchir.

Il y a des choses qui se passent et que je ne comprends pas. Comme ce matin, au petit déjeuner. Comme d'habitude, je ne mange rien à part quelques grains de raisins. Je fais acte de présence c'est tout, puis parler et écouter ça m'intéresse parfois. En quittant la table après que le repas fut terminé Naïma, une de mes servantes, m'appella pour me prévenir que Rameen m'attendait à l'étage. Curieuse j'y vais et l'y retrouve sur le pont. Normalement il devait être avec les autres gardes. Il me regarda gravement avant de me dire en signant :


« Il y a plein de choses que tu ignores et que tu devrais savoir.
- Tu crois ? »


Il ne me répondit pas et partit, je me contentai donc de le suivre sagement. Normalement il m'aurait proposé de faire une excursion ou de m'entraîner avec lui. D'avance je détestais ce qui allait suivre, je ne reconnaissais pas mon Rameen, si simple qui n'accorde pas d'importance à ce qui l'entourre. J'eus même un peu de regrets. Il m'amenait au bureau de Reza. Plus que jamais je me sentais mal, une porte s'ouvrait sur ma vie pour me faire entrer je ne sais où. Rameen tira quelques documents d'un tirroir avant de me les donner.

Je détestais ce que je lisais et me sentie trahie au plus profond de mon être. . . C'était le testament qu'avait laissé mon père. . .



Cher journal, je ne m'appelle pas Shereen Bent Ehsan, ni Chiraz Orital, mais Chiraz Sihem Abd al'Tahar, héritière de la province Sidi Gulsun, fille de Shadi et Orital Abd al'Tahar. Je ne lus pas toute la paperasse et regarda Rameen, me questionnant sur tout et rien.

« Tu trahis ton maître pour une femme ? demandai-je d'un ton un peu las. Tu ne serais pas jaloux quand même ? »

Je parlais sans savoir ce que je disais et me fichais des réponses. Toutes ces choses que j'ignorais et qui venait me frapper comme ça, de plein fouet. Toujours par signes, il me répondit :

« Lis jusqu'au bout. »

A l'approche de pas, il se mit soudainement sur sa garde et s'en alla, pensant que j'avais agit comme lui. Devine qui arrive quelques instants plus tard. . . Oui, c'est Reza. Il me regarda, surpris. Il était comme prit en flagrant délis alors que c'est moi qui avait violé son intimité.

« Shereen, que fais-tu là ?
- Je cherchais de quoi écrire. . . tu m'expliques ?
- J'aurais du t'en parler plus tôt mais. . . j'aurais préféré que l'on soit mariés.
- Tu n'avais pas l'attention de me le dire ?
- C'est difficile pour moi ! s'écria-t-il. Il y a des choses que je ne peux pas accepter !
- Tu voulais qu'on soit mariés pour hériter officiellement de mes domaines ? répliquai-je courroucée.
- Non, c'est pas ça, c'est que je ne voulais pas te laisser. . .
- Me laisser ? Inutile d'en parler maintenant toutes façons, nous verrons ça au retour. »


La vérité c'est que je ne prenais pas conscience de cet héritage tombé du ciel. Mes parents étaient des pashas et je n'en savais rien ! Ce qui me choqua encore plus ce fut la réaction de ce Vizir qui perdait de ma considération. Je quittais son burreau laissant les parchemins derrière moi, mais il me retint fermement dans une étreinte. Reza sent bon et sa chaleur corporelle me plu beaucoup à ce moment. Il répéta doucement :

« Je ne veux pas te laisser. . . »

C'est pas tout mais la tendresse après la trahison je ne digère pas. Je le repoussai et m'en allai pour de bon. J'en avais ma claque de toutes ces cachoteries, le pire c'est que je ne contrôlais rien et ça m'énervais encore plus. Je passa la soirée dans ma chambre à lire, c'est ce moment que choisit Rameen pour me rejoindre. C'est pas trop tôt, j'avais envie de parler.

« Rameen. . . je me sents manipulée. . . Pourquoi as-tu fait ça ?
- Je ne veux pas te laisser, moi aussi, répondit-il silencieusement.
- Euh. . . merci. »


J'y comprenais pas grand chose à cette histoire de "laisser". Que Reza pense ça c'est normal, mais pas Rameen ! Enfin soit, il s'installa derrière moi, afin de me serres dans ses bras et lire par dessus mon épaule. Je ne l'envoyai pas paître car ça me plaisait beaucoup de sentir quelqu'un près de moi, tant sa chaleur que sa présence. Il ne me laisserait pas tombée, j'en suis sûre. Je lu à voit haute un des poèmes qu'il m'avait apporté.

« A l’aube, quand le roi s’éveilla, il vit à ses côtés ce dattier sans épine qu’était Chirine.

En voyant sa jeune mariée son âme s’épanouit et, aussitôt il enfourna ce bon pain qu’était Chirine.

Les baisers de sa belle épouse, pareils à un vin velouté, le libérèrent vite de la torpeur.

Epanouie comme un bouquet de roses, Chirine lui déversa de ses lèvres le vin du bonheur.

Elle mit ses tresses noires autour de son cou et pressa ses deux seins de grenade sur sa poitrine.

Comme la violette à l’oreille de l’anémone, il ne faut plus attendre, lui murmura Chirine.

Lorsque le nuage dévoila toute la beauté de la lune, on vit le roi perdre toute patience.

Oui, contempler la beauté égare la raison, comme le vin de Chine fit perdre à Mani conscience.

Ivre de vin et d’amour, le roi se mit à piller cette province qu’était sa bouche sucrée.

Jamais, le roi n’avait bu plus doux vin matinal, ni goûté plus béni matinée.

Il commença, d’abord à cueillir ses fleurs, espérant ouvrir le sourire de sa rose.

Puis, il entonna pour elle son chant d’amour, s’invitant à goûter aux fruits de sa fraîcheur éclose.

Il se délecta du pommier de son menton, du jasmin de sa joue tout en caressant la grenade de ses seins.

Au cours de ses ébats, tantôt la colombe échappait au faucon, tantôt elle se posait en son sein.

Parfois, grisée par ce jeu délicieux, la douce colombe venait s’abriter sur sa forte poitrine.

Dans cette joute de la biche et du lion, le roi prit enfin le dessus sur Chirine.

Et surprenant la gardienne du trésor, de son rubis il déflora Chirine et le sceau de sa cornaline.

Ainsi, de son cœur il délivra la peine, et de l’hymen de cette rose chassa enfin la poussière.
»


( Nezâmi )

La poésie et les histoires sont les seuls refuges de l'esprit qui permettent d'adoucir les coeurs. C'est un peu pour ça que je les chante. Un jour peut-être j'adoucirai mon coeur. Si je le trouve. Rameen n'avait pas choisit celui-ci au hasard. En dehors du fait qu'il était beau, il me transmettait un de ses désirs. Avant d'aller nous coucher, je ne pu m'empêcher de lui demander :

« C'est vrai que tu seras toujours là pour moi ?
- ( Il approuva d'un signe de tête. )
- Tu es trop gentil. »


Il sortit de ma chambre sans savoir qu'en réalité j'étais très contente. J'espère être à la hauteur de sa gentillesse, il n'a pas l'air de mentir. J'espère aussi que les bizarreries d'aujourd'hui ont des raisons et que je saurais gérer Sidi Galsun si jamais je la récupère. Non, il faut que j'arrête d'espérer. C'est bon pour les rêveurs et moi, je fais rêver les autres.
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Chiraz Abd'Al Tahar
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MessageSujet: Re: Epopée d'une Douceur du Désert   Jeu 13 Mai - 21:04



Avant de me coucher j'ai resensé mes problèmes,
Je pensais aux choses qui préocupent les adultes,
Des guerres actuelles et aussi celles à éviter,
A l'avenir de mes enfants et à la gestion de mes terres,
A la jalousie de ma femme et à ma réputation,
Je pensait donc aux choses qui préoccupent les adultes.

Cette nuit j'ai quand même pu oublié les problèmes
Car c'est le seul moment où je peux encore rêvé d'elle.

Elle rêvait de choses que veulent les enfants,
De parfums fleuris et de rubans pour cheveux,
De peluches douces et de pierres précieuses,
De jasmin blanc et de fruits confits,
Elle rêvait donc de choses que veulent les dames.

Ce matin quand je suis allé la voir elle dormait,
En silence je l'observais et supposait ses songes.


_______________

( Point de vue : Reza. Le but étant de montrer Chiraz dans une journée normale d'un point de vue autre que le siens. Seul le flash-back apporte de nouveaux renseignements. )

Ce voyage ne me disait déjà rien qui vaille. Si j'ai été promut Vizir je sais ce n'est pas grâce à mon intelligence et mon travail.
Je savais déjà tout sur Chiraz et son ancienne habitation. Elle ne me questionne pas beaucoup sur son passé comme si il la faisait souffrir, alors je ne lui dis rien. Ca m'arrange de toutes façons, d'une certaine manière je peux mieux la garder. Elle l'ignore mais je sais qu'elle est fragile, je refuse qu'un autre que moi ne lui fasse du mal. Si elle doit souffrir ce sera par ma faute. Ce sera justifier et pas par mauvaise attention.

Sa tante était la femme de mon père. Je sais tout ce qu'il y a à savoir sur elle et sa famille. Si elle savait. . . son père était le demi-frère et ancien Grand Vizir de l'arrière-arrière-grand-père du sultan. C'est pour cela qu'elle fut désignée fiancée d'une de ces terres lointaines, si dures pour une djinna. Elle fut portée disparue mais ses traces ont malheureusement été retrouvées. Si au moins elle se serait mariée avec moi, on aurait évité bien des ennuis, quitte à prendre le risque d'être démasqué. C'est pour les même raisons que j'aime Dounia. . . ou que je l'aimais. Sa jalousie l'a rendue si lassante !

Elles se promènent toutes les deux, il y a une foire de passage en ville. Je ne les ai pas accompagnées, elles sont assez grandes après tout. Je suis seul dans ma chambre et je regarde par la fenêtre. Le ciel est beau ce soir mais ça ne me rend pas plus poétique que d'habitude. Les lumières de la foire me parvienennt jusque dans la villa.


# Flash-Back #

( Point de vue : narrateur )

Lorsqu'elle avait apprit sa liaison avec les KalonErc'h, Shereen en fut plus que choquée. Elle en était tombée des nues. Premièrement elle avait fuit ; ses malheurs, sa vie, ses responsabilités. Mais quand on a autant de fierté qu'un djinn on ne fuit jamais longtemps, rares sont les cas contraires. Après son absence d'une journée complète et quelques rencontres, elle avait finit par revenir ou plutôt elle avait donné rendez-vous à Reza sur le gallion talien pour régler cette histoire. Elle savait quoi faire, de quoi jouer pour arriver à ses fins. Se reposant dans sa cabine elle n'était vêtue que d'une simple tunique resserrée à la taille. Ses cheveux étaient tressés. Elle semblait triste à regarder à travers le hublot et ne paraissait pas avoir remarqué sa présence. De peur qu'elle n'attrappe froid Il retira sa veste pour la mettre sur ses épaules. A sa grande surprise elle n'eut aucun regard vers lui, elle haussa seulement les épaules pour se défaire du vêtement.

« Tu as mit du temps, reprocha-t-elle. Les preuves que je compte pour toi s'accumulent ces derniers temps.
- Pardonne-moi Shereen. . . je pensais que j'allais pouvoir arranger tout ça mais j'ai été malade. Je n'ai pas eu la force de te le dire et je t'ai laissé partir seule. . . »


Il y eut un silence et lentement, la djinna se tourna vers lui pour le regader, mais pas dans les yeux.

« Etais-tu réellement malade ?
- Tu en doutes ? répliqua-t-il en cherchant son regard. »


Comédie ou réalité, seule la djinna savait ce qu'elle faisait et ce qui se tramait dans son esprit en ébullition. Ses grands yeux d'ambres rencontrèrent enfin ceux de Reza. Ils étaient tristes et plein de crainte. En un instant elle avait réussit à le mettre dans sa poche mais pour sa liberté ce n'était pas suffisant.

« Reza, tu aurais du me parler de tout ça. Comment vais-je faire si je ne m'en sorts pas ? »

Soutenant son regard, Reza s'en voulait quand même énormément. Il tint la jeune femme par les épaules dans un but affectif.

« Je serais loin de chez moi, de mes répères, entourée d'un monde qui m'ignore, aux côtés d'un homme qui ne m'aimes pas. »

Elle fronça les sourcils et retira brusquement les mains du vizir de ses épaules, puis sur un ton lourd de reproches elle ajouta :

« M'aimes-tu seulement plus que lui ? »

Cette phrase atteint Reza en plein coeur, le geste aussi. La façon dont elle l'avait repoussé était si méprisante, et vous savez comme il est dur d'être traîté ainsi par quelqu'un que l'on aime. Il la saisit de nouveau, serrant fortement les bras de Shereen. Elle avait mal mais ne se plaignait pas.

« Que te faut-il de plus pour le voir ? s'écria-t-il. Hein ? ! Je t'écoute ! Parle ! ! »

La jeune femme ne répondit pas. Elle n'avait pas prévu cette réaction. Elle avait oublié que Reza pouvait être surmené ces temps-ci, très stressé par ces fiançailles involontaires et l'occupation de son nouveau poste. Violement, il la plaqua contre le mur et sa tête percuta. Il sembla revenir à lui et la lâcha aussitôt.

« Puisque tu veux vraiment être au courant de mes désirs, je te réponds : partir d'ici au plus vite ! Seulement, je n'ai pas besoin de toi pour ça ! »

Le vizir ne l'écouta pas tout à fait et la pris dans ses bras, caressant l'endroit où elle s'était cognée. Elle voulut se défaire de cette étreinte mais il dit des paroles très intéressantes :

« Ne t'en fais pas, j'ai une solution. Tu resteras avec moi et je te protègerai. Ne t'inquiète pas, je vais m'occuper de tout. »

Il ne se doutait pas que sa protégée venait de le manipuler. Mais à trop imiter l'imbécile on le devient, de même qu'à force de faire la jeune fille qui a besoin de soutient Chiraz la deviendrait peut-être, qui sait ?
Quoiqu'il en soit il se résolut à marier sa fille cadette qu'il avait eu avec Dounia. Il y avait déjà pensé mais il s'était aussi dit qu'il était peut-être temps que Chiraz et lui prennent des chemins différents. Il était content qu'elle ne veuille pas se marier, même à un homme qui semblait avoir un avenir très prometteur.


# Flash-Back #


J'entendais des bruits de pas. Je me retournai mais ne trouvai pas Dounia, comme je m'y attendais. C'était Shereen, encore habillée. Elle me prit par la main et m'invita à la suivre.

« Viens, le ciel est beau ce soir ! argumenta-t-elle. Le marché nocturne est superbe ! »

Sans résister je la suivis. Nous avions passé une soirée formidable tout les deux. Je la regardais s'amuser. Elle semblait si heureuse que je me gardai de me joindre à elle. Son rire était si beau que je ne voulais pas l'interrompre. Je ne sais plus pourquoi elle n'était plus avec Dounia mais elle avait tenu à ce que je sois là. Aussi loin que je me souvienne Chiraz n'a jamais sollicité ma présence. Lorsque nous nous éloignâmes de la foule pour être plus à l'aise elle était un peu seule à faire la conversation. L'absurdité de ses paroles cohéraient autant avec leur logique.

« Pomme d'amour est un joli nom, n'est-ce pas ? me dit-elle et j'approuvai d'un signe de tête. Mais ce n'est pas aussi bon que ça en a l'air en fait, c'est surtout que c'est joli. Tiens goûte ! »

Elle avait raison, le nom n'est pas fidèle au goût. Les pommes sont un symbole d'amour, je me demande si elle est au courant. Partager une pomme c'est un peu comme une invitation. Vu comment elle agissait elle ne devait pas y faire allusion.
Nous rentrâmes à la maison et occupâmes le salon central de la villa. Tout autour sont disposés des terrasses et c'est une des pièces où il n'y a pas de toîts. Un salon ouvert si on peut dire. Récement nous avons fait aménager un bassin et voir le ciel s'y refléter était saisissant. Je la regardais s'attacher les cheveux près de l'eau.


« Mince, j'ai oublié de rendre son ruban à Dounia. J'espère qu'elle n'en a pas besoin. »

Elle ne portait plus rien sur elle sauf le par dessus d'un caftan en soie ( = kimono ). Elle l'avait négligement attaché et ses épaules étaient mal couvertes. Dans quel but ? Me séduire ? Apparement non. Elle prit la température de l'eau pour une raison inconnue. La vitesse à laquelle elle ressortit son pied me fit rire. Que c'est bête ! Une djinna qui trempe dans l'eau glacée de la nuit. . . Elle rit avec moi et prit place sur le sofa. Je la rejoints plus tard sur celui d'en face. Elle venait de monter un chateau de cartes quand j'arrivai et était très appliquée.

« D'après certaines légendes, les pommes sont aphrodisiaques, dit-elle sérieusement. »

Depuis tout à l'heure elle savait ce qu'elle faisait et elle voulait que je le sache. Elle me surprit. Lorsqu'elle posa la dernière carte, le vent emporta les autres, rappelant la fragilité de son travail. En dessous il y avait un échiquier. Nous prîmes les pièces en dessous de la table et nous commençâmes une partie. De loin nous avions sûrement l'air de nous apprêter à des affaires intimes. Ce n'est pas sans nous écouter, ou plutôt l'écouter elle.

Elle dit souvent des choses qu'elle est la seule à comprendre, elle s'explique mal. Mais je la trouve mignone. Je lui pris un cavalier alors qu'elle parlait. Elle déplaça inutilement une pièce au hasard.


« Pourquoi le roi a-t-il besoin de sa dame ? En plus il est moins fort qu'elle ! Normalement il devrait savoir se battre seul, n'est-ce pas ? »

Ironie du sort : je la lui prenais à cet instant. Chiraz n'était pas concentrée, elle avait perdu si facilement.

« Non, il serait trop triste. Sa dame trouve son courage dans le soutient qu'elle apporte au roi en le défendant. »

Nous discutâmes un moment de plein de choses. Je sentais dans sa voix que quelque chose avait changé, dans son regard aussi. Il y a un elfe qu'elle m'a demandé d'héberger. Je me demande si elle n'en serait pas amoureuse. Elle était allongée sur le sofa et ne faisait qu'à peine attention à moi, à côté d'elle à présent. Elle avait but beaucoup de vin et elle divaguait.

« Il y a des choses que je ne saisis pas. Quand je croise un scarabée sur la route, je le mets sur le bord du sentier, ainsi personne ne peut l'écraser.
- Qu'est-ce que tu ne comprends pas ?
- Eh bien. . . mon intérêt pour cet insecte. Si ça avait été un homme, je m'y sentirai forcée et je ne voudrais pas le faire, mais là c'est un scarabée et il ne sait pas qu'il peut se faire écraser. . . alors c'est normal, ça ne m'embête pas de le déplacer.
- Dis-moi Shereen, souffres-tu ? »


Le silence avant la réponse fut long.

« Où veux-tu en venir ? Si je souffre de laisser le scarabée ? »

J'ai été surpris de constater qu'elle se préoccupait du scarabée alors que je lui ai posé une question gênante. Pendant tout ce temps j'ai cru qu'elle s'abstenait parce qu'elle ne voulait pas répondre mais elle cherchait un rapport entre ma question et la sienne. Elle est souvent à côté de la plaque.

« Oublie ce que je viens de dire. L'homme a une conscience, il est capable de te faire du mal. L'insecte est innocent. Si il fait du mal c'est pour se défendre ou se nourrir, l'homme sait ce qu'il fait. Il peut même faire du mal par plaisir. Tu me suis ?
- Oh. . . dit comme ça mes paroles ont plus de sens. Merci Reza, répondit-elle d'une petite voix. »


Avec précaution je caressai son visage, levé vers la voûte céleste. Ses yeux brillaient à cause des étoiles. Toujours prudent, je déposai un baiser au coin de ses lèvres.

« Mais qu'est-ce que je fais là ? demanda-t-elle comme chamboulée. Je crois que j'ai trop bu. . . S'il te plaît Reza ( elle marqua une hésitation ), tu pourrais m'emener dans ma chambre ? »

Elle n'eut pas besoin de me le demander deux fois. C'est si rare qu'elle me demande ce genre de services. Je la portai, blottie contre moi. Je ne saurai dire comment elle fait pour s'endormir aussi vite mais on était pas encore à sa chambres qu'elle plongeait déjà dans le sommeil. Je la couchai sur son lit avec l'envie de l'y rejoindre mais je la quittai pour aller dans mon bureau.

Je m'interroge ces derniers temps. En même temps qu'elle se rapproche de moi je la sents s'éloigner et chaque jour c'est la même chose. Seulement il y a une nouvelle chose que je ne saisis pas. J'ai des doutes mais je crois qu'elle a dépassé le stade d'Afrit. Elle ne m'en dira rien de toutes façons.


Dernière édition par Chiraz Orital le Mer 26 Mai - 21:51, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Epopée d'une Douceur du Désert   Lun 24 Mai - 23:18



Le Parfum

Lecteur, as-tu quelquefois respiré
Avec ivresse et lente gourmandise
Ce gravin d'encens qui remplit une église
Ou d'un sachet le musc invétéré?

Charme profond, magique, dont nous grise
Dans le présent le passé restauré!
Ainsi l'amant sur un corps adoré
Du souvenir cueille la fleur exquise.

De ses cheveux élastiques et lourds,
Vivant, encensoir de l'alcôve,
Une senteur montait sauvage et fauve,

Et des habits, mousseline ou velours,
Tout imprégnés de sa jeunesse pure,
Se dégageait un parfum de fourrure


Charles Baudelaire

________________


Je me suis réveillée en sueur ce matin. J'ai fait un cauchemar horrible. Si seulement je pouvais m'en souvenir ! Cela fait une semaine que je me sents mal, depuis que j'ai été au désert. Pour aider Ourm j'au faire preuve d'une force que je ne me connaissais pas. Ce dragon m'a permis de me redécouvrir. Si on m'avait dit qu'un jour j'aiderai aussi intensément quelqu'un je ne l'aurai pas cru un seul instant. Mais du coup je me sents perdue, je ne me retrouve plus. . . je ne me reconnais même pas. . . Avant j'étais Shereen, conteuse et danseuse sans histoire, aujourd'hui je suis Chiaz. . . pasha de Sidi Gulsun. Le problème est que j'ignore si je suis capable de gérer ce territoire seule. Reza m'informe des demandes en mariage que je ne regarde pas. Un bout de papier sert énormément pour attirer l'attention, même lui ne peut pas lutter contre ça. Ce qui m'énerve encore c'est que les gens pensent que je suis sous sa tutelle.

Lorsqu'une servante vint pour s'occuper de moi, je refusai qu'elle me touche. Je fus même très sèche. Je m'étais enfermée dans ma chambre et ne comptait pas en sortir de sitôt. Je passai la journée à lire des vieux contes que je connaissais par coeur. Pas très passionnant d'ailleurs. . . Je me décidai à sortir par la terrasse pour aller me promener dans le jardin lorsque je remarquai un paldaquin étranger de la région. Le crépuscule venait pour teinter le ciel d'or et de rose. A cette heure-ci on ne reçoit que rarement des invités. Je me demandais si Reza projettait de marier un autre de ses enfants. C'est un homme qui en sortit. Sa présence dégageait une énergie que je reconnue instinctivement : il s'agissait d'un djinn. Il regarda dans ma direction avant de s'en aller, inviter à rentrer à l'intérieur. Sa voix et celle de Reza se faisaient bien entendre. Je ne voulut pas les rejoindre, choisissant de profiter des parfums qu'offre le jardin à cette période printannière.

Quelques minutes après je reçu la visite d'un domestique, frêle comme une branche. Il me tendit une rose en s'inclinant respectueusement.


« A la reine des fleurs. »

Je la pris comme toute nunuche le ferait et posai mon regard sur le jeune homme, puis il se releva pour poursuivre.

« On sollicite votre présence Dame Shereen.
- Qui ?
- Le soldat Lakhdar Yervantian et le Monsieur le Vizir. »


Je ne demandai pas qui voulait me voir et n'apporta pas une réponse concrète. Je préférai cueillir une fleur de lys pour la passer au domestique avec des intructions :

« Réponds : ose m'aimer. »

Ce n'était pas une blague. Par déduction logique je me doutais bien qui avait eu la bêtise de m'envoyer cette rose. Seule une personne qui ne me connaissait pas pouvait le faire. J'allais dans le sallon ouvert où tous profitaient de la fraîcheur du soir. Il y avait Reza, Dounia ainsi qu'un homme proche de la quarantaine accompagné de ce qui semblait être son fils d'une vingtaine d'années. Ils étaient assis sur les sofas, discutant joyeusement en buvant du vin. Ca se calma lorsqu'ils se rendirent compte de ma présence. Ma tunique simple montrait bien que je n'accordait pas d'importance à ces invités. Cela ne les empêcha pas d'être charmés, surtout le plus âgé des deux. Seulement c'est son fils qui semblait timide. Il se leva pour venir à ma hauteur. Reza avait l'air nerveux de son côté, Lakhdar quand à lui paraissait amusé.

« Dame Abd Al'Tahar, j'oserai conquérir votre coeur. »

Je restai interdite suite à cette révélation. Dans un second temps je ramenai mon regard sur Reza et Lakhdar. Le premier expliqua :

« C'est pour toi qu'ils sont venus. On a voulu t'en informer mais tu ne semblais pas en forme aujourd'hui. »

Il a de la chance, c'est pas de sa faute. Mais où se trouve mon défouloir dans cette histoire ? Je revins à nouveau sur le jeune homme qui n'avait pas hérité du côté djinn de son père.

« Tu es un parfait imbécile, répondis-je calmement en riant. Ou un brave garçon, dur à dire. Comment t'appelles-tu ?
- Sachez, mademoiselle, que je ne suis pas un imbécile, répliqua-ce dernier un brin énervé, comme je le voulais. Je suis Nour Yervantian et je suis venu pour demander votre main.
- Merci d'être venu à ma rencontre mais les enfants ne s'occupent pas de ces affaires. »


J'attendais qu'il se pousse pour m'entretenir avec son paternel seulement ce petit était corriace.

« Je suis un homme ! Cesse de me sous-estimer ! »

Je croisai les bras en levant les yeux au ciel. Tout ce que je disais et faisais était calculer. Je voulais voir jusqu'où il pourrait aller mais Reza nous interrompit avec une voix joyeuse puisqu'il avait deviné mes intentions.

« Allons donc ! Venez vous assoir et discuter de tout ça calmement, n'est-ce pas Lakhdar ?
- Certainement ! répondit celui-ci sur le même ton. »


Je restai debout, soutenant Nour du regard. Il me faisait rire et m'amusait, il était si facile à énerver. Un véritable enfant. Dounia me tendit un verre de vin que je goûtai à peine. Je vais leur apprendre à se moquer de moi. D'un signe de main je fis signe à l'azadan de se lever et me suivre pour sortir dehors. Le pauvre adolescent subissait docilement, déçu d'être aussi facilement exclu. Je parie qu'il voulait me remettre en place et me foutre une bonne claque.

Nous abordions plusieurs sujets avant d'en venir aux faits. Il n'est pas cultivé en revanche il a un charisme incontestable. Sa gestuelle et sa voix grave en faisaient quelqu'un de plus intéressant que son fils. Je finis par dire :


« Alors comme ça, Sir Yervantian, vous cherchez une épouse pour votre fils. Pourquoi moi ? »
- Pour être franc, c'est étrange de parler de cela avec fiancée, mais étant donné que Reza n'est pas votre tuteur il faudra bien s'y faire ! commença-t-il en riant. Nos pères se connaissaient, saviez-vous ? La miens a même voulu que l'un de mes frères ou moi-même puissent vous épouser.
- Oh, les mariages. . . Les défilés de jeunes hommes ou jeunes femmes ne s'arrêtent pas quand c'est l'âge. Je n'en ai plus le souvenir.
- Nour est un bon parti. Il héritera de mes terres, voisines aux votres. Le mariage de ma famille et de. . .
- A l'époque, j'aurai pu être mariée à vous ?
- Hum. . . oui, mais ce. . .
- Êtes-vous marié, Sir Yervantian ?
- Quelles sont questions ? s'énerva-t-il.
- Posez-en une autre, je n'ai pas de réponse à celle-ci. »


On était éloignés de la villa, de là personne n'arrivait à nous voir. J'en profitai alors pour m'approcher de lui, à présent coincé entre moi et un arbre. Je ne voulais rien de Lakhdar, ni de son fils, mais je voulais m'amuser. Je posai une main sur son épaule, l'autre contre l'arbre, puis le regardai intensément. Il hésita avant de prendre la parole, preuve que je le menais correctement. Je savais que sa femme était morte, c'était une humaine de toutes façons.

« Seriez-vous. . .
- N'ayez pas peur des mots. Je reconnais que c'est vous qui m'attirez. La plaisanterie de tout à l'heure m'a un peu. . . blessée. . . dis-je en baissant tristement la tête. »


Il n'osa pas me repousser. J'en profitai encore plus et posai ma tête contre son torse, le serrant timidement. Cela l'agaçait sans qu'il puisse y faire grand chose. L'intimité de la nuit alliée avec ma douceur étaient bien misées. Il est connu qu'une ambiance intime laisse plus de liberté aux corps. Place aux compliments à présents. . . Presque en chuchotant je lui dis, dessinant sur sa poitrine des cercles avec mon index :

« Sauf votre respect Sire. . . vous m'inspirez confiance, contrairement à votre fils. Il dit être un homme mais. . . j'en tiens un vrai dans mes bras, capable je le sents de me protéger et diriger Sidi Guldun.
- Pardonnez-moi Dame Shereen, nous ne pouvons nous unir. Ce serait. . . »


Sans attendre la fin, je plaçai une de mes mains derrière sa nuque. Mes gestes qui semblaient instinctifs n'étaient rien d'autres que des leurres ; les caresses, le besoin d'être rassurée, la manifestation de faiblesse. J'étais consciente de jouer sur son humeur et ses sentiments.

Nos visages étaient proches alors que je murmurai en l'interrompant :


« Vous avez raison. Vous vous êtes fait si facilement berner. »

Je ris sans me cacher, m'écartant un peu, toujours en contact avec lui. Il n'avait pas encore comprit ce qui se passait.

« On ne se moque pas de moi Yervantian. »

J'appris à mes dépends qu'il est très rapide. Je fus plaquée au sol sans rien comprendre, sans pouvoir me défaire. Ses yeux noisettes scrutaient les miens. Visiblement j'avais toucher le célèbre orgueil djinn. Ca avait du lui ouvrir les yeux cette dernière phrase.

« Nous sommes quittes à présent, annonça-t-il. Epouse mon fils, tu ne le regretteras pas.
- Sois plus précis, j'exigeai malgré ma position.
- Nos fermes produisent en quantité, nous sommes le second exportateur de produits luxueux, quand à la garde elle n'est pas nombreuse mais excellente, la proximité avec le Palais peut aider si jamais nous souffrons de problèmes majeurs.
Ca te convient ?
- Ton fils est humain, crois-tu réellement que ça me va ? je lui rappelai son problème sans même m'en rendre compte. Désolée Yerviantan, je refuse. Tes arguments ne me suffisent pas. Je me fiche des richesses que vous pouvez m'apporter. Je vois en plus dans ton regard que je te plaîts.
- ( silence ) La rose était de moi, mais c'est Nour qui a reçu le lys, répliqua-t-il en riant. Tu m'as eu la première. A toi de me dire si je te plaîts en retour.
- Depuis tout à l'heure tu avais prévu ton coup ! dis-je en riant aussi. J'ai bien une attirance à ton égard, mais. . . »


Il avait desserré l'étreinte alors j'essayai de me défaire. Ca ne fit que réveiller un réflexe et il me maintint fermement. Je n'aimais pas cette situation, ce moment où le jeu se termine.

« . . . ça s'arrête-là.
- Tu comptes te marier par amour ?
- Je ne veux pas me marier tout court.
- Il te faudra bien une descendance, tu ne vas pas laisser ton territoire comme ça.
- Cette descendance, tu penses à me l'offrir ? »


Il ne me répondit pas et défit son étreinte. J'avais gagné. Bien tenté quand même le coup de la rose, maintenant que j'y repensais. Il m'aida à me relever.

« Tu ne devrais pas jouer autant, conseilla-t-il. »

Je m'en fichais, j'avais gagné. Par contre il a raison. Il me le montra en prime, en m'attirant à lui pour m'embrasser à mon insu. Je n'avais pas cherché à résister car, il faut l'avouer, j'avais apprécier ce baiser.

« Tu n'auras pas toujours le contrôle. »

La phrase de trop qui me tapai sur les nerfs. Pour la deuxième fois dans ma vie, je ressentais une attirance que je ne contrôlais pas. Fafnir d'abord avec qui ce fut très fort, et cet azadan. Je cachai ma colère puisqu'après tout c'est ce qu'il voulait.

Les gains étaient nuls finalement. . . Depuis nous entretenons malgré tout de bons rapports. Son fils par contre s'est senti humilié. Personne n'est au courant de ce qui s'est passé mais ce n'était pas ça qui le faisait me détester. C'était avant tout la façon dont je l'avais traité ouvertement. Pfff. . . c'est vexant au fond. . . je ne l'intéressais même pas. C'est pas grave, je ne l'aime pas non plus.
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